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cicet rustiques. Con)rae il consullait un vieillard verlueux , mais simple , un des
I rères lui dil : Pcre Arsène, comment recourez-vous à un pareil (fuide, vous qui possédez toutes les sciences des Grecs et des Jioinains ?
II répliqua : J'ai sans doute beuiicoup étudié les Sciences de Rome et d'Athènes, mais je ne sais pas encore l'alphabet de ce bon vieillard. Lorsqu'il se ressouvenail des jours qu'il avait passés à la cour, il ne pouvait retenir SCS larmes, el rien ne pouvait l'arracher à sa soliludc; il évitait mémo, la sociéié de ses frères :« Je me suis toujours repenti, disait-il, d'avoir conversé avec les hommes, et jamais d'avoir garilé te silence. » Voyant approcher son heure dernière, il fondait en larmes : « \'ous craifîiiez donc de mourir, lui dil un de ses disciples? — J'avoue, répondil-il.quo jC suis sai^i de crainte et que cetie crainte ile m'a point quitté depuis que je suis dans le désert. » Il mourut en kka, âgé de 95 ans.
ARSÈNE, évéquc d'Hypscle dins la Thébaide, était de la .secte des mélécicns. Kusèbe de Nicomédie et les autres p;irlisans de l'arianisnie aicnsèienl saint Alhanusc de l'avoir tué, el d'avoir gardé sa main droite desséchée pour s'en sersir à des opérations maf;iques. Ils représentaient réellement une main qu'ils j)rélendaienl être celle d'Arsène; niais saint Athanase se juslitia en faisant paraître Arsène, qui était venu sccièlemenl au con( ile de Tyf, et qui était rentré dans la Communion de ce défenseur de la divinité de Jésus Christ.
AKSÈNK , moine du mont Alhos , fut patriarche de Conslantinople en 1253. Ayant excommunié l'empereur Michel Paléologue, qui avait fait crever les yeux au jeune Jean Lascaris, confié à sa tutelle , il fut déposé, l'an 12G6, el relégué dans l'île de Proconèse, ot'i il mourut l'an 1273. Ou a de lui un Nomocanon , ou lîecueil des canons , divisé en I'jI litres, avec les lois impériales , auxquelles ils sont comparés ; uu Testament publié par Colelier, grec el latin , dans le à' lonie des Monuments de l'Eglise grecque.
Al'SÈNE, moine grec du xviT siècle , a écrit uue lellre contre Gyrille-I^-ucar {voy. ce nom), iusérée dans les actes du concile où. Parthénius, patriarche de Conslantinople, fit condamner la confession de loi deCyrilIc- Lucar en H')k2. On a encore de lui un recueil d'.i/^op/((/jpy(/ics grecs, et un recueil de 5to/ies sur les tra'^édies d'Euripide.
AHSÉMÙS , fils de Michel Aposlolius , archi'vôqiie grec de Moneuhasie on de Mal- Toisie. C'est à l'occasion de sa promolion comme archevêque que, suivant l'us.ige des Giecs, il quitta le nom d'Arisiobule (ju'il avait porlé dans sou enfance, pour piendre celui (l'Arsénius. N'éiaul encore que diacre, Il avait publié une espèce de Ira.édie burlesque, la Gnléoiiii/omachie, dont il ne connaissait pas l'auteur, mais qui e-l de 'i heod. Prodrome. Il lil imprimer à Rome , chez Callirrgi , avant 1522, un petit recueil en deux parties, qu'il di:ilia au pape Léon X, el qui est intitulé : l'ruclara dicta philasofliorum,impcrulorum et pueluruin,ab Arsenio
Monenbasiœ archiepiscopo collecta ^ grœae, in-8° : il y a dans ce recueil des choses qu'on ne trouve pas ailleurs, il a aussi recueilli dans les manuscrits des scholies sur sept tragédies d Euripide, qu'il fit imprimera Venise en 153V, iu-8°, et qu'il dédia au pape Paul 111. Excommunié par Pacome, patriarche de Cons'anlinople , Arscnius mourut à Venise, en 1533.
AUTAUD, archevêque de Reims au %' siècle, est fameux pir la contestation qu'il eut avec Hébert et Hii|;ues, comtes de Paris. Ces nobles , jaloux de l'accroissernenl du pouvoir des ecilésiastiques, engagèrent, ea 910, Guillaume, duc de Norn»andie , à se joindre à eux pour assiéser Reims. Dès le six èine jour, le prélat fut abandonné par ses vassaux et se souuiit. Ses ennemis l'obligèrent à résigner son archevêché el à quitter le dioièse. 11 s'enfuil à Laon, et se présenta devant la cour, qui s'y trouvait alors. On mil tout en usage pour l'intimider el pour le faire consentir à l'ordination de Hugues , son couspéliteur, qui n'avait pas plus de 2U ans. Artaud résista fermement, et menaça de l'excommunication et de l'appel au pape , si l'on élisait un autre archevêque pendant sa vie. Hugues fui cependant ordonné dans une assemblée d'evéques , tenue à Soissons, en 941 : depuis ce temps, le droit au siège arciiicpiscopal fut le sujet d'une longue coutestalion entre les deux prétendants, jusque ce qu'eu 9i7 le roi réiablit Artaud. Peu après, Hugues fut excommunié dans un concile tenu à Trêves.
Artaud avait sacré, en 9:i6,Louis-d'Oulremer; en 053, il sacra Lolhaire, fils de ce prince : tous deux lui accordèrent leur confiance et le nommèrent leur grand-chancelier. Il mourut le 30 seplembre 9fji. 11 a laissé une Uelaiiondeses démêlés avec le jeune Hugues, qu'on trouve dans l'ilistoire de l'egliae de Iteims, le OalliaChrisliana, el ailleurs.
ARTAUD (PiERiŒ-JosEPH), né en 1706, à Bonieux, dans le coinlat Venaissin, alla de bonne heure à Paris, el remplit avec distinction les différentes chaires de la capitale. Devenu curé de Saint-Méry, il édifia son troupeau et l'instruisit. Son mérite lui valut, en 1756, l'évêclié de Cavaillon. Il mourut en 1700, à 5't ans, avec la réi)Ulation d'un prélat exemplaire el d'un homme aini.ible. On a de lui : Panéiji/rique de saint Louis, 175'i-, in-i"; Discours sur les mariages, à l'occasion de la naissance de M. le duc de Rourgogne, 1757, in-'f ;<)uelquesj>y(i»i(/«/nen/» et I nslruciions pasturules. Il règne dans Ions ses ouvrages une éloquence solide et chrétienne. Se^ prunes étaient des modèles dans le genre familier.
ARTKAC.A (le P. Uoutensio-Fklix ParavicrNo y), prédicateur et littérateur espagnol, né de parents nobles à M.idrid en loSl>, lermina sou cours île droit à Sal:imani|ue, puis entra d.uis l'ordre des Triiiitaires , el se fit reei'voir docteur en théologie. Il s'acquit bieiilol uni' grande -épuialion par ses talents pour la (liaire. Il avait eu riiomieur de cuuipliaienlcr Philippe lil, eu lOlG, à ïuu
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passage à Salamanque ; ce priOfé fut si conti-nt de sa liarangno, qu'il le nomnia son prédicali'ur, el le P. Horlcn-io remplit celle place pendant viiiiît ans. lile\é aux premières diiinilés (11! son ordre, il en était vicaire-généiai lorsqu'il mo irul à Madrid le 22 décembre 163J. Il est, comme poëe, de l'école maniérée de Gongora. Ses vers ont été imprimés sous ce titre : Obras de D. Feltce de Artenga, Lisbonne, 16(3; Madrid. 1650, in-i». Le tome V du Pnrnaso espaTiol de Sedano renferme- trois rom mces mystiques de D. Félix, avec une courte notice sur sa vie. Lope de Vega l'a célébré dans son Laurel de Apolto.Sei divers ncueils de.Ser)?io)is ont été pnbliés.EnfiulabibliollièquedeSaiiit-Philippe de Madrid con>C! ve de lui en manuscrit un traité de pliilosopliie : Constancia crislinna o discursos del an'uno >/ tranqiiilidad estuijca.
AI'iTl"'..VlAS , di>ciple de saint Paul, fut envoyé p.ir l'Apôire dans l'ile de Crète, en la place do Tiie, pendant que ce disciple demeura aupiès de saint Paul à Nicopolis, àù il passa l'hiver. On ne connaît rien de particulier de la vi.' ni di- !a mort d'Artéuias; mais l'emploi auquel l'.Vpôlrc le destina est Une preuve de son mériie.
ARTÉAIAS, ou AKTÉMKN, hérétique qui niait la uivinité de Jesus-Christ, et dont les principes étaient les mè;iicsqiie ceux de l'héodore de Byzance. Il vivait dans le iir siècle. AU i'È.MK (saint), duc ou commandant des troupes en Egypte, sous le lègne de Constance , vers l'an 357. Quoiqu'il ne fût pas arien, il eut la faiblesse de so charger de faire des perquisitions contre saint. \thanase. Il le chercha dans les monastères de la Tliéba'ide; mais il fut détourné de ses recherches, selon l'auteur de la Vie de saint Pacôme, par une hémorrhagie qui lui prit clans une église d'un de ces monastères. Après la mon dcî Constance , il fut accuse par les pa'iens d'.Mexandrie, devant l'empereur Julien, d'a- Toir brise les idoles , el prêté main forte pour dépouiller les temples des faux dieux de leurs ornemenis et de leurs richesses. Julien lui fit Iranclier la tète l'an 3tJ2. 11 est honoré comme mart\r le 20 oclobre.
ARTIS (Jean d ), eu l.itin Arùsiu<t, habile canoûiste, né à Cahors en ioli, alla faire fron cours de philoso,ihie à llodez, où il se» lia étroitement avec D. Tarisse, alors prieur de Lessenon, et depuis général de la congrégalion de Saint-Manr. il passa ensuite irois ans auprès de D. Tarisse, a Cessenon, s'occupanl uniquement de se perfectionner dans la connaissance des langues et des meilleurs écrivains de l'anliquilé. Il pril svs premiers grades en droit à Caliors, et profita de l'occasion qu il eut d'accompagner D. Tarisse à Toulouse pour un procès, pour feoivre dans celte dernioïc ville les leçons des plus habiles professeurs. S'èlanl fait recevoir docieur dans l'une el l'autie faculié, il fréquenta le barreau de Toulouse, et mérita par ses talents lai bienveillance du premier •présiilenl de \'erdnn, (fUi le chargea du soin de sa bibliothèque. Lorsque ce msgisiral fut nuDimé, en 1012, preot^rer pésidenldu Oîirlc-,
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mrtlt de Paris, d'Artis le suivît dans là capitale. Hn J618, il oblint au cot^cours la chaire de droit canonique à la faculté de Paris, et en 162-2, après ia oiort de tiuijou , celle de professeur au collège royal. D'.Ariis mourut le 2! avril 1331. Il était très-économe, et, à sa mort, il avait amassé cent mille francs : il en légua vingt milie à la faculté de droit de Paris, pour améliorer le sort des professeurs, et le surplus à la congrègaifon de Sainl-Slaur. Ses ouvrages, oîi l'on trouve un grand savoir, mais peui-êlre plus de mémoire que de jugement, ne sont guère que des compilations. Douj.il , qui le rempl iça au collège royal, a publié les OEuvres de d'Artis, Paris, t()56, in-fol., avec une Vie de l'auteur. Le P. Niceron a donné dans ses Mémoires, tome XXX, la liste de dix-sept ouvrages de d'Artis , dont quatre ne font point partie du recueil de Doujat. Il n'a pas cepindanl connu le plus rare et le plus curieux dos opuscules de d'.\rlis, savoir : /. Àrtisiiàdinirunda pedis (les merveilles du pied), P-^ris, Billaiue, 1629, in-8" de 36 pages, où l'aulcur a prodigué l'érudition. On y trouve des idées singulières sur le rapport (jui se remarque etilre le caractère et la forme du pied, idéesque d'autres écrivains ont reproduites depuis, en oubliant de citer Tisuleur.
AFITIS (Gabriel d'), né vers 16G0 à. Milhaud dans le Uouergue, ministre protestant, était iin esprit inquiet et turbulent, qui se distin gua surtout par son ardeur contre le socini.inisme. .S'é, comme il le disait lui-même, pour le di'bal, il se brouilla, dôs les premières années de son ministère, avec ses collègues réfugies, et fut suspendu de ses fonctions pendant douze ans. A son retour, il accusa (Te socinia :isme trois de ses confrères, et en insulta un quatriè.ne en pleine église. Oblii^é de quitter encore Berlin, il di^ama publiquement une sociéié littéraire, en la représentant comme une troupe de sociniens, ainsi qu'on le voit dans la préface du livre qu'il publia sous ce ti:re : Recueil de trois écrits importants à la religion, dédié au roi de la Ijrande-Bretagne, La Haye, 1703, in-8°. Il renouvela encore les mêmes accusations contre Lenlant, BeausobreetUesvignoli;s,qui répondirent viclorieuvcinenl à ses cal.)mnies. La pièce d'attaijue est intitulée : Lettre pas~ torae du plus an inii et du plus téyitiine pasteur de l'église fra tçaise de Berlin, à s .ri iher ti'oupraa, etc. La Réponse .i pour li;re général : Lettres de AI. d'Artis et de M. Lmfant sur les inuti'res de socinianisme, lieriii, 1719, rii-i". D'Artis av.it commencé à publ'cr, eu Septembre 1693, un Journal d'Amsterdam , qui lut bientôt interrom|>n, et qu'il reprit au mois de tèvrier 10,11. Etant allé demeurer à Hambourg, il publi i de nouve.iu son journal, et la collection du Jonnal d'Amsterdam el de Hamhourj f)rme i vol. petit in-8°.NoDScilcroTis encore delîaluield'Arlis : Sentiiif-nts ricsiiHéressés sUr la retraite di'S pasteurs d^ l'rdHce. o>t lîxamen du livre intitulé : Histoire cl apologie de 1 1 retraite, etc., d'Elie .H.'uoii, Deventcr, l(i8S, in-12. L'aa- , leur prétend ijue les pastcu/s, eu abauJni-