AIL
il fit recevoir l'ordination épiscopale. Oswald donna à Aidan la terre de Lindisf irne , petite île de la côte de Nurthutnlieilaïul, qui piil de là le nom d"Holy-lsland, VJle sainte. Aidan y établit son évèché, v bàlil un monastère sous la règle de saint Coloinlian, el, aillé de ses frères, travailla avec ardeur cl succès à l'objet de sa mission. Le vénérable Bède, dans son Histoire eccleHiislif/ue d'Angleterre, parle d'Aidan, et le représenie comme un modèle consommé de toutes les vertus cbrétiennes. 11 mourut le 31 août (331, en grande réputation de saintité, et son corns fut enterré dans son Cjilise épi'«copale de Lindisfarne. On lui attriliue des miracles.
AIGLKK (HooiT), né à Lyon dans le xiii'' siècle, devint abbé du Mont-Cassin sous le pape Urbain IV, lui ap|ielé au cardin.ilat par Clément IV, et ni urut en 1282. Il a laissé quelques ouvraj^es mystiques destinés à ses religieux, entre auires le Miroir des moines, une Exposition de la rèijle de saint Benoit, etc.
AIGN (lu peut), bénédictin de Saint-Emmeran, à Raiisbonne, né à IngoUladI, le 2o décembre 1729, mort le 19 septembre 1813, se distingua comme professeur de philosopbie et de théologie, travailla avec succès dans le ministère sacré, et fut partout estimé pour ses vertus et ses lumières. Il composa une histoire de son ordre el une histoire littéraire de son monastère, ouvrages qui n'ont pas vu ie jour, ce qui est à regretter, à en juger par ses autres productions, telles que : Epitome , seu cunspectus philosopitiœ , Ratisboiine, 1758, iii-'i-"; etc.
AlfiNAN (sainl). Voi/. Agnan.
AKiNAN (Marie he IJiiACviLLiEKs-SAiNT-), abbesse de Montmartre en lo9S, entreprit d'introduire dins plusieurs niaiso;:s de l'ordre di' Saint-Benoit, où elle avait fait profession de la vie religiiuse, une réforme austère, el « tout ce que l'enfer a pu susciter « de farouches ininiiiiés pour empêcher un (( pieux dessein , fut dirigé contre elle, au « point d'en avoir subi les èpri uves du poi- « son et celles du poignard. » Voy. les Eloges historiques de Jacqueline de Blémur.
Madame de Sainl-Aignan poursuivit courageusement son entreprise, et sans employer le secours d'aucune autre autoiilé que celle de son exemple el de sa fermeté chrétienne, elle vint à bout d'établir dans son abbaye de Montmartre une ferveur si bien dirigée, que pind.inl 59 ans qu'elle régit celle maison, elle y donna l'habil de Sainl-lîenoît à 227 religieuses, d(ml il en sortit o J pour aller réfiirmer, établir ou gouverner d'auties cmivents de cette congrégation Le pape Benoit XiV lui a dunne la sainte appellation de vénérable servante de Dieu.
Alt'iNAN (Fkan(,;ois1, capucin, qui devint médecin ordinaire de Louis XIV elilu prince de Coudé, était né à Orléans, avait vi>ilé l'Italie, cl s'était fail recevoir docteur en médecine à l'universilé do l'ailoue ; puis, étant entré dans l'ordre des Capucins, où il ■JC(|uit le surnom de l'ère Tramiuillc, a cause (Je son système de Uiérapeuliquc sédative, il
continua de se li»rer à l'étude des sciences naturelles, el y acquit bientôt une telle répulatiîin dans son ordre, qu'il fut nommé en 1678 un des deux capucins appelés alors Capucins du Louvre. Les rois de France, qui avaient eu dans leur palais du Louvre, surtoiit la branche des Vali)is, leurs astrologues il leurs alchimistes, suivant le progrès des lumières et une charité mieux entendue, transfiiriiièrent ces laboratoires, où jusiiuelà on n'avait cherché que le grand œuvre , en une officine de charité, où se prcpar lient et se distribuaient gratis des mélicaments pour les pauvres de Paris, el l'ordre des capucins s'était vu charger parlicnlièremeitl de celle mission. Cependant comme les i onvenances ne permettaient pas, d'après les ièi;lemenls qui régissaient le corps médical de France , l'exercice de la médecine à un docteur d'une faculté étrangère non agrégé à une de celles de France, le P. Aignan se vit dans la nécessité de prendre. à59 ans, le grade de docteur de la faculté de Paris. Il mourut six ans après, le 30 janvier 1709. S'eiant adonné presque exclusivement à la chimie et à l'étude des médicamenls et de leurs |iropriélés, Aignan dul nécessairemenlclre;}o/i//j/iHrmii^iie. Aussi sou nom nesl-il resté dans la science que par quelques formules de baumes, presque tous lires de subslances résineuses distillées, dans lesi|uelles il avait la f)ius grande conGance , et dont quelques-unes sont conservées dans la pratique, entre autres le fameux baume tranquille. Le P. Aignan a laissé plusieurs ouviages où se trouvent consignées ses opinions comme chimiste, comme Ihérapeutisle, comme religieux et comme chrétien. Tout s'y trouve peut-élre un peu confusément amalgamé, mas l'ensemble n'est pourtant pas sans intérêt, ^"oici les tides de ses œuvres : Le Prêtre médecin, ou Discours jihysiqae sur Veialilis^emenl de la médecine. Paris , i68i), in- 12 ; L'.lniieiuie médeans, ou les sentimetils un formes d'Hippocrale et de lîulien sur les acides et ds alialis, Paris, iG93, in-12; Traité de la goutte dans son état naturel , ou l'Art de connuitre les irais principes des maladies, Paris, 1707, in-12.
AH.UEFiaiLLE (Cumiies d'), docteur en théologie et chanoine de 1 église calliédrale de Montpellier, qui vivait au milieu du xviii* siècle, a !ai-sé : JJistoire de la ville dé .]lontpellier depuis son oriijine, 1737, in-lol., ouvrage estimable, mais peu connu hors du pays qu'il concerne; Histoire ecclésiastique de Montpellier, 1739, in fol., faisant suite au précédent.
AILEllAN (sainl), surnomme It Sage, Irlandais de nation, avait composé plusieurs ouvrages, i^e seul qui nous soil parvenu a pour litre : Jnlerpretalio nii/stica progenitoruin Domini nosiri Jcsu Clinsti ; il a été imprimé pour la première fois d'afiiès un manuscril de l'abbaM' de Sinl-Call, dans le tome \VI de la" IMilioihèque des Pères, p 37. Il \ est plai e à la suite des d'uvres de s.iint Colomban. Le I'. Patrice Fleming, religieux iih^crvaniin, qui en c.-l l'éditeur, y a ajouté une courte notice.