‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 87 sur 228 · ASA · texte numérisé non relu

ASA

ASE

lumières la religion encore naissante, et il fut sacré év(*que de Diospont p;ir son propre père, qui, évêque lui-mêm^', lui iaiss.i le soin de consolider son oeuvre. Une piété éniinenle, une grande fermeté, un zèle ardent pour la conversion des païens tionorèrent son épiscopat. Des hommes influents ayant voulu s'opposer ouvertement à ses entreprises, furent réprimés par l'ordre de Tiridalp. Il élat)lit des monastères dans plusieurs provinces d'Arménie el les remplit d'ouvriers apostoliques charpies de prêcher la doctrine de l'Evanfjile. 11 bâtit deux églises, l'une dans le bourg de Tilnavan, l'autre ta Khosan, dans la province du Sophène. Archélaiis, gouverneur de cette dernière contrée, et l'un de ses ennemis, le surprit dans un voyage elle mit à mort l'an 339 de Jésus-Christ'.

ARZAN, florissait dans le \' siècle, et traduisit en arménien les œuvres de saint Athanase. 11 a laissé un Truite contre le pyrisme ou la religion du feu ; un Discours sur l'Ascension (le Jésus-Christ ; une Homélie. sur l'apôtre saint Paul, le tout manuscrit.

ASA, roi de Juda, fils et successeur d'Abia, l'an 955 ;ivani Jésus-Christ, abattit les autels élevés aux idules, rétablit le culte du vrai Dieu, ôta à sa mère .Ma;icha les marques de la royauté, parce qu'elle avait fait une idole iionsacrée à Astarté, remporta une victoire sur l'armée des Madianites, vainquit Zara roi d'Ethiopie, et se rendit maitrc <le plu- (ieurs villes d'Israël. Bénadad, roi de Syrie, l'avait secouru dans cette dernière guerre. Aza fil transporler les matériaux de la ville de Rama, que Baasa, roi d'Israël, avait fait élever, et les employa à bâtir la ville de liabaa. Le prophète Ananus lui reprocha d'avoir eu recours à un prince étranger, au lieu de mettre sa confiance dans le Seigneur. Asa, irrité contre ce saint homme, le fit mettre en prison. L'Erriture lui reproche aussi de n'avoir pas détruit les hauts lieux que le peuple, par une dévotion mal entendue, avait consacrés au Seigneur, el où il offrait des sacrifices, au lieu de Ips offrir, selon la loi, dans le temple; mais quelques auteurs croient que les circonstances rendaient la réforme de cet abus difficile. Dieu le punit en l'affligeant de l.i goutte, et l'on croit que sa pieté se réveillant dans l'ctat de souffrance, il se repentit de ses fautes, el surtout de ce qu'il avait fait contre le prophète ; car l'Ecriture lui rend en général un témoignage favorable, en tlisanl (piil fil ce qui était luste devant le Seif/neur. (ïependani ayanl mis, durant sa maladie. plu> de confiance dans les médecins que dans Dieu, il mourut l'an 91'i avanl Jésus-Cl.risl, après avoir régné ki ans. Il eut Josaphat pour successeur. /// Reg., xv ; // Pural., xvi; Joseph.fAnliq. lib. viii, c. xvi.

ASAEL. Voyez Azael.

ASAPH, fils de Barachias, de la tribu de Lévi, chantre de David, el très-habile musicien. On lui attribue quelques psaumes ; mais plusieurs interprètes pensent que son nom n'est mis à la tête de ces psaumes, que

parce qu'il les avait mis en musique, et qu'il les chant.iil lui-même dans le temple avec un talent qui lui était propre. Dans la distribution que David fit des lévites pour chanter dans le temple, il ordonna que la famille de (ierson, dont était Asaph, tiendrait la droite

ASAKADDON. Voyez Assabhaddon.

ASCELIN, né en Poitou, fut moine de l'abbaye du Bec, et non de Saint-Kvroult, comme quelques auteurs l'ont dit. 11 coujbattit, à l'exemple de Lanfranc son maître, les erreurs de Béranger, et disputa si vivement contre lui à la conférence tenue l'an lOoO, à Brionne, qu'il le réduisit au silence. On a de lui une Lettre à cet hérétique sur la présence réelle : elle se trouve dans la Collection des conciles du P. Labbe.

ASCELIN, ou ANSELME (Nicolas), religieux missionnaire, fut envoyé par Innocent IV, vers un des généraux Mongols, en 12'^l, suivit le sud de la mer Caspienne, traversa la Syrie et la Perse, et se présenta devant Baju-Novian (Bajothnoi), un des chefs Mongols, qui probablement campait, avec ses nomades, dans le Chowarezem. La relation de ce voyage, moins importante que celle de G irpin, a peu contribué iiux progrès de la géographie de cette partie de l'Asie. Ascelin n'entre dans quelques détails que relativement à son séjour parmi les Mongols. Son Journal no nous est pas parvenu en entier ; ce que nous en avons nous a été conservé par Vincent de Beauvais, qui te. nait cet extrait de Simon de Saini-Quenlin, compagnon d'.\scelin, et qui l'inséra dansson Miroir Historique. Bergeron l'a traduit en français dans son recueil à la suite de la relation do Carpiii.

ASCLÉPAS, évêque de Gaze en Palestine, se trouva au concile général deNieée en325. Les ariens, qui étaicnl puissants à la cour de Conslantinople, l'accusèrenldedivers crimes, el le firent déposer l'an ^^30. Tout son crime ne consistait cependant que dans l'aversion qu'il avait temaignéc contre l'hérésie. Quinlien, très-méchant homme, fut mis à sa plice. Après la mort de C mstantin, on rétablit Asclépas, mais les ariens le firent encore chasser. 11 se retira auprès du pape Jules 1", qui rec'jnnni l'innocence de sa vie et l'orthodoxie de sa do( trine dans le concile de Home do l'an :n-2. (Voyez saint ATHANASE.) Ce zélé confeS''eur de Jésus-Chrisi fut encore rétabli el juslilié dans le concile de Sardique. Il est qualifié, dans une ancienne Vie ae saint Porphyre, un doses successeurs, c/e tressant, trcs-lienrciix prrlat, qui a souffert beaucoup d'uffiiclions pour la défense de la fji orthodoxe. On igniro l'année de sa mort.

ASELLK, dame romaine, fut aussi recommandahle par sa piéie (jue distinguée par sa naissance el son savoir. Elle s'était consacréo à Dieu dès l'âge de dix ans, et vieillit dans un monastère de Rome, où elle avait la conduite de plusieurs vierges. Elle mourut entre kiik el 'i.lO. Sainl Jérôme en fait un éloquent éloge dans l'épltre 15, adressée à Marcelle. Le martyrologe romain fait meolion d'Asellc au G décembre.

ASM

ASS

ASENAPHAR, roi d'Assjrin, qui envoya les Culhcons dans le pays dos dis tribus, aprrs en avoir emmené caplifs lous les habi(ants. C'est le nom que lui donne rette colonie d'Assyriens d.ins la lettre qu'elle écrivit à Arlaxcrxès, pour empcc'.er le rétablissement du temple que les Israélites avaient entrepris sous la conduite d'Ksdras, après le retour de la captivité de Babylone. Il y en a qui croient que cet Asénaphir est je même nu'Assarhaddon. Voyez son arlicle.

ASEISETH, fiile de Pulipliar, épouse .le Joseph, lui nii're d Ephraïm et de iManassé. La plupart dos conimentaleurs croieni que ce Putipliir n'est p.is le même qui avait acheté Joseph, ef qui, trompé parles ralomnies de sa femme, le fit incKre en prison, mais un prêtre d'Héliopidis, différoni du premii-r. Cependant saint Jérôme, l'a l)bé!lupcrt,Tosîat, et quelques autres sont d'un ;ivis cou'raire.

ASIiK, né de Jacoh et deZelpha, servante de Lia sa femme, vécut 126 ans. Il fut chef d'une des douze tribus, eut quatre fils et une fille. Son père, par sa béuédictinn, lui promit qu'il seraU /ev ch'lices des ruts, voulant désigner la ferlii'lé ilu pays que sa liihu occuperait. Le part .'•;e de ses enfants fut dans une conlrée féconile, entre le n)ont Liban et le mont Carmel ; mais cette tribu, soit par failUesse ou par uéjiligence, ne fiut jamais se meltre en l'ossession de tout le terrain qui lui avait élé ass'jiné.

ASFELD (J 'CQiJES ViKCENT Bidai. d'), né gn IGCi-. abbé de la Vii'uville en 1()88, docleur de SorlK)iineenlG92, mourut à i'aris l'an l''*"u 11 s'était démis de son abbaye en 17()(j. On lui a altrihué plusieurs i uvrages ; mais ou préleu'l qu'ils se bornent à la préface du livre (b's Règles pour VinleUigence des saintes Jicriturei par il. Uuguel ; aux k', 5 et 6" tomes (le \ li.rplicaliiin d'hnie, aux trois volumes in-12 de (elle des Rois et des Paralipomèncs, cl à quel()ues aiilres écrits sur les disputes du temps, qui lui occasionnèreni des chagrins. Il (tut une lettre de cacliel en 17:^1, à cause de son atl.ichenit nt au j inséuisme. Jl ne donna Cependant pat, coaiuie quelquesuns du parti, dans la i'olie des convulsions; au contraire, il provoqua et sii>na la con- RullalioH ()ui les condamnait. On le dit auteur de récrit intitulé Lrsvnius efforts du mi:~ langiste confondHsJl'Mi, où PonccI et Bourdier sont confondus. Ses conférences à la paroisse de Saint- Uoch lui avaient acquis beaucoup de ré|>ulali(>n à Paris. Son style est froid, mais pur (;t obgnnl.

ASMODEE est le nom d'un démon dont il est parié au chapitre 3 du livre d(! Tobie, qui avait tué [ilusieurs époux de Sara, et dont le jeune Tobie fui préservé en suivant les conseils de l'antre Itaphatil. Quelques rabbins repardent Asmodée coniiiu' le prince des démons, ain^i qu'on p'Ut lo voir dans la oar.iphrase chaMaïquc sur l'Ecclé- •iasle, chap. 1; m.iis rcllo opinion n'e<l fondée sur ri'u. Itablii \<A\u-. ilans son dictionnaire intitule: Tliishi , dit qu'Asmiulée est le iiiéiiie (]ue Samaéd , qui tiic son nom du verbe hébreu samad , c'csi-à-dir(t détruire.

En ce cas, il pourrait cire encore le mémo que Celui qui, dans l'Apocalypse , chap. 9, est appelé exterminant. Quoi qu'il en soit, dans ce siècle il n'est pas inutile de faire observer que les démons ou esprits malins sont un objet sur la réalité duquel on ne peut élever de doute. 11 n'y a qu'à ouvrir les OEuvres de Platon , de Plutarquc , de Porphyre, et d'une infinité d'autres auteurs païens, pour être convaincu que loule l'antiquile savante a -reconnu l'existence des dé- UKO.j. L''S plus illuslres des philosophes modernes Locke, (]larke, Leiliiiilz, Ncwten, 641 conviennent comme les auc'ens. Les Pères de l'Eglise, (jui ont ou défendu le christianisme ou combattu l'iilolàtrie pendant les pri'oiiers fiècles, déiiiontreiil la même ('h<««e. Enfin les livres divins en font un point de foi.'On ne peut donc nier leur existence sans élever ses idées sur les ruines de toutes les autorités, et sans se cliarger de l'esplicaljion d'une infinité d'événements incontestables qui n'ont pu avoir lieu sans l'intcrvenlion des esprits. Ou sait quel ridicule Paraceisc, Bacon , de Saint-André, et l'ai'bé de Saint- Pierre se sont donné, en subsijiuant aux esprits m;ilins j'- ne sais quelle sympathie d'imagination , qui opère des ehnses étonnantes à la dist.'ince de plusieurs centaines de lieues. [Voij, le Iraiié de MiKjin, du célèbre de H en, pag. lO'i- et lUii, édition de Venise. 1775.) Si l'on a soiue:it allril<ué au démon des choses aux(|uelies il n'avait aucune part, et si l'on a donné à ses opérations un champ trop étendu, ou a eu le tort d'imiter en cea les phiiosoplus les plus applaudis; dès qu'ils ont fait queli)ue découverte qu'ils i'r(ueut imporlanie. ils la traiisforuient en base d'un système liéuéral, et ne manquent pas d'y ra| porter tout ce (|ui arrive dans la nature. (I uij. Delrio. MiiAD, Biiowx Thomas.)

AS.UONLb: ou ASSA.uONÉK, de la tribu de Lévi, père de Simon, donna son nom aux. Machabées on descendants de Mathalias son pelil-fil$,qui furent appelés aussi Asmonéeng. Cet e lauiille (gouverna la Judée pondant l^G ans, et y soutint la leli^lon et la liberté- Le dernier ()ni porta la couronne, fut .\nli{foiio qui eut la tète Irauchét : le tr('>nedes juifspassa après >a mort, à Hérode, prince étranger.

AS.îAUHADDON , numaié Ass.tiiAODiNL'S dans l'iolouiée, et Osnapah dans Esdras, succéda à son père Sennacbérib, au royaume d'Assyrie, l'an 080 avant J.-C. Il réunit les roy.iunies de ISinive et de Babylone, s'empara d'Asiith, attaqua l'E^-yple, le pays de ('.hiis et lldumee, lit la giiei re à .M.inassès, roi de Jud.i, prit Jérusalem et emnu-na à Uahyloue le roi, et tout ce i|u'il rencontra des dix tribus, t|u'il remplaç i par des colonies. Assaihadiloii innurul l'an iiliS avant J.-C. Il est nommé d.ins Is.iïc, Saigon ou S'i'C'/eii. l.e lioiu ilAssurliaddim a paru à Ereiel ressemb er si fort d celui de Sardaiinpnle, qu'il n'a pas balance à croire que l'un n'est pas dilTereiil du l'iiiitre. Les yeux et les oreilles des .sav.intt ont sans doute uii défère de lines^c (|no ceux du vul^itiru nu peuvent atteindre. 11 est vrai cependant que

ASS

ASS

ôlO

quelques clironologistes ont cru quo ces deux noms dilTéronls désignaitMit le inômo prince ; mnis ii paraît qu'ils se trotnpeul.

ASSAROTTi (0(,tave-Jean - Bai'tiste), fondaieur de l'insiitulion îles souds-tnueis à Ciéiirs, né dans ecUe ville le 2") oclolire 1753, fil profession chez les Piarisics ou Pc- ■res des écoles pies, qui .«ont à peu piès eu Italie ce que sont en France les frères de la doctrine chrélienne. et qui kb dévtiuent comme ceux-ci à l'instrtiction des clissrs pauvres. Assarotli de\inl professeur de thôoiogie dans sa congrégation, et il remplit avec distinclion celle place, aiiisi que divers emplois qui lui fuient confiés p>r ses sujiérieurs. Enfin il put se consacrer tout cutier à l'enseignement, et il se fit chérir do ses élèves par sa douceur et par les soins qu'il prenait pour leur faciliter lis premiôfes éludes, et en particulier celle de la giammaire. Les sourds-muets surtout lui inspirèrent un vif intérêt, et il se proposa do r.inrcher sur les traces de l'ahlié de l'Epée. Fn 1802, après avoir obtenu l'assentiment de l'autorilé publique, il organisa à Gênes l'instilut où il recueillit ces jeunes infirtunés. Développer leur intelligence, les foirner à l'état social, à l'exercice des arts et métiers, les diriger dans la voie diî la piélé et des vertus, tel est le noble but où il voulait parvenir. Assarotli vit ses efforls couronnés du succès. 11 rédigea pour ses élèves une tlrammaire simplifiée, qui étant à la fois un traité de logique, formait leur jugeinenl en hâtant leurs progrès. Il composa lui-môme el imprima lous les ouvrages nécessaires à ses élèves. Sa vie, sa fortune, étaient consacrées à l'irislructiou des sourds-muels, à qui il légua tout ce qu'il possédaii. Le vertueux Assarotti mourut le 29 janvier 1S2 ). Le P. Ricci prononça son oraison funèhre. La Revue encyclopédicpie, tom. XLIU, pag. 5<'{3, lui a consacré une noiice.

ASSELIN (Matthieu), évéque constitutionnel, né en 173ô, d'une honnête famille, à Bonnières dans le diocèse d'Amiens, fit ses études à Paris, et étjiitcuié de Falaise, losque la rc\olulion exigea le sernu-nl des prêtres. Asselin le prêta, nonobstant les représentations de son frère aîné qui, prèlro comme lui, comi)rit mieux ses devoirs. Le 1" octobre 17'J7 il fut sacré à Paris cvcquo du Pas-de-Cal;iis , sans que l'on puisse dire par qui il fut élu, soit qu'il l'eût été par les prêtres constitutionnels du pays, soit que le concile de 1797, auquel il prit part, l'eût investi de cette dignité. Comme le nouveau prélat faisait toutes ses courses monté sur un âne, ou lui diuina le surnom d'evâque à baudet. 11 assista au concile de 1801, se démit de son évèclié la même année, et f;:t nommé curé du Saint-Sépulcre à Saint-Omor. Il n'y resta que peu de temps, et il se retira dans le sein de sa famille à Ronnières, où il mourut le 8 janvier 1823, après avoir donne des preuves de rcpenùr.

ASSELlNli (Jean -René), évéque de Boulogne, né à Paris en 1742, lit ses élude.i avec distinction, entra dans l'élat ecclésiastique,

fut le premier de sa licence, el siiccéda, quoique fort jeune, à l'abbé Ladvocat dans la chaire d'hébreu, fondée en Sorbonne p'jr le duc d'Orléans pour e\pMqiier le texte de l'Ecriture. Il occupi celte place pendant trente ans, et devint grand vicaire de MM. «!e Beaumont et de Joigne. Son savoir, sa sagesse, sa modestie lui attii'èrent l'eslime el la coiifianee générales. M. de Pompign in, ministre de la feuille des bénéfices, le choisit en 1780 pour occuper le siège épi.scopal de Boulogne, à la mort 'le M. de Pressy. La révolution éclata peu de temps après, et enleva ce digne prélat à son diocèse et à la France. Sou Instnirtion piisto>ale du 24 octobre 1730 sur l'autorité spirituelle de rEgiise, fut adoptée par l'archevêque de Paris et par quarante évéqnes français. Pendant SOI» e\il en Allemagne, il iloniia d'autres instructions et mandements reliiiifs aux affairiîs du temps. Sa réputation de science et de piété l'avait suivi eu pays étranger ; elle lo mit en rapport avec dos hommes célèbres, et notamment avec le comie de Stolberg, si connu eu Alleniague par ses ouvrages el par l'éclat de sa conversion. (]e seigneur s'était adressé à l'évêque de Boulogne pour qu'il l'éclairât sur quelques dogmes et pratiques de la religion catholique. Une correspondance s'établit entre eux, et le prélat satisfit à toutes les ol jeclious du comti', lUM abandonna l'église hjtliérienne en 1800, et se fit caiholique, ainsi que presque tonte sa famille. Asseline refusa sa démissiO)i lors du concordat de 1891, et fut auteur des réclamations des évêques non dcmissiDun-iires en 1803 et iSO'i. Après la mort di .\1. l'abbé Edg'worth, Louis XVîlI l'appela auprès de lui, el le choisit pour son confesseur. Lo prélat obtint eu inêini' temps la confiance du duc il'Au;ioulè;7ie cl de Madame. Il mourut le 10 avril 1813 à Ailesbiiry près Hartwe'l. Oulre ses mandemenis et ses lettres pastora'es, il coinposa dans son exil un gr.ind nonbre de livres de piélé. Les principaux sont : Considcidlions fUr les priiicipaue mijslères de lu foi, tiré'-s des di'ine< Fcriiures et des ouvrages de! sninls P'res; Exposition abréf/ée dn si/m'iole des apôtres; Pratiques e.t prières tirées des lettres de saint Friiiçois Xavier, etc. Les OEuvres clioisis-s de ce prélat ont été publiées par M. l'aiibé Préirtord, son ami, 1324, 0 vol. in-12, avec une noiice biographique. Les troià premiers volumes couticuneiit les écrits de piélé, ^Exposition du symbole, les Béflexions sur 1rs vertus Ikéolog.ites, les Considérations sur l' Eucharistie, des Êléditiitions et praiiques de piété, etc. Les q:iairièiiio et cinqiiièm'i volâmes présentent onze instructions pastorales et trois sermoiîs ; enfin le dernier lome, consacré à la conlrovcTse, renferme des Lettres adressées à une ilame protestante qui revint depuis de ses erreurs, et des Iléllexions sur les doutes exposés par le comte de Stolberg.

ASSÉ.VIANI ('os!;pn-SiJioN), syrien maronite, archevêque do Tyr, chanoine du Vatican, né en iGa7, mort à Rome, octogénaire, le 14 janvier 1708. 11 était très-versé dan»

ASS

ASS

les langues orientales. On a de lui plusieurs excellents oiivraiios, entre nuires une Bibliothèqt-e orientale, dans laquelle il a fait imprimer grand nombre rie manuscrits syriaque", arabes, porsi s, avec la vie des auteurs. Cet ouvrage est intitulé BibliuCheca orieiilalis clewentino-vaticana, rpcnsfns manuscriptos codkes syrincos, nrabiros. persicos, turcicos, hebraicos, samni'itanos, nrmenicos, œlhiopicos, grœcos. œgyplios, iberios et mal'ibnricos. de jussu et mum ficentia démentis XI, Home. 1719-1728. On a encore de lui Sancii Ephrem Sijri opéra ownin quœ exslant, qrcrce, syriace et latine, in sex toinos dislribuln ad mnuuscriplos codices vnlicnnos aliosq\ie castijnla, nuiltis aucio, nova inlerprehilione, prœfntionibus, volis, rarianlibiis leclionibw^ i'iuslrala, Home, 1732-175'h 6 vol. iii-fol. — Il ne faut pas le confondre avec Etieiine-F.vode et J{)seph-jM<)ïse Assémam, qui nous ont égalemeni donné beaucoup de choses intéressantes qui regardent les Orientaux. Nous devons au premier, qui fui évoque d'Apamée et succéda à sou oncle dans la charge de préfet de la bibliothèque du Vatican, la publication des œuvres de saint Eplircm, (jue Joseph-Simi'n Assémaui avait coniuiMicée, et les Acla marlyrum orientalium et oreiderHalium, in dans purUs distribiila.uti etiam Arta Siinnnis Slylitœ (l bibliotliecti aposlolico-valieanii, in lnitm / ertraxit chtddfi'Ce, mm lextnm recensuil, nolis vocalibus nniii'dvil, latine vertit, admunit. perpetuisqne annot. ilhmirarit Steph. Ecod. Assemani. lîome, l^'tS, 2 volumes in-fol.lls sont parlii ulièrenient estimés, et peuvent S'Tvir à réf'.:ler la p;iiailox;ile dissertaiiou de Dodwftil Sur le petit nombre des martyrs. Voyez DoDWEi.L, Huinart. Ces actes ont été lires de deu\ anciens manusciils chaldéens de la bibliothèque du Vatican, et traduits en latin. Le second, Joseph-Moïse, professeur de syriacine à la Saiiieuce et au cullfgo (le la Propagande, mourut eu 1782, après avoir public Codex litwqiciis Ecclesiœ, 17i9-17():î, 12 vol. in V" ; Disseitatio de sacris ritibus, 17S7, in-!i" ; Commentaria de, erclesits, ennim rerenntia et usilo, 1766, in-fol.; Cornu, entaria de cnlliolicis seii palriuchii Clialdeuniin et IS'e.fturi'inoruin, 1775, in- 4°.

ASSÉMAN If l'abbé Simon), sa vaut maronite, professeur de langues «irieujiles d/ins ruiiiversité lie Pndoue, et de la même fjimille quiles célèbres nrienlali^tes de son nom, naquit à Tripoli de Syrie en 1752. Il fut conduit à Rome eu 17.' 6. eieulrajiucollcg'des inaionites diri;:é par les jésuites. Après avoir fait sa philosophie et s,\ théologie d.ius le collège romain, il retourna dans l'oiieui, et s'\ a[ipli(|ua peiul.int douze années à Treuvre des missions. Raipele n Kome par ses oncles, il fut depuis altiie ,1 Vienne, et em( love à !;; bibliothèque inipérial;. Kn 178'), il fut nommé professeur de .anguesorlentiiles ;iu sémiuiiire del'adoue, et eu l«07 II lut ;ip|)(lé à la chaire de langues orieuljiles de l'université delà même ville. 11 était membre d(? l'académie des sciences, des lettres et des arts de Padoue, et de plusieurs

autres académies, et correspondait avec un grand nombre de savants. Les Mémoires de rin^iilut mentionnent avec distinction plusieurs de ses ouvrages. Simon Assémani mourut à Padoue, d'une fluxion de poitrine, le 7 avril 1821. On a de lui : Saggio istorico suir origine, rulto, letteratura, e costumidef/li Arabi avanti il pseudoprofela Maometlo, Padoue, 1787. in-8°, Irad. en français par Denon, selon le P.Moschini.Cen'est guère qu'un ex I ra i i des travaux de |)lusieurs célèbres orientali'^tes; Museo cupco iVaniano illuslrato, en- 2 parties, Padoue, 1787 et 1788, in-4% avec figures ;Cr/<'(/or/o de' codici manos<ritti orien,' lalidellabibliotecaSaniana,2paTl\es,^'adone, ini",1787 et 17'J2. On y trouve de nombreux extraits des manuscrits, et de savantes disserlationssur divers sujets, entre autres un long mémoire sur la nation des Copies L'auteur y traite avec soin du commerce t;inl actif que passif de l'Egypte moderne. Globiis cœleslis aiabico- cuficus Velilerni musei Burgiani... illuslrattif!, prœmitsa...de Arabum astronomia />i.vse;7a/iorie, Padoue, 1790, iu-i',avec planches, très-rare. Ce livre renferme la description d'un globe céleste, dressé pour l'usage du sultan d'ivgyple Malek-Camel, en 1225, vers la latitude noid de 28 degrés; une Dissertation sans date, imprimée vers 1807, sur la question de savoir si les Arabes ont eu quelqueinlluencesurla poésiemoderue de l'Iîurope; un autre, l/doiof're sur les monuaiesarabes, avec figures, Podoue, 1^09, in-i'. Siiveslre de Sacy a dit (]u'en général ou pourrait désirer dans les ouvrages d'Assémani une érudition plus vaste et une critique plus sévère.

ASSIiH, célèbre rabbin, composa eu 4.76, avec l'aide d'H.immaï, sou confrère, le TaU mud de Bnbylone, ain^i appelé parce qu'il fut fait dans cet le VI lie. Ce recueil de visions, commenté par le rabbin Maïr, vers l'an oM, et depuis par un autre Asser, mort en 1328, a été inipriiiié à Leyde, chez Elzévir, 1030, iu-l°, et avec tous ses commentaires à Amsterdam , 17ii, en 12 vol. iii-fol. Bossuet observe que toutes ces imaginations, rêves, visions, commeuiaiies, paraphrases des rabbins, sont l'effetetcu môme temps la causede l'aveuglement persévérant des Juifs ; que l'Ecriture sainte en est obscurcie, détournée à des sens impropres, ou mémo ridicules, etc.

ASSÉKIUS .MÉNÉVENSIS, né au pays de Galles, liénédictin, précepteur d'un fils du roi Alfred, fui nommé parce prince évêque de Salisliury. Il mourut, selon quelques-uns, enl09, selon d'antres, ou 883 : mais cette dernière opinion est ()eu probable. On a de lui une Histoire d'Angleierre et la Vie d'Alfred publiée à Londres, en 1574, et imprimée à Zurich eu 1575; à Oxford, 1722, iu-i". L'estime (]ue ce grand roi faisait d'Assérius est un éloge complet de ce savant religieux.

ASSHI/rON (îL'ii.i aime), théologien anglican, né en 16'il à Miildleton, dans le roiulé de Lancasire, mort sep uagéuairc à Beckenham eu 171 1 , n'était pas dé|)Oiirvn de talents ; mais le fanatisme et la superstition le jetèrent hors de la vérité. Il montr.i d'abord beaucoup de zèle pour la cause de Jacques 11, puis il

Page 1