AGO
dijférenlieletdu calcul intégral, 1775, in-8" ; Traité sur les vertus el les mijstcres de Jésus- Christ; deux Paraphrases : l'une du tr;iilé de saint Laurent Jusliaien, de sacro Connubio: l'jiuli e du traité de saint Bernard, de Piissione Chrisli. Quelques observations sur un ouvrage du marquis Gorini Corio. Elle mourut en odeur de sainteté à Milan, dans un établissement fondé pour des femmes pauvres, âgée de 81 ans, le 9 janvier 1799.
AGNOLO (Michel], religieux de l'ordre des frères [irêcheurs, se laissa, selon toute apparence, égarer par les erreurs de la réforme, et parvint à s'évader, en 1530, du couvenlde Florence, malgré la vigilance dont il était l'objet. U vint en France, passa en Angleterre, où il resta jusqu'en loo'i , se fixa ensuite avec sa famille à Strasbourg, et quitta cette ville en 1555, pour aller remplir à Soglio, dans le canton des (irisons, les fonctions de prédicateur. Il y mourut, mais ou ne sait à quelle époque. On n'a de lui qu'un seul ouvrage: Apolorjia ndla juale si traita délia vera e fais i Chiesa, dell'esserc e qualita délia inessa, délia vera presenza di Crislo nel sacramenlo délia cemi, dcl pupato, e primato di S. Pietro, de' concilj e aulorità loro, elc, 1356, in-S".
AG01ÎAHD, archevêque de Lvon, prit inconsidérément le parti de Loihairo, révolté contre l'empereur Louis le Débonnaire, et fit niéuie une apologie, que nous avons encore, de sa conduite el de celle des auires princes rebelles. Il fui déposé au concile de Tliionville l'au 835 ; mais s'élanl réconcilié avec Louis, il fut rétabli, et mourut auprès de lui en SiO, considéré par sa piélé cl son zèle. Il nous reste de ce prélat plusieurs ouvrages, dont Papyre Masson donna la première édition de 1G06, in-8°. Ce savant les acheta d'un relieur, qui voulait en couvrir des livres. Baluzc en a donné ensuite une plus belle édition en 1666, pleine de notes savantes, en 2 vol. in-8'. Us ont été réimprimés dans le t. XIV de la Bibliothèque des Pères. Agobard écrivit contre Félix d'Urgel , contre les Juifs, contre les épreuves judiciaires, les duels; contre l'opinion des peuples de son temps, qui attribuaient toutes les tempêtes aux sorciers. Son Traité du Sacerdoce est particulièrement estimé. Dans le livre sur les images, il ne se déclara pas pour le culte qu'on leur rend, quoiqu'il se tînt éloigné de l'hérésie des iconomaques. Il est honoré à Lyon d'un culte public, ainsi qu'en Sainloiige, où il est appelé saint Aguebaud.
AGOCCHI (Jean-Baptiste), archevèiiue d'Amasie et secrétaire d'état du pape Grégoire W, était né à Bologne et devint nonce du saint-siège à \'enise, où il mourut en 1G31. On a de lui une lettre en réponse au chanoine Barthélemi Dolcini sur ht fondation el la puissance de la ville de Bologne, intitulée : VAntica fondazione e Dominio dclla ciltà di Bologii't, Lettera >fs/;ons(ï'o, etc., Bologne, 1638. Agocchi a encore laissé divers ouvrai;es qai sont restes manuscrits, tels que : un traité des Comeies, un autre dea Météores, des Lettres : ces écrits sont en latin. En italien :
plusieurs traités sur la morale, sur les arts et divers autres sujets.
AGOSÏIM (Pierre-Marie, dii le P. Jean Degli), savant biographe, né à Venise le 10 décembre 1701, annonça de bonne heure un penchant décidé pour la poésie ; mais les conseils d'un de ses oncles maternels, religieux de l'observance de Saini-François, le décidèrent à renoncer à une carrière dans laquelle d'ailleurs le faux brillant des Seicentisti, qu'il avait pris pour modèles, n'eût pas manqué de l'égarer. Il embrassa la vie monasti(|ue dans le niême ordre, fit son noviciat à Cnrfou, étudia la philosophie à Naples, la théologie à Padoue, professa la scol.islique dans divers couvents et fut nommé, en 1730, bibliothécaire du couvent dclla Vigna, à Venise , où il mourut en 1753. Outre divers opuscules oubliés, il a laissé une histoire liiléraire do Venise, sous ce IWre : Notizie istorico-criliche intorno la vita e le opère degli scritlori veneziani, 1732-1751, 2 vol. in-4°, qui renferment les Vies de 70 auteurs morts de 1313 à 1391. Le 3' volume est resté manuscrit avec de nombreux matériaux que l'auteur avait rassemblés pour conduire son travail jnsi;u'au xvni' siècle. Le style trop négligé d'Agoslini lui a attiré quelques reproches ; mais tous les critiques s'accordent à louer son impartialité el l'exactitude de ses recherches. U compta parmi ses meilleurs amis Mazzuchelli, le P. Costadoni el Marc Foscarini, depuis doge de Venise.
AGOULT ( Charles- Constakce - Ci'sar- LoLP- Joseph-Matthieu d') , évèque de Pamiers, naquit à Grenoble en 17i7, et termina ses éludes Ihéologiques au séminairodeSaint- Sulpice à Paris. Il devint ensuite grand vicaire à Rouen, puis fut élevé, le 13 mai 1787, sur le siège épiscopal de Pamiers. Comme il s'était adonné à l'étude de l'économie politique el des sciences financière el commerciale, il se serait probablement distingué dans l'administralion publique dont la voie lui était ouverte, sans la révolution qui survint. En 1789, il rédigea le Rapport unanimement adopté par les commissaires de l'ordre de la 7ioblcsse du comté de Foix, nommes par délibération de la noblesse du'd février pour examiner les plaintes et demandes de quelques communes, in- 4°, et il se retira [)eu de temps après à Soleure en Suisse, d'où il envoya son adhésion à ['Exposition des principes des évéques de l'Assemblée , qui avait été rédigée par M. de Boisjolin, relativement au serment d'obéissance à la constitution civile du clergé. U fit paraître dans la même ville, en mai 1791, une Ordonnance sur l'élection de Bcr nai d Font, curé de Sirres, comme évéque constilutioiuiel de l'Anége, et un Avertissement pastoral au clergé et aux fidèles du diocèse de Pamiers , pour les préiaiinir contre le schisme, lui novembre 1790, il èiait revenu secrètement a Paris auprès de Louis XVI, el il s'était concerté avec ce prince et avec la reine sur quelques disposilions à prendre pour le déiiart de Leuis Majestés. AgouU passa, quelques années plus tard, en .Vngletcrrc, où il eut des relations avec le célèbre
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