‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 97 sur 228 · AVE · texte numérisé non relu

AVE

que l'iiidifîiiR. Il P"sséila pourlant cet évéché jusqu'en .'h'i- , aiuiéo île sa moi t. — il ne l'aiii pas le cdnl'ondre avi>c Auxence, surnoiL;iiié le Ji une, ^\^yl^ vouliil dispuier, vers l'an 385, le siège île Milan à sainl Aiiibroise, et que les ariens reconnurent pour évéque. On voit dans les écrits de sainl Anibioise un beau sermon que ce sainl doclcur lil contre cet-usurpateur.

AUXILIUS, prélre du xi« siècle, "rdonné par le pape Formose, publia en 907 trois Traités colï^r^' le pape Sereins I!!, pour soutenir la validilé dos ordinations faites par Formose. Ueiix de ces traités sont dans le Traité des ordinations, du P. Morin. Us sont écrits avec beaucoup de fermeté et de liberté. L'auteur y démontre la validilé des ordinations faites par des évèques ill> gilinies, pourvu cependant qu'ils soient véritablement évêques ; que Formose, pour avoir été transféré d'un siège sur un autre , ne laisse pas d'être évéque légitime. Le P. Mabillou les a fait imprimer tous trois dans ses Analectes, in-lol.

AVALON (Irénée i>'), né en Bourgogne, entra cliez les capucins, et travailla avec beaucoup de zèle et de succès à la conversion des calvinistes. Outre un livre apologétique eu faveuf des seigneurs de Passade, de Mazel, et autres gentilsliommes qui abjurèrent leurs erreurs entre ses mains, il a publié Libri très conlroversiarum contra ciilvinistas, liu^/uenotos et anabaplislas, Lyon, 1G28 , 3 vol. in-'i-". Le titre montre assez qu'on menait alors quelque différence entre les huguenots el les calvinistes, mais il n'est pas facile de dire en quoi elle consistait, parce que la véritable origine du mot huguenot n'est pas bien connue, malgré tout ce que les érudils ont écrit sur ce sujet.

AN'ANGLNUS (Nicolas), jésuite, originaire du Tjrol, enseigna la ilieluriiiue, la morale cl la philosophie à Gratz, puis devint professeur de lliéoiogie morale el scolastique à N'ienue. Avancinus a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Impirium Ronumo Gcrmunicum , sice Elogiu L. CwsiiruniGerinanoruni, \ ienne, 1G(J3 , in-i"; Via et doctrina Jesn Cluisli, A'ienne, Jli07, 167*, in-12; Irad. en françal^, Paris, 1713; l'oesis lyrica , Aienne, 1070; Amslerdain, 1711 : Poesis dramalica, p. i-iv, Cologne, 1(>73-I07i).

AVANZl {Ji;a-\ -Marie), né à llovigo en 1^60, se lit admirer à Ferrare el à Uovigo (lar l'étendue de ses connaissances dans le droit. Son frère ayant été assassine dans celle deriiièie Ville, el lui-même ayant couru gran^ risque de l'être, il se relira à P.idoue, où il mourut le 2 mars lGi-2. On a de lui en manuscrit Constlii de rébus viciliOus el criniinalibus, el une Histoire ecclé.instii/uc depuis Luther. Le seul ouvrage dont jouisse le public est le foèiîie ijuil dédia à rarchiduc Ferdinand, depuis eai|>creur , qui lui eu témoigna baulemenl sa reconnaissance.

AVELLJNO saint André), né en 1521, à Casiro-Nuovo, peliic viilc du royaume de Naples , embrassa la règle des Clercs régu-

liers, appelés Théalins, el se relira on l,"o6, dans leur maison deNaples, qui faisait l'èdificalion de toute la viLe; elle étall encore animée de l'esprit el de la ferveur de sainl Gaétan, mort en 15'p7. il quitta le nom de Lancelot, qu'il avait porté jusque-là, el prit celui d'André. Pour se mellre dans la saioie nécessité de devenir parfait, il lit deux vœux particuliers qu'on ne doit pas facilement perinellre, d'après les règles de la prudence chrétienne, pircc qu'ils peuvent devenir uu principe de scrupules ou de transgressions, mais ils lui furent suggérés par un mouvement exlraoriliiiaire de la grâce. Le premier fnt de coiiiballre toujours sa propre volonté; le second, de faire tous les jours quelques progrès dans la venu. Ce secuid vœu, qui n'esl pas plus sans inconvénient que le premier, et qui semble présenter des vues, des calculs el des mesures que l'élan de la pièlé et de l'amour ne connaît pas, a reçu une espèce d'approbation dans l'oraison (luel'Eglise récite Ic' jour de sa fête. Dcus, qui in cordeOeati Andreœ confissoris lui i)er arduuin quutidie in virtut.bus projiciendi votum, admirabiles ad te ascensiuncs disposuisli. Siint Charles Borromée avait pour lui une estime particulière, et lui demanda quelques sujets formés de sa main, pour fonder à 3Iilan une maison de thealins. Epuisé de fatigues et cassé de vieillesse, il tomba d'apoplexie au pied de l'auiel lorsqu'il commençait la messe. il répéta trois fois ces paroles : Introibo ad allai e Dei, el ne put aller plus loin. Ou lui administra les sacrements de l'eucharistie et de rexlréme-onction , qu'il reçut avec la plus tendre pièlé. Il expira le lù novembre IGOS, dans sa quaire-vinjit-huilième année. On garde son corps à Naples dans l'église des Ihèalins de Sain-Paul. 11 fut béatifié seize ans après sa mort. (Mé neiil XI le canonisa eu 171-2. La Sicile el la ville de Naples l'ont clioisi pour un de leurs patrons. Il a laisse plusieurs ouvrages de pieié qui ont été imprimés en 5 vol. iii-i", à Naples, 1733 el 173't.

AMiXDANO (Diego d'), né à Ségovie, selît jésuite a Lima au Pérou, il s'y consacra aux missions, lui deux fois recteur du collège de Lima, provincial, elc. Ou a de lui plusieurs ouvrages; le plus considérable est Thésaurus Indiens pro reyiinine conscientiir m iis quœ ad Indios spectant , Anvers, 1668, 2 vc. in-lol.

A\'LS>JLS (François d") né à Fieurance, dans le bas Armagnac, disciple du fanatique Simon .Morin. se signala par des ouvrages pleins d'exiravagances. Il y prédit l'arrivée du dernier jugemeul, le renouvellement du monde. Il l'annonce aux poutiles et aux rois; et il l'annonce en homme qui n'a plus de lèle. Ses ouvrages les plus singuliers sont : Le< huit béatitudes des deux cardinaur (Uicheiieu el }il;\iiniu} confrontées à celles de J.-C; La Phiole de Vire de Dieu, versée sur le siéye du dragon et de la bêle, pnr l'onge el le verbe de l'Apocalypse; Faclnin de la sapienic éternelle au parlement ; plusieurs autres ouvrages dans le même geurc el le méoie

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