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goût. On croit qu'il mourut avant son inaîlrc, en 16G2. 11 avait élé cmpriiouiié en lOôA, et relàrhé l'année suivaiilo.
AVI AU DtJ HOIS Dli SANZW (CiiiRi es- François, comte d'), antievêiiue de Bordeaux, pair de France et officier de la Légion-d'llonneur, naquit le 7 août 17.'i6, au château de Sinzay, d'une famille nolile du Poitou. Il était ^ icaire général en 1790, lorsque Lefrani^ de Ponipignan, archevêque de ^ ienne, voulant désurmais vivre dans la retraite, se démit de son siège, en le désignant à Louis X\'I pour son successeur.
Mandé à l'uris, l'abbé de Saiizay s'y rendit à pied, et dès iju'il eut appris de la boutlic du monarque le choix qu'on a\ail tait de lui, il s'y refusa par une s.iinle moiieslie. Il fallut des ordres réitérés pour le déieruiiner à accepter, et pendant le peu de temps (ju'il put occuper le siège de A'ienne, il donna l'exemple de toutes les vertus. En 1792, ce prélat quitia la France pour n'y rentrer iiu'à l'époque du concordat, et, le 9 avril 1802, il fut promu à l'arclievêché de IJotdeaux où toutes ses vertus apostoliques brillèrent d'un nouvel éclat. Do nombreux établissements furent formés |)ar ses soins, tels que des séminaires et des maisons consacrés'à la réforme des uid'urs, et ces fondations absorbèient sa fortune particulière. Il faisait à pied les courtes pastorales de son diocèse, et sa charité, qui ne connaissait point de bornes, s'étendait indislinclemcnt sur tous, sans acception de religion ou d'opinion politique. Fin 1811, lorsque Napoléon convoqua à Paris les évéques de France, espérant leur faire approuver et confirmer les violences qu'il exerçait contre le pape, l'archevêque de Bordeaux défendit les droits du saint-siège avec une sainte liberté. Des évéques qui avaient tenu le mémo langage furent emprisonnés et persécutés; toutefois Mgr d'Aviau fut laissé tranquille. A l'él)o(iuc de la Ucstauralion, au moment où le iluc d'Augouléine se disposait à entrer à Bordeaux, le vénérable prélat se rendit audevant du prince, et il prêta, le premier, entre ses mains, le serment d'obéissance. 11 accompagna ensuite le duc à la cathédiale, où un Te iJeuin fut chanté en action de grâces. M. de Sanzay continua encore pendant douze ans sa carrière de bienfaisance, et mourut à liordi aux à l'âge de !!0 ans, le 11 juillet 182(i. Comme saint .\uguslin, il mourut sans faire de testament, parc)! (|u'il ne laissa pas de quoi en faire un. Il avait demandé que son ca'ur fût déposé dans l'église de Sainl-Hilaire à Poitiers, et celle ilisjiosition fut exécutée le 27 janvier 1827. On trouve dans le Mcinorial culltuli(iu(\ n' ■ de mai et de juin 1827, des Lettres ccrites par le prélat au sujet des discussions sur l'iil- IramonlanisiiK! cl le gallicanisme, Mgr d'Aviau a laisse (Il ()uli>' : un écrit utr le pii'C à inli'rf'l du commerce, Lyon, 17il'J; MéUiiiic et Lurelle, ou Les avunliifies de l'iducudon retif/ieuie, oui rut/e utile aux jeunes personnes de i un et de l'uutrc serc, Poitiers, 181), in- 12; nouvelle édition, Tours cl Paris, liiS-i, iu-18.
— Il a paru une Histoire de Mgr d'Aviau du Bois de Sanziiy, successivement nrchevêque de Vienne et de Bordeaux, par M. l'abbé Lyonnet, 2 vol. in-8".
AVILA (Jean d') , né à Almodovar del Campo, bourg de l'archevêché de Tolède, vers l'an 1500, fut surnominé l'Apôtre de l'Andalousie. Dominique Solo fut son maître de philosophie à Alcala. Après la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres. Il exerça le ministère de la prédication avec tant de zèle, qu'il opéra des conversions sans nomine. François de Borgia et Jean de Dieu lui durent la leur. Sainte Thérèse lui fut aussi redevable d'avoir déciiié sa vocation. « On peut le regarder, dit « un hagiographe, comme le père de tant de « saints qui parurent en Espagne, dans le « xvr siècle. 11 mérita par sa doctrine, par « son zèle et par ses autres vertus, d'être « l'édification, le soutien et l'oracle de l'F- « glise. C'était un génie universel, un di- « recteur éclairé, un prédicateur célèbre, « un homme révéré de toute l'Espagne , « (oiuiu de tout l'univers chrétien, un « homme enfin dont la réputation était par- « venue à un point ([ue les princes se sou- « mettaient à ses décisions, et cjue les safc vants lui demandaient le seciurs de ses « lumières. » D'Avila passa les 17 dernières années de sa vie dans des infirmités continuelles et les douleurs les plus aiguës; il s'écriait souvent : Sciijneur, augmentez mes douleurs, mais augmentez aussi ma patience. Il mourut le 10 mai 1509. On a de lui des Lettres spirituelles et des Traités de piété, traduits en français par Ainauld d'.Xndilly. Martin lluiz a publié sa ]'ic et ses OL'ucres, Madrid, 2 \ol. in-4-°.
A\ ILA (Sa!sciie d') ainsi appelé de la ville de ce nom, en Espagne, qui fut son berceau, l'an 13'i-G, soitit d'une famille distinguée. Sa naissance l'illustra moins que sa science et ses prédiialions, qui eurent un grand succès. Il fut confesseur de sainte Thérèse. On lui donna l'évêché de .Murcie ou de Carthagène, puis celui de Sigucnza, et enfin de Placenlia, où il mourut le IJ décembre 1G25. Il a laissé des Sermons, des Traités de piété et les y ies de saint Augustin et de saint Thomas.
A^ ITFS [Sextus Alcimus), neveu de l'empereur Avitus , fut élevé sur le siège do Vienne (en Dauidiiné), après la mort de saint .Mamert. Son éuiinentc vertu le fit respecter parClons, roi de France, et par (iondebaiid, roi de Bourgogne, quoique le premier fût encore idolâtre, et que le second fùl infecté de l'hérésie arienne. Ayant eu une conférence à 1.3011 avec le>i é»équcs ariens, il les confondit et les réduisit au silence. Le roi de Hourgogne, (|ni était présent, fut si frappé du triomphe dt! la fui catholique, qu'il l'aurait embrassée , s'il n'eût craint de choquer ses sujets. SIgismond, fils et successeur de tiondebaud, fut plus courageux que son père; il se rendit au\ sollicilalions de saint .\vil qui le pressait d'abjurer rarianisiiie. Lorsque ce prince eul trempé ses mains dans le sang du Sigeric»