‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 67 sur 228 · AMM · texte numérisé non relu

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érudits du xvir sièrle; on a de lui : Tertul- « liaini.t recliih'us, scholiisel annotalionibiis iliuftrntvs, etc. Il s'est fait à Paris trois cciilio'^s de cet ouvrage ; la première est de iG46,in-roI. Trina sancti Pauli tluoloçjia, posili'a, moralis et myslica ; omnigena in sancti PnuH apostoli epislolas commentaria, Paris. IGM. 3 vol. in fol.

AMINADAB, lévite, habitant à Carialhiarim , chez liniuel on déposa l'Arche, après qu'elle eut été ramenée du pays des Philistins. Ce saint homme en donna le soin à son fils Fléiizar, qui la garda jusqu'à ce que David la fil venir à. Jérusalem.

AMIOr (le père), j<''suiie missionnaire, né à Tonlon, en 1718, fut envoyé en mission à la Chine, et arriva à Macao en 1750. Sa répulaliou s'étendit jusqu'à la capitale et porta l'empereur à l'appeler à sa cour. Amiot eut bientôt gagné l'estime et la confiance du monar(|ue, et malgré les travaux pénibles et iiiuUipliés de sa mission, il apprit en peu de teu)ps la langue chinoise et celle des Tatars (ine parlait l'empereur. Ce missionnaire, outre le zèle qui le conduisit à la Chine, y porta des connaissances sur toutes les parties de la physique et des mathématiques, des talents pour la musique, un esprit juste, une mémoire heureuse et une infatigable ardeur pour le travail. Après avoir pourvu à la propagation de la religion, en formant plusieurs nouveaux inissionnairi s, il se livra avec plus de liberté à des recherches scientifiques, que l'empereur facilita, en mettant à sa disposition les livres , manuscrits, etc., qui pouvaient lui élre utiles. Le P. Amiol fit [lasser en France un grand nombre de mémoires auxquels nous devons des documents précieux sur la Chine On a de lui : Traduction en français d'unpocmc chinois intitulé: I-'loge de la ville de Moukdcn, composé par l'empereur Khinn-long , Paris, 1770, in-S°, avec ligures, .\niioi y a joint un grand nonihr.' de lotes historiques et topograpliiquc; sur la ville cl la contrée de Moukd' n, aueiemie patrie des Talars-Maiilchcoux, aujourd'hui maitres de la Chine; Art militaire des Chinois, Piiris, Didot, 1772, in-i" , fig. ; Mémoires mr les Cliinois ; Lettre sur les caractères chinois adressée à la Société royale de Londres, et insérée dans le tome i" des Mémoires sur les Chinois: De la Musique des Chinois tant anciens q^ie modernes; Vie de Confiieius, hisloire la plus exacte de ce philosophe chinois, cl où se trouve sa généalogie tant ascenilante que descend/inli- pendant plus de iO siècles, avec des figures d'après les dessins ilu pays : cette vie, ornée de ligures graiées d'après les dessins chinois, occupe la pres(|ue luialiié du tome XII des 3Ié, noires sur les Chinois; Dictionnaire talarimnilcheou-françnis , Paris, Didot aîné, 1789, 3 Mil. in-4'; (irumntaire céréijée de la lani/ue tatc.r-mantcltrau , pins un très-grand nombre de Lettres, Truites, Observations ,qW. Le P. Amiot muurui à l'ekin eu 179^^, âgé de77ans.

A.MIHA. Yoy. (ii;ouGi;s Amira.

A.MIKA UT (.Moïse), naquit :'i liourgueil ou Tourainu, l'an loOG. Son père voulut le con-

sacrer à la"' jurisprudence ; mais Amiraut préféra la théologie, et vint l'étudier à Saumur. Cette ville, où le parti protestant avait une académie florissaule, se félicita d'un tel élève , et hienlôt Amiraut fut professeur lui-niôme. Lu 1631, le synode de Charenlon, auquel il avait été député, le nomma pour haranguer le roi, qui le reçut comme un homme que sa modération distinguait parmi ses collègues. Il mourut en 1604, n gretté des protestants, estimé de la plupart des catholiques- Nous avons de lui un Traité de la prédestination, dans lequel l'auteur, disciple de Caiiierou, s'éloigne moins île la doctrine catholique (jiie les autres théologiens protestants ; une Apologiei\c sa religion, 1647, in-S"; une Parnphrase sur le Nouveau Testament, 12 vol. in-8"';nne autre sur les Psamnes , in-4" ; la Vie de Lanoue, dit Bras de fer, Lejde, 1661 , 'in 4° ; une Morale chrétienne, etc.

AAÎMON, fils de Loth et de sa fille cadette, fut père des Ammonites, peuple qui fit souvent la guerre contre Israël.

AMj'O.N, l'.ppelé Amoïin par les Lgypiiens, naquit en Egypte d'une famille noble et riche. Lorsqu'il eut atteint l'âge de 22 an^, en 308, ses tuteur et curateur l'obligèrent de se n)arier. Mais le jour même de sou mariage, il lut à sa femme l'éloge que fait saint Paul de la virginité, et lui persuada facilement de s'engager avec lui à vivre dans une conlineuce pcrpéluelle. Ammou fut le premier solit;iire qui h;ibila la montagne de Nitrie. H y passa 22 ans, et la rendit fort célèbre par sa sainteté ainsi que par les nombreux ermitages qu'il forma et qu'il reujplil de disciples dignes de lui. Saint Athanase, dans la Vie de saint Antoine, en parle avec de grands éloges. Il est nommé sous le 4 d'octobre, dans la plujjartdes ménologes des grecs.

A.MMOMUS, philosophe d'Alexandrie, fut élevé dans le christianisme. Il commença par porter du blé dans d<'S sacs, ce qui le lit surnommer .Sdcc'i.'!; mais ayant quitté ce métier, il lit de grands progrès dans la philosophie écleciique, ou des noureaux platoniciens, et il l'enseignait avec succès en 2-53. Origène, Plotin, fuient ses disciples. Saint Jérôme loue beaucoup sa 6"")(Cor(/e des évangétisies : elle se trouve dans le septième volume de la Bibliothènue des Pères. Celle concord.incc est composée uniquement du texte sa( ré , sans y ajouter cl sans eu ometlre un seul mot. Il est des auteurs qui lui refusent le méiite d'avoir com|>osé cet ouvrage , et qui l'attribuent à un évéque nomme comme lui Ammunius. Ammonius ne fut jias moins eslioié des auteurs païens que des chiéiiens : Plotiii, Loiigiu, Porphyre et lliérorlès eu faisaient bciucoup iL' cas.

AMOLON succiila à ,\gobard sur le siège de Lyon en 840, et m..urui en 852; il fut aimé du ni Charles le t^hauvc et du papo Léon 1\'. 11 est auteur de iiuehiues opuscules sur la grâce et la preilestinaiiou, qui se trouvent dans les tomes Xlll et XH de ta liibliolliè<iuc des Pères, et dans r.\ppeu>licc aux Oi'iurcs d'Agobard, p.ir B.iluze. Un trouve aussi au tnéuic endroit sa lettre à Thcut-

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balde, évéque de Langrcs : il mandait à ce prélat d'ôlcr de l"éçlise el d'enterrer décemmciil cerlaiiips relMH es dont on ne pt)uv;;it coiisluler l'authenticité. Il appuynil re qu'il disait sur la conduite que saint .Martin avait tenue en piireil cas, et sur le décret du pape Gélase. Quant aux prétendus miracles de quelques femmes qui tombaient en convulsions et qui souffraient eii présence de ces reliques, il disait qu'il f.illait les rejeter et les mépriser. Les vrais miracles, ajoute-t-il, rendent souvent la santé aux malades, mais ils ne l'osent jamais : réllexioii applicahle anx farces dont la secte j.tnsénienne a prétendu fiiire des œuvres divines. Toy. Pàius el MoNTGEnoN. Il avait pris quoique temps la défense de Gotescalc, qu'il tâclia d'excuser dans les commencements, ne le connaissant pas bien ; mais il rejeta toujours les erreurs que l'on condamnait en lui.

AMON, roi de Juda, (ils et successeur de Manassès, fui aussi impie que son père, et ne revint pas de ses erreurs cunime lui. Ses olliciers lui donnèrent la mort après deux ans de règne, vers l'an 561 avant J.-C.

AMON, gouverneur de la \ille de Samarie, -retint en prison le prophète Michée, par ordre du roi Ach.ib.

AMijUT (EusicBE) , chanoine régulier de l'ordre de Saint-Augustin , doyen du couvent de Pollingen en Bavière, né le J5 novembre 1C92, près de Tœlz, se dii-lingua par ses oliservalions astronomiques et un grand nomtire d'écrits sur différents sujets. C'était un homme sage, modeste el profondément savant. On a de lui , entre autres ouvrages, PliUosoplàa PoUing<na, Augsbourg , in-l'ol., 1730. !l y a à la lin de ce volutne un Iroi'.é fort éienilu contre le mouvement de la ferre, iniilulé : Notilia «c- Ciirata de yystcmrile ne partibus unirersi. ouvrage que les asironomes modernes regardent comme suranné, et qui contient néanmoins plusieurs observations ()iii peut-être n'ont pas encore été suKlsammenl celaircies; «n Traite historico-théolngic/ue des indulgences, in-fol.; un Supplément au Dictionnaire dex cas de cmiscience, de l'onias; des J{è(jles tirées de l Ecriture sainte, des conciles et des Pères, loiichanl les apparitions , visions, etc., 17i''i-, 2 vol. in-V"; une Dissertation qui restitue à son vrai auteur le précieux livre de l'Imitation de Jésus-Christ. Cet ouvrage, plein d'érudition et d'une critique lumineuse , dissipe enlièreuienl les doutes que les gersénistes avaient tâché de répandre sur l'auleur de cet excellen! traité do morale. Quoi(iue les dissertations de l'abbé Ghesquièrc el de l'abbc DesblUons contiennent la même démonstration et ajoutent même de nouvelles lumières à celles d'Amort, un avantage particulier de cette dernière est l'expression exacte des caractères dos différentes versions que les gerséuistes ont prétendu être antérieures au temps de Thomas à Kempis. Il conste, par la seule inspection de cette écriture, que la prétendue antiquité de ces manuscrits n'existe que dans l'imaginatioude quelques critiques que

le préjugé, eu je ne sais quel esprit de parti, a engagés à défendre un paradoxe historique qui ne soutient pas la première vue d'un lecteur impartial. Voy. NàuoÉ, Gersen, Kempis, Dessillons. Tous ces ouvrages sont écrits en latin. Eusèhe Amort mourut le 2a novembre 1775, à l'âge de 83 ans. On a gravé son portrait avec cette inscription : Litterarwn, maxime sacrarum, per £avariam restaurator.

AMOllY (Thom.4s), théologien anglais, non conformiste, docteur en théologie de l'université d'Edimbourg, naquit en 1700 à Taunton, dans le comté de Somerset. Après avoir rempli les fonetions de ministre à Taunton de 1730 à 175'J, il se rendit à Londres où il prêcha. Opposé au calvinisme rigide, il fut un des commissaires choisis pour solliciter l'extension de l'acte de tolérance. 11 se déclara contre le socinianisme, et ne rejeta ni l'évidence naturelle d'une vie future, ni la notion d'un état séparé. On a de lui : des Sermons, 2 vol. in-8°; Notice sttr la vie et les écrits de Henri Grave, 1740, en tète de ses OKuvres postliuoies; Mémoires du dur.teur Benson, en tèie de snn Histoire du Christ ; et ceux de Samuel Ciiandler. Aniory termina s^a carrière en 177i. — Un aulre Amokv (Thoiuasj.lils d'un conseiller d'Etatdu roi Guillaume, a publie lui-même les délails de sa vie dans un écrit intitulé : Vie deJolm Buncle, 1756 et 1766, 2 vol. in-S". Il ût ses études à l'univer-ilé de Dublin et adopta la doctrine des unitaires , qui devint pour lui comme une mesure dont il se servait pour juger le mérite lies personnes qu'il voyait. 11 mit dans .-es éerils la biz.^rrcrie qui était dans son caractère. Il fit paraître un premier volume lie Mémoires contenant les Vies de linéiques dames de la Grande Bretagne • obscrcaiîons sur la religion chrétienne telle qu'elle est professée par l'Eglise étab'ie et par les dissidents de toute détiominaiii>n, etc., eu forme de lettres, 17oo, in-8°. Les dames dont il s'a;;it n'ont existe, du moins ou l'assure, que dans l'imagination de l'auteur. Ce premier volume deviiit être suivi d'un second, dans lequel il aurait donné des renseignements curieux sur le docteur Swifl, qu'il avait particulièrement connu ; mais ce second volume n'a point paru. Jean Buncie ou Thomas Amory mourut à 07 ans, en 1789.

AiMOS, le troisième des douze peliis prophètes, éliiit un berger de la vilie de Thécué, comme il le dit lui même au commencement de sa proptiéiie. Saint Jérôme l'appelle pastor et rusticus, et ruborum mora dislrin;/ens. Il vivait sous les règnes d'Ozias, roi de Juda, et de Jéroboam II, roi d'Israël. Ses Propliéties, renfermées dans neuf cliupitres, sont écrites avec beaucoup de simplicité. On y trouve bien des comparaisons tirées de sa profession ; elles n'en sont que plus expressives et plus pittoresques. Amazi.is, prêtre de Béthel, le fil mourir vers l'an 785 avant J.-C. L'auteur de la Vie des Prophètes, attribuée à saint Epipliane, saint Clément d'Alexandrie et quelques auteurs modernes, ont cru que ce prophète était le même qu'A-

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nios, père du prophète Isaïe; mais saint Augustin, saint Jéiùme, saint Basile, saint Isidore, etc.. rejettent avec raison ce sentiment. Le père du prophète Isaïe était un homme de qualité de l;i ville de Jérusalem, et le prophète Amos avoue lui-même qu'il était l)erger. Outre cela , on écrivait ces noms diversement, quoique les Latins n'y fissent point de dilTérence.

AMOUR (GciLLALME DE SiiNT-) naquit 'à Saint-Amour, bourg de la Franche-Comté, au commencement du xiii* siècle. II eut un canouicat à Beauvais, et prit le bonnet de docteur en Sorbonne. Les privilèges accordés aux religieux mendiants ayant ott'eu'^é l'université (ie Paris, Saint-Amour fut député à Home ei i emplit sa mission avec une ardeur qui tenait du fanatisme. Son livre Des périls dis derniers temps, composé à cette occasion, est une déclamation conire les religieux dominicains. « L'estime et la faveur, « dit l'abbé Bérault, que les personnes les « plus iildslies témoignèrent à ces religieux, « leur attirèrent bien des reproches et des « injures. On les chargea de lonles les im- « pulalions qu'on a renouvelées si souvent « depuis, et qu'on ne se lassera jamais de « répéter contre les nouveaux vi nus, dont « le zèle et les talents feront ouvrir les yeux « sur la dégradation et l'inutilité de leurs « prédécesseurs dans la jouissance de la « consideralion publique. » Alexandre l\ , auquel les religieux portèrent conire Saint- Amour l'uccusalion d'avoir mal parlé du souverain pontife, condamna ("luillaume et le priva de tous se^ bénéGces. Saint-Amour ayant fait l'Apologie de son livre dans un voyage qu'il Gt à Rome, le pape le renvoya absous. A peine fut il parti que ce même pontife, mieux instruit de son génie inquiet et tracassier, lui écrivit qu'il lui défendait d'entrer en France, d'enseigner et de prêcher. Saint-Amour fut obligé de rest rdans sa ville natale jus(|u'après la mort d'Alexandre; il rev ni alors à Paris et y fut bien accueilli. Clément IV, successeur d'Alexandre, à <|ui ce dx'teur lit tenir son livre, ne dit rien contre l'ouvrage, se «onlentant de traiter l'auteur avec indiflerence. Saint- Amour mourut en i-112. Ses ouvrages ont été publiés en 1632, in-'i"; ils sont .lu nombre de trois : le 1" a pour titre De pharisœo et publicano ; le 2' De pirictilis iiovissiinorum teinporum; le 3' CoUationes Siripturœ sucrœ. Il attaque, dans tous ces écrits, les ordres mendiants avec un enlliousiasme qui le rend plaisant. Saint Thomas d'Ai|uin e! saint Bonaventure, religieux l'un et l'autre, soutinrent avec plus di' dignité la cause de leur état. Le premier surtout se disiingua dans ce travail : il prononça à Anagni, en présence du pape, une longue apologie où, avec la force et la précision <|ui caractérisent tous ses écrits, il défendit ces religieux conire les allégations diverses de leur injurieux agres>eur. Sa seule personne, b.i condniic, ses'Iumineux écrits, étaient une apoli'gie pcrm.inenle de l'inslilut (|u'il avait embrasse par les plus béronjucs sacriliccs.

AMODK fLoLis GoRiN de Saint-), naquit à Paris en 1619; il était fils d'un cocher du roi, et tilleul de Louis XIII; il prit le bonnet de docteur en théologie en IG'ii et fut recteur de l'université de Paris , dans laquelle il avait brillé durant le cours de ses études. Les évéques partisans de Jansénius l'envovèrent à Rome, sous Innocent X, pour défendre leur cause. N'ayant pu la gagner, il revint à Paris plaider celle d'Arnauld. Il fut exclu de la Sorbonne pour n'avoir pas voulu souscrire à la condamnation de ce docteur; il mourut dans un âge avancé, en 1687. On a de lui un Journal de ce qui s'était passé à Rome, louchant les cinq propositions, depuis 16i6 jusqu'en 1G53; il fut imprimé en 1662, in-fol. Il est aussi vrai que peut l'être ie faclum d'un avocat dont la léte n'est pas peu exaltée et (jui parle conire sa partie adverse. Un arrêt du conseil d'Étal de l'an t66i, donné sur les mémoires de plusieurs prélats, le condamna à être brillé par la main du bourreau. Le cardinal Bona eu fil une censure détaillée, que nous avons en manuscrit, datée du mois île février 1664. Le savant prélat y dévoile excellemment la mauvaise foi el l'esprit hétérodoxe du journaliste. AMPHlLOt^UE (saint), issu d'une famille noble de Cappadoce, fut fait évêque d'Ii one vers l'an 3'ri. 11 avait d'abord fréquenté le barreau. Il obtint de l'empereur Théodose des lois Irès-sévères conire les hérétiques, lui faisant connaîlre les troubles que l'esprit de secte ne manque jamais d'exciter dans la constitution de l'Etal comme dans celle de la religion. Ou dit que ce saint, fâché de ce que ce prince écoulait favorablement les ariens, alla au palais, fit quelques caresses au jeune Aicadius comme à un autre enfant, mais affecta de ne lui rendre point le respect qu'il lui devait. L'empereur, irrité, ordonnait qu'on le chassât , lorsqu'Ami>hiloque lui dit : Seigneur, vuus ne voulez pas qu'on manque de respect à voire fils, et vous vous emportez conire ceux qui lui font une tdle injure : comment vouli z-vous donc que le Dieu de l'univers truite ceux qui blaspluinenC contre son Fils unique? Cette seule réponse, dont la force el la sagesse fut goûtée par Théodose, délermina cet empereur à punir les ariens. Saint Ampbiloque assista au premier concile général de (^instanlino|ile en 381, présida au concile de Side, el fil admirer son zèle dans l'un el dans l'autre. 11 n'est plus fait tnenliou de lui après l'année 3'Ji; il parait qu'il mourut vers ce temps-là. Saint Grégoire de Nazianze appelle saint .\mpbiloque (i un pontife irréprochable, un ange, un héros de la vérité. » Nous savons, par le témoignage du même Père, que le saint évêque d'Iconi; procura la guerison à des malades par ses prières, par l'invocation de la sainte Trinité el par l'oblation du sacrifice. Il nous reste de lui des fragments de divers ouvrages, qu'on trouve dans la liihlhlhèqiic des l'ères ; el une lellre sur les synoiles, publiée par (jolelier. Le P. Combefis donna une bonne édition de ccciut; nous avons de saint Amphiloque, à Paris, 1014, iu-fol.,

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