‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 49 sur 228 · AGA · texte numérisé non relu

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on lui arracha le sein, et elle fut jelée toute nue sur des charbons ardents. Les actes prccs de son martyre ont été corrompus. Ceux que nous avons en latin sont moins défectueux, et sontd'ailleurs d'une très-haute anlii|uilé; Tiileruont eu a donné l'abrégé, toiii. III, pag. 409 et suiv. Nous avons de plus doux panégyiiques de sainte Agathe, écrits, l'un dans le vir siècle, par saint Adelnie d'Angleterre, et l'autre, dans le ix" siècle, par saint Méthodius , patriarche de Constantinople; et deux hjnines composées en son honneur. On en trouve une parmi les poésies du pape Daniase; l'autre, qui est de saint Isidore de Sévillc, a été publiée par Bollandus. Son nom se trouve dans le canon de la messe. Le mu^ée royal i)ossède un tableau de Sébastien del l'iombino qui représente le martyre de sainte Agathe.

AGATHON (saint), pape, naquit en Sicile, et se rendit principalement recotnm/indable par une humilité profonde, une douceur admirable de caractère , et une inclination ù faire du bien, la manière dont il remplit, pendant plusieurs années, la place de trésorier de l'Eglise romaine, le fil juger digne de succéder au pape Domnus, en 678. L'année suivante il présida, par ses légats, au sixième concile geiiérai, convoqué à Constantinoplecontre [csmonollièliles, par les soins de l'empercurConstantin Pogonat.,11 écrivit à ce prince une belle lettre, dans laquelle il réfuiait le nionoihélisme par la constante Irudilion de l'Eglise romaine. « L'univers ï catholique , dit-il, reconnaît celte Eglise « pour la mère et la maîtresse de toutes les « autres. Sa primauté vient de saint Pierre, « le prince des apôtres, auquel Jésus-Christ « conlia la conduite de tout son troupeau, « avec promesse que sa foi ne faillirait ja- « mais. » Cette lettre ayant été remise aux. Pères du concile , ils la reçurent avec respect, et déclarèrent unanimement que Pierre avait parlé par la bouche d'Agnlhon. Ce saint pape procura le rétablissement de saint Wiifrid sur le siège d'York, abolit le tribut que les empereurs exigeaient des papes à leur élection, et combla de bienfaits le clergé et les églises do Rome. Il mourut en 682, après avoir siégé deux ans et demi. Le grand nombre de miracles qu'il lit, lui mérita, suivant Anastase, le surnom de Thaumaturge.

Il est honoré par les Grecs et par les Latins qui célèbrent sa mémoire le 10 janvier.

AGAZZAUI (Agostino), né à Sienne, d'une famille noble, vers 1578, fut directeur de musique de la chapelle Apollinaire à Rome, puis, vers 1630, maître de chapelle de la cathédrale de Sienne, oîi il mourut en 16V0. On cite de lui ; Madrigali armoniosi a 5 e 6 voci, Anvers, IGOO, in-i° ; Mudriijali a 5 voci, con ttn dialogo a 6 voci ed un pastorale a8 voci, Anvers, 1002, in-4'. Ce compositeur, dit Fétis, est compté parmi les écrivains sur la musique ; il a publié : La musica ecclesiaslicu dove si conliene la vera difinizione délia musica corne scienza, non pin vedutii, e sua nobillà, Sienne, 1G3S, in-*". Ouadrio dit que les ouvrages d'Agazzari sont

DiGT. DJE BlOGUAPUIE RELIG. '3.

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au nomore de 20, tous imprimés. Le catalogue de la bibliothèque musitale du roi de Portugal indi(|ue trois livres de motels de k à 8 voix, Sacrœ canliones 2 et 3 roc, lih. 3, Eurharislicum inelos plur. vue. op. 20, et Madriijali armoniosi a 6 voc. lih. •'!, tous de la composition de ce maître.

AGÉLIUS, évéque novatien , assista en 383 au concile de Constantinople. Nectaire, alors évéque de cette ville, y soutint la cousubstautialité du Verbe, à laquelle il croyait comme les catholiques, et s'appuya de l'asscniiment d'Agélius ; celui-ci , éprouvant quelque difliculté à s'exprimer, chargea Si- ^innius de le suppléer et de parler pour lui. (Fleury, Histoire cccL, t. IV, liv. xviii, § 20. J

AGELLIUS (ANTOi>K), évéque d'Acerno, dans le royaume de Napies, vil le jour à Sdtrenle, et mourut en 1008. II publia des Cummeiitaii es sur les Psaumes, imprimés à Rome, in-fol.; «iir Jérémie , in-i", et sur Ilahacuc in-8°, assez estimée. Il fut era(}loyé par le pape Grégoire XIII à l'édition grecque des Septante, de Rome. S('S Commentaires sur les Psaumes sont ce qu'il a l'ail de mieux.

AGGÉE, le 10' des douze petits prophètes, encouragea les Juifs au rétablissement du temple, en leur prédisant que le second serait plus illustre que le premier : allusion qui désignii; l'avéuemenl de Jésus-Christ dans ce nouveau temple ; car il est bien certain qu'à tous autres égards il éiail très-inférieur au premier. Aggée prophétisait vers l'an 51G avant l'ère chrétienne.

AGlEll ( PiERRE-JiïAN j , président de chambre de la cour royale de P.iris, né à Paris le 28 décembre 17i8, était fils d'un procureur au parlement. Reçu avocat en 1709, il fut obligé, à cause de la faiblesse de sa poitrine, de renoncer à plaider au barreau ; il se bornait à donner des consultations dans son cabine!, et à tenir des conférences de jurisprudence pratique pour les jeunes magistrats, lorsque survint la révolution de 178'J. Nommé député suppléant de Paris aux Etats généraux pour le tiers-état par les électeurs du district des Mathurins, il fut porté, en 1700, par l'Assemblée nationale, pour la place de gouverneur du Dauphin, et devint, peu après, président du tribunal des Dix, établi pour remplacer la Tournelle et expédier les affaires criminelles arriérées. Il fut ensuite nommé vice-président du tribunal d'arrondissement séant aux Petits-Pères, dont il devint, en 1792, président titulaire par la retraite de Fréteau. Appelé avec son tribunal à la commune de Paris pour y prêter le serment de liberté et d'égalité, Agiers'y refusa, et il fut mis à la retraite lorsque, quelques mois plus tard, les tribunaux furent renouvelés. Mais après le 9 thermidor, il fut employé de nouveau, d'abord (5 janvier 1793) en qualité de commissaire national près le tribunal du cinquième arrondissement séant à Sainte-tieneviéve, puis comme président du tribunal révolutionnaire régénéré. Trdis mois plus lard, ces fonctions ayant cessé, il reprii les premières jusqu'au mois de novembre de la même année. En 179o, Agier,

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désigné par le sort comme haut-juré snpplé.iiil à la haute-cour n.-itionnle convoquée à Vendôme pour juger Babeuf et ses complices, se récusa par le motif qu'il avait été porté par les conjurés sur une liste de proscription ; niiiis sa récusation ne fut pas admise, et il se rendit à Vendôme : comme il n'y eut point de vacance dans le jury , il ne prit aucune part à la délibérai ion. Sous le gouvernement consulaire, Agier fut nommé juge à la cour d'appel de Paris et président du iribunal criminel du département de la Seine. Il accepta seulement le premier de ces deux emplois, et il l'échangea, en 1802, contre celui du vice-président du tribunal d'appel, qu'il conserva jusqu'à sa mort. On doit regretter qu'Agier ne se soit pas renfermé dans ses études de jurisprudence : attaché par les relations de sa jeunesse à la secte janséniste, A^ior en fut toute sa vie un des plus zélés défenseurs. Il a dévelopjié et soutenu dans ses derniers ouvrages d'autres doclrines systématiques sur les prophéties des livres saints et surtout de l'Apocalypse, qui paraissent se rapprocher beaucoup des anciennes erreurs du millénarisme , et qui n'ont rendu que trop plausible l'accusntiou d'hérésie que des théologiens ont portée contre lui. Le président A;,'ier est mort à Paris le 22 septembre 1823, étant doyen d'âge à la cour royale de Paris. Voici les titres de ses ouvrages : Le Jurisronsulte notionnl, ou Principes sur les droils les plits imporinnfs de lanation, nouv. édit., Paris, 1789, 3 part.. in-8° ; Vues sur la réfirmnlion des lois civiles, suivies d'un plan et d'une classification de ces lois, Paris, Leclére, 1193, in-8° de 1G3 pag., ouvrage dans lequel l'auteur attribue une foule de maux à l'inégale répartition des biens, à laquelle il veut remédier par l'adoption, établie sur des règles nouvelles ; Du mariwje dans ses rapports avec la reliqion et les lois nouvelles de France, Paris, 1800, 2 vol. in-8". L'auteur s'y montre ardent janséniste, mais son écrit peut n'ê're pas sans utilité pour les gens de loi ; Psaumes nouvellement traduits en français sur l'hébreu et mis diins leur ordre nalurel aiec des explica' lions et des notes critiques, et auxiiuels ou a joint les Cuntir/ues écmyelif/ues et ceux de Laudes, selon le bréviaire de Paris, également avec des explic. et des noies, Paris, 1809, 3 vol. in-8* ; Psalmi a't hebraicam veritatem translaii et in ordinem naturalem di'jesti ; acce.-sirunt canlica tum erangelica, tum religua , in I.uudibus juxla lireviarium pnrisiense decan'.ata, Paris , 18!8, 1 vol. in-16 ; Vues sur le second avcnemenl de Jésus-dlirist, ou Analyse de l'ouvrage de Laennza sur celle importante matière, Paris, 1818, in-8°de 120 p., où l'on retrouve toutes les illusions des millénaristes ; Prophé.ies concernant Jésus- Clirist et l'Eglise, éparses dans les Livres iainis, avec des txplic. et des noies, Paris, 1819. ii\-8" ; Les prophètes nouvellement ira l. dt l'hé'ireu, avec d' s explic. et lies notes i-ritiquer, Paris, l';2D-22, 9 vol. iu-8", où l'on retrouve le partisan Z'Ié et parfois bizarre du jansénisme et du millénarisme; Commen-

taire sur V Apocalypse, par Fauteur de VExplication des psaumes el des prophéties, Paris, 1823, 2 vol. ia-8°. La Justification de Fra- ^ Paolo Sarpi, ou Lettre d'un préire i'alien à wn magistrat franeais sur le caraclère et les sentitnenls de cet homme célèbre, Paris, 1811, in-8, que l'on a mis dans le catalogue des ouvrages d'Agier, est d'Eusiache Degola , ennemi non moins ardent des jésuites el de la cour de Rome : Agier n'en fut que l'éditeur. Parmi les minuscrils conservés dans sa famille, on cite surtout des travaux entrepris en 1787 par ordre du gouvernement pour une nouvelle édition du texte original français des Assises du royaume de Jérusalem, qui n'avait été public qu'une seule fois par'ihaumac de la Thaumassière, à la suite de ses Noies sur la coutume de Beauvoisis, Dourges et Paris, 1690, in-fol. Agier coopéra avee Camus , Bayard et quelques autres, de 1783 à 179;), à la f'ollection de décisions nouvelles relatives à la jurisprudence, par J.-B. Denisari, 9 vol. in-i°, el de 1818 à 1821 à la Chronique religieuse, recueil janséniste mensuel, fondé par lui, Tabaraud, Grégoire, Laiijuinais elauires partisans des mêmes doctrines, (j'est dans ce ricneil qu'il Ol paraître : La France jii<ii fiée de complicité dans l'ussnssimU du de de lierrg, ou Réflexions sur le mandement île M. le cardinalarchevéq'ie de Paris re'aiivemeni au srrvice pour le repos de l'âme de ce prince, tirée à part, 1820,111-8°. L'Annuaire nécrologique de Mahul (1823) contient sur le présijent Agier une liotice apolop;élique p ir Ph. Dupin ; le Catalogue Ai' sa bibliothèque, Paris, Dehaasy, 1824, in-8', est aussi précédé d'une notice sur sa vie el sur ses ouvrages, rédigée par un de ses amis.

AGlLBEltr, évéque des Saxons occiilenlaux au VII' siècle, était né dans les (îaules, d'où il passa en Islande pour étudier l'Kcriture. Il y fui retenu par les instances du roi qui loi ofl'ril un siège épiscopal. tresl Agilbert qui, étant venu voir le roi Osiu et le prince Alfred, ordonna saint Wilfrid prêtre. Il assista à la conférence sur la PiKjue, tenue au mon istère de Streneshal , et chargea Wilfrid d'y soutenir pour lui l'opinit)M de Konie. Il quitta ensuite l'Angleterre, devint évéque de Paris, probablement après la mort de Sigobr.md, et mourut en CSI. Il a été mis au nombre des saints , mais sans office et san> jour de fêle spécial. Baillet en parle ;iu II octobre.

AGILE ou AILE (saint), fils d'Agnoald, l'un des principaux seigneurs de la cour de Cbildeberl 11, premier al)bcdu monastèr.^ de Ueliais en Briï>, fondé par saint Ouen. y fut établi ilans le concile tenu à Cliehv le 1" mai ti30. Il étail auparavant moiie de Luxenil et avait été disciple de saint l^olomban. Son mérite était tellement connu qu'on le demandait à la fois pour occuper les sièges de .Metz, de Be-ançon et de Langres, et que les reli-ieux do Luxeu I le dédiraient pour abbé. Il fallut tout le cri^dil d-i s. tint Oiieii poui obtenir qu'il fût appelé de préférence au nouveau monastère do llebais. 11 le gou-

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vcrna avec sagesse, et y mourut le 30 aoûl, vrrs CoO.

AdiLES (Raymond d'), chanoine du Piiy, acrompagna Adhétuar, son évêque , à la croisade de 1093. Le comte de Toulouse l'adiiiil dans son intimité et le nomma son chapelain. Indigné que de lâches déserteurs répandissent en ')icidenl des nouvelles aussi fausses que déshonorantes pour les croisés, d'Agiles prit la résoluiiou de faire connaître la vérité. A son retour en France, et après avoir été noiiinic chanoine du Puy , il mit en ordre et écrivit son Histoire de la croisade de 1093, sou'^ ce litre : Rwjmnndi de Agiles, canonici Pndiensis , liistoria francoruin qui ceperunl Ilierusalem, dans le recupil : Gesta Dei per Francos, de Bongais. (]rlte histoire a servi de guide à Guillaume de Tyr. Le récit en est naïf ei intéressant ; la diction latine en est pure et quelquefois élégante.

AGILMAR ou ACHILMAR, abhé de Saint- Claude, succéda, en 8V2, à saint Bernard archevêque de Vienne en Daupliiné, fut un des trois métropolitains appelés à présider en 853 le concile do Valence (les deux autres élai<nl Rémi de Lyon et Roland d'Arles), assista en 8ti0 à celai de Langres, qu'il présida avec Rémi de Lyon, et mourut vers la Gn de la même année. Charles le Chauve estimait singulièrement ce ponlil'e , dont l'historien du Dauphiiié a dit qu'il élait digne de succéder à saint IJernard, et d'avoir pour successeur saint Adon.

AGILMAR ou ALMAR, quaranle-Iroisième évêque de Glermont, au i\° siècle, se réfugia dans le comté d'Amanus (entre le Doubs et la Saôiie). quand les Normands ravagèrent son diocè>e, et y apporta les restes de saint mis ou'Ml3re, un de ses prédécesseurs, et de saint Vivent, moine de Poitiers, qu'il déposa dans deux cryptes ou grottes autour desquelles il se forma des villajes considérables. Agilmar assista au concile de Poiiligny en 87(5, à l'assemblée de Pavie en

877, lut député par le pi^pe Jean VHI en

878, auprès de Louis le Bègue, et souscrivit au concile de Mehun-sur-Loire en 891. On ignore la date et le lieu de sa mort ; mais on trouve dans les icla saiiclorum (janvier), et dans la Gallia cliristiana, un assez long Iragment de la lettre du pape qu'il fut ciiargé de remettre à Louis le Bègue , et qui est fort honorable pour ce prélat.

AGIO, religieux qui vivait au ix" siècle, a composé sous le titre d» Epislola hisforica Ayionis, abbatis monaslerii Vabrensis, de urigine et fundalione Uujus monaslerii, une histoire complète de l'abbaye de Vabres ; on en trouve un fraguient dans l'Histoire des comtes de Toulouse, par Calel, Paris, 1C23, in-fol., pag. 70 et 71.

AGIDS DE SOLDANIS (Pierre-François), savant maltais, né dans l'île de Gozo , vers le commencement du xviir siècle, embrassa l'état ecclésiastique, fut pourvu d'un canonicat dans le chapitre de Saiul-Jean, vint à Rome en 1750, y rédigea une grammaire de la langue en usage ù iMalte, la tll précéder du deux dissertations fort curieuses , et la

publia sous ce titre : Delln linrjua pwiica presentamente usata da Mallesi, etc., Rome, 1750, 111-8° de 199 p.iges ; les deux dissertations ont été traduiti s en français , et insérées dans le Journal de Verdun, 1756, juillet et septembre. Ou a encorede lui un Discours apologétique conlre. la Dissertation historique etcritique del'abbéLadvocat sur le naufrage de saint P.iul dans la mer Adriatique, Avignon, 1757, in-12 : Agius y soutient que saint Paul aborda dans l'île de Malte; et un curieux opuscule intitulé : Spiegazioni' délia comédia di Plauto (Pœnulus) fatla con la lingua moderna mallese, o sia l'antica carlaginese, Rome, 1738, in-i°. Agius élait un homme de mérite et rempli de zèle pour la gloire de sa patrie. Il a publié quelques autres ouvrages qui sont peu connus en France.

AGiNAN ou AIGNAN, en latin Anianus (saint), était selon l'opinion commune originaire de V^ienne dans les Gaules, et vécut quelque temps reclus dans une cellule près de cette ville. Il se rendit ensuite à Orlé;ins, où il fut attiré par la réputation du saint évêque Euverte. Ayant éié ordonné prêtre , il eut la conduite du monastère de Saint- Laurent des OrgeriU, situé dans le faubourg d'Orléans, et qui n'était plus dans la suite qu'un prieuré de Cluny. Saint Euverte, qui sentait sa un approcher, le demanda pour successeur, ce qui lui fut accordé ; il quilta radmiiiislratioii de son diocèse , et mourut peu de temps après , c'est-à-dire le 7 septembre 391. Saint Agnan justifia par sa conduite le choix qu'on avait fait de lui. Il fit rebâtir avec plus de magnificence l'église de Sainte-Croix, fondée par son prédécesseur. Il y avait près de soixante ans qu'il élait évêque, lorsque les Huns, conduits par Attila, vinrent mettre le siège dovani. Orléans. Il avait prévu l'orage, et avait lait le voyage d'Arles, pour demander du secours au général Aétius, Cependant les Barbares pressaient le siège. Saint Agnan encourageait son peuple, et l'exhortait à mettre en Dieu sa confiance. Tous adressèrent au Ciel de ferventes prières, dans l'attente du secours qui leur avait été promis. Enfin, lorsque tout semblait désespéré, les Romains, auxquels s'étaient joints les Gotlis, vainquirent et dispersèrent les barbare.!. Ou attribua cette victoire encore plus aux prières et à la prudence du saint évêque , qu'à la bravoure d'Actius, (jui, pr.jsquc seul, soutenait l'empire romain sur le penchant de ■«a ruine. On met la mort do saint Agnan an 17 novembre 433. (Jo l'enterra dans l'église de Saint- Lau;ent-des-Orgerils, d'ciî sou corps fut depuis transfère dans celle de Saint-Pierre, qui a pri'i le nom du saint. Il est nommé en ce jour dans les anciens martyrologes. Les huguenots pillèrent sa châsse en 1562, et brûlèrentses reliques avec celles de plusieurs autres saints qui reposaient dans le même lieu. Agnan obUnt par ses prières la guérison du gouverneur de la ville d'Orléans; et on assure que c'est de là que coumu-nce le privilège accorde aux evéqucs d'Orléans de délivrer à leur entrée dans la ville tous

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les prisomiiors. Ce privilège est dn moins ancien. Yves de Chartres {Epist. ad sanct. Aiirel.) en parle comme d'un usage qui, de son temps, avait déjà passé en coutume. On a publié à Orléans, en 1803, Abré<jé delà vie et des miracles de saint Agnnn, iii-8\

AGNANIE (JuvÉNAL d'), embrassa l'ordre des capucins dans la province du Tyrol, où il obtint les emplois les plus lionorables, et se fit une réputation rare par lauslérilé de ses vertus et l'étendue de ses connaissances. 11 est auteur des ouvr.iges suivants : Maimdnctio neopliyti, seu dura et simplex instnictio novelli religiosi , A'ienne, 1(580, in-S" ; Necessaria defcnsio contra injuslum aggressorcni, in-8 .C'est une réfutation de l'ouvrage du préditant hessois Sclieilbert, contre les miracles. Solis intelligentiœ lumen indc/iciens, Vienne, 1G86, in-l" ; Brevissimus nucleus tlieologiœ mornlis praclicus , h\k- ; Arlis maijnœ sciendi synopsis, seu mentis humanœ fœcundatrv commonitorium, ^■aWzbouv^fMJSQ, in-4"; Thrologia ralionalis ad hominem et ex homine, etc., Vienne, 1703, in-4-°.

AGNKAUX DIÎVIENNE (CHâBLKS-JEANlÎAPTisTE d'), bénédictin de la congrégation «le Saint-Maur, né à Paris en 1728, obtint le titre d'historiographe de la ville de Bordeaux, t't mourut en 1792, laissant plusieurs ouvrages, entre autres : Lettre en forme de dissertation contre l'incrédulilé, 1736, in-12; Lettres sur la religion (au nombre de 12), Avisno'!. 1737, i'.i-i2 ; l'oinC de vue concc^' nant la défense de l'ciat religieux, 1737, iM-12, et 1771, in-12; Plan d'éducation et les moyens de l'exécuter , lIGd, in-12; Histoire de la ville de Bordeaux, tome I", 1771, in-4-". Ce premier tome s'arrête cà la minorité de Louis WV : le second n'a point paru ; Dissertation sur la religion de Montaigne, 1773, in-S"; Eloge historique de Michel Montaigne, et Discours sitr sa religion, 1773, in-12 ; Lettres sur l'histoire de France, 1782, in-12; 1787, in-12 ; Adminislralinn générale et par. tictilicre de la France, 1773, ii»-12; Histoire d'Artois, 1785-1787, cinq parties, in-S"; Le Triomphe du chrétien (Nuit d'Voung), trad. de l'anglais, 1788, in-8°. Agneaux Devienne avait aussi cultivé la poésie.

AGNELLO, évèi]ue de Uavenne, depuis Van .338 jusqu'en 31)0, écrivit à Arménius, touchant la foi, une lettre (ju'on trouve dans la liiblioihè(iue des Pérès, et dont Tliéodul- [ilie, évéque d'Orléans, fait meiilion dans son Traité dit Sl-Esprii. Enée, évéque de l'aris, la cite dans son Traité cunire les tjrecs.

.•VCiNELI.O (Anduk), chanoine de Kavennc, écrivit, dans le ix' siècle, l'histoire des évéqnes de sa ville natale. (2et ouvrage, composé sous l'influeiicc de la h.iine personnelle (jue l'auteur nourrissait contre les papes, et qu'cxciiait encore le schistnc qui divisait alors les Eglises de Uavenne et de Home, ii'esl appréciable que sous le rapport des faits peu connus et des dissertations qu'il renlenne. Ci; fut le P. Haccliini, liénediciin, qui le tira de la bibliothèque de la maison d'Est pour le publier en 1708, après l'avoir enrichi de notes savantes. Il a pour litre i

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Agnelli, qui et Andréas, ahbalis S. Mariœ ad Blachernus, liber pontificalis, siie vitœ Pontificum liavennatum, etc., 2 vol. in-4-°. Il a été réimprimé par Muratori dans son Recueil Scriptorum rerum italiearum, t. Il, part, i"

AGNÈS (sainte), vierge qui, selon saint Augustin et saint .\mbroise, fut, à l'âge de douze à treize ans, martyrisée à Rome au commencement du iv" siècle, l'an 303, sous l'empereur Diuclélien. Prudence en parle dans l'hymne 14, et saint Ambroise dans son livre de Virginitate. « Tous les peuples, dit saint Jérôme, se réunissent pour célébrer dans leurs discours et dans leurs écrits les louanges de sainte Agnès, qui sut triompher de la faiblesse de son âge, comme de la cru.iulé du lyran, et qui couronna la gloire de la chasteté par celle du martyre. » Les actes de sainte Agnès, quoique du vir siècle, n'ont pas des caractères suffisants d'autiienticité. On doit dire la même chose de ceux qu'Etienne Assémani a publiés en cbaldaïque. Ils contredisent Prudence et saint Ambroise, en supposant que sainte Agnès termina son martyre par le feu (Voyez Tillemonl, t.V). Son nom se trouve dans le canon de la messe. L'Eglise latine célèbre sa fêle le 21 janvier. Deux beaux tableaux de sainte Agnès enrichissent le musée royal, l'un au moment oii elle rend la vue à un jeune homme, l'autre dans l'instant où elle va recevoir le coup mortel.

AtiNÈS (le Monlepulciano (sainte), se dé- .voiin à Dieu, à l'âge de quinze ans, dans le couvent des dominicaines, à Proceno, au comté d'Orviel!?, et mourut à Monlepulciano, sa patrie, le 20 avril 1317, âgée de i|uarante ans. Ses vertus et les prodiges dont Dieu l'illustra pendant sa ^ie et après sa mort la firent canoniser par Benoit XIII, en 1726.

AGNÈS DE HAHCOURT, troisième abbesse du monastère de Longchamp près Paris, écrivit, à la piière du roi Charles de Sicile, la Vie il'lsabelle, sœur de ce prince et fondatrice de cette abbaye.

AGNÈS ou AGNÉSIO (Jean-Baptiste), prêtre espagnol, né à Valence, écrivit, vers 1550, divers ouvrages en prose et en vers, une Apologie (le St Jer()me, deux livres d'Epitres etc.

AGNÈSI (MAU(iui;nrrE-GAKTANE-A>GÉi.i- Oue-.Marie), née à Milan le ItJ mars 1718, annonça dès sa plus tendre enfance les plus rares lalenis ; à l'âge de Dans, elle savait déjà le latin. Le gicc, l'hébreu, le français, l'allemand et l'espagnol, ne furent qu'un jeu pour son extrême facilité. A}anl abandonné les langues pour se livrer à l'étude des iiialhémalii|ues et de la philosophie, elle obtint Ju pape Benoît \l\ la permission de remplacer son p(''re dans la chaire de runivcrsilé de Uol'«;;ne. Se sentant bieiil(')t après ;ippelée de Dieu à une sublime perfection, cUe <iuilt,i le monde et les sciences pour se vouer au service des m.ilades. Elle a laisse plusieurs ouvrages, parmi les(|uels on remar- «pie : Instiluziuni analilichc 17't8, 2 vol. in-4 , traduits en français par d'Anlelmy, avec quelques notes de l'abbé Bussul , et S.OUS c*; titre ; Truite élémentaire du calct4

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