‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 84 sur 228 · ARS · texte numérisé non relu

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sieurs discours , Arrighi a laissé : Acroases JV de jure pontificum universo, Paiioiie, 1728, in-4°; Hhtoria juris pnntificii, ihid., 1731, gr. in-4°, suivie ordin.iirpmcni de trois harangues ou dissertilidii-- : Pro jiirisdictione pontificum. — De rcclesiis'SHburbicariit, suji-l déjà Irailé par le P. Sirmond. — De agro liinitato; — De viia et rébus (/estis Fr. Mauroceni, principis Venelorum, ibid., 17W, \n-k°. Cette ^'ie de Morosini est irèseslimée. Une Lettre d'Anighi sur Pailoue est clléedans les pières justiûcalives de l'Histoire de Venise, de Daru.

ARRIGOM (Pompée!, cardinal, né à Rome en 1552, étudia dans les universités <le Pérouse, de Bologne et de Padoue.Le roi d'Espagne le ciioisil pour être son avocat à Rome. Grégoire Xlll le noninia, en loS't-, avocat consislorial, et Grégoire XIV le fit auditeur des causes du palais apostolique. Clément VllI le créa cardinal diacre en 1593, et après avoir exercé la chnrge de dalaire •DUS le pontifical de Léon XI et de Paul V, il reçut de ce dernier pape l'arclievéciié de Uénévent, en 1607. Arrigoni mourut à Naples en 161(i. Ses restes furent transportés à feénéveiil, cl inhumés dans l'église métropolitaine. On dislingue , parmi ses divi-rs ouvrages, un disi ours latin prononcé à Rome, le 25 Juillet 1588, dans le consistoire, sur la canonisation de Santo Diego d'Alcala; il est imprimé avec la relation de cette canonisation, à Rome, i5S8, in-4°. On lui attribue encore un Discours prononcé en 15S4, en présence de Grégoire XIII, lors de la nomination des cardinaux Sfondrati et Auguste Valière, et plusieurs Letire» qui se trouvent, dit-on , imprimées p;irmi celles de Jean- Baptiste Lauro, Cologne, IG^i, in-S". Mais Mazzuchelli doute de l'existence du discours, et affirme que les lettres ne se trouvent point parmi celles de Lauro, dont il avait l'édition sous les yeux.

ARRlNi.TON. Vot/. Harrington.

• ARKOWS.MITH (Jean), professeur à Cambridge en 1660, est auteur de plusieurs bons ouvrages. On eslimi' surtout sa Tactica sacra, Cambriilge, 16i7, in-4".

ARROY (Besian), docteur de Sorbonne cl théologal de Lyon, a laissé : Questions décidées «wr la justice des armes des rois de France, et t'alliarice avec les hérétijues et les infidèles, 1634, in-S", où l'auteur defVnd les traités de Louis Xlll avec les Suédois et les prolestants d'Allemagne : Jansénius, dans son Mars Gallicus , publié sous le nom d'Alexandre, palrice d'Armagh , essaya de réfuter cet écrit; Apologie pour l église de Lyon contre les notes et prétendues corrections sur le nouveau Brévic're de Lyon , iOk'h, in-8°: l'auteur y répond à un ouvrage de Claude Le Laboureur; Briève et dévoie histoire de l'abbaye de l'de Barbe, Lyon, 166i, in-12 :ouvrage dirige contre le même; Domus UmbrœvaHis Yimiacœ desiriiitio , 1661, in-i" : description de la maisou de campagne des archevêques de Lyon.

ARllUBAL (PiERRic), né en 1;j59, à Cni- Céros, en Lspagne, jésuite en 1579, profes- DicT. DE Biographie reug. I.

seur de théologie à Salamnnqne rt à Ro ne, fut chargé de soutenir !•■ mo'iuisme d.^n- les congrégations de aiixiliis, à la place de Valenlia, qui était tombé malade penihirit le cours de ceit' guerre Ihéologique. li mourut en 160.3 à Salamanque. On a de lui 2 vol, de Deo uno et Irino, et de Aiujc'is, écrits avec précision et cl.irté.

AUSACIUS (saint), Persan de nation, servit dans les armées, puis devint gouverneur des biens de l'enipereiir. Ayanl embrassé le chri<liaiiismi' et la vi.- ascétique, il confessa la foi. et souffrit ilans la persécution de Licinius. Dieu lui ace irda le don de révélation. Il prédit un grand tremblement de terre, qui devait faire de grands ravages dans la ville de Nicomédie ; on ne voulut pas le croire, mais l'événement .justifia sa prédiction. Le tremblement eut lieu l'an 358. Après qu'il fut passé, on trouva ce saint homme mort dans une tour, dans l'allituie d'un homme en prières. L'astronome Lalande, dans son Voyage d'Italie, tom. I", p. 9, fait mention d'une prophétie de la même nature qui précéda la ruine de la ville de Pleurs , écrasée sous une montagne le 26 août 1618.

AHSÈNI'], diacre de l'église romaine, d'une naissance illoslre et d'un rare mérite, fut choisi en 383, par le pape Damase, pour être précepteur d'Arcadius , fils aîné de Théodose. Ce prince le pria de regarder soD élève comme son proi)re fils, et de prendre sur lui r.iutorilé d'un père. Un jour l'empereur élanl entré dans la'chambre de son fils pour assistera ses éludes, il le trouva assis, et Arsène levé. Il commanda à celui-ci de s'asseoir et à son fils d'élre debout. Il ordonna en même temps qu'on lui ôlât tous les ornements impériaux, ajoutant qu'il le croirait indigne du trône, s'il ne rendait à chacun ce qui lui est dû. Cet avis ne changea pas le jeune prince ; et Arsène n'osant plus se flatter de réformer son naturel superbe et opiniâtre, se sauva de la cour, et alla se cacher dans le désert de Scélhé. On dit qu'Arcadius , après la mort de Théodose , voulant ré[iaier les fautes qu'il avait commises à l'égard de sou maitre, lui fil ollrir des présents considérables, qu'il refusa. Le désintéressement éi ijt une des venu* principales de cet ecclésiastique. Un officier lui ayanl apporté le le^lament d'un de ses parents, «[ui le nommait sou héritier, Arsène lui demanda depuis quel temps son parent était mon ; l'olficer ayant répomlu : Depuis peu de mois. — Il y a bim plus longtemps que je suis mort m i-même, répliqua Arsène; C'immrnt donc pourrais je être son héritier? Sun humi.iié égalait son mérite. Avec un grand fonds de science, beaucoup de talent pour la parole, un extérieur imposant par la grandeur de sa taille, ses cheveux tout blancs, et sa barbe qui lui descendait jusqu'à la ceinture , il avait toute la réserve el la modestie des plus jeunes solitaires. Il ne voulait jatnais traiter de grandes questions de l'Ecriture. A gwii me sert, disait-il, toute ma science tnondaineî Ces bons Egyptiens ont acquis les plus hautes vertus dans leurs exer-

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