‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 61 sur 228 · ALT · texte numérisé non relu

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résolution. Alynard se raffermit aa contraire dans ses |ireniiers desseins, et II devint abbé de Saint-Bénigne. Sa sagesse et sa sainteté lui mérilèfpnt l'estime des rois Robert et Henri 1", et des empereurs Conrad et Henri III; et lorsque le sié^'o arcliiépiscopnl de Lyon vint à vaquer, le clergé et le peuple de celte ville demandèrent Allnard pour leur ar('lievéi|ue. Le pieux et modeste alibé n'accep'a cette éminenle dignité (|ue sur Tordre qui lui en fui donné par le pape Grégoire VI (I0'»6). En 1047, il accompagna l'empereur Henri dans un voyage (]ue ce prince fit à Rome, et il plut extréineiDcnt aux Romains qui le souhaitèrent pour pape après la mort de Clécnenl M; il se tint caché jusqu'après l'élection de Léon IX.Alinard accompagna le tiouveau pontife en France, à Rome, au Mont- Cassin , cl fut employé dans les négociations qui précédèrent la paix entre les Nurmands et les habitants de Tlialie inférieure. Au moment d'entreprendre un vnyage en Allemagne, le pape le pria de prendre part juscju'à son retour à l'adminislration des affaires de l'Kglise. C'est dans ces circonstances qu'Alinard mourut, empoisonne, à ce qu'on a cru, par un mauvais e\cque qui, ayant été déposé, était venu à la cour de Rome solliciter son rétablissement.

ALlPll'S (saint), d'Andrinople, petite ville de la Paphiagonie, surnommé le Slylile, parce qu'il resta 53 ans sur une colonne, mourut au conmiencement du vu' siècle.

Voy. saint S;méon-Stïlite.

ALIPIUS, évcque de Tagaste, fut l'ami et le < isciple de saint Augustin, igui en lait une mention touchante dans ses Confessions. Il alla visiter la Palestine, et y vit saint Jérôme, avec le(iuel il se lia élroilemenl. A son retour en Afrique, il fut fait évêque de fagaste , vers l'an 393. Il aida beaucoup saint Augustin ilans tout ce qu'il fit ou écrivit contre les doualistes et les pélagiens. II assista à plusieurs conciles, entreprit divers voyages, et travailla a\ec un zèle infatigable pour la gloire de Dieu et de l'Eglise. On voit qu'il était âgé en ïid, par une lettre que saint Augustin lui écrivit en cette année, et dans laquelle il l'appelle vieillard. On croit qu'il mourut peu de temps après. Il c>t nommé, dans le martyrologe romain , au 15 août.

ALIX (Pierre), né à Dôle en 1600, abbé de Saint-Paul de Besançon en 1632 , puis clianoioe de la métropole de cette \ille, défendit contre Alexandre VII les droits de son chapitre relativement à l'élection des archevêques, et publia plusieurs opuscules à celte occasion, sous ces litres : Pro capiliUo impeliait Bifuniiiw, super jure elif/eiuii suos archiepi ccpos et decanosc ■tnmenliiriu<, Besançon, 1672,10-4"; Sefutatioscripli Itomaniiper Iransinissi conlra jura ci^piluli Bisunlini, iu-i- ; Synopsis rerum (jesturum ciica decnnatutri vajureni ecclesiœmelropolilanœ Bisuniinœ, ab anni) 1661 al nnnum 1667, in-4'; Dinloyue entre la Porte-Noire et le Pilori, in-4 . Le P. Domin. Vernerey, inquisiteur à Besançon, ayant censuré cet écrit salirique, Alix

publia : Eponge pour effacer la censure du P. Dominique Vernerey , brochure in-î°. La Bibliothèque historique de In France, du P. Leiong, lui attribue une Histoirt (manus» crile) de l'abbaye de Saint-Paul. Alix composa aussi plusieurs traites d'algèbre, et mourut en 1676.

ALIX (Ferdinand), né en 1740 à Frasne, dans le bailliage de Ponlarlier , embrassa d'abord la vie religieuse dans l'institui des jésuites; mais la faiblesse de sa santé ne lui ayant pas permis de terminer son noviciat, il revint à Besançon se préparer, par un'cours de théologie, à recevoir les ordres sacrés. Obligé, en 1791, de quitter sa cure de Borey, pour cause de refus de serment, et, peu de temps après, de s'expatrier, il composa en Suisse plusieurs ouvrages desiinés à prémunir ses anciens paroissiens contre le schisme, et il parvint à les réjjandre d.ins tout le diocèse. Rentré en France après trois ans d'exil, il fut nommé en 1802 curé de Vercel, où il mourut le 4 février 1823. On a de lui : Le manuel des catholiques, ou Recueil de divers entretit-ns fainilirs sur la relifjion; Les impies modernes; Le dernier prône d'un prêtre du Jura. Ces trois ouvrages furent impriiiiés en Suisse de 1794 à 1796, in-8°, et le premier fut réimprimé à Besançon en 1802.

ALLACCI (Léom). en laiin Allatius, bibliothécaire du cardinal Barberini, puis du Vatican, naquit dans l'ile de Chio, en 1386, de parents grecs schismaliques. Amené à Rome en 1600, il se perfectionna dans la philosophie et la théologie, et nsérila par ses succès la confiance de Bernard Giusliniani, évêque d'Anglona. Les ouvrages que l'on a de lui, et le genre de personnages qu'il approcha, prouvent assez qu'il était revenu de l'erreur dans laquelle il naquit; mais il ne voulut jamais s'engager dans les ordres. Alexandre Vil lui demandant un jour pourquoi il ne voulait point les recevoir : « C'est, lui « répondit Allacci , pour pouvoir me marier « quand je voudrai. — Mais pourquoi ne <i vous mariez- vous donc pas ? — C'est pour « pouvoir prendre les ordres quand il me « plaira. » Il était doué d'une mémoire extrêmement heureuse, et sa facilité, jointe au goùl du travail, en fit en peu de temps un des hommes les plus instruits de l'Italie. On a de lui un très-grand nombre d'ouvrages, la plupart de théologie et de liturgie. Nous citerons : De Ecclesiœ orientalis et occidentalis perpétua ci.nsensione, Cologne, 1648, in-4'; De ulnusque Ecclesiœ in doijmate de purgatorio consensione, Roaie, 165o, in-8'; Grœciœ ortliodoxœ scriplores,Ûome, 1632 et 1657, 2 vol. in-4-'; De libris ecclesiasticis Grœcorum, Paris, 1645, in-8°; De templis Grœcornm recentiurilius, Cologne, 1645, '\n-%°;Philo- Jiyzanlinus dseptem orbis spectaculis, greec. et lat., cum notis, Rome, 1640, in-S',Eustatlnus itrchiepiscopus antiochenus in Hexameron, etc., Lyon, 1629, in-4*. Dans cet ouvrage, reuipli d'érudition, Allacci soutient i.ue ce ne fut point l'àmc de Samuel qui apparut à Saùl;mais que cette apparition nefut que l'ef.

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fet des prestiges ou diable et de la pylhonisse ;

Symmicha, sive opusciilorum grcecorum cl latinoriim velmtiorum et recenliorum libri duo, Cologne, 1633, in-fol.; Df vienstira temporum antii/uorwn et prœcipue Grœcorum, Coiopiie , lOio , in-8"; Concordia naiiuniim citristinnarum, Asiœ, Africœ et F^iropœ, in fuie calholicu; De octava si/iiodo l'hoiii , Jlome, KUri; De palria Homeri, Lyon, 1640. L'auleur, natif de I'IIp de Chio, veut prouver dans cet ouvrage qu'Homère y naquit; il joint à cette production une pièce de vers grecs intitulée iSatales llomerici. Apes urluinw, qui contient l'énuinération de tous les savants qui nnl illustré Home et le pontificat d'Urbain VIII, depuis 1G30 jusqu'en 1032; La Vramuturgia ou Catalogue de tous les outrages dramatiques italiens i>ubliés jusqu'à son temps, réimprimé à Venise en 1755, in-4", avec des notes et des additions jusqu'à l'année de la réimpression. Poeli antichi raccolti da codici manoscritti délia biblioteca valicana e Barberini, Naples, 16C1, in-8°; recueil précieux d'anciennes poésies italiennes jusqu'alors inédites. Allacci mourut au mois de janvier 16C9, à l'âge de 83 ans. On assure iiue pendant 40 années de suite il s'est servi de la même plume, et que l'ayant perdue, il fut sur le point d'en pleurer de chagrin. On ajoute qu'en nne seule nuit il copia le Diarium romnnorum pontificum , (ju'un moine cistercien lui avait prêté. On trouve le catalogue de SCS ouvraiies dans lestomes VIII et X des Mémoires de Nicéron, et dans la Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques f^e Du[iin.

ALLA.MAND , ministre protestant à Bex dans le pays de Vaud, publia sous le voile de l'anonyme une Lettre sur tes assemblées des religionnaires en Languedoc, écrite à un gentilhomme protestant de cette province, par M.-D.-L.-F.-U.-M., imprimée en France, bien qu'elle porte la rubrique de Rotterdam, 1743, ln-4"etin S'.Armaiidde laChapelle, pasteur protestant de l'église wallone à La Haj e, la réfuia dans un écrit intitulé : De la nécessité du culte public parmi les chrétiens, dont la 2' édition renlerme la Lettre d'Allamand, Francfort, 1747, 2 vol. in-12. — On a d'un autre Aixamvm), professeur à Lausanne :

Pensées anti-philosophiques (anonyme) , La Haye, 1751 , in-12 ; Anti-Bernier, ou Nouveau dictionnaire de théologie, pur l'auteur des V. A. (Pensées anti-philosophiques), Geiiè>e et Berlin, 1770, iii-S'.

ALLAN ((1koiu;e), procureur à Darlinglon, dans la |iri)vincede Durham, consacra une grande partie de son temps cl de sa fortune à l'eludiî des anticiuités de son pays, et mourut en 18110. l'armi ses écrits nous citerons : une liyquissc de ta vie et du caiactrre de l'évéque Trevor, I77tj ; la Vie de saint Cuthlicrt, 1777 ; des Collections relatives à l'hôpital Sherborn. Il concourut aussi de tousses moyens à la rédaction et à la publication do l'Histoire du comté palatin de Durham par llulcliinson.

ALI.AUU (JosEPn-FKLix\ litlératcur cl bibliophile , né en 17'.lj à Marseille, mort i Paris en 1831, d'uoc maladie de poilriae,

embrassa l'élat ecclésiastique, et, étant entré dans l'enseignement, professa la rhétorique aux petits séminaires de Marseille et d'Aix. En 1827, il vint à Paris, où il s'acquitta avec beaucoup de zèle, dans la paroisse de Saint-Eustache, des modestes fonctions qui lui furent confiées. Peu de temps avant sa mort, il dut vendre une |)artie de la jolie collection de livres et de manuscrits qu'il avait réunie, alin de pouvoir payer les personnes qui le soignaient. L'iibbé Allard avait été un des collaborateurs du Bulletin universel de Férussac, où l'on remarqua, entre autres notices, un article sur les Mémoires inédits du cardinal Spada, gouverneur de Rome, dans le xvn" siècle. On a de lui une trad. estimée de l'Apologétique de Tertullion, Paris, 1827, in-8'% et il a laissa des Becherches, malheureusementinachevées sur la littérature du moyen âge.

ALLÉ (Jérôme), né à Bologne vers la fln du xvr siècle, entra dans la congrégation de Sainl-Jérôme de Fiesole, et professa la théologie dans sa ville natale. Il se distingua dans la prédication, et publia, outre des Sermons, des ouvrages en vers, entre autres quatre Représentations , espèce de drame pieux dont les sujets sont tirés de l'histoire sainte. En voici les titres : Ln bienheureuse Catherine de Bologne; L'infortunée et la fortunée Clotilde ; La contriti,on triomphante; L'époque inconnue et connue de Salomon, avec les intenncdes de Samson,de David et d' Absalon . Ces Représentations furent imprimées successivement à Bologne, de 1641 à 1630.

ALLEMAND (Jean), consulleur de la congrégation de l'Index à Rome, censeur de l'Académie de la religion catholique, et l'un des rédacteurs des Annales des sciences religieuses, naquit le 19 novembre I79i>. Les langues orientales dont la connaissance lui paraissait au moins très-ulile pour étudier IT.criture sainte avec plus de fruit, furent l'objet de ses veilles , et il fit des progrès rapides. Ayant été fait prêtre, il fut chargé de professer l'Ecriture sainte dans le séminaire romain. Une érudition profonde , un jugement sûr, une connaissance parfaite des modernes systèmes d'exégèse imaginés par les philologues allemands faisaiinl de lui pour la jeunesse un excellent guide. 11 succomba le 9 août 1835 à une maladie de langueur causée par ses travaux et ses mortifications. On a de l'abbé Allemand une Dissertation sur le purgatoire, conlrc Dudiev ; une Lettre à ui\ de ses disciples pour l'avertir de ne pas trop se fier aux découvertes hiéroglyphiques de Champollion , et de ne pas les croire utiles pour l'éelaircissement de la Bible, publiée sans nom d'auteur à Rome, en 1834. Il a laissé plusieurs autres ouvrages malheureusement inachevés.

A 1.1. EN [Jiam), archevé(|uc de Dublin, en 1328, et peu après, chancelier d'Irlande, dut sa fortune au cardinal Wolsey, qu'il avait ser\i avec beaucoup d'activité d.ins l.i suppres>i()n île plusieurs moiiastèies, dont ce cardinal employa les revenus à la dotation de deux collèges de son nom. Lors do la ré-

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voile du comle de Kildare, Thomas Filz- Gérard, flis de ce comle, n'ayant pu obliger Allrn, devenn son prienonitT, à fléchir le genou devant lui, lui fil sauter la rervelle d'un coup de massue, le 28 juillet 153V; ce prélat était alors âgé de 58 ans. La fin tragique d'Allen fui regardée par le peuple comme une punition du ciel pour avoir détruit quarante monastères. Allen élait un savant canonisie : on a de lui : Epistola de Pallii significatione activa etpassiva; Ue consuetudinibus ac slatutis intiiitionis causis observandi^.

ALLERSTAINou HALLERSTAIN, jésuite allemand , missionnaire à la Chine , où il mourut en 1773, se fit distinguer de l'empereur Kien-Long, par son talent pour les mathématiques et l'astronomie. 11 fut créé mandarin, et nommé président du tribunal des mathématiques à Pékin. On lui doit un dénombrement des habitants de chaque province de la Chine, pour les 25' et 20° années du règne de Kien-Long (17G0 et 1761). 11 obtint ces états de population du Heou-pou (tribunal des fermes), elles traduisit lui-même du chinois. Original et traduction furent reçus en Europe ea 1779. Cette pièce confirme tous les calculs du célèbre missionnaire Amiot et prouve l'accroissement progressif de la population chinoise. L'an 25 du règne de Kien-Long, la population était de 196,837,977 âmes, et dans l'année 26, elle était de l!.8,21i,62V. Ces détails sont insérés dans la Description générale de la Chine, p. 283 de redit. m-'*°, et tome 1" p. '*20 de l'édit. in-S". De peur de révéler aux Chinois le secret de leurs forces, la politique des conquérants tatars a supprimé ces dénombrements.

ALLESTRY (Richarb), théologien anglais, né en 1619, à Uppington, dans le comté do Slirop, étudiait à Oxford, lorsque les troubles de la guerre civile l'engagèrent, ainsi que la jilupart des étudiants de l'université, à prendre les armes pour Charles I'^ Il resta constamment attaché au parti do roi jusqu'à la restauration ; à celte époque, il revint à Oxford, où il prit le degré de docteur en théologie, et fut nommé par le roi prévôt du collège d'Eton, place lucrative, mais dont il employa les émoluments en bienfaits et en travaux utiles au collège. Allestry mouruten 1681, laissant kO Sermons, qui ont élé publiés, Oxford, 168i, in-folio.

ALLEYN (Guillaume), anglais de nalion, après avoir flotté quelque temps entre les diverses erreurs répandues dans sa patrie au sujet de la religion , se fixa enfin à l'Eglise anglicane, et publia en sa faveur plusieurs ouvrages qui ont été imprimés en 1707 , in-fol. Il a paru, comme traduit de lui, un Traité politique, où l'on soutient que tuer un tyran n'est pas un meurtre. Ce livre est attribué à M. de Marigny , gentilhomme français, et fut dédié ironiquemc nt à Crorawell, dont on peignait les tiaits sous des couleurs empruntées.

ALLIATA (Raimer), archevêque de Pise, né en 1752, acheva ses éludes à l'université

de Pise, et fut d'abord chanoine de la métropole de sa ville natale. Choisi par son prélat pour être son conseil et son lliéologien dans l'assemblée des évêques de Toscane, provoquée en 1787 par rinfluence de Ricci, Alliata s'y prononça contre les nouveautés dangereuses. Legrand duc Fenlinand le nomma, en 1791, à l'évêeliè de Vollerra, et JMarie-Louise, infante d'Espagne, qui fut quelques années reine d'Etrurie, le fit passer à l'archevêché de Pise en 1800. Le nouveau prélat sut gagner l'estime et le respect des grands et les sympaihies de tous. En 1811, il éleva la voix au concile de Paris pour réclamer l'observation des canons du concile de Trente. Après le rétablissement du pape sur son siège, il s'appliqua à créer et à faire fleurir dans son diocèse les inslilulions pieuses, et il prit la plus grande part à la restauration de l'université de Pise. Sa vieillesse fut éprouvée par des chagrins cl des infirmilés, et il devint aveugle. .Mais sa résignalion ne se démentit pas un seul moment jusqu'à sa mort arrivée le 8 août 1836.

ALLIX (Piehre) , né en lOil à Alençon, d'abord minisire à Rouen, puis à Charenion, mourut l'an 171 7 en Angleterre, trésorier de l'église de Sulishury. Il s'était réfugié dans cette île après la révocation de l'cdil de Nantes. On a de lui : des Réflexions sur tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Amsterdam, 1089, 2 vol. in-S"; La clef de VE pitre de S. Paul aux Romains ; Jugement de l'ancienne église judaïque contre les unitaires, Londres, 1699, in-8° : ce dernier ouvrage, écrit en anglais, est recherché et mérite de l'être; l'auleur y prouve le mystère de la Trinité par une multitude de passages de l'Ancien Testament; une tradacliou du Traité de Ratramne du corps et du sang de Jésus-Christ, Rouen, 1672, in-12 [Voy. Ratramne); De Mcssiœ ditplici adventu, 1701, in-12: AUix prétendit dans cet ouvrage, que Jésus-Christ devait revenir en 1720 ou 1730. L'abbé de Longuerue a publié une dissertation sur la Transsubstantiation qu'on a faussement attribuée à Allix, mais qui ne se ressent que trop des erreurs des sacramentaircs. Allix avait une grande influence dans son parti; mais c'est en vain qu'il essaya pendant longtemps de réunir les deux secles principales de Luther et de Calvin.

ALLUT (Jean) , nom emprunté par un écrivain fanatique du commencement du xviii" siècle, dont le nom véritable était Elle Marion. 11 élait de Barre, gros bourg de la généralité de Montpellier. S'étant, retiré dans les Cévennes lors de la révocation de l'édit de Nantes, il contribua beaucoup à soulever les habitants par ses prédications. A la tête d'une petite troupe do Camisards, il se défendit pied à jiied dans des montagnes dont il connaissait tous les passages, et se rendit enfin, le 9 octobre 170i, au maréchal de Villars, qui le fit reconduire sur sa demande à Genève. De cette ville il continua de correspondre avec les révoltés et de les entretenir dans leur fanatisme. Après avoir tenté de nouveaux et inutiles eiïorts dans

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