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Edmond Biirke, se démit de son evéché en 1801, c( pul en conséquence rentrer en France. On assure qu'après la seconde restauration il fut question de lui conticr le portefeuille des fmancis. Apoult mourut à Paris le 'il juillet 1824. Outre les opu-^ciiles cités plus liaul, il a érr\l: Principes ei réppxions sur In constitution française (anonjuu'). in-S" de 2fi paprs : Conversalinv avec E. Burke sur l'intérêt des puissances de l'Europe , Paris, Egron, 1814, in-8% tiré à un pelil nombre d'cxemp'aires ; Projet d'une banquenatiomde, Paris, 1815, in 4" de 9 feuilles; Eclairdssetnent sur le projet d'une banr/ue nationale et réponse aur objections faites contre ce projet, Paris, 1816, \w-k° de G feuilles ; Lettres à un jacobin, ou V.éflexions politiques sur la constitution d'Angleterre et la charte rorjnle, considérée dans ses rapports avec l'ancienne constitution de la monarchie franc ise , Paris, 1815,10-8°; 2»édil.,181(i; Desimpôtsindirects et des droits de co)isoinmalion, ou Essai sur Vorif/ine et le système des impositions françaises comparé avec celui de l'Anqleterre, suiri d'un examen de deuxprojets de finances, attribués à des iiiemlircs de la commission du budget de 1816. Paris, 1817, in-S" ; Essai sur ta Irgistalion de la presse (anonyme) , Paris, 1817, Jn-8° de 53 pages.
AGREDA (iMarie d'), religieuse cordelière, de 1.1 famille Corouel, supérieure du couvent de rimmaculée-Conreplion à Agreda en Espagne, naquit dnns cette ville eu 1602. Cette fille s'imagina avoir eu une vision, dans laquelle Dieu lui donna des ordres exprès d'écrire la vie de la sainte Vierge. Elle commença ce journal en 1637; mais un confesseur éclairé, qui la dirigeait peridant l'absence de son confesseur ordinaire, lui ordonna do le jeter au feu. Celui-ci étant de retour lui fit recommencer son ouvraiie. Marie d'Agreda lui obéit avec enipressrmeni, ei ce finit île ses médilalions, ou plutôt de ses réwries, parut après sa mort sous ce litre : La mystique cité de Oieu, miracle dosa toute- puissance, abîme de la grâce de Dieu, histoire divine et la vie de In tics-sainte Vierge Marie, mrre de iJieu, piani esiée dans ers derniers siècles par la sainte Virge à la sœur Marie de Jésus, abbesse du couvent de t' Immaculée-Conception de la ville d'Agr(da. i)i\ trouva cette'production loute écrite de sa main, avec une attestation que tout C(; qui y était contenu lui avait été révélé. La leeture en fut défendue à Hoii;e ; ei le P. Cidzet, réeollel, de Marseille, en ayant publié la preniière jiartie en français, la Sorbonoc la censura liès-\ivemeiit, l'an IGiiG, i|uiii(|u'elle eût (le ;ipprouvée ru Es|)agiic. La traduction entière ilc ce franciMain parut à Uruxelles , r.l7, en 8 vol. in-12, et en .3 vol. \i\-k°. Ses ouvrages ayant été Miûremeut ex.iniinés , selon les régies étiblies d ns la saviinte dissertation de iic- Doil \l^', la congrégation des Hiles puMia, en \'ï~tk, un décret pour imposer silence sur îa 1 é.iiilication de celte religieuse. L'année suivante, il se tint encore une congngalion à <e sujet, après laquelle le pape de\aiUlonliei le décret (/'• non procedendu ulterius, qui
cependant est encore resté suspendu. Il n'est
pas possible qu'un homme sensé, qu'un cbréiien solidement instruit dans sa religion, soutienne la lecture du livre de Marie d'Agreda, sans des mouvements do pitié envers celt<' bonne fille, et d'indignation contre les promoteurs et les éditeurs de ces prétendues révélations. Elle mourut le 2'+ mai 1665.
AC.KKSTIN, secrétaire du roi Thierry, puii moine d • Luxenil, se laissa infecter, pendan un voyage qu'il fit à Aquilée, de^ nouvelle! opinions adoptées sur l'aflaire des Trois Cha • pires du corn ile de Cbilcédoine et voulut lej inirodnire en Franee. Il trouva une résistance invincible dans saint Eustalbe, successeur de Colomban, et fut condamné dans le concile de Mâconà donner des preuves de sa réconciliation avec son abbé. Toutefois il ne rentra pointa Lu\euil. Ce malheureux religieux fut tué, en 028, par un époux outragé.
AGUICOL (saint) , évéïinc d'Avignon , né dans celle ville sous le règne de Cl"taire II, élail fils de saint Magne , seigneur d'une haute naissance que sa piété avait fait élever sur le même siège. Agricol entra , ilès l'âge de 14- ans. dans le monastère de Lérins, fondé par saini Honorât , et il s'\ applinuait avec ardeur à l'élude de la théologie et des saintes l<;crilures, lorsque son père, qui occupait depuis environ deux aus le siège d'Avignon , le rappela près de lui. Il exerça d'abord les fonctions inférieures du saint ministère avec autant de zèle que d'édification, et, bientôt jngé digne de seconder son père dans les travaux de l'épiscopat, il fut revêtu de la dignilé d'archidiacre. Saint .Magne voulant à causi; de sou âge et de ses infirmités se donner un successeur, rassembla le clergé et les principaux de 1 1 ville, qui tout d'une voix désigiu'Tenl Agricol, ({uoiqu'il n'eût que 23 ans. Le nouvel évéque corii-,ea les mœurs de son diocèse, ranima ranli(|ue piété, el employa une partie de son patrimoine à bâtir de nouvelles églises ou chafielles. Ce fui lui qui introduisit dans l'église d'Avignon l'ns.-ge de chanter l'office divin alternativement et à deux chonirs, usage (|ui .ivail commencé à .Vnlioche, et qui fut ensuite transporte a llome par le pape saint Damase, et à Lyon par saint Patient. Saint Agricol, imitant l'exemple de son père, se fit éliie un surce-seur: les suffrages tombèrent sur saint Aérédème, qui vivait en ermile dans le voisinage. Quant à lui, il ne songea plus qu'à se préparer à bien mourir: il lé;;ua ses biens à son église, et affranchit tous ses esclaves, en les récompensanl généreusemenl. Il termina sa sainte carrière le 2 septembre 700, et c'est â ce jour qu'est marquée sa fôte dans un précieux manuscrit du xr sié<le, qui existait en 1771, sous le titre di" Compoto , dans la bibliothèque du niarnuis de (",au)bis-Velleron.
AGHICOLA.o.i ii.ieux SCHMTTKK, moiisonncur (h'.k\ Isi.kuils) , ainsi nommé parce qu'il était d'Lislebeu, où il naquit en 1400 on 1V!)2, dans le lomlé de .Mansfelil; conipatr.'deei coi.lcmporain de Luther, il lui .nissi sou disciple. Il sui>tint d'aburvi lus scutimeuts