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sous le nom de Livio Bêlant, ce qui l'a fait ranger parmi les auteurs pseudonymes; mais il fui plus hardi en publiant son second volume, intitulé : Lux magicn academica, pars secumla, primordia rcrum tuitnrtiHum sanabilium, infirmarum et inciirabiliiim continens, e(c., Venise, 1687, in-4'. On ne sait rien de la vie de ce moine, sinon qu'il fut vicaire général de son ordre à Madrid, qu'il passa ensuite parmi les pères de l'Observance, et qu'il vivait encore en 1707, année où Mongilore parle de lui comme d'un auteur vivant, Bibliotheca siciila, vol. 1", pag. 112.
ANGELIS (JÉRÔME,) né en 1567, à Castro- Giovanni, en Sicile, entra à l'âge de 17 ans dans la comjjagnie de Js sus , et fut cnvojé en 1595, en qualité de missionnaire, aux Indes et au Japon. Une violente tempête ayant jeté son vaisseau sur les côtes du Bié-il, il fut fait prisonnier par des corsaires , et amené en Angleterre. Délivré presque aussitôt, il retourna en Portugal, se fit ordonner prêtre, et repartit pour le Japon, où il arriva en 1602. Il s'était déjà signalé par des conversions éclatantes, lorsqu'on 1614, un édit du souverain proscrivit les missionnaires jésuites dans tonte l'étendue de ses Etals. Angelis obtint de ses supérieurs la permission de quitter l'haliit de son ordre, et continua de prêcher la foi dans les différentes provinces de l'île. 11 porta ses pas à Meaco, à Osacka, etc., où il restait à peine 1000 chrétiens que l'on y avait relégués, et dans peu de temps on en compta 11,000. Ou.ind la persécution de 1623 éclata dans le Japon, Angelis, pour délivrer son hôte que sa charité à recevoir le ministre de Dieu allait conduire à l'échafaud, reprit les habits de son état, et se présinla courageusement devant les tyrans, (|ui le firent périr par le supplice du feu le 2'i- décembre de cette même année. (Jn apprend de l'auteur de la Bibliothèque des jésuites, que ce laborieux missionnaire avait écrit une courte Relation du royaume d'Ycsso. Une de i>es lettres, sur le jnéine sujet, se trouve dans \''Jli<loirc de ce qui s'e^t passé dans le r.^yanmc de la Chine et du Japon, tirée îles lettres écrites de 1610 à 1621, traduite de l'italien, par Pierre .Morin, in-'i-''.
ANGI'XIS (Alrxanorh), né à Spolette, entra dans l'ordre des jésuites in 1581, professa successivement la philosojjhie •'\. la théologie, fut appelé par le cardinal Serra à Florence, où il miurut en 1620, âgé de .'58 ans. Il a lais é un ouvrage en cinq liv;es contre les astrologues, imirimé pour la seconde fois à llomi-, 1613, '\\\-k\ Il av.iii proniis, mais il ne put ach. ver, des romuiCH^ii/res sur la philosophie et la théologie univertelle.
ANGIiLIS (Fiiam;ois-Antoi\k), né à Sorrento, en lo(i7, entra chi'z les jésuites en I.5S3, fut cnvojé in lfi02 dans l'Inde, cl, deux ans après on Kthinpie, où il prêcha l'Kvangile pendant dix huit ;ins. Il mourut eu 162'l; il avait Irailiiit dans une des langues de l'Hlbiopic plusieurs ouvrages, cnlre
autres les Commenluires de Jean Hhddonal sur rEvain/ile de saint Matthieu et sur l'Evangile de saint Luc.
ANGELIS (MuTius), né à t'poletle, mort en 1.597, âgé de Irenle-neuf ans, professa penilanl seize ans la piiilosophie et la théologie, e! laissa des commentaires sur presque tons les livres d'Aristole, sur la Somme de saint Thomas, des notes sur les Epîlres de saint Paul, etc.
ANGIÎLOCUATOU (Daniel), théologien réfiirmé, né à Corhacb, en 1569, mort en 1633, surintendant et pasli-ur à Kœlben. II assista au synodo de Dordreeiit, en 1618, fut très-mallrailé lors de la prise de Cassel, en 1026, par Tilly. Dans le nombre de ses ouvrages, indiqués dans la llessr savante, de Striedel, on remarque : Chronologia antoptica, Cassel, 1601, »n-fol., c'est-à-dire, Chronologie tellement évidente qu'elle équivaut à l'avantage d'avoir été témoin des événements. Ses écrits théologiques n'annoncent pas moins de confiance dans ses lumières et ses opinions. On a encore de lui des ouvrages sur l'art métrique des anciens, et un Traite' des poids, mesures et monnaies, accompagné de tableaux bien faits : Doctrina de ponderihns, menstiris cl monetis, Marbourg, 1617. in-V". Son nom de famille était Engelhardt. Sa Chronologie est un ouvrage savani, mais plein d'erreurs, et d'une confiance déplacée dans les absurdes compilations d'Annius de Viierbe.
ANGELOME, diacre et religieux bénédictin de l'abbajc du Luxeuil, au commencement du IX' siècle, se distingua, dans ces temps d'ignorance, par son goût pour l'étude. Ses talents le firent connaître de l'empereur Lothaire, qui tenta vainement de l'attirer à sa cour. Il avait écrit, en latin, un grand nombre d'ouvrag'S qui se sont perdus. On conservait, dans la bibliothèque du Luxeuil : ses Cotnmentaires sur la Genèse, sur le Cantiijue des cantiques, et sur les Licres des liais. Son Commentaire stir le Cantique des laiitiqtes a été imprimé à Cdogne, en 15."]0, in- 12; ci'lui sur le Lirri- des Unis, à Itome, Paul Manncc, 1363, in-fol., suivant Ciaconius. Ces d^ux ouvrages, qui portent l'emprrinie de i'espril bizarre et grossier du IX' sièrie, avaient été im|iriinés ensemble à Cologne, 1530, in-V. Angelome mou rut à Lux nil on 85't.
a;>('iENNKS (Cuaiii.es), d'une ancienne maison du Perche, est plus connu sons le nom de cardinal de Hambouillet. Il obtint ré>écbé du Mans de (^h irles IX, et la pourpre lie Pie I\',au|irès duquel il avait été envoyé en ambassade. Si\te-Oiiinl lui d inna le gouvernement de Cornelo. Il y mourut en 1.387, à 5(' ans, de poison suivant quelquesuns. Cl" prél.il, propre aux grandes affaires, avait paru avec éilal au concile de Trenle. f^e fut sous son épisi-opal (|ue les c ilvinisics prinnl la ville du Mans, el pillèrent l'éRliso calhiilrale de Saint-Julien.
ANCil'.NNKS (Ci.Arni:), frère du précédent, né à Itauibonillet, rn 1338, drvinl conseillerclerc au parlement de Pans, en 1365. En-