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son auteur ; l'Histoire du gouvernement de Venine, 3 vol. in-12, 17H, avec l'examen de la liberlé originelle de Venise, traduit de l'italien. Celle histoire déplut au séiial qui s in plaignit à la cour de Fr luce : ou «lit que l'atitour (ut enleriné à la B.istille. La Morale de Tacite, extraite de ses Annales, iu-12. Cet ouvrage est encore reclierclii' aujourd'hui. Amelot avait beaucoup médité sur cet écrivain; mais si celle élude approfondie forma son génie à la politique, elle ne perfectionna pas sa manière d'écrire. Factum servant de réponse au livre intitulé Procès fait aux juifs de Metz, accusés d avoir tué un enfant chrétien, Paris, 1G70, in-12. Ce petit écrit est fort rare. Ses Mémoires historiques, politiques, critiques et littéraires, en 3 vol. in-12, sont, de tous ses écrits, le plus inexact et le plus répandu ; ils sont remplis d'une quantité d'anecdotes, dont la plupart sont fausses, et les autres si communes, que ce n'était pas la peine d'en faire un livre particulier. Il ne faut pas oublier que plusieurs auteurs ont puisé dans cet ouvrage bien des petits fails qu'ils nous ont donnés ensuite, d'un air avantageux, comme des découvertes. Sur les autres ouvrages d'Amelot dont la liste serait trop longue, on peut consulter le tome XXV des Mémoires de Nicéron.
AMELOr (Sébastien-AIichel), évêque de Vannes, né à Angers le 5 septembre 174-1, d'une famille qui a donné dans le xvir siècle un archevêque à la ville de Tours, et qui a fourni à l'Etat des niagistr;its et des ministres, était fils du marquis de Chaillou , colonel d'infanterie. Il fit ses études à Angers, et, après avoir reçu dans celte ville les différents ordres, il devint grand vicaire à Lavaur, puis à Aix. Il parut à l'assemblée du clergé en 1772, et fut nommé en 1774- à l'évêché de Vannes. Le roi le chargea, en 1787, de surveiller la direction du collège de la marine récemment érigé à Cannes. i)eux ans plus tard la révolution éclata, et tel était l'heureux ascendant qu'Auielol exerçait sur son clergé, que de tous les prêties répartis dans les ItJO paroisses de son diocèse, vingt à peine prèlèreiit serment. L'assemblée constituante l'ayant mandé a sa barre, il se rendit à Paris, où son logement lui fut donne pour prison, avec ordre de se tenir prêt à comparaître à la première réquisition. Après la session, Amelot alla en Suisse; il conçut un moment l'espérance de rentrer dans son diocèse : mais le désastre de (Juiberou la fil évanouir. L'évéque de Dol, .M. de Hercé, qu'il se pr()|)OSiiit de rejoindre, fut une des viciimes immolées à Vannes. Il partit pour Atigsbdurg, cl eu 1800, il se rendit en Angle lerre ; il fut un des 30 évéqucs, dont treize se trouvaient en ce pays, qui refusèrent leur démission demandée à la suite du concordat. Mais, en 1815, lorsque Louis XVili la leur demanda, tous la donnèrent sans hésiter. En 181'», après la première restauration, M. de Bausseï, évè(|ue de \annes, lui avait écrit pour l'engager à venir reprendre son siège, lui offrant >a dèuiissiou qu'il n'acccptu puiul. Peu après son retour
en France qui eut lieu sur la fin de 1815, il devint aveugle et se trouva dans l'impossibilité d'officier. Ce doyen des prélats français se livrait dans la retraite à la pratique des bonnes œuvres, et mourut à Paris, âgé de 88 ans, le 2 avril 1829.
AMELOTTE (Denis), né.à Saintes en 160G, prêtre de l'Oratoire en 1C50, mourut à Paris en 1678. Il écrivit contre les théologiens de Port-Hoyal, quoiqu'il ait partagé en quelques points leurs sentiments. Nicole lui répondit. Nous avons de lui la Yie du P. Condren, \n-k", pleine de minuties ; Traduction du Nouveau Testament, en français, avec des notes, 2 vol. in-4°, et k vol. in-8». Celte version, imprimée aussi en 1 vol. in-8° et in-12, sans notes, est très-répandue. Dans la première édition, le P. Amelotte assurait qu'ilavaitculesmanuscrilsde la bibliothèque vuticane, 20 manuscrits de France et d'Espagise, tous ceux d'Italie, d'Angleterre, des pays du Nord et du fond de la (irèce. C'est une ruse d'auteur. Il n'avait jamais eu en main aucun de ces manuscrits ; il l'avait avoué lui-même à ses confrères. Il était d'ailleurs ridicule de supposer (\uc cel oratorien eût trouvé dans ces manuscrits, soit réels, soit imaginaires, de quoi réformer ou le texte ou le sens des livres saints. Deux prolestants, Daillé le fils etConrart, accommodèrent celle traduction, en se servant de celle, de Jlons, à leurs opinions, et la firent imprimera Paris, chez Louis Vendôme, in-12, 1071, en petits caractères. Mais à peine cette édition parut-elle, qu'elle fut supprimée, ce qui l'a rendue très-raie; un Abrégé de théologie, in-i"; Harmonie des quatre évanqélistcs, en français, in-12, 1609, et en latin, 1070.
AMEIU5ACH (ViTLs). né à Wendingen en Bavière, étudia la philosophie, le droit et la théologie à Willenberg et adopta les erreurs de Luther ; mais après son retour dans sa patrie, il s'empressa de rentrer dans l'Eglise catholique, professa la philosophie à Ingolsladt,et y uiourut vers 1.J37, à '70 ans. Plusieurs pièces de vers qu'il composa attestent ses dispositions pour la poésie. (3n a de lui plusieurs écriis philosophiques ; tels sont: De anima ; De philosoptiia nuturali, elc, (i)itjpuradoja, cum orationiOus de laudiùus, de patria, et de rationc sluiliorum. Il publia des commentaires sur les Offices de Cicéron, et sur le (iiacours pour le poète Archias ; sur les poé'iiics (\c Pylhagore el de l'hocylide; sur lesTristes d'Ovi'le, el sur VArt poeiiqiir d'Horace. Enfin il traduisildu grecen latin les Discours d'isocraie et de Démostliène, le Traité de saini t^hrysostome sur la Providence, et celui d'Epiphiine sur la foi catholique. J
AMES (tii-iii-AUMEJ , tlicologieu anglais, | né à Norfolk eu 1.570, était zèle calviniste, ' ol fut professeur do théologie à l'raneker. 'Ames a écrit en latin sur les cas de conscience, cl a (ait plusieurs ouvrages de controverse contre Itellarmin, etc., '.'■> volumes in-12, .\mslerdam, 10j8. Il mourut à Rotterdam, CM lO.'t.'t, à 37 ans.
AMFKEN ILLE (Fkançois-Guvot des Lo-
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GES d'), prêtre, né le 18 juillet 1771, à Eu en Normandie, enira au service à l'âge de 15 ans, cinigra à 1 époque de la révolution, et servit sous le prince de Coudé. Blessé dans une affaire, il recul la croix de Sainl-Loiiis. Li's royalistes pcrdireni enlln tout espoir de voir Uionipher li ur cause, et d'AnifreuHe qui avait toujours conservé sa piélé, embrassa l'état ccilésiastique. Il en exerçait les fonctions comme aumônier de l'hôpilal militaire de Pre>bourg, lorsque la peste lui fournit l'occasion de montrer un dévouement qui faillit lui coûter la vie ; on l'avait déjà cru mort, et il eût été même enseveli, si un de ses amis ne s'y était opposé. Plus lard il fut appelé à pré( her devant la cour d'Autriche. Rentré en France, il fut nommé curé de Semelay, prêcha souvent' à Aulun, et fut nommé curé de Saint-Marcel, à Cliàlons. En 1829 il se retira à Autun où il prêcha le carême en 1830, et, l'année suivanie, il donna la station à Bordeaux. Eu 1^33, il prêchait à Lyon, lorsqu'il sentit les nouvelles atteintes d'un mal dont il souffrait depuis longiemp>;, et auquel il succomba au mois d'octol)re de la même année. On a «le l'abbé d'Amfreville, des Sermons, en allemand, imprimés, et qu'il se disposait à publier en français, lorsqu'il mourut, il a laissé en outre : L'Ami des citoyens chréliens, aussi en allen)and.
AMICI (Hyacinthe;, né à Rome en 17C0, mort dans la même ville le '12 janvier 1837, se consacra à l'élude de la théologie et des lois, et olitint le bonnet de' docteur in utroque jure. 11 fut nommé avocat des procès près de la congrégation des rites, et brilla par son éloquence dans les procès pour la canonisation et la béatification des personnages illustres par la sainteté de leur vie, notamment dans la cau^e de saint Alphonse de Liguori,
AMICO (Antonin d'), de Messine, chanoine de l'église cathédrale de Païenne, et hisloriographe de Philippe IV. roi d'Espagne, était très-versé ilans l'histoire et les antiquités de Sicile, sur lesquel.es il écrivit un grand numlire d'ouvrages, dont quelques-uns seulement oni été publiés. Après sa mort arrivée à Palerme en IGil, ses manuscrits passèrent dans les deux bibliothèques du duc de Madoiiia et de moiisigiior Palafox, archevêque de Palerme. Le catalogue de ses ouvrages se trouve à la fin de l'un de ceux qui ont été publiés, et dans la Bibliothèque sicilienne de .Mongilore. Nous citerons : Tritim orienlalittin latinnrum ordinum, post caplum u duce (îolhoficdo Uicrusalem, etc., Nvtiiiœ et Tabitluria, Païenne, 1G3(>, in-folio ; Dis^crtatio liislurica et clironolotjica de antiqno uibis Si/rnciis irinn arcltiepiscopalu, etc., Naptes, iGW, in V'. (k-tte dissertation se rapporte aux discussions cjui eurent lieu entre les trois églises de Syracuse, de Palerme et de Messine pour savoir à laquelle avaient anciennemoni appartenu le titre et les droits de métropole; le Thésaurus antiquilatum Siciliœ, Leyde, 1723, in-fol., Vu reproduite, avec les disberlalions
contradictoires ; Séries ammiratorum insulœ Siciliœ, ab ann. Dom. 842 u<(iue ad 164-0, Païenne, 1640, in-4*; De Messanensis priol'alits sacrœ hospitalitalis domus miliium sancti Joannis Hier osolymilani origine, Palerme 16V0,in-4°. '
AMICO (Barthélémy), jésuite, né à Anzo en Lucanie en 1562, mort à Naples en 1649, professa la philosophie et la théologie, au collège de cette dernière ville , et y devint préfet des éludes. Parmi les ouvrages qu'il a lui>sés el dont on peut voir les titres dans la Bibliollieca scripiorum socielatis Jesu , on remarque un recueil volumineux sur la philosophie d'Aiisiote, intitulé : 7/1 zinicersam Arislutelis pliilosophiam nolœ et disputationes, quibiis illuf^trium scholarum, Averruis, D. Tliotuœ , Scoti et Nominalium sententiœ expenduntur, earumt/ue tuendarum probabiles modi (ilferuntur , volum. septem, in-fol., dont le premier a deux parties, Naples, 1023 à 1G4S.
A.MICO (Bernardin), prieur de l'ordre des Franciscains à Jérusalem, en 1596, était de Gallipoli dans le royaume de Naples. Après un séjour de cinq années en Palestine, il publia en italien un ouvrage curieux, soiis ce tiiie : Traite' des plans et des tableaux des édifices sacrés de ta Terre sainte, dessinés à Jérusiilem , etc. , d'abord Rome , puis FIr.rence, 1020 , pet. in-fol. C'est le célèbre Callot qui en lit les gravures.
A.MICO (VîtoMauir), religieux de la congrégation du Mont-Cassin, né en 1693 à Catane en Sicile, fut élu prieur de son ordre en 1743. 11 avait pn. fessé pendant plusieurs années lu philoso| hie et la théologie dans sa patrie, et il publia les deux ouviages suivants qui témoignent de son érudition : Sicilia sacra, ilisquisiiiuniOus et noiitiis ittustraia, etc. , Venise, sous la fausse rubrique de Palerme, 1733, 2 vol. in-fol. La dernière partie seulement en est d'.\mico, qui la fit réimprimer séparément à Calane, sous ce litre : Siciliœ sacrœ libri IV interjra pars seciinda, etc., 1733, in-fol. ; Catunu illusirala, sive sacra et civis urbis Catanœ Itisloria , Cataiie, 4 vol. in-fol., 17il à 1740.
A.MICO (Ktienni. b'), de Palerme, religieux de la co;igrég.ilion lin .Monl-Cassin , né eu 1372, fut prieur, abbé, vicaire général de son ordre, el moutui en 1602. Mongitore, qui le loue beaucoup dans sa JJiOliotU. sicula, dit qu'il donna sous les noms supposes de Fa- 7iest') Musica i^Fanesto n'est auire chose que ranagnmiue de Slefano), un recueil de ses poésies latines . inlilule : Sacra bjra, varioruin auctorum cuniionibus conlexta, in lalina epiijraminata conversis, Palerme, 1050, in-t2.
A.MILNS (Jean-Loi is d ), capucin de la province de Paris , est auteur de diiTérents ouvrages de chronologie et d'histoire; tels sont : Atlas lemporum in 4 libris,etc., Paris 1035 ; h'pilome liisinriarum omnium, a Cliri-to iiatoad octo(jesimum unnum supra miUcsimum scxccnlesiinum, cuni omnibus cliarncieribus tts- (jue (id cunsuminalionem sœculi. Paris, 1385, in-l'ol. — Il ne faut pas le confondre avec Georges d'.Xniieiis , également capucin, qui se lit une réputation distinguée entre les
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