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voyé, trois ans après, vers Côine de Médicis, grand duc <ie Toscane, il fui honoré du titre de conseillpr d'Elat, et nommé évêque de Noyon en 1577, puis du Mans en 1588, à la place de son frère Cliarles. |[ y établit un séminaire, et y mourut en 1601, aimé et respeclé. On a de lui une Lettre conire l'action de Jaci]aes-Clé lient , lo89 , in-8"; eilo est jointe à une Réponse d'un docteur en tliéoîogie, qu'on croit élre Jean Boucher, il a également publié une Remontrance du derqé de France, 1385, in-8°; une seconde, 159(5, idem; Avis de Rome, tirés des Lcllres de l'évèque du Mans à Henri de Valois, 1589, in- 8". Dans cet écrit, l'auteur se prononce forlenieiil contre Henri III. Enfin une Lettre à Henri III. dans Ijiquelle il lui rend compte de sa mission à Rome, relative à la mort du cardinal de Guise.
ANGERS (François d'), capucin de la [)rovince de Paris, joignait aux vertus attachées à sa profession, un amour ardent pour les lettres. L'on a de lui, entre autres ouvrages : nutoria missionis capurinorum ad regmtm Mnrochii i>i Africa, etc., Madrid, lGi4 , in-8°; Vitn Patris Josephi Leclerc , capiicini, Paris, îCi5, in-i°.
ANGILBI:KT (saint), neuslrien , étudia avec Charlemagne sous Alcuin, qui lui fut attaché comme un père l'est à son fils. Charlemagne lui donna lîerllie sa fille, le fit gouverneur lie la France maritime, depuis l'Escaul jusrj»u'à la Seine, cl mini--ti'e principal de Pépin son fils , qu'il avait t'ait couronner roi d'Italie. .\ngiil)ert quitta le ministère et sa femme, pour se faire moine, en 790, dans le monastère de Centule, ou de Saint-Riquier, en Ponthieu, dont il devint abbé peud'.innéesaprès. Il fut oliligédesorlirtrèssodvenl de son monastère, pour des intérêts d'état, ou pour des affaires ecclésiastiques. 11 fit quatre voyages à Rome. Dans 1' dernier, il accompagna Ciiarlemajïne, qui l'appelait son Homère. Il le vit couronner empereur d'Occident , el mourut l'an Sik. Nous n'avons de lui que peu d'ouvriges, ce sont des poésies. On en trouve (luelques-unes dans le Recueil des historien!: de France, dans Alcuin, dans le Spicilége. On a aussi l'histoire qu'il a écrite de son monastère. L'ouvrage d'Angilbert, 17il, in-S°, intitulé Histoire des premières expéditions de Charlemagne . pendant sa jeunesse et avant son règne, composé pour l'instruetion de Louis le Débonnaire, n'est qu'un roman rédigé par Dufresne de Francheville. (Vog. le Dictionnaire des anonymes, tom. IV, pag. 7.3.)
ANGLUS (Thomas), prêtre catholique anglais, du xvir siècle, se déj^uisa sous les noms de Candidus, Alhius, liianchi et Ricltworlh : un croit que son vrai nom était White (Le blanc), mais il est plus fjénéralement connu sous celui d'Anglus. 11 résida lon;;temps à Paris et à Rome, el fut successivement principal d'un collège à Lisbonne, et sous-principal de celui de Douai. Il adopla les scnlimenls de Kenelm Digby sur la philosopbii' d'Arislote, el entreprit (l'expliquer, parelie, les mvstères les plus impénétrables
de la religion, tels que la prédestination, le libre arbitre el la grâce. Il a écrit, sur ces divers sujets , des ouvrages dont l'obscurité est comparée par Baillet à celle des anciens oracles. Anglus répondit à ce reproche d'obscurité d'une manière assez remarquable : « Ou les savants m'entendent , dit-il, ou ils ne m'entendent pas. S'ils m'enlendent, et qu'ils trouvent que je me trompe, il leur est aisé de me réfuter ; s'ils ne m'entendent point, ils ont tort de s'élever contre ma doctrine. » Plusieurs de ses écrits ont été censurés à Romo, en 1658, par la congrégation de {'Index, et les théologiens de Douai ont condamné vingt-deux propositions extraites de ses Institutions sacrées. Descartes , qui l'appelle M. Vitus, essaya de lui faire adopter son système; mais ils ne purent s'entendre, .\nglus mourut quelque temps après le rétablissement de Charles IL Ses principaux ouvrages sont : InHitutiones peripateticœ; Appendix theologica de origine mundi ; Tabitlœ snfjragiales de terminandis fidei litibus ab ecclesia catholica fixœ; Tesserœ Romance evulgntio; Statera morum; De medio animarum s'alu, etc.
ANGRI.\NI(Mk:uiîl), appeléanssi Ayguani ou de At/gonnis , religieux bolonais du xiv siècle, de l'ordre des Carmes, prit le bonnet de docteur de l'université de Paris. Du voyage qu'il fil en Italie pour les affaires de son ordre ayant donné lieu à Urbain VI d'apprécier son mérite, ce pape le noomia vicaire général. l'Iu général de son ordre^n 1381, Angriuni le gouverna pendant cinq ans, puis il se retira dans le monastère de Bologne, ou il mourut en 1400. Son principal ouvrage , dont on a longten)ps ignoré i'auleur, eslunCommenlaire surles Psaumes, intitulé: Incognitus inPsahnos, Milan, 1510, in-fol., publié par Léonard Veggio, et plusieurs fois réimprimé, notamment à Lyon, 168'J, 2 vol. in fol. On a encore d'Angriani : Quœstiones disputatœ in librum IV sententiarnm, Milan, lolîl, in-fol., revu par François-Léonard Priolo, Venise , 1623, in-folio. Morcri lui attribue encore plusieurs traités qui n'ont pas été imprimés.
.VNK^ET (saint), syrien, fut élevé sur le siège de saint Pierre l'an 157, après saint Pie. 11 fut visité à Rome par saint Polycarpe de Smyrne. Ces deux grands hommes agitèrent ensemble plusieurs questions, qui faisaient alors du bruit dans l'Eglise. Ils discutèrent aussi la coutume où étaient les Asiatiques de célébrer la P.âque avec les Juifs, le (luatorzième jour de la première lune qui se rencontre après l'equinose du printemps : mais tout se fit de part el d'autre avec la pins grande modération. La diversité de sentiments, par rapport à la célébralion de la Pàque, ne rompit point les liens de la paix. Chacun s'en tint à ce qui se pratiquait dans son église ; AniccI céda même à Polycarpe l'honneur d'olTrir le sacrifice. Ce saint pape sut garantir son troupeau du poison de l'erreur, el conserver le dépôt de la loi dans toute sa pureté. H empocha par sa vigilance les funestes ravages