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favorisée cesseraient de ce iiionienl. Elle •'•iiousa, peu de temps après, Daniel Voter, ministre |>rolestanl h Lesna duns la Priméranie, et elle eut de ce mariage cina cnf;ints. Kile mourut le G di-cembre l(jii, à 3* ans, du ilia>;rin davoir vu ses pn'-diclions démenties par l'événement. Klie avait écrit ses prétendues révélations; Comenius les a traduites en lalin, et publiéesaveccelles de Christophe KotteretdeNic. Diabicius,souscelilre:L»J5(*i ?cneiovA-, etc., sans nom de lieu, lGo7,in-'i-% rare.

PONT (Louis dli), jésuite espagnol, célèbre parmi les maîtres de la vie spirituelle, ■ naquit à Valladolid, le 11 novembre 15dV, d'une famille noble. Il entra dans la société en lo"5, h l'âge de 21 ans, après avoT fait son cours de pliilosophie et en j)artie celai de théologie. Il balança longtemps entre l'institut de saint Dominique et celui des jésuites, et crut ([ue Dieu l'appelait à ce dernier. 11 Qt son noviciat à Médina del Cam|)o, étudia ensuite les lettres par ordre de ses supérieurs, et y fit de grands progrès. Une faible santé ne lui ayant pas permis de continuer l'emploi de l'enseignement, il se voua à la direction et à la composition d'ouvrages pieux. Pendant une iieste, dans une partie de l'Espagne, touché du délaissement de ceux qui en étaient atlaiiués, il sollicita viveme:it de ses sujiérieurs et obtint la permission d'aller îi leur secours, et les soigna avecbeaucoup de zèle et de charité. Après une vie passée dans les bonnes œ'.svres et la pénitence, il uiourut à Valladolid, le 16 février 162.'i., âgé de soixante-dix ans, après en avoir passé 50 dans la société. Sa vie a été écrite eu espagnol par le Père Cachupin, jésuite. On a de lui : Exposilion morale et mystique du Cantique des cantiques , en latin, Cologne, 2 vol.in-fol., 1622, réimprimée à Séville , en espagnol, 16i:o, in-S»; Méditations sur les mystères de ta foi, Cologne, 1612, in-8% livre plein d'onction et d'instruction; Ledirecteur spirituel, Cologne, 1613, iu-8°. L'auteur y traite en détail de tout ce qui concerne la vie ascétique. La plus grande partie de cet ouvrage a été traduite en latin par le P. Trévinnia, jésuite; Delà perfection chrélienne,k vol., Cologne: les 2 premiers en 1615. les derniers en 1617; Vie du P. Balthasar Alvarez, jésuite, ibid., 161'i-, in-8°; Directoire spirituel pour la confession, la communion et la célébration du sacrilice de ta messe, ou Du bon u^afie des sacrements; Traité du sacerdoce et de l épiscopat. Cet ouvrage et \tis Méditations ont été traduits en arabe par le P. Fromage, de la même société. Le P. Jean iJrignon, aussi jésuite, a traduit les ouvrages ascétiques en fran(;ais. Cette traduciion'a été puljliée à Paris, in-8% 1689, 1701), 1703. Le P. Nicolas Frison en a fait un Abrégé, 1712, k vol. in-12.

PONTAC (AiiN.vLD Dii), évèque do liazas, natif de Bordeaux, d'une famidc illustre, fut choisi par l'assemblée du ck-rgé , ti'iiue à Mclun l'an 1579, pour faire au roi Henri 111 des remontrances : commission dont il s'acquitta avec dignité. Ou les trouve dans les Mémoires du clvryé. Ce prélat mourut au cliâleau de Jouborthes en 1605, ayant la jéjjuta-

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tien d'un homme qui possédait les langues orientales. Les occupations de l'épiscopat ne l'empêchèrent pas de se livrer à son goût pour l'étude. On a de lui des Commentaires sur Abdias, 1566, in-4°; des Notes sur la Chronique d'Eusèbe ; un Traité contre du Plessis-Mornai.

PONTANUS (OcTAvius), théologien et jurisconsulte, né à Cerreto, bourg de l'Ombrie, se fit un nom par son es|)ril. Pie II l'envoya, en 1.V59, en qualité de nonce, pour régler les différends de Ferdinand, roi de Najibs, et de Pandolphe Malat sta, seigneur de Ilimini. 11 fut ensuite envo.\é à Bàle, et nommé à la pourpre; mais il mourut dans ce voyage, snns pouvoir profiter de cet honneur. On a de lui un volume d'Epîtres, et un autre de Réponses à des consultations de droit.

PONTANUS (RovERi s) , carme , né h Bruxelles, mort en 1567, est connu par un ouvrage intitulé : Rerum memorabiiium ab ann. 1500 ad ann. 1560, in republ. cliristiana gestarum, iibri V, Cologne, 1559, infol. Cette histoire est en forme d'annales avec des notes. L'auteur parait l'avoir entreprise pour démontrer la mauvaise f li de SIeidan, qui a déliguré toute l'histoire de son temps pour calomnier les catholiques.

PONTANUS (Jacques), né à Hermalle, village sur la Meuse entre Liège et Maëstricht, mort en 1668, fut censeur des livres à Louvain, et approuva avec beaucoup d'éloges l'Augustinus de Jansénius. Cela lui suscita quelques dillicultés ; mais il déclara qu'il n'avait approuvé cet ouvrage qu'à cause de la réfiutation de l'auteur et à la sollicitation des éditeurs, et qu'il était éloigné des sentiments qu'il renfermait. 11 donna lieu de soupçonner que sa déclaration n'était pas sincère, puisqu'il approuva dans la suiie différents livres pour la défense de Jansénius et la fameuse version du Nouveau Testament de Mons ; ce qui fit que l'archiduc Léojiold, gouverneur des Pays- Bas, et le nonce du pape le suspendirent do ses fonctions. On a de lui : Laudalio funebris Joannis Mafii, monasterii parcensis abbatis, Lonvain, 16i8, in-8°.

PONTANUS (J.4CQUES!. Voy. Spaîsmuller.

PONTAS (Jean), célèbre casuiste, naquit à Saiiit-Hilaire du Harcoet, au diocèse d'Avranches, en 1638. 11 vint achever ses études il Paris, et reçut les ordres sacres à Toul en 1663. Trois "ans après, il fut reçu docteur en droit canon et en droit civil. Péréfixe, archevêque de Paris, instruit de son mente, le fit vicaire de la [laroisse de Sainte-Geneviève-des- Ardents à Paris. Il remplit cette place avec zèle pendant vingtcinq ans, et fut ensuite nommé à celle de sous-iMMiitencier de l'église de Paris. Ses lumières n'éclatèrent i)as moins dans cotte place que l'ardeur de sa charité. Il mourut en 1728, à 90 ans. Parmi les ouvrages qui font lionneur à sa mémoire on dislingue : Scriptura sacra ubique sibi constans, Paris, 1698, in-V». Il v concilie les contradn.'tions apparentes àa Pentateuque ; uu grand Dictionnaire des cas de conscience,

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dont la plus ample édition est celle de 174-1, en trois vol. in-fol. Il tient un juste milieu entre le rigorisme et le relâchement. Ou y trouve quelques décisions contradictoires, que son abréviateur, l'abbé Collet, a t;1ché de concilier dans. l'abrégé qu'il en a donné, 17C4 et 1770, en 2 vol. in-i°. On ne saurait approuver qu'un ouvrage fut pour les pasteurs et dir.'Cteurs des âmes soit écrit en langue vulgaire. Ce détail de péchés et d'opinions opjiosées sur leur nature et leur grièveté ne convient pas au simple peuple, et ne peut produire des fruits de piété. En traitant ces matières en français, on n'a que trop réussi à ftire de la théologie une espèce de commune où tout le monde, jusqu'aux femmes, prétend labourer, récolter, arracher et CDuper. On a de Lamet et Fromageau, docteurs de Sorbonne, un Supplément au Dictionnaire des cas de conscience, Paris, 17.33, 2 vol. in-folio, mis en ordre et revu par Simon-Michel Treuvé, théologal de Meaux sous Bossuet, et publié par l'abbé Goujet ; des Entretiens spirituels pour ins- Iruire, exhorter et consoler tes malades, Paris, 1693, 2 vol. in-12, pleins d'onction et bien propres Ji ce charitable minisLôre; traduits en tlamand par Jean-Charles Dierxsens, curé de l'hôpital à Anvers, 1763 ; Des péchés qui se commettent en chaque état, Paris, 1728, in-12 ; un grand nombre d'autres livres de piété qui prouvent ([u'd était irès-versé dans la lecture de l'Ecriture et des Pères.

PONTBRIAND (René-François du Breuil de), Breton, abbé de Saint-Marieu d'Auxi'rre, né vers la fin du xvu" siècle, mort h Paris en 1767, avait occupé les moments de loisir que lui accordaient les devoirs de son état à écrire particulièrement contre les erreurs qui déshonorent le xviir siècle. 11 est surtout connu par son zèle pour instruire et soulager les pauvres Savoyards qui se trouvent à Paris. Il lit paraître, de 1737 h 1743, quatre })etits écrits pour engager à jirendre part à cette bonne œuvre, à lac[uelle il consacra son temps et sa fortune. Nous avons de lui : V Incrédule détrompé et le chrétien ulfcrmi dans la foi, 1752, grand in-8% ouvrage écrit d'un style p;ir et simple, renfermant bi'aucoup de témoignages en faveur de la religion, pris dans les auteurs païens ; Pèlerinage du Calvaire sur le Mont-Valérien, 1751, in-18. —Un de s; s frères, abi)é de Lanvau , chanoine, et grand-chantre de Bennes, est auteur des ouviages suivants : Nouvelles rues sur le système de l'unirers, Paris, 1751, in-8°; Essai de grammaire française,ll6!i;in-8°; Poëmesnr l'abus de lapoésie, couronné aux Jeux Floraux, en 1722; Sermon sur le sacre du roi, 1722, in-4-°. — Un autre frère, sacré évèque de Québec en 174-1, mourut à Mont-Réal en 1760, pendant le siège de cette ville par les Anglais.

PONTCHASTEAU (Sébastien - Joseph du Cambout de), né au chAteau de Coislin, le 29 janvier 1634, d'une famille illustre et ancienne, était parent du cardinal de Richelieu, et troisième fils de Chailes du Cam- Iwut, gouverneur de Brest et lieutenant

général de la basse Bretagne Singlin, directeur des religieuses de Port- Royal, l'attira dans cette maison, mais il n'y resta guère. Après divers voyages en Allemagne, en Italie et dans les différentes parties de la France, et après plusieurs aventures, il rentra de nouveau à Port-Royal, et s'y chargea, en 1668, de l'ollice de jardinier, dont il fit, pendant six ans, toutes les fonctions. Obligé de sortir de sa retraite en 1679, il alla il Rome, où il agit en faveur du parli. Il y demeurait . sous un nom emprunté, lorsque la cour de France le découvrit et obtint son expulsion. Pontchasteau se retira dans l'abbaye de la Haute-Fontaine, en Champagne, puis dans celle d'Orval, où il vécut pi-ndant cinq ans. Quelques afiaires l'ayant rappelé à Paris, il y tomba malade, et y mourut le 27 juin 1690, âgé de 56 ans. Ou a de lui : La manière de cultiver les arbres fruitiers, Paris, 1652, in-12, sous le nom de Le Gendre, curé d'Hénouville ; suivant Bouillet, dans ses Auteurs déguisés, ce livre est de Guillaume de Lamoignon et d'Olivier Lefèvre d'Ormesson. La Quintinie, dans la préface de son Instruction pour les jardins, assure qu'il est d'ArnauId d'Andilly, et c'est là ce qu'il y a de plus firobidjle ; les deux premiers volumes de la Morale pratique des jésuites, Cologne, 1669- 1695, 8 vol. in-J2 : les six autres sont d'Antoine Arnauld. Le parlement de Paris condamna cet ouvrage à être brûlé et lacéré par ia main du bourreau, et Rome le défendit, sous peine d excommunication, par un décret publié le 27 mai 1687. « Ponichasteau, dit un biographe, éiait si convaincu de la légitimité de ses croyances, ([u'aulant par es[)rit de pénitence que pour procurer à ses amis un livre alurs introuvable en France, il ne craignit ]ias de faire, seul et à pied, le voyage d'Espagne, d'où il rapporia le Teatro jesuitico, satire violente contre les jésuites, et dans laquelle Pontchasteau et ses amis se proposaient de trouver des armes contre leurs adversaires. » Une Lettre à M. de Péréfixe, en 1666, en faveur de M. de Sacy, qui avait été mis à la Bastille ; Soliloques sur le psaume cxyni, traduits du latin de Hamon, Paris, 1685, in-i2 ; réimpr. sous ce litre : Les gémissements d'un cœur chrétien, exprimés dans les paroles du psaume c\^\ii\, par M. //..., trad. ilu latin, nouv. édit. augm. par l'abbé Goujet, Paris, 1731, 1734, 1740, 1750, 2 vol. in-i2. Le 1" vol. des SoU10(iues a seul été traduit par Pontchasteau ; le 2' l'a été par dom Uuret, bénédictin. La Vie de saint Thomas, archevéque deCantorbéry et martyr, mort en 1170, par le sieur de Beaidieu, Paris, 1674; ibid , 1679, in-4° et in-12. Godescard, dans la notice qui précède la Vie de saint Thomas dans ses Vies des Pères, soutient que ce livre est de Pontchasteau. Du reste la comrmunaulé de ir.ivail de plusieurs des écrivains de Poit-Royal fait qu'il est quelquefois diiiicile d'expliquer la part qui revient à chacun. L'abbé de Pontchasteau a aussi participé à l'ouvrage suivant : Le Nouveau

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TestmnnH de N.-S. J.-C, trad. m français sur l'édition rulf/atc, avec les différences du grer (oiivrago cViininencé p.ir Aiiloine Leniaistre, continue' et achevé |)ar Antoine Arn.iiilii, Pierre Nicole, Loiiis-Isaac Lemais- Ire lie Sagy, Jos.-Séij. (in (lamljout de Pontchaslean, et Claude de Suinte-Marthe, Mons (■Amsterdam), Gasp. Migeot (EIzevir), 1607, 2 vol. in-12; première édition à longues lignes, souvent réimprimée.

PONTE (Laurent de), do l'ordre des clercs inini'urs, né à Naples le 2'i- septembre I57.Ï, est auteur de Commentaires sur le livre de la Sagesse, et d'une Explication de rEvanr/ilc de saint Matthieu, qui devait être composée de 'i- volumes ; mais il mourut après en avoir achevé deux, et ce livre est resté incomplet. Il a laissé néanmoins un grand nombre d'ouvrages qui eurent de la célébrité, et furent honorés de l'estime di>s savants. On cite surtout une Vie de David, qui fut très-bien accueillift du pubiic. Le P. de Ponte mourut au collège d'Alcala le 26 octobie 10.39.

PONTE (Louis de), jésuite, plus coiniu parmi nous sous le nom de Du Pont. Voij. Pont (f.ouis du).

PONTIEN (saint), placé sur la chaire de saint Pierre après la mort de saint Urbain I", arrivée en 230, siégea cinq ans, scion le calendrier de Tibère ; il soulTrit beaucoup pour la foi de J.-C. sous l'empereur Maximin, et mourut l'an 235, dans l'ile de Sardaigne, où il avait été exilé. S'il ne termina pas sa vie par le glaive, il ne fut pas moins martyr de la foi, en mourant de misère et d'abandon dans le |)ays otî il avait été relégué. Son corps fut rapporti' dans le cimetière de Callixte à Rome, et l'on croit communément que ce fut le pape saint Fabien qui fit cette translation. On lui attribue deux Epîtres ; mais elles sont d'un temps postérieur à son pontilicat.

PONTOPPIDAN (Eric-Ericson), docteur en théologie et évèiiuo luthérien, né en 1616 à Biergegard, dans l'île de Fionie en Norwége, mort en 1678, Agé do 62 ans, publia divers ouvrages, entre autres : Grammatica linf/uœ danicœ, 1666; Bucolica sacra, Leyde, 16'i-3, in-8°; Tlieolof/iiF praclicœ, seu Etliicœ sacrœ synopsis, Sora, in-^i", 16!i0; Epigrammattim latinorum centuriœ rariœ. — Eric PoNToppiDAN, son petit-neveu, ou (ils de son neveu, Louis Ponlop[)i(lan, prédicateiu' du roi de Danemark en 17W, a donné une Histoire de la réjurmation du Dunemarli; et une Histoire ecclésiaslif/ue de ce pays, pleine des iiréjugés dp sa couunnnion. ('.e (pii lui a fait plus l'honneur est Marmara danica, sea inscriplionuni per Daniam unirersani sylloyc, 2 vol. .in-fol. Devenu évèquc de Berglien, en Norwége, il pulilia VHislaire naturelle de celte province, d'une manière Irès-inléressante et avec de solides réflexions. On a encore de lui une Instruction p(/*7(jm/esur les merveilles de la Providence, et les bienfa ts répartis dans les climats les jilus Apres et les plus froids. Elle a été traduite et iui|)riméi' en trani-ais en 1760.

POULE (MATTaiiiu), né à YorI» ., cl, selon

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