‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 86 sur 228 · AR'Ï · texte numérisé non relu

AR'Ï

liant leurs églises pendant la persécution, ont Iralii i<Mirs devoirs : La mnUresse clef du rotjaume des deux, qui est une. clef d' or d'Ophir, enrichie de prrles du phfn grand prix; ou Bisserlation lonire le papisme, Lciiidn-s, sans d.ilc, petit iii-8', rare, dans lequel l'auteur se livre à de violents attaques contre le saint-siége. On croît que Gabriel d'Arlis mourut à Londres, poslérieureincnl à 1730, dans un â^e av.iucè.

AUUNDKL (Thomas), fils de Rober(, comte d'AruniIel, d'une lUuslre maison d'Angleterre, lut élevé à \'êiie de 22 ans sur le siège d'Ely, sius E'Iouard III, et transféré par le pape, en 1388, à l'arclievêché d'York, où il dejieusa d>'s sommes considérables à bâtir le palais archiépiscopal. Il fut grand-cliancelier d'Anglelerre.el posséda celle digniié jusqu'en 13a6, iiu'il passa à l'arclievôché de Cautorbéry. C'est le premier qui ail quille le siège d'York pour celui do Canlorbéry. A peine en eut-il pris possession, ((u'il encourut la disgrâce du roi Uicliard 11. Ac( usé de haute trahison, il fut condamné, sous peine de mort , à sortir du royaume. Arundel .illa d'abord en France et à Rome, où iioniface IX le reçut très bien, et le nomma à l'archevêché de Sainl-André en Lcosse. Ce prélat contribua beaucoup à engager Henri de Boliugbroke, duc de Lancaster, qui régna depuis sous le nom de Henri IV, à envahir l'Anglelerro, et à déhôner Richard il. 11 ût paraître un grand zèle cou re Wiclef et les Lolliirds , surtout conlrn le chevalier Jean Oldcastle, lord Cobliam. 11 mourut en lili. C'est peut-être le premier (jui .lil défendu de traduire l'Ecriture sainle en langue vulgaire. Il semble avuir pressenti l'abus que les sectaires des siècles suivants l'eraient de cette lecture ; mais dans tous les siècle^^ il doil élre défendu aux parliculiers de publier des versions de l'Eeriiure sans la pi'rmission et l'approbation des évéques : sans celte sage précaution, les erreurs de loules les sectes circuleriiieul parmi le peuple cbiètien, sous l'autorité de la parole de Dieu. On lit dans la Vie de Ximénès, |).ir Elechiei , un p.issage bien pi-o|ire à laire sentir la profonde sagesse qui dirigea ce règlement de l'évéque Arundel. « Ximénès croyait que, dans ces siècles si éloignés de la loi el de la docililé des premiers clireli ns , rien ne convenait moins que de mettre indilTeri'mment entre les mains de tout le monde ces oracles sacrés , que Dieu fait concevoir aux àiiu?s pures, et que les ignorants, selon l'apolre saint Pierre, corrompenl et lourmiit a leur !)r<)pre perle; que c'était la nature des petits esprits de ne pas estimer ce qu'ils ont toujours devant les yeux, et de révérer les choses cachées el mystérieuses; que les peuples les plus s.iges avaient toujours éloigné des secrets de leur religion le profane vulgaire; el (pie Jesus- Christ lui-même, qui est la sagesse du l'ère, n'avait si souvent parlé par ligures et par paraboles, que |jonr cacher aux trou|i(S grossières, ce qu'il voulait révéler en particulier à ses disciples. Il ajoutait qu'il était bon iic publier uans la langue du pays des

catéchismes, des prières, des explications solides el simples de la doetrine chrétienne, des recueils d'exemples édifiants , cï aiitres écrits propres à éc'airer l'esprit des peuples, et à leur inspirer l'amour de la religion, tels qu'il avait dessein de donner au public au premier loisir qu'il aurait. Mais pour plusieurs endroits de l'Ancien et du ÎSouveau Teslameni, qui demandaient beaucoup d'attention, d'intelligence et de pureté de cœur et d'esprit . il valait mieux les laisser dans les liois langues que Dieu avait permis qu'on eût comme consacrées sur la tête de Jésus- Chrisl mourant; qu'auircmenirignorance en abuserait, et que ce serait un moyen de séduire lus hommes charnels qui ne comprennenl'pas ce qui est de Dieu, et les présomptueux qui croieutentendrc ce qu'ils ignorent. On eût dit qu'il prévoyait dès lors l'abus que les dernières hérésies devaient faire de l'Ecriture. Ceux qui éiaient de l'avis contraire, eurent peine à se ri'lâcher là-dessns ; mais il fallut déférer aux raisons et aux remontrances du prélat, qui donnait beaucoup de poids et d'autorité à ses opinions. » Voy. Algâsie, EusToceiDM.

ARVISENET (Claude), chanoine et vicaire général du diocèse de Troyes, né à Langres en 1735 , fit ses études au collège de Molshèim, où le plaça un de ses oncles, lieutenant-général du bailliage de Langres et vice-dome du prince-évcque de Strasbourg; puis il fit son cours de théologie dans la communauté de Laon à Pans, où la chaire de mailre de conférences de philosophie lui fut confiée. Ayani été lait prêtre, il fut nommé chanoine et archidiacre du diocèse do Langres par M. de La Luzerne. Le refus du serment exigé par le gouvernemenl de la révolution l'obligea de quitter la France, li se retira dans le canion de Lucerne , où il composa plusieurs ouvrages de piélé, entre autres le Memoriale vilœ sacerdotalis , qui mérita d'être loué par le pape Pie \ 11, el qui lut très-répandu. M. de La Tour-du-Pin, archevêque-évéque de Troyes, le nomma eu 18;i3, chanoine et vicaire-général. .\i visenet mourut le 17 février 1831, à Gray. laissant une haute réputation de sainlclé cl de savoir. Indépendamment de l'ouvrage déjà cilé, il a compos • : Sapieiitia clinsli(tna , 2 vol. traduits en français par l'auteur en 1803, et par l'aOlié O^ier eu 1817; Miinuduclio jurenuinud sapientuiin, 1 vol. in-2.'i', aussi traduit par l'auieur en français, sous le titre de Guide de la jeunesse dans les voies du salut ; Mémorial des disciples de Jésus-Christ , 1 vol. iu-12; Maxiiucs et devoirs des pères et mirc'-; La ver lu anijélique, etc.

ARVSDAlillÈS (saint), né à Césarée de Cappadore, vers l'an '2'^3 de l'ère vulgaire, élait Second tjls de saint Grégoire, surnomiuc \'Jltuinin<ileur, pour avoir converti l'.Vrménie à la loi chrétienne ; il étudia avec ardeur sous un habile mailre nommé Nicomaque, réieminenl converti à la religion de Jèsus- Cbrisl. Tindate, roi de la grande .\rmeiiie, appela Arysdanhès à \alarsabad, sa ville capitale, ulin il'y soutenir par sua zèle cl &es

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