‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 55 sur 228 · AIL · texte numérisé non relu

AIL

AILLADD (Pierbe-Toussaint), prêtre et lilléralpiir, né à Monipellier en 1759, mourul en 182G à Moiitaubaii, où il avait enseigné la rhétorique el o(ail devenu hibliolliécaire. Parmi les diverses prodiicliois en prose el en vers qu'il a l.iissées, nous distinguerons : Le triomphe de la Recéhilio» , poème en quatre chants, Monlauhan, 1815, iii-8°. Ses autres ouvrages sont : Apothéose deThérésine,poë'\\cé\é^,iiiq{\pen cin(| (hauts, Monlauban, 1802, in-S" ; l'Egi/pliade, poëme héroïque en douze clianis, Toulouse, 180-2, in-8^; Piris, 1813, in-8° : l'altbé Aillmdy célèbre rexpédiliou de Bonaparlo en K;;yple ; il a emprunté le plan de /a Jérusalem délivrée, malheureuseinenl sou poëoie n'en est pas moins faible; lùistes poétiques de la révolution fnnçnise, Monlauban, 1821, in-18 ; Le nouveau Lutrin, ou les Bcmr/uetle<, poème héroï-coaiique en huit chants, ibid., 1803, in-8° ; Les Ârgonnutes de l tiumaiiilé, en deux chants, ibid., 1817, in-S" ; Jeun- Jacques Rousseau dévoilé, ou lléful^ilion de son dis- Cours contre les sciences el les lettres, ibid., 1817, in-8'' de 54. pages ; Tableau politique, moral et littéraire de la France, depuis le régne de Louis le Grand jusqu'en 1815, renfermé dans le développeinent de cette question : Quels ont été les elfcls de la décadence des mœurs sur la liiténiture française? Monlauban et Paris, 1823. in-8" ; La nouvelle Uenriade, poëme héroïque, qui devait avoir douze chants, dont le premier seul a paru, Monlauban, 182G, in-8 de 36 pages. L'auleur trouvant la Henriade de Voltairedéléctueuse, s'était proposé de refaire ce poëme.

AILLY (PiiîiiRE d'), naquit à Compiègne en 1350, d'une famille pauvre. 11 fut reçu docteur en ^orbonne en 1380. Ensuite il fut élu chancelier de l'université de Paris, confesseur et aumônier de Cliarles Vi, qui le nomma aux sièges du Piiy el de Cambial. Dès qu'il eut ce dernier évêclié, il se démit de sa charge de chancelier en faveur du fameux Gerson. Son zèle pour l'extinction du schisme qui désolait alors l'Eglise, l'a rendu célèbre. Il (il diverses courses à Rome et à Aviunon pour cet effet. Il eut des confidences avec les différents papes qui se disputaient alors la tiare. 11 prêcha, en H05, devant l'antipape Pierre de Lune sur la Trinité ; et il parla sur ce mystère avec tant d'éloquence, ijue ce pontife en institua la fêle. Il ne .«e distingua pas moins au concile de Pise. Jciiu XXlil, qui connaissait loul sou mériie, l'éleva à la dignité de cardinal en 1411. D'Ailly alla en cette qualité au concile de Constance, el y brilla également par son zèle et par sou éloquence. Il revint ensuite à Avignon, où, se on la plus commune opinion, il termina ses jours le 9 août IMO. Martin V l'avait fail son légat en celte ville. Fleury dit qu'il mourut à C.imbrai le 28 août 1425. Moréri et Ladvocal le font mourir en Allemagne. Le collège de Navarre, qui le reconnaît pour son second foml.ileur, qui l'avait eu au nombre de ses boursiers , et dans le sein duquel il avait acquis le titre A' Aigle des docteurs de la France et de

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