‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 47 sur 228 · AFF · texte numérisé non relu

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tantinople sous Julien l'Apostat, naquit dans la Céic-Syrie. 11 embrassa les erreurs d'Arius, les soutint aven chileur, et y en ajouta de nouvelles. Suivant lui, Dieu m; deman^ dait Je nous que la loi ; les actions les plus infâmes étaient des besoins île la nature. Saint Kpiphane nous a conservé M propositions erronées de cet liéréliiine, recueillies d'un trailè ini il y en avait plus ilc 300. 11 avait élé inlerdit par Léonce, après ([Ue cet évêqne ariei\ l'eut onlonné diacre. ('Iicf d'anoniéens, il fut ensuite exconinuinié par eux. Les euscbiens L; condaninèrent dins les conciles d'Ancjre, de Séleucie, de Constanlinoplc ; il fut dégradé par les acacieiis et exilé en Cilicie par Constance. Enfin, Julien l'Apostat étant parvenu à l'empire, le rappela et le conibl i d'imnncurs. Il mourut à Consianlinople l'an 3G6.

Al-'FLITTO (Ji'An-.Marie), dominicain et mathéinalicicn, s'occupa surtout de l'ait de forlifier h's places. Don Juan d'Autriche l'appela en Espagne ; il y publia un traité des Forlificalions, 2 vol. in-'t°. et des Mélan'iea titcoliujiques et philosophir/'ies. Ce savant dominirain mou' ut à Naples en 1073.

,M*'FL1 ITO (le P. Et stache n'), religieux dominicain et biographe, publia en 1782 sous c" lilie : Mcmorie de tjlt scrillori ciel regno di Nnpoli, un volume in-'i°, qui ne renferme que les noms rommencant par la lettre A. Le 1'. Afllilto, étant mort' vers 1790, laissa le soin de jioursuivre son travail à l'ablic Françnis Cualtieri, l'un des conservateurs de la bibliolliôqui' royale de Naples, Cl depuis évc(]ue d'Aquila. I^e second volume parut en 17'J'i-. Les immenses recherches dont ces deu\ volumes sont le fruit font regretter \ivement que l'ouvrage, conçu sur Un plan trop vaste pcnt-étre, en soit resté là. AFFlîlî (DiîNis-AiGLSTi ), arcbcvéquo de Paris, naquit à Saint-Uomc-de-T.irn, dans le département do l'Aveyron, le 17 scplemhrc 1793. Il était neveu de l'abbé Boycr, directeur au séminaire de Saint-Sulpice. mort en 18\2, et parent de IMgr Frayssinons, évoque d'Hermopolis, qui fut ministre sous la Uestauralion. Après avoir riit ses premières études au collège de .'«ainl-AITriqne, il vint suivre en 180y le cours de phili)SO|iliie il'lssy, puis il professa en 1816 et 1817 la pliilosopliie à Nanti'S. Le jeune Afîre, revenu à Paris, rnlra dans la congrégation des préIres de Sainl-S'ilpice, et fui ordonné prêtre eu 1818; mais sa santé, altérée par les fatigues de l'enseignement, l'obligea à s'éloigner encore de l'aris, et il échangea eu 1821 la chaire de théologie ([u'il occupai!, pour les fonctions de grainl - vicaire a Lnçou. V.n 1N23, M. de Chabons, évéqne d'Amiens, à qui son granil âge cl ses inlinnilés faisaient désirer dn se donner nn aide, l'appela auprès de lui en le notnmant sou granil vicaire. 11 prit une part Irès-aclivo à l'aJininistration «H diocèse d'Aniicus pendant plusieurs années, cl rédigea un grand noninre d'instructions ayant pour hul la conserviiliiin des biens dis églises, de ranimer les éludes du cicrg • p.Tc des conféi ■ nrc3 sur lu science

théologique, de maintenir la discipline. C'est en 182 ), lorsqu'il n'avait encore que 27 ans, qu'il publia son premier ouvrage : Traité de l'adniinistnilion temporelle des par()isi:es, qui a obtenu un grand succès. M. Feulrier, en 1828, et M. de Monlbol, en 1829, voulurent notnmer l'auteur de ce traité, le premier, secrétiirc des alïaires ecclésiastiques, le second, maître des requêtes : il n'accepta aucun lie ces emplois, tj'est à cette époque qu'il publia sa brochure : De hi suprématie temporelle du pape et de l'Eglise, dans laquelle il ci'rnbatlait les idées de La Mennais el ressnseilait les doctrines gallicanes. Au mois de mai 1831, M. Affre l'ut chargé de haranguer, au nom du clergé du diocèse, Louis-Philippe qui passait par Amiens, el son discours fut reproduit dans la plupart des journaux el recueils du temps. On aimera sans doute à le retrouver ici. « En « visitant cette province , vous exercez , « prince, l'une des plus nobles missions : « vous venez vous enquérir de tous lei be- K soins , écouter l'expression de tous les « vo'ux. Le clergé de ce diocèse ne vous a exprimera qu'un seul désir, celui d'exer- « ccr, avec une sainte liberté, un ministère « qui n'est pas sans influence sur le bonheur « de cette contrée. Faire respecter les « mœurs, inspirer la modération des désirs, « calmer les haines privées, telle est une « partie importante de notre mission , el « c'est aussi le seul dévouement que vous « puissiez réclamer de nous. Nous serions « plus que récompensés de nos elïorls, si la « droiture de nos intentions était uiiiversel- « lemcnt reconnue, et surtout si nos ira* « vaux ne demeuraient pas sans succès. » En 183V, yi. de (Juélen le nomma vicaire général cl chanoine titulaire de Paris, il élail coadjuleur de l'évéque ib; Strasbourg, lorsque le j)ape Giégoiro W'I l'institua, dans le consistoire du 13 juillet 18i0, archevêque dcPaiis. il avait publié en 1837 son Traité de la propriété d:-s biens ecclésiasli'jues, et antérieurement il avait donne un Truiié des écoles printaircs, et un Essai sur les hiéroglyphes égjpticns. Archevêque d'un diocèse et d'une ville où la jeunesse est tro|) larilemonl imbue des idéis d'une |)liilosopliie qui s'est moiilrée plus ou muiiis iraiicbemenl hostile à la religion révélée, Mgr Alîrc entreprit de convaincre les esprits sincères il studieux que l'harmonie entre la loi ei la raison u'esl pas aussi diflicile que le pensaient quelques-uns, mais qu'elles se complélinl l'une l'autre, et il lit paraître son Jti'rodiictiun pliilosophii/iie à l'étudf dn clirislianisiiie. Le prel.it s'appliquait tout entier à la lab-iiieuse adminis- Iralion de son diocèse, el il s'occupait de la roiii[)osilion de plusieurs ouvrages iniporlanls. lorsque éclata l'insuriection du mois de juin 18'»8, l'une îles pins terribles dont l'hisloirc de la civilisation ail g ir.le le souvenir. Le siiig coulait à Ilots dm- les rues de l'aris, Cl l.i lutte paraissait devoir se prolonj.'er encore longtt'nips, lorMiue Mgr Affro proptisa au général Cniaignuc, investi de

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