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lumineux, de senlimenls remplis d'ooction, prouve la connaissance que l'auleur avait du cœur liumaiii ; Traité de la joie de l'âme , 1 vol. ii»-l^., écril dans le munie esprit et avec le même succès <]ue le précédent; Leltief spiriluelles sur ta paix intérieure, etc., 17fi6, 1 voi. iu-12. Il mourut à Saint-Sauveur, près de Barcs^cs. en 1778.
AM'ROISÈ. ro(/. Altpert.
AMÉ. Yoy. A MAT.
AMÉDÉ!'] VIII, successeur d'Amédée VII en 1391, fut surnooimé le Pucipque et le Salomon de son si'ch. Il sut consi-rvcr la paix pendant que tous les polenlals ses voisins se faisaient la guerre. A|)r'''s avoir fait ériger la Savoie en duché en iilG, il quitta ses états et ses enfants, et se relira avec plusieurs seigneurs de sa lour au prieuré do Ripaille près Tiitnon. il y hâiit tout auprès un beau palais auquel il donna le nom ù Ermitage; et dans une assemblée des grands de ses Etais, il y institua, l'an li34. l'ordre de chevalerie séculière de VAnnonciade, qui n'était qu'une réforme de celui du Lac d'amour, établi en 1335 par le comte Amédée dit le Verl. Tous ceux qui étaient admis dans ce séjour tranquille, embelli des diarmes delà nature cl de la piété, étaient abondamment pourvus de tout ce qui rend la vie aisée cl décente. Leur babil était moins rude que celui des religieux : c'était un drap gris trèsfin, un bonnet d'ecariate, une ceinture d'or, et une croix au cou, de la même matière. Am'dée jouissait d'un repos précieux, ne connaissant que des plaisirs honnêtes et décents, lorsque les Pères du concile de Bàle lui donnèrent la tiare l'an 1439, et l'opposèrent à Eugène IV. Le cardinal d".\rles fut député pour lui appren^lre son élection. Amédée vint au-devant de lui avec ses ermites et ses domestiques , et consentit à être pape, après avoir tcmoigiiequelqiies regrets de quitter son ermitage. Il prit le nom de Félix V. Après la mort d'Eugène, Nicolas V ayant été élu, Félix abdi({ua la tiare en 1449 par esprit de paix , et se contenta du chapeau de cardinal. Il faut lire sur ces événements un ouvrage curieux, imprimé à Paris chez «Iramoisy, 162G, iîi-8' : Amedeus paci/icus, seu de Eurjenii IV el Ameilei Sabaudiœ ducis, in sun obedientia Felicis papœ V nuncupnti, coniroversus coinmentarius, jussu serenissimi dacis ab ejiis Itistorioijrapho digestus. Il mourut quelque temps après à Genève en lioC âgé de C9 ans, en philosophe chrétien, qui a sacrilié à la Iranquillilé de l'Eglise une dignité acceptée malgré lui. « Duclos et Voltaire, dit le proloslant au- « leur de VUisloire littéraire de Gencri', « se sont accordés à calomnier l;i conduite « pieuse de ce prince à Ripaille, parce qu'un « proverbe dn pays peint une vie de plaisir « par ces mots /'aire ripoi/Ze; mais ils nonl « pas réiléchi que celle expression n'est re- « lalive qu'à la situation riante de cet ermi- « tage et a la vie heureuse que les ermites y « menaient, en cimiparaison de la vie dure M el austère de la plupart des religieux. « Tous les autears du temps font l'éloge d'A-
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« médée. Le satiri((ue Poggio en parle avan- « tageusement. ^iiéas S hius donne une « idée intéressante lie la vie régulière de ce « prince. Monslreicl,qui aimeà médire, Ray- « naldus, etc., approuvent toul ce qu'il fit. « Le suffrage de> con einporains doit iinpo- « ser silence aux dctracleurs de mis jours. «
A.MELtî.VllD, prêtre à Liège, vivait à la fin du xv° siècle, el a écrit De rébus gestis Caroli VII hislorianiin libri V; et De reijus gesiis Ludovici XI, Francorum régis , hisloriarum libri L. Les deux ouvrages sont inédits : 1(? manuscrit en est conservé à la bibliothèque royale de Paris. Charles VU chargea ,\nielgard de la révision du procès de Jeanne d'Arc lort^que les Anglais se furent retirés du royaume, et celui-ci composa un Livre de l'examen de cette œuvre d'miguilé.
AilliLi.NK (Cf.AUOt), prêtre de l'Oraloire, grand archidiacre de l'Eglise de Paris, où il est né, en 1G35. II suivit d'abord le barreau, qu'il abandonna pour entrer dans la congrégation de l'Oratoire. Nummé grand chantre de l'église de Paris, il permuta sa place de grand diacre avec Claude Joii. On a du lui : ua 'traité dt la volonté, î-aris, 16S4, in-12; Traité de l'amour du souverain bien, Paris, 1699, in-12. On lui atlrinue VArl de vivre lnureux, Paris, 1G90, in-12, que quelquesuns croient être de Louis Pascal. Améline mourut à Paris, eu 1706, âgé de 71 ans.
AMELOT de LA HOUSSAYE (Abraham- Nicolas), né à Oiléiins en 1 34, et mort à Paris en 1706, dans un état peu au-dessus de l'indigence. C'était un esprit dur el un homme austère. Il est connu par son lalent pour la politique. 11 s'était formé sous le président de Saint-André, ambassadeur à Venise, qui le prit pour son secrétaire. Nous avons de lui plusieurs ouvrages, par. ni lesquels on distingue : sa Traduction de l'Histoire du concile de Trente, de Fra-Patjio, 16StJ, in-V, iissez estimée avant que celle do Le Courayer parût. Ci'ile version, qui parut sous le nom de La Molhc Josseval, lui (il des ennemis : on trouva mauvais qu'il se fût avisé de traduire l'ouvrage d'un inoine factieux qui, suivant la renia. que de Bossuet, couvrait sous un froc l'esprit et les sentiments de Calvin, et qui ira\ail eu d'antre hut que de n>ndre odieuse lette grande assemblée de prélats catholiques, i oy. Sac.pi. Une Traduction du Prince de Machiavel, eu deux vol. in-12. Il s'efforce vaineiiienl d'y justifier cet é^^^rivain des justes reproches qu'on lui a faits ii'avoir donne des leçons d'as.iassinal el d'e.npoisonni'menl. « Maciiia- « vcl, » dit un auieur eslimé, « enseiguani « une politique destructive de toute espèce « de bonne loi, méritait plutôt d'être refulé <i quctraduii. La morale des princes, comme (I celle des particuliers, ne saurait élrc vrai- « ment respectable et solidement utile , « qu'autant qu'elle est fondée sur l'équité.)) La version de l'Z/omme de coitr de Graiien, in-12, avec des remarques morales el politiques ; celle des Annales de iacile, in 4 \ol. in-I:2, sèche et plate, mais estimée à caosf! des notes politiques dans lesquelles il a Royc