‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 88 sur 228 · AST · texte numérisé non relu

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écrivit en faveur du roi Guill.inmc. Les anglicans lui surent gré dos soins qu'il se donna pour fiiire réussir un projet de secours de bienf.iisance proposé p;ir lui en faveur des veuves des ecelésiasliqucs. Parmi ses nombreux écrits nous citerons : La tolérance désapprouvée et condamnée, c[c.,0\(ovd,\61Q; VÀpoloi/ie royale (en faveur de Jacques II), Londres, 1G85; Apidogie de leurs Majestés actuelles [ le roi Guillaume cl la reine Marie), Londres, 168S; La possiliililé des apparitions. Les autres ouvrîmes d'Assheion se cotn|ioseiit debeaucoufi d'écrits de controverse dirigés contre les papistes et les dissidents, et de quelques traités de |iie;é.

ASSUÉBUS. roi de Perse, épousa Eslher, parente du juif Mardorhée, après avoir répudié Vaslhi. On ne sait point quel est cet Assuérus. On croit communément que c'est Artaxerxès l.nnguemain.C'esi le senti ment de Nicéphore, Zonaras, Suidas, Louis Vives , Bcilarmin, Cajétan, Méuochius, etc. Ussérius croit que c'est Asly.'iges, pi're de Cyasares, a'ïeul maternel de Cyrus: ce qui est peu vraisemblalile. Sérarius tâche de prouver que c'est Artaxerxès III ou Orhus ; d'autres croient que c'est Àrla\erxi''s-.Muémon. Cette Opinion est celle de saint Jérôme, <le Bède. Miirsham soutient (|iie c'est le même que Darius le .Mède. Knlin.(]iielqucs autres i-ritii|ues, entre autres di>m Cilmel, veulent que ce soit Dirius, (ils d'Hystaspes, elilisent qu'Atossa, fille de Cyms, est la Vaslhi de l'Ecriture. Voyez EsTHER.

ASSUK, fils de Sem, quitta le pays de Sennaar, pour se fixer vers la source du Tigre, dans un pays qui porta ensuite son nom. 11 y bâtit, selon <)uelques-uns,Ninive, Kéliobotji, Chalé et Hézen ; d'auires disent que ce fut Nemroil. Il est regardé comme le fondateur du royaume d'Assyrie.

ASTÉlUUSou aSTÈRE (saint), souffrit le martyre sous Dioclelien, avec Claude, Néon, etc. Ses Actes authentiques ont été publiés par Barouius et dom Kuinart. — Un autre AsTÉRius ou AsTVRius, sénateur romain, fut mis à mort en 27:i. Il avait assisté au supplice de saint Marin. Quoiqu'il jouît de la plus grande considération, et qu'il fût magnifiquement vêtu, il ne laissa pas de charger le corps ensanglanté sur ses épaules, et de l'emportera la vue du peuple. Il l'enveloppa ensuite dans une étoffe très-précieuse, et l'cnlerra avec toute la décence convenabli?, Il fut condamné au même genre de mort, an rapport de Uufin. Vi<yez aussi Eusèbe, Hist. ecclés., 1. vu. chap. 15 et suiv.

ASTÉIUUS, orateur distingué, parut avec éclat dans le barreau, qu'il abandonna pour entrer dans l'état ecclésiastique. Il l'ut élevé sur le siège d'Amasée, dans le Pont, après la l morl d'Eulalius, et il s'illuslra p.ir toutes les î vertus pastorales. 11 parait qu'on doit mettre I sa morl après l'aa VOO. Il mourut fort avancé en âge. Il parle de la ,persécuii(in de Juî lien en humme qui en a été témoin, et qui j; connaissait à fond le caractère faux et les artifices de cet apostat. Les Homélies qui nous rcslcut desaini Astérius sont un monument

éternel de son éloquence et de sa piété. Les réflexions sont justes el solides, l'expression naturelle, élégante et animée; lu vivacité des images y est jointe à la beauté et à la variété des descriptions ; on y découvre une imagination forte el féconde, «n g(''nie pénétrant et maître de son sujet, et le talent si rare d'aller au cœur par des mouvements puisés dans la naUire. Son Homélie sur Daniel et Susanne est un chef-d'œuvre. Celle qu'il a faite sur saint Pierre et saint Paul est également remarquable. Il y enseigne « que la jiiridii lion spéciale qu'a reçue le prince des apôtres s'éteml sur tous les fidèles de l'Orient et de l'Occident ; (]ne Jésus-Christ l'a établi son vieaire, et qu'il l'a constitué le père, le pasteur et le maître de tous ceux qui devaient croire l'Evangile. » Dans le panégyrique de saint Phocas, martyr de Sinope, il s'exprime comme le fait encore aujourd'hui l'Eglise catholique, sur l'invocation des saints, sur le culte des reliques, sur les miracles opérés par leurs vertus. Ces Homélies ont été publiées par Combefis et Richard. Lis quatorze premières sonl du saint docteur, de l'aveu de tous les critiques. L'anlhenlic:té de la plupart des dernières est fort douteuse. Elles pourraient être l'ouvrage d'Aslérius, évênue de Scythopolis, dont parle saint Jérôme dans son Catalogue des hommes illusires. Maucroix les a traduites en Irançais, lG9o. in-12.

.VSTÉKIUS, évcque de Pélra en Arabie, dans le iv siècle, après avoir été engagé dans le parti des arien*, abjura leurs erreurs, l'an -iM, au concile de Sardiqiie, et se joignit aux catholiques. Sa conslauce le fit ensuite bannir d.ins la haute Lih\e, où il eut beaucoup à souffrir pour la foi. il assista, en 3()2, au concile d'Alexandrie, sous Julien, el y fut député pour porter la lettre synodale adressée a l'église d'.Vntioche. H y a apparence qu'il mourut vers ce lemps, car l'histoire n'en fait plus mention. Les Grecs et les Latins en font mémoire le 10 juin. Saint Athanase fait l'éloge de sa foi dans sa lettre aux solitaires. — ■ Il ne faut pas le confondre avec un autre .Vstkrics, sophiste arien, qui vivait dans le même temps, cl dont saint Athanase fait mention dans son livre des Synodes; — ni avec Astérius, évéquc arien fort éloquent, qui vivait dans le même siècle, vers l'an ;170. Saint Julien surnommé Sabat, passinl par Cyrrhe, trouva les catholiques en alarme, parce que cet Astérius devait prêcher le lendemain ; ils cr. lignaient que son éloquence n'en pervertît quelques-uns. Sabas leur dit de mettre leur cnnfianco en Dieu. Il pria avec eus, et on attribua généralement à l'efficacité de sa prière, la morl subite d'Asiérius, arrivée la veille de la l'été où il devait faire celle prédication. Saint Jérôme dit qu'il fit des ('ommentaires sur les Psaume>, les Evangiles, el sur les Epîlres de saint Paul, el d'autres ouvrages que ceux de sa secte lisaient avec avidité.

ASTÉRIUS ou ASTURIUS, consul romain, en 4V9, est l'auteur d'une Conférence de l'Ancien el du Nouveau Teslamenl, en vers la-

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