‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 82 sur 228 · ARR · texte numérisé non relu

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fin étant venu atlaquer Ninive et l'empire des Assyriens, il lut vaincu et mis à mort par Nabuchodonosor, la 22' année de son règne. L'autorité d'Hérodole est à la vérité très-faible; mais son récit paraît ici s'accorder avec le livre de Judith , où il est dit qu'il bâtit Ecbatane, et qu'il fut vaincu dans la plaine de Ragau. Voi/. Monlfaucon , Vérité de l'histoire de Judith.

ARRAES (Amadou), Portugais, né en 1530, à Béja, dans l'Alentejo, entra chez les Carmes déchaussés à Lisbonne en loiS, se lit un nom par ses leçons de théologie et ses sermons , et gagna les bonnes grâces du cardinal don Henri, archevêque d'Evora, qui le fil son coailjuteur. En 1581, Philippe II le nomma à l'évcché de Portalègre; il y vécut en saint évê(iue. Sur la fin de ses jours, ne vouSanl plus songer qu'aux choses éternelles, il se relira dans le couvent de son ordre à Coïmbre, où il mourut en iGOO. On a de lui des I)ifilo(/iies moraux en portugais, Coïmbre, 1589 et'lUOi.

ARRHENiUS (Jacob), professeur d'histoire à Upsal, né à Linkœping en 16k2, était frère de Claude Arrheniiis Olîrnhielm, auteur d'une Histoire ecclésiaslique de Suède, D'abord secrétaire de l'universiié d'Upsal, il obtint ensuite la chaire d'histoire ; il était en même temps chargé des finances de l'Université, à laquelle son crédit et sa probité furent très-utiles. Des manuscrits précieux enrichirent par ses soins la bibliolhèquc, dont le bâtiment fui construit par lui , el les statuts relatifs à l'organisation et à la police intérieure furent rédigés sous sa direction. Il mourut en 1723. laissant : Patria et ejus amor, ex Cicérone de legihus,libri II, Upsal, 1(J70; Recueil de cantiques, en suédois, Upsal, 1()89 ; Dissertations lutines sur divers sujets d'itistuire et de littérature.

ARl'il (l'abbé) , membre de l'Académie royale des sciences de Turin et de la Société asiatique de Paris, enlevé par une maladie de poitrine le 2 septembre 18i0, à peine âgé de 36 ans, s'était déjà placé par ses ouvrages au rang des plus habiles orientalistes de l'Europe. Il avait passé ses dernières années à Paris, où il était envo\é par le gouverneiiient sarde pour |>réparer la publication du texte et la traduction de la partie de l'ouvrage du célèbre historien arabe Ihn-Khaldoiin, qui traite de l'histoire des Arabes avant Mahomet. L'impression de ce travail, d'après les manuscrits de Turin et de P.iris , était déjà comuiencée chez MM. rinniii Didol, quand l'abbé Arri fut rappeic inopinément à Turin par la mort d'un Ircre (lui laissait à ses soins une famille nnmbreuse : iiinins d'un an après, il suivait ce frère au lonibcau.

ARItlAtjA (RonKBic d'), iu; à Logroiio en Es|).igne, l'an 1592, jésuite en KJOli, i^rufcssa la théologie a Salamanque el puis à Pra;;ue en Rohémc. Il mourut dans celte dernière ville en lii(i7 ; on a di; lui plusieurs ouvrages : un ('ours de iiliilusopliir, impiimè à Anvers en 10.12, in-lol. On y voit une gran.le force de raisonnement , (|ueli|uefols un peu de subtilité , mais plusieurs qucstiuus agitées

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