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quelques-uns, îi Londres, en 1624., fut incorporé dans l'université d'Oxford, et lui fit honneur oar son érudition, il devint recteur de Saint-Micliel-le-Quern à Londi es en 16.V8, et proposa, en 16.5.'J, pour l'éducation de la jeunesse, un projet que le parlement approuva ; mais l'auteur ayant été obligé de se relii'er en Hollande, ce [)rojet n'eut pas lieu; et vu le peu d'effet de tous ses plans d'édu» cation, il est n croire que le public n'y perdit pas grand'chose. Poole avait publié avant son départ plusieurs ouvrages dont le plus célèbr(^ est sonSj/nopsis criticorum, Londres, 1669, 5 vol. in-iblio, qui se relient en 9 ; et réim|)r. à Utrecht, 1684, 5 vol. in-folio, avec des argumentations qui n'empêchent pas de préférer la |)remière édition. Cet ouvrage est un abrégé des remarques des plus habiles commentateurs de l'Ecriture sainte, et surtout de celles des protestants. Il mourut à Amsterdam, en 1679.
POPE (Alexandre) vit le jour à Londres le 22 mai 1688. 11 était d'une ancienne famille noble du comté d'Oxford. Les auteurs de sa naissance, catholiipies romains, ne lui laissèrent qu'une médiocre fortune. Faible de santé, mal conformé, bossu même, il fut l'objet des plus tendres soins de sa mère, et reçut dans la maison paternelle une éducation digne des dons heureux qui lui avait faits la nature. A 6 ans il lisait déjà les poètes grecs et latins chez un vieux prêtre catholique où il était en pension : depuis il termina ses premières études à Londres ; là, ayant été au spectacle, il avait improvisé au bout de quelques jours une pièce sur un sujet grec. Rappelé à 12 ans dans la maison paternelle, il étudia les Eglogues de Virgile avec passion. Cette étude et l'aspect des champs l'entraînèrent à la composition de ses Pastorales. Il écrivit aussi une Ode sur la vie champêtre, et plus lard il composa un jioëuie intitulé la Forêt de Windsor, puis ime Eglogue sur la naissance du Messie. On trouve dans cette dernière pièce des idées sublimes et une poésie fort élevée. L'Essai sur la criligue parut en 17a9, et mit le jeune poète au rang des plus beaux génies de l'Angleterre, quoiqu'il n'y eilt pas d'ordre dans le i)lan , et que l'imagination n'y soit pas toujours bien réglée. L'abbé du Resnel en a donné une traduction estimée. Le Temple de la Renommée, poème qui jiarut en 1710, offre encore moins d'ordre que l'Essai sur la critique; tout y est confus, il y a cependant des morceaux d'une grande beauté, et qui décèlent l'homme de génie. La Boucle de cheveux enlevée, petit poème en cinq chants, publié en 1712. Cette bagatelle ne respire que la galanterie; mais VEpître d Héloise à Abailard paraît dictée jiar tout ce que l'amour le |)lus violent peut insiiiror. Le poète y peint les combats de la nature et de la grAce u'une manière^ où la piété et la paix des âmes imies n'ont rien îi gagner. Un travail (dus ciinsiiiéraiile occupait Pojjc, lorsqu'il enfanta (■l'Ile épit (' : il pré|iarait une traduction eu vei's'de VUiade et de VOdijssée. Toute l'Angleterre souscrivit pour cet ouvrage, et l'on
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