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« toirp, fl"' Ijril'c'nt surtout dans les passa- « .'cs nù le ii.iiK^p'viisto cherch;! à ctah ir a une coiTÔliUiou i-rovi lontii'lle entie les « (le>;.«('in5 de !a (lirinn majesté cDa desîiîiée « des puissants dp la terre, trotte idée, qu'il « caresse sous plusieui-s f imes, lui diule « quelques mouvements lieureix, mais ja- « mais patlii''tii|ues. Il n'est pas iiesoiri le « dire qu'il sacrifie au mauvais goût du « temps, par l'abus de l'antithùse , l'emploi « do métaphores outrées et disparates, les « citations multipliées de personnages my- « tliologiques, des poètes et des philoso|)hes « de l'antiquité, etc.» On ignore i'é[)oque de la mort de l'.ibbé de Provanchères; mais il survécut de ipielques anné'e^ h son frère Siiiiéo;!, mort eu 1617. 11 a laissé: Oraison funèbre sur le trespas de Henry-le-Grand , IlII du nom, très chrestien roy de France et de Navarre, prononcée en l'église de Sens , le 16 juin 1610, Sens, ("leorge Niverd , 1610, in-8° ; Discours fun'bre sur les trespas de haulle et paissante dame, madame Catherine de Lorraine , duclipsse de Nevers , prononcé en l'église de Sens le trente-uniesme inay mil six cent dix Iniict , Sens, lôl-^, in-8" de 11 pages; réiiii[ir.mé la mûiue année à Paris, in-i"; Oraison funèbre de Jacques Dary, cardinal du l'erron. Sens et Paiis, 1613, in-8".
PROVINS (le P. Pacifîqlej. Voy. Pacifique.
PROYART (l'abbé Liévain-Bon aventure), historien, né vers l'an HVi en Artois, fit ses pr- mières étnde-i au collège de Saint-Quentin, en Vermandois, et les acheva au séminaire de S int-LouiS à Paris. Après avoir emb assé l'état e: clésiastique, il se voua à l'éducation de la jeui.esse. Appelé au collège Louis-le-(lr.uid quelque temps a|>rèsr.;xpulsion des jésuites, il s'ell'orga de maintenir dans cet établissement l'esprit religieux qui y régnait sous les célèbres maîtres que la jiersécut.on arrachait à l'enseignement et à Ja religion. De Lowis-le-Grand, où il était sous-iiiuicipal, l'abbé Proyart passa au Puy en Velay en qualité de principal du collège, et fui chargé d'organiser cet établissement. Il avait fait de ci tte maisiui l'une des écoles les |)lus florissantes du royaume. Plusieurs ouvrages iiu'il avait lait paraître augmentèrent sa réputation. Il venait d'être pourvu d'u.i canouicat dans sa ville natale, lorsque la révolution éclata. 11 se réuu.t alors au petit nombre d'écrivains ijui restèrent iidèles aux saines doctiiiies. Condamné à la déporkati(jn pour avoir refusé le serment, il [larviiit à sortir du F.aiice. Il se relira d'abord en Flandre, où il eut une conversation avec le général Dumourie/., qui le sollicita en Vain de ieutr;r eu Franco et d'y ace (jter un évèché constilutionnel. En 1794, il harangua l'empereur Frani;ois 11 ii Bruxelles, au 1)001 des |)rôtr( s français. Depuis il se retira en Allemagne,'et l'ut accueilli avec une extrême bienveillance ])ar le piii.ce Holienlolic-Bartenstein , qui le lit son conseiller ceci s. astique. Il ne rentra en France qu'après la sij;nalurc du Couconlat, et alla s'é- \ab:u- à Sauit-îjenuain. il jjublia eu 1808 sur
touis XVI un nouvel ouvrage qui le fit en-
ferniei ."i Bicétre. Ce livre avait [K)ur titre : Louis XVI et ses vertus aux prises avec l<% perversité de son siècle. Le chagrin, la privation des c'ioses les plus nécessai es et la rigueur du froid, eurent sur sa sai té la plus funes e inlluencc : atteint d'une hydropi.>ie de jioitrine, il obtint, grAces «ux demaiches de si'S amis, la permission d'être ijaosféré à Arras, sous l'e.^corte d'un gendarme. 11 y mourut peu après, le 22 mars 180 , à rilge de 65 ans. L'abbé Provart était un prêtre édifiant, à qui les choses de piété i ta eut familières, et un écrivain laboiieux, animé des inieniions les [)lus pure», et fortem nt prononcé jiour le bien; mais on ne peut pas dire qu'il fût toujours élégài.t, modéré et judicieux. Son style est quelqui fois lâche ou diffus, son ton vif et ses jugements hasardés et sévères, surtout uans ses derniers ouvrages. Les principaux sont : VEcolier vertueux, ou Vie édifiante de Décalogne, écolier de Vuniiersité de Paris, \" édition, 1172 : petit livre Irès-répandud nslescollég set maisons d'éducation, 1 1 très-propre a inspirer le g"ûi de la piété et de la vertu : 3' éd. tien, 1778, in-12; Le modèle des jeunes gens, ou Vie de Claude le Peletier de Sousi, aussi lépandu que le précédent. On liouve à la tin une Notice sur le fiere de Sousi. qui fut supérieur général de Sainl-Sulp.ce; Histoire de Loango, Kal<ongo et autres royaumes d'Afrique, (ie 1766 à 1773, in 12, 1776, rédigé sur les Mc'moires de plushurs missionnaires ; 1 ie du Dauphin, père de Louis XV/, 1778, in-8"; 1782, 2 vol. in-12; Eloge du même prince, (jui concourut poi r le mis proposé en son honneur, 1779; De l' Education publique et des moyens d'en réaliser la réforme, 1751, mémoire lédigé sur les questions proposées sur Cette maïière par les agenis du cleigé, d'après les vues de l'assemblée de 1780; Vie du Dauphin père de Louis XV, 2 vol. in-h°, 1782. L'abbé Proyart fait trèsbien connaître le caractère et le mérite du prince; il le montre à la cour, à l'année, dans le silence du cabinet et dans les détails de la vie privée, toujours égal, bon, laborieux, réglé dans sa conduite. Cette Vie, oulre lintérôl du liéros, l'élève de Féuelon, qui donnait de si grandes espérances, est (l'a Heurs réiiig e avec soin; et nous paraît une dos meil.euies productions de l'abbé Pro.art. Histoire de Stanislas, roi de Pologne, lyH't, 2 voi. in-12; Vie de M. de La Molle d'Orléans, évéque d'Amiens; Histoire de madame Louise , jiHe de Louis XV, carmélite à Saint-Denis; Histoire de Marie Leczinska, reine de France; Histoire de Robespierre. Ces quatre derniers écrits ont été publiés en jiays élringers. Le sujet en est intéressant, généialciiient bien traité, mais d y a parfo.s des longueurs. Louis XVI détrôné avant d'être roi ; Louis XVI et ses vertus aux prises avec la perversité de san siècle, i',iris, IbOS, 5 vol. in-8". Nous allons rapporter sur ces deux ouvrages le jugement d'un écrivain distnigué. vi 11 y a dai.s ces livros, dil-il, des réîloxions très-justes et des unts maihsurc-u-