‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 99 sur 228 · AVR · texte numérisé non relu

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son fils, que s.l belle-mère avait accusé d'un crime suppose, Avitus lui fit sentir toute l'indignilé'iie sa conduite, et lui inspira dps senliments de pénitence. 11 présida, on 517, au célèbre concile d'Iip.ione, où l'on fit quarante canons de discifilinc; puis à celui de Lyon, en 525. 11 se plaignit au nom de toute riiglise des Gaules, de co que le concile de Palme s'était mêlé de juger le pape Syniniaque, et dit : « Comme l)ieu nous ordonne « d'être soumis aux puissances de la l. rrc, « aussi n'est-il pas aisé de comprendre com- « ment le supérieur peut être jugé pai- les « inférieurs, et principalement le chef de « l'Eglise. » Il mourut l'an 525, en oJeur de sainteté. 11 est nommé, le 5 février, dans le Martyrologe romain. On l'honore le 20 d'août, dans l'église collégiale de Noire- Dame de \'ienne, où il fut enterré. Ses o!«viages ont été publiés à Paris, in-8", en 16i3, avec des notes, par le P. Sirmond. Son siyle est embrouillé, et défiguré par des pointes. Cependant la manière serrée avec laquelle il presse les ariens dans quelques-unes de ses lettres, doit nous faire regretter les autres ouvrages qu'il avait composés contre ces hérétiques.

AVOGADKO. C'est le nom d'une famille très-ancienne de Lombardie, qui dès le xiT siècle était chargée des affaires conlLMiiieuses du clergé, et c'est ce ((ui la fit appeler Aïogadro, car ce mot signifie avocat. Elle a [)roduit plusieurs prélats et personnages distingués, cnlre autres : Philippe Avogadro, de Carisio, compagnon de saint Dominiiiue, béalifiédans le xiir siècle; les deut évêques de Verceil, Martin de Quaregna et Kaiiiier de Valdengo, qui vivaient au commencement du XIV' siècle. Ce dernier comliatlit les Gazzari, sectaires qui admettaient la communauté des biens et des femmes, et avaient pour chef Dulcin; ils furent complètement dis()ersés par les troupes épiscopales, près de Triveri, dans les Alpes Graïes. M. de Grégory croit que c'est à l'un de ces deux évéques qu'appartenait le précieux manuscrit De Imilatioue Cliristi, qu'il a publié chez Firm. Didot en 1833.

AVOND (Jacques), originaire de Die (Dauphiné), d'après Goujet et Chalvet. Toul te qu'on sait de lui, c'est que, né dans la religion réformée, et ayant embrassé le culte romain, il prit l'état ecclésiastique, et défendit le célibat dos prêires, dans un ouvrage intitulé : Poëme à l'honneur du sacré vœu de virginité et de continence, etc., Grenoble, 1651, in-'i°. Goujet convient que cet ouvrage prouve plus de zèle que de talent.

AVRIL (le P. Philippe), jésuile français, occupait en IGSi les chaires de philosophie et de mathématiques au collège de Loui^-le- Grand à Paris. Le P. Verbiest ayant demandé de nouveaux sujets pour les missions de la Chine, le P. Avril fut désigné pour s'y rendre par la Tarlarie, avec la tâche d'étudier les obstacles que pourrait présenter cet itinéraire, qui n'avait encore été suivi par aucun Européen. Il fut rejoint à Marseille par un de ses frères, résolu à alTrontcr les

mêmes dangers, et tous deux se rendirent à Rome, d'où ils allèrent s'embarquer à Livourne, le Vi janvier 1085, sur un bâtiment français destiné pour Alexandreile. Ils gagiièrenl ensuite Alep dans la compagnie de quelques marchands. Le, supérieur des missions de l'Asie retint son frère dans celle ville, et le P. Avril fut envoyé lui-même dans le Curdislan, puis dans l'Arménie où il contribua beaucoup à ftjuder une mission à Erzeroum. Aptes y éire resté huit mois, partageant son temps cnlre ses devoirs et l'étude du turc et de l'arniénien, le P. Avril entreprit de traverser la Perse et la Tartarie. Mais, arrêté par le gouverneur d'Astrakan, il obtint avec peine un passeport pour Moscou, d'où il pensait pouvoir passer en Chine avec uiic caravane de marchands, persuadé que le gouvcrneuient russe , instruit des motifs de son voyage, n'y mettrait aucun olislacle; mais il lui fut enjoint de se rendre en Pologne. De nouvelles et actives démarches pour modifier les dispositions du gouvernement russe furent sans résultat, et le priiue Jablonowsky , gr.ind général de la diète, lui facilita les moyens de se rendre à Gouslanlino|ile jtar la .Moldavie. Malade alors d'une afi 'Ctiou de poitrine (jui résistait aux efforts des snédccins, il revitit en France (septembre loi'O), où il publia : 1 oc/nf/e en divers états d' r.urojie et d'Asie, Paris, 1()92, in-V, avec cartes et figures; Utreehl, H)9J, in-12; on y trouve des particularités intéressantes. Le P. Avril y promettait une Histoire de la iMoscovie, mais il ne paraît pas avoir survécu longtemps à la imblicalion de son Voyai;e, et l'etal de sa santé ne lui aura sans doute pas permis de remplir sa promesse. AVRlLLt)N ( JEi\-BArTisTE-Eui; ) , né à Paris en 1G52, minime dislingué par ses sermons et sa piélé, mourut à Paris en 172!), âgé de 78 ans. On a de lui plusieurs ouvrages. Les principaux sont : Méditations et sentiments sur la sainte communion, in-12 ; Retraite de diie jours pour tous les états, 'u)-i-2; Conduite pour passer saintement le temps de l'Avent. in-i2; — pour passer saintement le temps du Carême, in-12 ; — pour passer suintement les octaves de la Pentecôte, du S<ilnt- Sacrement et de l'Assomption, in-12 ; Commentaire affectif sur le psaume Miserere, pour servir de préparation à lu mort, in-12; L'année affective, ou Senliments sur l'amour divin, tirés du Canliijue des canliqucs, in-12; Réflexions tliéologiijues , morales et affectives sur les attributs de Dieu, in-12 ; Commentaire ajfeclif sur le grand précepte de l'amour de Dieu, in-12 ; Réflexions pratiques sur la divine enfance de JésusClirisl, in-12 ; Sentiments d'un Solitaire en retraite pendant l'octave du Saini-Sacrement, in-2'p ; Traité de l'amour de Dieu à l'égard des hommes, et de l'amour du, prochain, iu-12 ; Pensées sur divers sujets de morale, in-12. Tous ces ouvrages sont très-estimés par les hommes versés dans les voies spirituelles et dans la counaissince des cieurs. Ils sont écrits avec beaucoup d'onction, d'une manière attachante et persuasive. Le style est clair, no-

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