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les Cévennes , il se rendit à Londres avec quelques autres fan;itiques, en 1706, et loua, dans un des quarliiTs les moins fréquentés de Lomlres, un modeste appartement oii il se mil à ilébiler, en présence de ()uelques auditeurs séduits d'avance, les folies qu'il donnait pour des inspirations. Son auditoire s'accrut, et il s'associa liois autres lanaiiques, Nicolas Falio, Jean D ludé et Charles Porlalès, dont il fil ses sécrétai i es, et qui furent cliari;és de recueillir les extravanances que Mariou déhil.iit dans ses extases. Le consistoire de l'Iîglis • française ayant pris (onuais^ani-e des predicaiioris de Clarion, déclara que la plupart de ses prédictions étaient fausses, ay;int élé cunpléteuienl déni'nties p.ir révénemenl, et que ses discou s ii'éiaienl (lu'un tissu tie blaspïirmcs cl de maximes opposées à l'esprit de la r"li<^ion. Sur la plainte du consistoire, Mariou lut condamné au pilori avec dcix de ses S'crélaires , et l'on pense que c'est alors qu'il prit le nom de Jean AHut ou ri'claircur, sous lequel parurent plusii uis écrits pleins d'inepties e! de fanatisme. Alliit hahilail 1-onilres en 171 'i-; on ignore ce qu'il devint depuis. Parmi ses ouvrages imprimés on cite : Discerncinenl des ténèbres d'avec la lumihe, Jifin d'exciter les hommes à chercher 1,1 lumière (Londres), 1710, in-8'; Eclair de lumiire descendant des deux, et du relèvement de la cltule de iliommn l'ur son péché , sins nom de lieu, 1711, in 8°; Plan de la justice de Dieu sur la terre itaiis ces derniers jours, pour découvrir sur la nuit des peuples de la terre tu corruption (jui se trouve dans leurs lénrbres, 1714, iii-8"; Quand vous mirez saicar/é vous serez saccagés, car la lumière est apparur dans les lénèhrcs pour les détruire, 171'(., in-8" : ce sont des lettres signées Allut, Mariiiii, Falio el Portalès. Nie. Fatio a traduit eu latin ces deux derniers volumes. On cite encore : Avertissements prophétiques d Elle Marion, cU:., Londres, 1707, in-8'; Cri d alarme ou Avertissement aux nations qn'elti s sortent de liahylone, des ténèbres pour entrer dan^ le repos de Christ, 1712, in-8'.
ALLWOKKDLN (lli.xni di:), né à Stade, dans le duihé de Kréme, étmlia la llicologic sons Mosheim , à l'acadéiiiic de ilelmsiadl. Mosheim lui ayant indii|ué , à Li fin de sou cours, l'histoire de Servel, comme sujet de la dissertation qu'il devait soutenir , et lui avant remis les matériaux qu'il avait rasscnililcs dans sa jeunesse avec he.iiicoup île zèle, sur les livres condamnés au feu , Allwoerilcn suivit les inleniinns de sou maître, et publia : Ifisioria Miitiaclis Sermii, llelmsladi (1728), m k\ avec le portiiil de Sur»el, ouvrage devenu rire. .Mosheim s'est donné la peine de Ira luire cette lii>loiie en .illeniand, avec des ailditions, Helmsladl, I7i8; avec un supplément, 1750, lu-V°.
AI.MALN (J \(;qi I s), né à Sens, diicteur de Sorbonne , écrivit en favi^ur de Louis Xll contre Jules il, (lifendil l'.iulorite des conciles coutre le cardinal Cajeian , et mourut en lalo. Les principes qu'il établi sont Uussi contraires à l'autorité roj aie, qu'à celle
des pontifes. Richer, de Dominis, et d'antres novateurs, les ont adoptés , et y ont ajouté de nouvelles erreurs , qui en découlent comme des conséquences naturelles. C'était un grand scoliasle. Ses œuvres furent imprimées à Paris en 1517, in-fol. Le calviniste Cioldast a inséré son commentaire sur Occam dans sa Mouarchii imperii romani.
AL.MEIDA (Apollinaire), Portug-is, entra chez les j.'suites, fut sacré évé((ue de Ni' ée, f I se dévoua aux travaux apostoliques dans IFlhiopie, où, après d'immenses travaux, il fut lapidé, en 1638, par les schismali((ues.
ALMlilD.i (Thkooouf), oratorieu pcriiigais, né à Lisbonne eu 1722, mort en 180'}, dan- la même ville, s'attira par son atiai hemeiit à la cour de Home la disgrâce du marquis de Pombal, et fut obligé de se retirer en France, oîi il resta jusqu'au renvoi de ce ministre, l'e retour en Portugal, l'académie royali- des sciences de Lisbonne, qui y était nouvelle. lient établie, s'empressa de l'admettre parmi ses membres, il avait cultivé les srieiices physiques avec beaucoup de succès. Sous lui, l'étuilo de la physique, de la philosophie el des mathématl()ues prit une nouvelle direction, et l'on peut dire qu'il opéra une véritable révolution dans l'enseigiienieiit de ces sciences. On lui doit : des Entretiens sur la dévotion au caur de Jésus, Bordeaux, 1821), in-18; des Récréations philosophiques , 5 vol. in-8", 1751, estimées; V Heureux indépendant, espèce de poiime en prose , ou de roman moral, que M. Gorréa de Sarra assure avoir eu peu de succès ; cepend inl, il a été traduit en espagnol par Vasquez, et d'après celle traduction, en français par l'abbé Jamet, Caeu, 1820, 2 vol. in 12. L'auteur a eu en vue de, porter ses lecteurs à combalire leurs passions et à s'.ibaiidonner à l.i Providence. Il a pris le Téléiiiaque pour modèle, et a choisi pour son héros Uladislas, roi de Pologne, prince généreux, (|ui leuonçi au Irône par amour pi!i!' la p.iix , et vécu! dans la retiaile; Ilarnwuie de la raison et de la religion, ou Réponse pUdosopUqui; aux arguments des incré Iules, traduite aussi en français, sur la 2' édition espagnole , par M neinard,curé de S.iinl-Jacques-du-tlaul-l'as, Paris, 1823, 2 vol. III- 12. Le P. Alméida, au lieu de recourir aux argunienis de la théologie, s'attache à réfuter les incrédules par des exemples, des raisonnemenls, des comparaisons sensibles, et il traite, d,ins une suiie d'en- Ireliens ou de conversations familières, de l'existence tic Dieu , de rimniorl.ililé de l'àuie, de nos dogmes, du culte et des pratiques les pins peu b!es à la n,ilure d ins ce que la religion nous prescrit, el enfin des obligations de l'honime envers Dieu, envers lui-même et envers ses semblables. L'auicur n'est p.is toujours assez serré dans ses raisonneineiits ; peut-être aussi son dialogue n'csi-il pas dans l;i forme l.i plus a|>propriée au goût ,ictuel ; toutefois l'uuvr,ige est solide en loi-ménie , et il ne peut que produire beaucoup de bien dans ces temps malheureux, où l'un cherche ù corrompre jusqu'aux