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tous les pouvoirs dans ces conjonclures critiques par l'Assoinblée coiisliluaale, d'interposer sa modialion paslorale pour mcUre un terme à tant de désastres. Son offre généreuse fut acceptée, et le prélat, acroinpagné de deux vicaires généraux, sortit de son palais le 23 juin pour se rendre dans la rue du faubourg Saint-Antoine, où les insurgés avaient concentré leur principal effort. Aux rcprésinlalions qui lui furent faites sur les daiigers auxquels il s'exposait, il se contenta de répondre avec siraplicilé : Un bon pnslcur donne sa vie pour >se< brebis. Précédé d'un jeune houiaie qui portait un rameau vert in si'j;ne de paix, il avait déjà franchi la première barricade (jui fermait celle rue du cùlé de la place de la Bastille, •Tprès toutefois s'être vu séparé «le ses deux vicaires. Le feu venait de recouimencer, lorsque le piélal se sentit alltint par une l)alle. 11 s'aff lissa sur lui-même, cl tomba dans les bras du jeune homme, qui, avec l'aide de quelques ins\irgés, le transporta d'abord à l'hospice des Quinze-VingU, où les premiers secours lui furent prodigues. Un dvimeslique qui le suivait fut aussi blessé. Les insurgés qui avaient été témoins de celle scène ténioignèrent énergiquement la douleur que leur causait celle catastrophe, el repoussèrent avec horreur, au nom de leur parti, toute pensée d'un assassinat sacrilège. Le prélat, ramené le lenJeiiiain à son [lalais, expira dans la journée du 27. Le deuil de la capitale, à la nouvelle de celle mort, fut aussi profond qu'unanime, el une foule imniense ne cessa de venir déposer le tribut de sa reconnaissance au pied du lit funèbre, tant à l'archevêché qu'à la métropole. Tous les cœurs comprenaient qu'un grand sacrifice venait de s'accomplir. L'Assemblée consliUianle décréta qu'un monument serait élevé à la mémoire du prélat, el qu'avec les mois ()ue nous avons déjà rapportés, on y graverait ces paroles qu'il prononçait avant d'expirer : I'ui<se mon sang être le dernier versé I — Outre les ouvrages dont nous avons parlé, on a de M. Affrc : Traité abrégé des fabriques, Am'iews, 18iC, in-8'; Lettre pasloraie (du 8 avril ISil) sur les éludes ecclésiusliijues, écrite à l'orcasiou du rélablissemeat dos conférences el de la facuilé de théologie; Inslruclion pastorale sur la composition, l'exiimcn cl la ptiilicadon des outrâmes religi?uœ, du k décembre 18i2, in-i°; Observations sur la controverse élevée à l'occasion de la liberté de rciiieijneinenl, Paris, 18^3, in-8° de S6 pages ; Lettre paslirnle sur l'union n'cessaire des doijmes et de la fii, iS'*ï ; Mémoire adressé au roi par les évr- (jucs de la province de Paris, Lettre de M. le tninislre des cultes à Mip- l'arclinêqtie de Paris, et Réponse de M<jr l'arctteréque de Paris au ministre des cultes, Paris, ISii, in-8° de 30 pages; De l'appel comme d'abus, ton oriç/ine, ses progrès et son état présent, suivi d'un Kcril sur l'usage cl l'abus des opinions controversées entre les gallicans et les ultraiiiontains, Paris, iQVi, iii-8* diî 32'!pages : ce derui'.r écrit panil aussi séparé-
ineut la même année, brochure in-S" de 40 pages; Introduction philosophique à l'éHule du christianisme, Paris, 1S25, in- 18 de 3G2 pages. iM. Affre s'est longtemps occupe de l'élude des lois civiles dans leurs rappoits avec les lois de l'Iiglise, et il se proposait de publier un traité sur ces matières; il avait, de plus, entrepris une histoire complète des lois rendues par les souverains chrétiens, depuis Constantin jusqu'à noire époque. Il a, en outre, fourni à divers journaux de nombreux articles de crilique sur des ouvrages tt'bisioire, de philosophie et de théologie. Enlin il a revu et corrigé la iroisièmo édition des Instructions sur le rituel de Lanijres, du cardinal de La Luzerne, 183o.
Al KIC.VIN (Seste-Jdles), historien chrétien, né à Nicopolis dans la Palestine, écrivit, 90!is l'empire d'Héliogabale, une chronographie, pour convaincre les païens do l'aatiquilé de la vraie religion et de la nouveauté (les fables du paganisme. Celle chronique, divisée en cinq livres, renfermait l'histoire universelle, depuis Adam jusqu'à l'empereur Macrin. Nous n'avons plus de cet ouvrage ((ue des fragnents conservés par Eusèhe, le S)iicelle, l'auteur du Chrunicon paschale, et quelques Pères de l'Eglise dans la chronique d'Eusèbe. Il écrivit à Origène une lettre sur l'histoire de Suzanne, qu'il regardait comme supposée, et une autre à Arisiide, pour accorder ce que rapportent saint Matthieu et saint Luc sur la généalogie de Jésus-Cbrisl. L'explication qu'il donne de cet le opposition apparente n'est pas la plus satisfaisante. En supposant, comme tout concourt à le prouver, que Héli ou Joachim (car ces deux n uns sont les mêmes dans l'Ecriture ), dont il e.= t parlé au verset 23 du 3 chapitre de saint Luc, est père de Marie, el beau-père de Joseph, toutes les difficultés disparaissent [Voyez Joachui;. Cet auteur flurissalt dans le m" siècle. Ci^ fut à sa prière qn'Héliogabale rebâtit la vill ■ de Nicopolis, fonder dans le même lieu où était celle d'iîmmaus. On a des fragments d'un livre qu'on luiallribue, tuais dont on ne sait pas s'il est réellement l'auteur, intitulé les Cestcs. Ces fragments, ijuprimés dans les Mallnmatiri veteres , à Paris, 1693, in-fol., ont été traduits en français par Guischardl, dans ses .Vcmoircs critiques et historiques sur plusieurs points d'antiquités militaires, Berlin, 177ÎI-, k vol. iu-8'.
AdAISUS. un des soixante-douze disciples de Jésus-Christ, prédit la prison de saint Pierre et la f.iuiinc qui ilésola la terre sous l'empereur Claude. Il fut martyrisé à Antioc'ne, selon les Grecs. Le martyrologe romain fixe sa fêle au 13 de février.
AGAG, roi des Amaléciles, auquel Saul fit grâce contre l'ordre de Dieu, et que !?aiiiuel coupa en morceaux à Galgala, devant l'autel du Seigneur. C'est à tort que les philosophes modernes ont accusé ce grand-préire de cruauté, il n'était <iuc le ministre de la justice de Dieu, qui lui avait ordonné expressément de faire uioiirir Agag, prince impie et l arburc. Eu général, les tjruus dévoués
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au glaive des Israélites étaient les fléaux des nations voisines, des monstres de siing; et de carnage. C'est ordinairement la peine du lalion qui est exécutée contre eux. Voyez \do- NiBESECH, Chanaan, Josué , David, etc.
AGANDURU ( RoDERIC-^!oKlz ) , moine espagnol, de la congrégation des Augusiins déchaussés, vivait sous Philippe 111 et Philippe IV. Lorsque ces religieux missionnaires eurent converti les Japonais et la nombreuse nation des Tagalcs qui occup;iit la grande île de Luçon , et qui est restée jusqu'à ce jour fidèle'à la foi catholique, Acanduru fut chargé de venir porter au pape Urbain VIII l'hommage de ces nouveaux chrétiens (ICiO). Ce missionnaire écrivit une Ilisloire des conversions faites au Japon et aux Philippines; une Relation délailléede son ambassade religieuse, une Histoire générale des îles Moluques et Philippines, en 2 volumes, histoire qui s'étendait depuis leur découverte jusqu'à son temps.
AGAPET I" (saint), pape en 535, ajirès Jean II, avait beaucoup de vigueur dans le caractère, et se nfontrait pénétré de l'importance et lies rigoureux devoirs de sa place. Il alla à Constantinoplo, tant pour satisfaire aux instances de Théoiiat, roi des Golhs, qui craignait une guerre de la part de l'empereur, que pour s'opposer aux hérétiques et à la protection qu3 leur accordait Juslinien. Ce prince qui eut la faiblesse de vouloir décider en théologie, et de troubler l'Kglise en détauinant l'autorité impériale des objets qui liiiélaienl propre;., pour l'cuipliyer dans des choses qui étaient d'un tout autre ressort, mcn;iça le pape de l'exil, pour l'obliger de communiiiuer avec l'eulychicn Anthynie; il lui répondit : Je croyais avoir affaire à un empereur catholique ; mais c'est, à ce que je vois, àtui iJioclétîen. La fermeté du pontife iuiposa à l'empereur et aux eulychiens. Anihyme, devenu patriarche de Conslanlinople, parles intrigues de l'impératrice Théodora, retourna à son évêché do Trébizonde, de peur d'être obligé de recevoir le concile de Chalcédoine. Ce pape le déclara excommunié, à moins qu'il ne prouvât sa catholicité en souscrivant à te concile. Meninas , aussi recommandable par son savoir que par sa piété, fut élu patriarche. Le pape le sacra lui-même. Les catholiques lui ayant porté |)lusicui s plaintes contre Sévère et quelques autres é\éques du parti des eutychicns, il se proposa de les l'aire examiner dans un concile. Mais il tomba malade , et mourut à Conslanlinople, le 17 avril 53G, après avoir siégé onze mois et trois semaines. Son corps fut porté à Home, et enterré dans l'église de Saint-Pierre du Vatican, lo ?.0 du mois de septembre suivant , jour auquel on honore sa mémoire. Les (îrecs font sa tète le 17 avril. Ou a de lui des lettres i]ui respirent le zèle, la piété, et cette magnanimité pontitlcile qui , ne sach.int flatter ni craindre les hommes, ne cède qu'à la raison cl au devoir. Le dcsintéresseiiicnt (lu saint pontife l'atait rendu si pauvre, qu'il fallut eng.igcr les Tases sacrés de l'c-
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glise de Saint-Pierre pour payer les frais nécessaires à son voyage de Constantinople.
AGAPET II succéda au pape Marin II ou ]\Iartin m en 9i(). Il appela à Rome l'empereur Olbon contre Bérenger II, qui voulait se faire roi d'Italie, et régla le différend qui était entre l'église de Lorches et celle de Saitzbourg, touchant le droit de métropole. Il mourut en 9oC, avec la réputalion d'un pontife recommandable par sa charité et par son zèle.
AGAPET, diacre de l'Eglise de Constantinople dans le vr siècle, adressa à l'empereur Justinien un ouvrage, ou lettre en 72 chapitres, intitulé : Cliarta regia, contenani des conseils sur les devoirs d'un prince chrétien. Les Grecs, qui faisaient un grand cas de celte lettre, l'appelaient la Royale. Klle est dans \n Bibliothèque des Pères, et a été imprimée plusieurs fois in-8°. L'édition la plus correcte est celle qu'en a dounée Bandiiri, dans un recueil intitulé : Imperium orientale , Parisiis, 1711, 2 vol. in-fd. Louis XIII, dans sa jeunesse, la traduisit du latin en français ; sa traduction a été imi)rimée plusieurs fois.
AGAPIT ou AGAPET (saint), étant encore fort jeune, fut arrêté par les païens, qui lui firent souffrir île cruelles tortures à Prénesie, aujourd'hui Paleslrine, à vingt-quatre milles deRome. On met son martyre sous Aurélien, vers l'an 273. Son nom est célébré dans les Sacramentaires de Gélase et de saint Grégoire le Grand, ainsi que dans le Martyrologe de Belle, et dans celui qui porte le nom de saint Jérôme. H est honoré d'un culte particulier dans le diocèse de Besançon.
AGAPIUS, moine grec du mont Allios, dans le xvii" siècle. On a de lui un traité intitulé: Le salut des pécheurs, dans lequel il enseigne bien expressément le dogme de la transsubstantiation, tel qu'il est dans l'Eglise latine. Ce livre fut imprimé à Vienne en IG'tl et 16G4. Il est eu grec vulgaire.
AG.Ml, Egyptienne, servante de Sara, qui la donna pour femme du second ordre à Abraham. Elle fut mère d'Ismaêl , qu'elle maria à une femme de sa nation, après avoir été chassée de la maison d'Abraham par ordre de Dieu. Sans doute que ses contestalions avec Sara, et les troubles qui en résultaient, provoquèrent cet ordre sévère. Il paraît, par le texte de la Genèse, qu'elle se proposait de contester à Isaac sou héritage, ou le droit de primogéniture, en faveur d'Isniaël. Cependant la Providence veilla sur elle et son lils, qui, prés de mourir de soif dans le désert, fui sauvé par une source d'eau vive qu'un ange indiqua à la mère. 11 devint dans la suite père d'un grand peuple.
.Mi.M'IIE (sainte), vierge de Palerme, noble d'exlraclion , d'une beauté rare, mourut eu prison après avoir soulTert divers tourments pour n'avoir pas voulu coudi'Scendre à l'amour de Quinlianus. gouverneur de Sicile, l'an 'i.'il de J.-C. Sou supplice fut affieux : après avoir eu le visagi? meurtri, elle l'ut le lendemain soumise à la question; mais ayant résisté à la douleur la plus uigue,