POIN
Louis XV. Le 17 fi^vner 172'», il prononça l'oraison funèbre de Philippe d'Orléans, dans iaquell • on remarqua ce Irait : « Du pied du
plus beau trône du monde il tombe dans
l'éternité. Mais pourquoi, mon Dieu, après en avoir fait un prodige de talents, n'en feriez-vous pas un de miséricorde? Je crains, mais j'espère. » Il composa un grand nombre d'autres sermons et discours. Poncel de La Rivière entra dans l'académie française en 1728; il V succédait îi LaMonnoye.Ce prélat mourut le 2 août 1730, au château d'Event.ird, près d'Angers, qui était la maison de plaisance des évêques de ce diocèse, et qui n'existe plus aujourd'hui. Outre plusieurs écrits relatifs aux atï.iires religieuses du temps, on cite de lui : Oraison funèbre pour le cardinal de Bonzi, arclierèqw de Ncirbonne, Montpellier, 170i; Oraison fum'bre du Dauphin, Paris, 1711, toutes deux dans le format in-4". Cette di rnièri' fut prnnoi cée dans l'église de l'abbaye de Sainl-Denis.
PONCET DE La RlVlÈUli (Matthias), évoque de Troyes, né à Paris en 1707, mort en 1780, s'est distingué par sou zèle, ses vertus et ses talents oratoires. 11 fut aumônier de Stanislas, roi de Pologne, et fut exposé aux plus violentes contradictions dans un diocèse oii les jansénistes avaient longtemps dominé. Son opposition à leur doctrine lui mérita l'exil, et le força, en 1758, ii donner la démission de son siège. La lecture d(î s^s Oraisons funèbres donne une haute idée de l'effet que devait produire sa parole. Le caractère de son éloquence, sans être cki premier genre, a un mérite qui lui est parliculier. « On voit, dit un critiipie, par certains << morceaux de ses discours pleins de cha- « leur et de dignité, que plus de sobriété « dans l'usage de son esprit, plus de retenue « k sacrifier au goôt des contrastes et del'an- « tilhèse, l'auraient encore plus approché de « nos vrais modèles en ce genre. » On a encore de ce prélat une Instruction pastorale sur le schisme, et un Discours sur le goût, estimé pour la délicatesse des pensées et l'élégance de l'expression.
PONCET. Voy. Desessarts.
PONCHARD (Julien), né en Basse-Normandie, près la ville de Domfront, eut la principale direction du Journal des savants. Habile dans l'étude de l'hébreu, du grec et du latin, ainsi qu'en celle de la philosophie et de la théologie, il obtint, en 1701, une place dans l'acaiiémie des inscriptions, et trois ans après la chaire de professeur en grec au collège royal. 11 mourut en 1705, âgé de kO ans. On a de lui : Discours sur l'antiquité des Egyptiens; un autre sur les libéralités du peuple romain, dans les mémoires de l'académie; Histoire universelle, de|Hiis la création du monde jusqu'à la mort de Cléonàtre, en maimscrit.
PONCHARD (Joseph). Plusieurs biographes ont écrit de cette manière fautive le nom de l'abbé PocHARD, auquel nous renvoyons.
PONCHER (ETiENNEj,lils d'un grainetier au gieu'er à sel de Tours, naquit dans cette ville en li46.Il fut d'abord chanoine de Saint-
Gatien et de Saint-Martm de la même ville, puis évoque de Paris en 1503. Son mérite lui procura les places de garde des sceaux en 1512; d'ambassadeur de France à la cour d'Espigne en 1517, puis à celle d'Angleterre en 1518, avec l'amiral de B"nnivet ; enfm l'archevêché de Sens en 1519. Egalement ferme et prudent, il soutint en présence de Louis XII et de la reine son épouse, qui n'aimait pas à être contredite, le parti des Vénitiens qu'on avait abandonnés; mais la passion du roi contre ces républicains et l'autoritti de la reine l'emportèrent sur ses sages conseils. Pencher était au.-^si recomnifiudable par son intelligence dans les affaires (|ue par les vertus épiscopales. Il mourut à Lyon en 152i, à 78 ans. On a de lui des Constitutions synodales, publiées en 1514, où il entre dans un grand délail sur la manière d'admuiistrer les sacrements.
PONCHER (François), neveu du précédent, succéda à son oncle dans l'évèclié de Paris en 1519. Il se brouilla avec la duchesse d'AngoulAme, mère du roi François I", qui le fit renf 'rmer à Vincenues, où il linit sa vie en 1532, sans que les délits qu'on lui attribue aient jamais été prouvés. On l'avait d'abord accLisé de simonie, et ensuite d'avoir intrigué en Espagne, cherchant ;i [irolonger la captiv.té de François I". Il a composé des Commentaires sur le droit civil.
PONCYde Ni;UVILLE (Jean-Baptiste), né l'an 1098, mort en 1737, prit l'habit de jésuite, qu'il quitta nprès s'ôt. e distingué dans cette compai;nie. Se trouvant dans le monde sans ressources, il cuit va le talei.t de la chaire et celui de la poés;e. Il remporta jusqu'à sept fois le prix à l'académie des Jeux floraux de Toulouse. Nous avons aussi de lui plusieurs autres pièces de poésie imprimées la plujiart lians les Mcrcurcs. L'al.bé Poney est encore auteur d'iui drame intitulé Damoclès, représenté au collège des jésuites de Miicon, où il [irofessait : on le trouve dans le Cours de sciences du P BuHier. On a aussi de lui des d scours, dont le plus connu est le Panégyrique de saint Louis, prononcé en présence de l'académie des sciences et belleslettres.
PONIATOWA (Christine), visionnaire, née l'an ICIO, à Lessen, petite ville de Prusse, était fille d'un moine défroqué de Pologne, qui, s'étant fait protestant, avait changé de pays. Son père, devenu veuf, obtint l'emploi de bibliothécaire d'un grand seigneur de Bohême, et confia sa tille à une baronne de Zelking, à qui le sort de la jeune orpheline avait inspiré de l'intérêt. Au mois de novembre 1627, Christ ne fut en proie à de vives douleurs, qui turent suivies d'une sorte d'extase accompagnée de visions. Ces extases se reflétèrent plusieurs fois, et les pasteurs du voisinage venaient recueillir de sa bouche le récit de ses prétendui'S visions qui toutes se rapportaient aux persécutions et au triomp!ie linal et prochain île l'Eglise évan^élique. Le 27 janvier 1629, Christ ne tomba dans une létargie si profonde qu'on la crut moite; elle déclara ensuite que les visions dont elle était