‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 80 sur 228 · ARC · texte numérisé non relu

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siège de Milan. Arcimboldo raourat le 6 avril i55a, après avoir publié ua catalogue des héréliqiU'S doul la doctrine et les ouvrages étaient condamnés. Ce catalogue a été traduit eu italien, et réimprimé par le fameux Vergerio, sous ce litre : Culalogo ove Arcimboldo archivtsc. di Milano, condanna e di ffama pcr herelici la magior parle de' fhjlhioli di Dio, elc, con ima riposta, 15o4, in-S", très-rare.

ARGUDIUS (PiEriHE), prêtre grec de l'île dn Corfou, vint étudier à Rome. Grégoire XIV l'envoya en Pologne et en Russie pour travailler à l'extinction du schisme des Grecs dans ces régions. Au retour de son voyage, qui fut assez heureux, mais dont les fruits ne subsistèrent pas longtemps, il s'attacha au cardinal Borghèse, et mérita sa protection et son estime. Nods avons de lui un ouvrage savant intitulé : De concordia Ecclesiœ cecidenlalis et orienlalis, in septem sacranienlormn administratione, Paris, 1G72, in-i° ; Vlriim delur purgatoriidii? Ri)me, 1G32 , in-^" ; De pnrgaiorin igné, ibid., I(i.j7, in-4.°; Opusculd de processione Spiritus sancti , ibid., 1G30. Le tond de ces ouvrages et de quelques autres du même auteur est trèsestimé; mais l'ordre y manque quelquefois, et le style en est un peu négligé. Ils sont surtout propres à défendre l'Egiise romaine et sa croyance contre le schisme di-s Grecs; et c'est ce qui l'a rendu odieux au parti de la « petite Eglise, » et lui a attiré plus d'une sorte de sarcasmes de la part des éci'ivainsdc cette secte. Léon Allatius, auteur érudit, et grec lui-même, zélé pour l'union, lui rend plus de justice : il paraît cependant l'accuser d'un excès de zèle, en disant qu'il « haïssait jusqu'au nom des novateurs, » mais en réfléchissant bien sur les fruits de l'esprit d'innovation, et sur ce qu'on appelle novateurs, on se persuadera que ce jugemeiii est plutôt un éloge qu'une criticjue. L'abbé Renaudot semble l'accuser de « s'être proposé de décrier l'Eglise grecque; » mais quoi qu'il en soit de cette intention supposée, comme il s'agit des Grecs tombés dans le schisme, l'ignorance cl la superstition, il est à croire qu'Arcudius ne leur a pas lait grand torl. il mourut vers l'an H)3i, dans le collège des Grecs, où il s'était réfugié. 11 vivait encore en 1(i33, lorsciue Léon Allatius publia ses Apes Urhanœ; mais il était mort en 1G37, (juand Pantaléon Ligaridius Imprima son traité De purgulorio, iu-ï'.

ARCULl'HK, théologien français, qui vivait vers l'an tiOO, « nlrepril, vers l'an (i40, un voyage en (Jrienl, et \isita la lerre-sainti', Gonslantinoplc et d'autres lieux. Comme il reienaiten France, il lut jeté par une tempête, sur la Cille Dccidcnlale de la (irandc- Rrelagne, et reçu avec hospilaliié pnr l'alibé Adaman. D'après ses conversations, Adamau mil par écril le déi.iil de ses voyages cl une description des lieu\ saints. L'ouvrage forme trois volumes , il fut publié | ar Séraniiis bous le titre de l.ibn de silit tvrrw sancta:, Ingolstadl, IGl'J. Dus e. traits dr son ouvrage

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furent recueillis par Bède ; et Mabillon les a

fait imprimer dans les Acta Benediclor.

ARDÉE (Jacques d'], né vers la fin du xvr siècle au pays de Liège, enlra en 1G15 au monastère des Croisiers à Huy, où il enseigna la lhéoloi;ie, loul en s'occupanf de compositions poétiques, et pui)lia : Ecclesiastœ cncomia de vanitale; item rusarium marianœ scinclitalis et quodlibeticœ guœstiones ex fontibus grummaticorum , sive pœdotechnia et enii/inalu puerilia, Liège, 1G32, iu-k". 11 écrivit encore uniî Histoire des évéques de Liège, aussi en vers latins, imprimée dans la même ville, lG3i, iii-'i°. 11 commence la liste des évoques à saint Materne et la termine à Ferdinand de Bavière, à qui son livre est dédié.

ARELLANO (Gilles Ramirez ue), fut membre du conseil de Casiille et président de l'inqui')ition. II composa un ouvrage qui a pour litre : El mémorial' de la grandeza del conde de Aquilar, et un traité De Piivilegiis credilorum. — On a d'un autre Ramirez de Arellano un traité espagnol sur l'orthographe de la langue castillane. - Un autre Arellano ( J. Salvador Baptiste de) fut moine de l'ordre des R.'coUets, sur le commencement du xvii' siècle, et a laissé : Anli juilates urbis Carm nœ, ejust/ue Historiœ compendium ; Ile Origine imaginis sancta' Mariir; De Reliiiuiis SS. Juslœ et Rufina:. Plusieurs lui attribuent le livre imprimé sous ce titre : Antiguilates monasterii S. Trinitatis quod est S -viliio. — Dn quatrième Arellano yLlvna (Michel Gomez de), chevalier de l'ordre de Saint -Jacques et membre du conseil des affaires de l'Inde, a laissé : Opéra juridica tripartitu, Anvers, 1051, iii-i° ; Juris canonici antilegomena; Tlieoremata pro j'mmaculuta Conceptione S. Mariœ; Supplicatio ad Innocentium X, touchant la Conception de la Irès-saintc Vierge.

ARESI (Paul), né à Crémone vers lo"i, se distingua dans l'ordre des theatins, et fut ensnite évêque deTortone, dans le Milanais. ]| cultiva et protégea les lettres. On a de lui des Sermons en latin, des Livres de philosophie, de théologie, de mysticité, et un sav;int ouvrage sur les Divises sacrées, en italien, in-fol., et in-4°. Milan, 1G23, 8 tomes. Ce prelui mourut dans sa ville épiscopale en

ARÉTAS, évêque de Césarée en Cappadoce, au x' siècle, comme le prouve Bernard de .MontfaucoM, dans sa Patwograpliia grœca, pag. 43 et 275, est auteur d'un (^ouimvntaire sur l'Apocalypse, qui a été imprimé en grec et en latin, Paris, IG^I, in-folio. Il se trouve en latin dans la Bibliothèque des Pères.

Al'.l' l'IN (Guv) vit le jnur à Arezzo. Il entra dans Tordre de Saii.l-Henuît, et devint al'be. 11 subslitna aux six lellres de l'alph.ibcl romain dont un se servait dans le plain-chanl giégorien, les syllabes i«/, re, mi, fa, sot, la, (in'il tira des trois premiers vers de l'hymne : il gueanl taxis, etc., composée i)ar Paul Diacre, et simplilia tellement l'arl du chant, (|n'ii apprenait dans un an, a un enfant , ce qu'un homme d'un .igu

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avancé pouvait à peine apprendre dans dix el vingt. Le pape Jean XIX admira son invention, et le (it venir à Kome. {Voy. dans le Dictionnaire de musique de Brossard, l'analyse des ingénieuses découvertes de Guy Arélin.) Ce bénédictin llorissait vers l'an 1028. Il laissa deux livres sur la musique.

ARÉTIUS (BiiNÉDicTj, théologien et botaniste, né à Berne au commencement du x»i siècle , fut lié avec Conr;id Gessner , surnommé le Pline de l'Allemagne , et correspondit avec la plupart des savants et des botanistes de son temps. Les plantes des Alpes furent principalement l'objet de ses éludes; il en a découvert et fait connaître environ 40 qui sont Irès-rares, el qu'il a brièvement décrites. Il en a introduit plusieurs dans les jardins , à cause de leur beauté, en indi({uant la manière de les conserver. \rétius a publié la description de deux montagnes du bas Symmenlhal, dans le canton d<' Berne, le Niesen et le Stockliurn, remarquables par leur hauteur et le grand nombre de leurs végétaux. Cette description, adressée sous lu forme de lettre à son compatriote et ami l'ipérinus, fut imprimée à la suite des œuvres de Valérius Cordus; elle est intitulée : Slohhornii et IS'essi UeivetUe monliumelnusctnliwn in eis slirpittmdescriptio, impr. in operiùus Val. Cordi, Strasbourg, 1561. Conrad Gessner nomma Aretia une des plantes qu'il afaitconnaitrele premier, et Haller,puis Linné, en conservant ce nomàla môme espèce, l'ont donné au genre dont elle fait partie : c'est une très-petite plante de la famille des primulacées. Quoique Arétius n'ait pas publié de grand ouvrage, le petit nombre de plantes qu'il a fait connaître le premier, l'a placé parmi les fondateurs de la botanique. On a aussi de lui plusieurs ouvrages de théologie, notamment un Examen de (héolo(jie, dont il s'est fait de nomi)reuses éditions ; une Vie de l'hérésiarque Gentilis, et dis Sermons. Dn catalogue des comètes calculées jusqu'au temps où il vivait, des Commentaires sur Pindare, les Tables d'une grammaire hébraïque, etc., témoignent que l'astronomie et la littérature ne lui étaient pab) iton plus étrangères.

AREVALO ( Faustin j , jésuite, né dans l'Estramadure le 29 juillet 17^7, entra dans la société eu ITCl, el profila du loisir qu'il avait en Italie pour cultiver les lettres avec ardeur. Il publia successivement : une Uymnodia hispanica, Kume, 1786; une édition du poète Draconlius, 1^91 ; une édition de r//«»- (ojre ^fa»j^/i5i«ed'A(iuilinusJuvencus, prêtre espagnol, 1792; une de Prudence, 2 vol. in-4*; une de Célius Sédulius, i79i, in-V' ; une de saint Isidore de Séville, 1797-1803, 7 vol. in-4°; une du Missel gothique, 180i, in-folio. Arevalo jouissait de toute la confiance du cardinal Lorenzana , qui paraît avoir fait les frais de ses éditions, et qui, en mourant, le nomma son exécuteur teslamenlaire. Ln 1800, Arevalo fut décoré du titre li'iiyinnofjraphe pontifical. Lorsque le cardinal di Pietro fut obligé de quitter Home en 1809, il nomma Arevalo théologien de la

pénitencerie, en remplacement de MuzzmrelK, aussi déporté; il occupa cette place jusqu'au 25 septembre 1815, époque oii il retourna en Espagne, quelques effurts que l'on fit pour le retenir dans un pa,s où ses lumières el sa sagesse étaient appréciées. Il vivait en 1816, dans le collège de Loyola où il s'était retiré. Nous ignorons l'année de sa mort.

AllEZZO (Thomas) , cardinal , naquit le 17 septembre 1756, à Orbitello en Toscane. Son père, capitaine général au service de Naples, l'envoya au collège Mazarin à Home ; sa mère était irlandaise. En 1777, le jeune Arezzo entra à l'académie ecclésiastique, et s'y appli(|ua .à l'étude du droit canon et du droit civil : il prit les leçons du célèbre Devoli, mort arclievêque de Cirthage. Pie VI l'inscrivit dans la prélature, et le nomma successivement vice-légat de Bologne, gouverneur de Fermo, de 'Pérouse et de Macerat.i. Pie Vil l'envoya en Russie avec une luission extraordinaire. Arezzo fut sacré à Cette occ:ision sous le titre d'archevêque de Séleucie. Sa mission était très-importante, puisqu'il s'agissait de la réunion de l'église grecque déjà vainement tentée plusieurs l'ois. Aiezzo avait obtenu le plus grand succès auprès de Paul P'; déjà tout était convenu, et la plupart des emiiluis donnés avec le consenlemenl des deux cours, lorsque la mort du prince russe rompit toutes les négociations. bon successeur Alexandre embrassa un système tout à fait contraire, et le nonce Arezzo, obligé de quitter SainiPclersbourg, se rendit comme légat à Dresde, où il était encore en 1807 , lorsque Napoléon le manda à Berlin, afin de lui communiquer une partie des projets qu'il mnliiait alors contre le trône pontifical. Arezzo partit pour Rome avec des instructions contraires aux intérêts du poniirc;mais dès qu'il y fut arrivé, il informa Pie VII de tout ce qu'il av:iit appris, et ne fil usage des renseignements donnés par Bonaparte que dans l'intérêt du pontife, qui le nomma vice-gouverneur de sa capitale (1808). Ce poste était difficile et périlleux dans les circonstances où l'on se trouvait : Arezzo, dévoué au sainl-siége, n'Iiésita point cependant à l'accepter. Peu de mois après, on le déporta avec beaucoup d'autres, et on le conduisit successivement en diverses villes ; enfin on l'enlerina dans la citadelle de Bastia en (]orse. Au mois d'octobre 1813, il parvint à s'en échapper avec le secours de quelques hommes dévoués, traversa la Corse déguisé en matelot, et arriva enfin au détroit de Roniface, où il s'embarqua pour Gagliari. Il a écrit la Relation de son voyage. >'ictor-Amédée qui était alors en Sardaigne, l'accueillit et lui témoigna son estime. Ce prince aurait voulu le nommer à l'êvêché de Novare, alors vacant; Arezzo le refusa comme il avait refusé l'archevêché de -Palerme. Les circonstances lui ayant permis de revenir sur le continent, il apprit à Gênes la délivrance du pape, et se hâta de le-rejoindre. Il suivit le pontife on 1815, et fut à la même époque euvoyé à Florence, pour

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