‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 56 sur 228 · AIM · texte numérisé non relu

AIM

Marteau des hérétiques, hérita de ses livres el de ses manuscrits. Le plus connu de ses ouvrage^; est le Traité de la réforme de l'Eglise, divisé en s'w chapitres, el publié avec les ouvrages de Gerson, son disciple : « Au lieu de déclamations insultantes, dit l'abbé Bér.iull, il donna des coîiscils précis, pratiques et très-cnga|,'eants. Il s'éleva même avrc force contre ces réformateurs subalternes, qui déprisaient autanl la dignité que la conduite des prélats du premier ordre, el dit qu ils feraient beaucoup mieux d'écarter la poutre qui couvre leurs yeux, que d'observer malignement la paille qui gène l'œil de leurs frères, ou plulôl de leurs pères et de leurs m;iîtres. Il proteste ensuite que le sacré collège s'est déclaré p!us hautement que personne pour la réforme, el que l'Eglise romaine est disposée à se prêter à tous les règlements que l'esprit de sagesse el de véiilé suggérera au concile. » La plupart de ses aures écrits ont paru à Sirasbourg, 1490, in-lol., et i]uelques-uns onl été imprimés séparément à Paris, à la (in du xv* siècle. Tels sont les suivants : Concordia uslroiiomiœ cum llieoloqiâ, 1490, in-4 ; De Anima, Paris, 1494, in-4°; De Vilâ Christi, Paris, 1483, iu-4% et plusieurs autres ouvrages, la plupart de scolasticiue ou de piété, et quelques-uns concernant l'astrologie judiciaire, dont ce prélat faisait plus de cas qu'il ne convenait à son étal el à ses lumières. Ce fut du reste un homme savant, irréprochable dans ses mœurs, attentif à maintenir la discipline de l'Eglise.

ALViniUC MALEFAYDA ou DE MALE- FA YE, palriaVche de l'église d'Anlioche, né au commencement du xii'' siècle, dans le bourg de Saint-Viance, en bas Limousin, se distingua par son zc!e et par ses vertus dans la croisade qu'avait publiée Urbain II, et fut élu doyen, puis patriarche d'Anlioche en 1142. 11 rassemb'a en une coniiréiçaiion les ermites du Mont-Carmel, leur donna une règle, et vit sa réforme confirmée par le pape Alexandre III en 1180- De là sont venus les Carm.'s, dont saint Berthoid, frère d'Aimeric, fut le premier général. Aimeric mourut en 1187; il avait été nommé par Alexandre III légat du saint siège en Orient. On a de lui : De instiiutione primorum monachorumiu lege veleri exiirtorwn el in nova perseveranlium, au ciiKiuième volume de la Bibliothèque des Pères. C'est une traducliun d'un ouvrage faussement allribué à Jean de Jérusalem, au V siècle, et dans leiiuel l'auteur s'efforce de prouver ([ue le prophète Elie est le fondateur des Carmes ; Epistola ad Uugonem, elc.,dans le tome 1" du l'tiesaurus de doin Marlènâj La Prise de Jérusalem par Saladin.

AIMERICH (le P. Mattuieu), jésuiie el savant philologue, né en 1713 à Bordil, dans le diocèse de Girone, embrassa la règle de saint Ignace à 18 ans, el professa d'abord la philosophie et la théologie dans divers collèges de son ordre. Il dc-vinl recteur à Barcel-iue, puis à Corvera, el euliu chancelierde l'université de Gandia. Lorsque parut le dccrolqui prononçait l'expulsion de tous

Page 1