CIO
« Peinture des mœurs, onction, piété, beau- « tés du langage, tout,dit M. l'abbé Dassance, « s'y trouve réuni au degré le plus éminent. « C'est surtout aux. livres saints que l'orateur « aime à emprunter ses |)lus brillantes ima- « ges, et il semble inviiei- par son exemple « les prédicateurs à puiser dans ces sources « sacrées où Bossuet relrom;iait les armes de « son éloquence, et où ilassillon choisissait « les couleurs pures e! suaves dont. il a em- « bellison style enchanteur. » Dès lors, M. de Quélen, reprit le cours de ses visites pastorales qu'il continua toujours sans obstacles. « M. de Quélen, dit l'écrivain déjiv cité, put « reparaître en public avec ce je ne sais quoi « d'achevé que le malheur ajoute à la vertu; « les sympatiiies du peuple lui furent ren- « (Jues, et, si le pouvoir conserva à son égird « quelLjues res'es de détiance, le prélat n'en « remplit pas moins en toute liberté son mi- « nistère au milieu de la rec uuiaissance et « de la vénér.ition gihiérales. » Aussi ion s'étonna beaucoup de voir la chambre des ■Jé;iUlés, dans* la séan;:e du 13 révi'ier 1833, réduire à 33,000 francs son traitement déjà rétiuil à 50,000 francs après la révolution de juillet: les pauvres, plus que l'archevêque, devaient se ressentir do cette réduction. Le IV aoU 1833, il adressa à l.'abbé Cb;Uel, chef Je l'église dite catholii)ue-française, une lettre pati'i'nelle pour le rappder à ses devoirs. Cette lettre, restée sans réponse, est un admilable monument de jiiété et de sollicitude pastorale. Chaque année la tribune de la chambre des députés retentissait des pétitions insensées d'un certain abbé Paganel (jui ne craignait pas d'accuser M. de Quélen lui-même des vols et du pillage dont le jialais épiscopal avait été le théâtre. 11 n'est nullement besoin de rappeler avec quels sentimeuts*les honnêtes gens de toute opinion accuedlaient de telles dénonciations. Mgr d'Astros, archevêque de Toulo ise, crut cependant devoir prendre en main la cmse de son illustre collègue, et il confon lit la calomnie dans quelques lignes que ÏAmi de la Reli(jion a conservées. DCiiuis longtemps .M. de Quélen méditait un ense gnemeiit religieux élevé, et il le fonda définitivement par son mandi^ment jjour le carême de 183i-. Ce sont ces conférences célèbres qui attirèrent chaque .muée, autour de la chaire de Notre-Dame, Tél. te de la société , pour y enten lie la jiarole éloquente de l'abbé Lacordairc et du P. tle Kavignan. Dans la session de 183(1, l.> ministttce présenta une loi par laquelle cession était l'aile des terrains occu;)és jadis [)ar le palais arcliiépiscopal à la ville de Paris, qui se proposait d'y établir une promenade publique. Le prélat ne crut pas devoir ga der le silence en [irésence de cette alteinie portée aux droits de sou siège. Il lit une réclamation portant entre autres chosjs, « qu'établi ei vertu de « .'■on insiitution, iiistallution et mise en pos- « session canonique, tut.ur, gardien, con- « servaieur ei déienseur des biens atfectés à « l'église de Pans, il était obligé de protester « contie une aliénation à la pielle il ne lui « était [:as permis de se prêter. » Le o mars
1837, le chapitre métropolitain prit une délibération par laquelle il adhéra, à l'unanimité, à la protestation du prélat. La protestation et l'adhésion furent déférées par le ministre au conseil d'état, qui prononça (pi'il y avait aôus, et déclara l'une et l'autre nulles. D'autre paît la loi fut volée, et la spoliation du diocèse se trouva ainsi parachevée, malgré les efforts de l'archevêque. La Providence ménageait quelques cons(jlat oiisaii prélat si diversement éprouvé : le 13 mai 1837, veille de la Pentecôte, il bénit de nouveau l'église de Saint- Germain -l'Auxerrois, rendue au culte. M. Talleyrand, ancien évoque d'Autun, qui lui avait été spécialement recommandé par Mgr de Périgord , son prédécesseur, mourut après avoir fait une rétractation publique. Le prélat avait fait, trois ans auparavant, ])0ur obtenir ce résultat, un vœu à la Délivrande ; il s'y rendit en pèlerinage le 8 septembre 1838, et otlrit une belle statue de la sainte Vierge, qui fut placée dans le cloître du monasîère. Le premier janvier 1839, il publia un mandement pour annoncer aux fidèles que le souverain pontife autorisât dans le diocèse la célébration de la fête de l'Immaculée Conception de Marie- .\u mois de juin suivant il obtint qu'aux litanies iùt ajoutée l'invocation: Marie conçue sans péché. Dès le commencement de cette même année 1839, de graves symptômes .'^e manifestèrent dans la santé du prélat : il fut plusieurs mois malade d'une sueur suppriinée. Cependant il put reparaître , au mois d'octobre, au milieu de ses prêtres réunis pour la relraite annuelle à Saint-Sulpice; m iis dans le courant de décembre, une rechute enleva tout espoir de le conserver longtemps. Sur sa (iemande, les vicaires généraux tirent réclamer pour lui les prières des lidèles au (irône du dimanche 22 ; le 29, les derniers sacrements lui fuient administrés par l'abbé Auge, premier vicaire généjal, assisté de tout le chapitre. Les paroles que le prélat adressa, à cette heure suprême de sa vie, à son frère M. le vicomte de Quélen, méritent d'être rapport.'es : « Suitout, mon ciier Alphonse, fais « bien en sorte que l'on sache qu'eu mourant <i je n'eui|jorte aucune ameitume contre qui « que ce soit, et que je pardonne de tout « mon cœur à ceux qui m'ont fait quelque « mal. » L'archevêcf le expira le 31 uécembre 1839. 11 occupait alors un appartement au couvent des Dames du Sacré-Cœur. Parmi les divers ouvrages qui ont été composé.» sur ce prélat, ou sur les événements auxquels ilfutmêlé, noiisciteions.:sa Vie parM.d'Exauvillez et plusieurs collal)orateurs, Paris, ISiO, '2 vol in-8"; la Vie et les travaux apostoliques de M(jr llijacinthe-Louis de Quélen, par le baron Henrion, nouvelle édition, 1 vol. in-8% avec portrait : cette nouvelle édition est plus com|iiôte que la première ; M. de Quélen pendant dix ans, par .M. Bellemare, Pans, .A. Le Clère, 18i-0, 1 vol. in-8' : cet ouvrage, qui embrasse la période de 1829 à 18-1.0, lail co:iiiailre et aimer le prélat ; L esprit de Mgr de Quélen, archevêque de Paris, recueilli de ses œuvres et de ses vertus, Paris,
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1SV7, 1 vol. in-8°. Ses Mandements ont été réunis en -2 vol. in-V. , , , .
OLîKNiTKDT (.Ikan - André) , Ihéologien liiMK'ricn. né en 1617, h Oiifdlirnho \v^, mort e;i 16^8. à 71 ans, a laissé : un Traité, en fo ■•lie 'i<' ilialog le, touchant In naissance et la patrie (Irs hommes (le lettres, (lo]Miis Adarn jiKiluon l()0:). Cet uvragc, qui est superticiel et iniixact, parut h W tt^ihorg en 16")V, iu-V; un ^av.itil trait '^ De sepultnni i^etenim, sive de ritihas sepiilernli'nis (rnrcoram, liamanornm, Judrporam et ('liristianorum, in-S° et in-V°. C'o^t son mi'ill'Hir érrit. Un Stjst'me lie la llu'ninf/ir de ceux qui suivent la confession dWiir/shoiirq, en 4 vol. in-iolo, lC8o. On on diininucrail le nonilire si on en ôtail ce qu'il a T'Oril en pure perte conir.' les catholiqu;'S. Du r st" , Touvrage est (rèsbi II int tiil ■' : liés qu'on se d''tac le une fois d'' 'a doclr'ne de I É li>e catlio'iq le, loui ce que l'on d.sser e en tliéo ogie n'est (jue st/stème, (|u'un ensemble d'opinions éphémères et arbitr.iir.'s; plusieurs auti-es ouviages remplis il'érucriiiin, ni isq lelquefois dénués de crilique, d' 'X ctilude et de goût.
QUKNl'AI. (BviiTHKLEJii), né ilans File de Saint-Mich^'l , une des Açores, en IGâO , donna dès son enlance des marques d'une piété singubère. Dev 'nu ronfi s eur de la chaii'lle du roi de Portugal, et l'un i!e ses préJ cat ursordin.dri's, il rolila de son cr/'dit pour l'oiider la > ongrégation de l'Oratoire du Piirluga', l'a:! UiC:^. Il rcf isa r.''véché de Lnmego, et mourut saintement en 1()98, à 72 ans. On a :e lui : ue-î Méditations sur les mtjsti'res; d s Sermons en portugais, qui sont pleins d'onction. Le titie de Vénérable lui fui donné par le pape Cléme. t XI.
QUENTIN (saint), mnrlyr d.-uis b> m'' siècle, était Komain, si l'on en croit s"s Actes publiés par Surius, et des endait d'une i'annlie sénatoricnne. Rerajili d'ardenr pour la propaga io.i de l'Evangile, il i|uilta son pays, reiionga à tontes les es ^éran.'Ci qu'il avait dans le monde , et partit |.ou«.' 1 s Gaules avec saint Lucien. Il pénétra jusqu'à la ville d'Amiens, qu'il clioisit pour y exerce? son zèle aîv-stoliq'je, et ce zè'e lui procura la co ;ronne du martyre au commencement du règne de .\Ia\imien-Hercale, qu • Dioclélien associa à 1 empire en 286. .\ près avoir souffert dans les tortures tous les rnllinemi iits que la cruauté jieut inventei-, il fut conduit par ordre do Kic ins-Varus, [iréft-t du urélo.ro dans les ;.aules, d'Amie, sa Aiigusta, capitale du Vermamlois. 11 y persisl i génère isemcnt dins la confession delà foi; et, ajirès avol.~ été perci' de biocbe^ ettle clous, il eut la tète ti'ancliée le al octobre 2S7. Saut Eioi, évéqiie de Noyon et de Verm ,ndois, aymt faii cliercber ses saint: s reliques en 6'(-l,on les trouva avec les i lousdontle corps du sau.t avait été poi'cé ■ t on lus pl.içadans I .'■- «lise derrière l'autel. On en lit une nouvelle translation le 25 octobre 82o. Ces re.i(pi(!S soiilcuiiservées cliuz les chanoines de Saint- «J^K-ntin, q;ii proiul son nom de cebii du sami martyr. Cependant quelques savants
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prétendent que Saint-Quentin n'est pas exactement \'Au]ustii Veromanduorum. Voy. le Dict. qéoqr. 1793.
QUER.VS (MvTnLiRiN), docteur de Sorbonne, naquit à Sens, l'an 1614-, d'une finiil.e obscure. M. de Gondrin, archevêque de cette ville, le mit h la tète d ■ sou séminaire, et le lit un de ses gr mds-vica res. Cet ecclésiasliipii! avait été exclu de Sorbonne pour avoir ref.sé de signer le formulaire, et do souscrii-e à la censure contre le docteur Arnauld. Il mouru à Troyes en 160.5, âgé de 81 ans. Nous avons de lui un E'-laircissement de cette question : « Si le « concile de Trente a décidé ou d .'■( laré que « Valtrition, conçue par les seules jieines de « l'i'nfer et sans amour de Dieu, soit une « disposition suffisante po ir recevoir la ré- « mission des péchés et la grâce de li justi- « tication au sacrement de pénitence?» Paris, 16:i3, ui-8°. 11 défend la népative. Voy.
NliEIiCASSEL.
QUEKBËUF (YvES-MATHi;RiN-:\[AniE de),
jésuite, né à Lan le naii le 13^anvi r 1726, était lort jeune lorsqu'il entra dans la soci té de Jésus. Il s'y distingua jiar .ses talents, et occupa divers emplois uu.iortants jus \nh l'épo pie de la dissolut on de l'ordre lies jésuites. Alors il se i-e ir , dans les Pa, s- Bas, puis en Uol an le. Plus ta d il revint h Paris, ei habita (i'ahord clie:i la duc'iesse «le Nivernais, p lis che-i le duc deLi "Sauguyon qui lui avait coiilié l'éducation de son "iils. Q lerbeuf se concilia ^e,^time et la conlinm-e de beaucoup de [icrsonnes de distinction par ses lumières et ses vertus, et il en dirigeait un grand no iibre dans le chemin du salut. La r.îvolulion l'arracha à ses utiles fonctions. Une seconde fois il quitta la France, ei se réfugia avec la comtesse de M j'san à B unswick, où il mourut vi-rs 1799. S s productions sont peu nombr uses et il n'a at'aché son nom ii aucun ouvr.ige remarquable : on connait seulement de lui une Ode sur la naissance du duc de licrri, et la Vie de Fénelon, à la tèle d^' l'édition en 9 vol. in-V", et VOraison funèbre du duc de Bourqoijne, tradniie du latin du P. Willermet. Le P. de Querbeuf a p blié, comme éditeur, un grand munbro d'ouvri^., s dont on rer.tte que es occup.-itions ne lu; aient pas toujours per i;is de siii,n,:r l'impr ssio i. Noiisciteions : Mém'iires pour servir à l histoire de Louis, Dniphin de France, lecu.-illis par le P. Grilfe!, Pars, 1777, 2vol. in-12; Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions éfnmgèris par quelques missionnaires de la compagnie de Jésus, Paris, 17H0-8;{, 26 vol. in-12. Les l'clations lies idvers |)a\S ('■taieni p'acécs coiifus.iiient. Le P. d' Qoerbeuf les divisa p.ir contrées, et mit dans leur ordre 1. s letiics qui avaient lajipoit à la môme mis ion et au même pays. Cet ouvrage a éié livisé en quatre | arties tlislmctes, le Levant, lAiiiériqae, les Indes, li Chine avec 1,'s royaumes adacents; entête de chai|ue parti.- est imo piéface, îi la place de ceilesqui se trouva ent h la tète de cliaque volume de l'.'dition précédente. L'édition a été augmentéi- de mé-
QUE
QUE
du
moires in;'fli(s. île Lettres nouvelles et des Noies (lu savant P. Brol'er. OEuvres de Fénelon, 1787-02, 9 vol. in-i". Le clergi'' de France, qui fit f;iire cette éditi n , la conlia d'abord à l'alibé (".al.ird; mais il mit tant de lenteur à s'acqu tter d • cet ouvrage, qu il fallut songer à le rem lacer, et on lui substitua le P. Ouoriieiif. L'abbé dalarrl n'avait préparé que très-peu dî matériaux, et le P. Querbeuf, dont les occuiKilions étaient frès-multipiiées, ne |)ut apporter h ce ti'avail les soins nécessaires. On s'aperçoit qu'il n'a pas collationné les manuscrits et les différentes éditions, et qu'il a laissé éclia()per des erieiirs qn'fin a l'ait disparaître dans les riouvelli'S é,i,tions des OEuvres de i' llustro archevêque de Cauibi'ai. Sermons du P. ('Iiarles Freij de Neuville, Paris, 177G, 8 vol. in-12. Il fut seconJé dans cette édition par le P. Mars, son au ie : confrère. Oliservations sur le Contrat socidl de J.-J. llousseau ; les Psaumes et Isaïe, traduits en français, avec des notes et des réflexions morales, par le P. Berthier. Lé liernier de ces ouviages fut publié avec beaucou]) de négligence, 1 'S iaules y sont multiplii es et les transposit on-; nombreuses. Dans une édition postérieure, on a réj.aré les f lute-* du P. Qi.erbeuf, et l'on a donné à ]'ouvra,j;e le tUre qui lui convenait, en le publiant sous celui (iO£uvres spirituelles du P. Berthier. Le P. (^Jucrbeuf était recoumiaudable par sa haute piété, p ir sa modestie et sa siaiplicité : il était oncle de labijé Legris-Duval.
QUERCETANUS, noui latin par lequel on a quelijuefois désigné Du Chesne. Voy. Ches-
NE iduj.
QUERENGHI (Antoine) , poëte italien et latin, naquit à Paiioue en 15iG. 11 eut un talent précoce : à l'âge de li ans, il expliquai les |iassages les |i.us dilliciles des a' teiu's grecs et lut'ns, et [losséda t déjà plusieurs langues modernes. Il obtint les mêmes succès dans les sciences, et avant d'avoir atteint sa vingt-cinquième année, il sa\ait la pliilosopliie, la jurispiudeni-.e, la tliéoIngiL;, et avait acquis une grande réputation counne poêle. Son aptitud:' pour les all'aire.s le lit aiJjieler h la cour de Rom!\ où il prit les orures et fut secrétaire du sacré collège, sous cinq papes, (jui lenvo,vè:ent dans plusieurs missions importantes aiiprès des cnurs de France, d'Espagne, de la répu')liqui' de Venise, e;c. Henri \l voulut l'atlner auprès de lui; Querenglii |)ri''féra demeurer atlac'ié au >aiu:-siég ■. Cléujent \'!1I ic lit ciianoine à Padoue. Paid V le rap,,ela h Home, le nomma son caméiier secret, référendaire de l'une etde l'autre signature, et piéiatordin.iue. Grégoiie XV et Url)ain Vlil le conservèrent dans ces uièui' s plaies; et il mourut à Rome le 1" sepltùibre liiy.'j, âgé de Sr ans. îla laissé des Poésies latines, Rome, lb2'J, iii-8", et italiennes, ibid., KiUi, in-8°. La plupart tle celles-ci s >iit -;es sujets sacrés, ou l'on trouve de la fooilité et une grande pureté de langage. Ces mêmes qualités distinguent ses Poésies latines, qui sont écrites avec plus de verve et de chaleur que les pre-
mières, étant composées dans une lauRue à laquelle Q lerenglii s'était plus particulièrem nt livé. On y tro ve aussi plusieurs heureuses iniilalions d'Hoiace.
QUEKENdHI (Fi.wio) , chanoine . neveu du fir.'cédent, naquit à Padiue en 1580. 11 y commença ses études et lesroniiimaà Rome, à Parme et enfui à Pérouse. Grégoire XV l'appela au irès de lui, et le fit soi camérier d'honneur. Plus tard Querenghi fut élu évèquc de Veglia; mais il pi-éfén à celte dignité son modeste canonicat de Padoue. Il excellait surtout dans la pirilosop ie morale, ce qui fil qu'en 1624 le sénat de Venis,: lui en olîrit une chaire qu'il accepta. Il mourut dans cet emploi en l(j'(6. Il a publié les ouvrages suivants : Epilomc institntionum moraliuin; De (jenere dicendi philosophorum; Introdurtio in philosophiam mornlem Aristo-r telis. Cetie philo -ophie était le sujet princi al de ses leçons, la destination de la ch lire ()u'il occupait étinl de l'expliquer. De honore lihri i/uim/ue : De consilinriis principuin; Alcliimia dellr passioni deU'anima. etc.; Jiafjf/ionamento a mime délie studio di Padova ad Oltaviano Bona, podestu; Discorsi varj curiosi ed erudili. Par son testament Fiavio Querenghi [artagea sa bibl otheque entre les dominicains de Padoue et les religieux d'une sliaitreuse vois ne de cette ville, chez lesquels il avait c'ioisi sa se ult -re. Il était lié d'auiilié avec François Rémond, jés ile, qui lui adres-a plusieurs éiiigrumiues, dans lesquelles ce Père, rès-bon poète, le louut de son goût prjur la poésie, et de ses counaissances profondes eu j :risprudence.
OUERINI. Voij. QuiRiNi.
QUERlOhET (Pierre de!, dont le vrai nom éUiil Desforges, en béton Govello ou Gouvello, naquit le 14- juillet 1002, àAuray eu Bretagne (aujour l'hui dans le dépar ement du .Viorbibau). Il était (ils d'un conseiller de pai'lement qui lui lit ilonner une éduraùou religieuse, dont il profita p^eu. Il se la ssa entraîner au libertinage, et sa débauche l'entr-aîna dans d autres crimes. Il avait étudié le droit, et il était de i etour dans sa famille, lor-qu'un vnl considé a.de rju' 1 lit à sou j)ère le porta à ([uilter (a maisorr paternelle. Ayant bientùl dissqié la -omiue qu'il avait i rise, il e: t i-ecours à toute -r rte rr'expéilients pour se pr'ocur-er de l'.-irgent. Sachant ]iarfai:emrnt s' servir de réjiée, il pr vo juait à chaque insl.iiit à des tluel , ( t ht do nombreuses victimes. Après avoir erré dan-, les pays étrangers, prat'qu.mt dans l'occasion le lu-ticr' de ciieval ei- u'in iustiie, Querio.el a[) rt que sou père étail iiiorl. il revi: t àRennes et ac'ieta une char,,e de conseiller au pai lement rie cette ville. Celte place honorable ne le rendit pas [>lus sage ; son iuijiiéié surlout s en accrut i ucor'e. On eût dit cependani que Dieu é|iuisait pour lui toutes les letsouices de sa miséiicorde, .Xm de le ramener à lui. La fou.lre lirâhi u i jour une [laitie du lit où ii était couché, et une autre fois l'aijattit de son cheval. Sa corruption alla si loin, qu'il entrait uans ses vœux de pouvoir séduire des religieuses. Enfin