KAB
RAB
6ii
RABACHE (Etienne), docteurde Sorbonne, de l'o drc des Augustins, naquit à Voves dans le diocèse de CliArlres, en 1550. 1) lit à B()iirges la réforme des religif^ux de son ordre, et lY'tabLsseinent de la congrégation rib Saint (iuillaïune , en lo9i. Ce pieux reformât ur linit sa vie à Angers , en IGIG, âgé do 0) an?.
' RAl$AN-N!AL'R (Magnence), en latin Ifrahanus Ma()ni>itius, riaqiiit à Fuide en "S8, de la me Heure noblesse du pays. Ses parenis rulfrirent, à Tûge de dix ans, au monastère de Fulde, oii il fut instruit dans la vertu et dans les lettres. On l'envoya ensuite à Tours pour y étudier sous le fameux .\1cuin. De retour à Fulde, il en fut élu abbé en 822, et réconcilia Louis le Débonnaire avec ses enfants. Raban écrivit une lettre pour cnnsiiler ce prince, que l'on avait déposé injustement, et jiublia un Traite sur le resperl que doivent avoir les eid'ants envers leur pèi e, et les sujets envers leur prince. Il est dans la Concordia de Marca , édition de Baliizo. Uaban-Maur obtint de riches possessions dont il dota diverses maisons naissantes, entre a'itres l'aobaye d'Hirsauge. Il se démit ensuite de son titre pour aller vivre dans la solitude du Mont -Saint -Pierre.
Devenu arclievèque de .\'ayence en 8i7, il lit paraître beaucoup de zèle et de charité dans le gOLiverneinent de son Eglise. Après avoir examiné la doctrine de Golescah; dans un concile tenu dans sa ville épiscopalc, en 8i8, il la condamna et envoya (îotescale à Hinemar, archevèc[ue de Reims, dans le diocèse duquel il avait été ordonné. Voy. Go- TESCALC. Une famine, qui désola le diocèse deMayence en 850, lui fournit une occasion de montrer le zèle et la charité dont il était animé pour son troupeau ; ses revenus furent distribués aux pauvres, et chaque jour il en avait 300 h sa propre table. 11 présida ensuite le concile as>>emblé en 852 dans sa ville épiscojiale, et assista Tannée suivante à celui de Francfort. Raban mourut dans sa terre de Winfeld, en 8o'j, à 68 ans. Il légua ses livres aux abbaye de Fulde et de Saint- Alban. On a de lui bcau' oup d'ouvrages recu.illis à Cologne en 1627, 5 tomes m-fol.. qui se relient en 3 vol. Ils contiennent : des Comtnenlaires sur l'Ecriture, qui ne sont jiresque que de simples extraits des écrits des Pères : c'était la manière des théologiens de son temjjs; un Traité de riiislitution des clercs et des Cérémonies de l'Enlise ou des Offices dirius, ilivisé en trois livres. C'est un de ses plus importants ouvrages : il a eu plusieurs éditions dans le xvr siècle. Un Traité du Caleudricr ecclésiastique. 11 y enseigne la manière de discerner les années bissextiles et de marquer les indiclions. Un Livre sur la vue de Dieu, sur la pureté du cœur, et la manière de faire pénitence. Ce sont des extraits que l'auteur avait -aits en lisant les Pères. De universo, sivc
Elymologiarum opus. 11 contient la définilion des noms propres qui se trouvent dans l'Ecriture sainte. Des Homélies ; un Martyrologe. Le prologue de ce martyrologe a été publié par dom Mabillon, Analèct., pag. 4-19, d'après un manuscrit de la bibliothèque de Saint-Gall ; le Livre de la grammaire ; ce n'est qu'un extrait de Priscien le grammairien; Traité des ordres sacrés, des sacrements et des habits sacerdotaux ; Traité de la discipline ecclésiasti(/ue; un Pénitentiel ; un Traité de l'invention des langues : le Traité des vices et des vertus, qu'on lui attribue, est d'Halilgarius , évè luc d'Orléans. On trouve dans le Thésaurus de Martène, dans les Miseellanea de Baluze, et dans les OEuvres du P. Sirmond , quelques traités, qui ne sont ))oint dans le recueil de ses OEuvres; Raban cultivait aussi la poésie : témoin son Poème en l'honneur de la sainte croix, qui est tlans le recueil de ses ouvrages, et do t il y a une assez belle édition particulière à Augsbourg, 1G05, in-fol. Le P Broutée a publié ses poésies à la suite de celles de Fortunat. On y trouve le Veni Creator conservé dans les prières de l'Eglise. Quoique le style de Raban soit en général simple, clair et concis, cependant il a quelquefois besoin d'explication ; il écrit moins bien en vers qu'en prose ; il lui écha[ipe môme des fautes contre la |)rosodie, ce qui dans ces siècles n'a rien d'étonnant.
RABARDEAU (MicheO, jésuite , né à Orléans en 1572, mort à Paris, en 16i9, k 77 ans, est connu par son Optatus gallus benigna manu scctus, Paris, léil, in-i°. Rabardeau, pietendant réfuter le livre intitulé : Opt at i gain de cavendoschismate liber parœnetifi(s, deChflrlcs Hersent, qui paraissait craindre un schisme dans l'Eglise de France, à l'occasion du patriarcat dont le cardinal de Richelieu semblait vouloir se revêtir, donna, aussi bien que son adversaire, dans diverses erreurs. Il avançait que la création d'un patriarche en France n'avait rien de schismatique, et que le consentement de Rome n'était pas plus nécessaire pour cela qu'il ne l'avait été pour établir les patriarches de Jérusalem et de Constanlinople. Ce dernier article en ]tarticulier montre combien l'auteur avait peu réfléclii. Les termes seuls de sa comparaison auraient dû lui ouvrir les yeux. Le pape, successeur du prince des apôtres et chef de l'Eglise universelle, est en même tem[)s patriarche de l'Occident ; mais il ne l'est pas de l'Orient, \insi l'érectiun des |ialriarcals de Jérusalem et de Constaiitinople n'avait rien jiris sur sa juridiction Iiatriarcale ; au lieu (]ue la création d'un patriarche en France lui en ravissait une partie des plus considéraldes. Elle ne i)ouvait donc se lâire malgi-é lui , sans une injustice palpable. " Qu'elle pût absolument avoir iieu « sans schisme, dit un autour fort modéré, « c'est Ifi une de ces spéculations qui éga-
RAB
RAB
« rent toujours oansles circonstances où on «les agite communément, et où l'on agitait « celle-ci, c'-est-ù-dire dans la chaleur du res- « sentiment, et raveuglement du dépit, et qui « conduisent inévitablement au précipice , « qu'on n'eu sépare que par des précisions « idéales. » Son ouvrage fut condamné à Home en 1643; l'assemblée du clergé de France reçut ce décret le 19 septembre 1645, et le lit enregistrer dans son procès-verbal.
RABAUDY (Bernard de), religieux de l'ordre des Frères prôc leurs, naquit à Toulouse en 1631, de l'une des familles les plus distinguées de cette vilbN et y mourut le 3 novembre 1731, après avoir professé la théologie avec éclat dans l'université de cette ville. On a de lui : Exercilnlioncs theolofjicce, ad singulas partes Sunimœ saiicti Thomœ, (loctoris anç/clici, 3 vol. iii-8". î^ i bibliolhé.(ue des dominicains de Toulouse possédait la suite de cette composition, (|ui se conserve aujourd'hui dans celle du collège royal de la même ville.
RABAUT DE SAINT -ETIENNE (Jean- Padl), ministre protestant , né à Nimes en avril 1743, était tils d'un paseur de celle ville, qui se signala dans plusieurs circonstances par son zèle pour ses coreligionnaires. Son [lère, quoiqu'il eût été condaunn'^ à errer d'asde en asile dans les montagins des Céveunes , trouva le moyen de lui donner une première connaissance des lettres. Le jeune Rabaut fut admis à jouir en Suisse des fondations faites par [ilusieurs souverains protestants étrangers en faveur des jeunes Français qui se livraient aux études théologiques, et parmi ses maîtres il compta le célèbre Court de Gebelin. Devenu ministre de l'Evangile, il vint en France où ses discours furent remarqués. Alors ilcom[)osale Vieux Cévenol, ou Anecdotes de la vie d'Ambroise Uorely, mort à Londres à l'dç/c de 103 ans, Londres , 1784, 1 vol. in-8". Ce roman qui n'est ([u'une censure des éiiits portés contre les [irotestants depuis 1685, et une apologie dos fanatiques des Cévenues (1), fut publié comme
(l) Nous croyons qu'on nous saura gré ilft reproduire ici l'arlicle que Follir a consacré à l'un dos principaux prophètes de ces seelaires. — Jean Cwv- LiER, né au village de Ribaute, prés d'Andnse, en 1679, (ils d'un paysan des Cévenues, esl fameux par le rôle qu'il joua dans 1<'S guerres des camisards, sur la lin du régne de Louis \IV. Sa bravoure, aidée de l'enllionsiasmede ces fanatiques, le (it regarder dans son pays comme un liomnie extraordinaire, suscité de Dieu pour le rétablissement du calvinisme. De garçon boulanger il devint piéJicanl, et de prédicant, chef d'une multitude d'enthousiastes, avec lesquels il exerça, vers l'an ITii-i, de grandes cruautés contre les catholiques. Le maréchal de Montrevel tenta vainement de les réduire. Enlin le maréchal de Villars lui proposa une amnistie. H négocia avec Cavalier,-(jui promit de faire quitter les armes à son parti, à condition qu'on lui permettrait de lever un régiment dont il serait colonel. Observé en France, il passa au serviee de r.\ngleterre, et se distingua à la bataille d'Almanza. U mourut, en 1740, gouverneur de l'ile de Jersey, et entièrement guéri de ses anciennes fureurs. 11 était même, dans la société, d'un caractère doux et d'un commerce aimable.
traduit de l'anglais d'un prétendu W. Jesterman. Une première édition avait déjà paru îi Londres en 1779, sous le titre de Triomphe dr l'intolérance ou Anecdotes, etc. M. Boissy d'An;j:las a donné une r.'impression de ce livre, sous le litre de Vieux Cévenol, Paris, 1821, in-18. Plus tard il lit !'£:loge de M. de Bec-de-Lièvre, évéque de Nimes, que sa charité avait fait aimer même des protestants, et ce discours obtint le suffrage de Lahar|)e. Rabaut exerçait son ministère dans sa ville natale, lorsqli'd fut nommé par la sénéchaussée de Nîmi-s député du tiers aux Eiats généraux. Sectateur ardent du philosophisme et des itmovations politiques, il avait annoncé déjà ses opinions dans ses écrits, où il disait « que tous les établissements « anciens nuisaient au peuple ; qu'il fallait « renouveler les esprits, changer les idées , « les luis, les usages, 1rs hommes, les mots, « enfin tout délruire, pour pouvoir tout re- « créer. » Rabaut se signala par son acharnement contre les prêtres, qu'il persécuta sans relâche. Sans ôlre grand orateur, il obtint une certaine réputation par l'habitude qu'il avait de parler en public. Il devint président de l'assemblée, en 1700. En 1791, il s'éleva avec violence contre les troubles do Nimes qu'il attribua aux catholiques. Quelques mois après, il parla sur l'organisation des gardes nationales, et demanda ensuite la liberté indéfinie des cultes. Il fut rendu à la vie jirivée par la dissolution de l'Assemblée constituante. Lorsque dans le mois de septembre 1792, il se jirésenta à la Convention comme député de l'Aube, son ardeur révolutionnaire parut s'être beaucoup refroidie, et il se raonlra l'eniK'mi déclaré de l'anarchie. Dans le procès du roi, il .soutint que laConventionn'availi>asle droildejuger Louis XVI, qui, selon lui, aurait dû être déféré devant un tribunal national. L'avis contraire ayant jirévalu, il se borna à véiter pour la détention du prince et son bannissement à la paix. Il vota également pour l'appel au peuple et pour le sursis. En 1793, il devint président de la Convention, a|)pu3a l'emprunt forcé, et au mois de mars il fut nommé membre de la commission des douze, imagmée par les Girondins, pour surveiller les opérations du tribunal réviilutiunnaire , et découvrir les complots de la municipalité de Parts crmtre la Convention. Cliargé di' fai're un rapport sur ce sujet, sa voix fut étoulfée par les clameurs de la montagne, et il ne put parvenir à se faire entendre. Ce fut le signal de l'orage tient il devait èlre la victime. Eu elfel, bientôt après lesGirondii-is succombèrent, et Rabaut fut entraîné dans leur chute. Un premier décret qu'il évita par la fuite le mit en arrestation; un second ori'ionna la cantiscation de ses biens et le mit hors la loi. Alors il quitta Bordeaux, où il s'était réfugié, et se retira dans la campagne, près de Paris, chez un ancuîn ami, qui le livra, dil-on, aux jacobins. Traduit devant le tribunal révolutionnaire, il fut coud imné à la mort le i novembre 1793, et exécuté L' lendemain, à i'à^e de 50 ans. Sa femme se donna la mort,
(lès qu'elle apprit que son mari était monté sur récliafaud. Les connaissances de Rabaut étaient variées et assc/î étendues; mais, élevé p;iV un père d'un caractère ardent et passioimé, il puisa dans ses leçons un amour excessif d'indépendance et une nrahitioii désordonnée. Ses |irinci[)aux écrits sont : Sermon sur le mariage du dauphin ( depuis Louis XVI), 1770 ; Sermon sur la mort de Louis AT, 177i, in-8' ; Jlomiiiarje à ta mémoire de M. Bec-de-Lièvre, évéque de Nimes , 1784. in-12 : Lettre sur la vie et les écrits de Court de Géhelin, i'Ti, in-8° ; Lettres sur l'histoire primitive de la Grèce, Paris, 1787, in-8°. Ces lettres sont adressées à l'astronome Baillv, et ne sont pas dépourvues de savoir et dé mérite. A la nation française, sur les vices de son f/ouvernenient, sur la nécessité d'établir une constitution, etc., 1788, in-8° ; Considérations sur les intérêts du tiersétat, 1789 ; Almanach liistorique de la révolution, 1792, 1 vol. in-18, avec 6 j^ravurcs , réimpriué par décret de la Convention aux liais de la réiiublique en 179V, et publié ensuite sous le titre de Précis de l'histoire de la révolution. M. Charles de Lacretelle a continué cet ouvrage, (lui contient quelques détails curieux, et qu'il faut lire cependant avec circonspection. La continuation ellemême laisse désirer sous le rapport de l'esprit dans lequel elle a été composée, quoiqu'elle dilfère de beaucoup de l'ouvrage de Rabaut. Nous ne citerons qu'un passage de celui-ci, qui fera connaître sullisamment l'influencfi à !a(|uelle il a obéi : « Le clergé, dit- « il, cherche encore dans une religion qu'on « appelle de paix , des prétextes et des « moyens de discorde et de guerre; il brouille « les familles dans l'espoir de diviser l'Etat : « tant il est difticilo à ce genre d'hommes de « s.ivoir se passer de richesses et de pou- « voir! Mais les lumières, en se communi- « quant bientôt aux dernières classes de ci- « toyens, les affranchiront de la plus duige- « reuse de toutes les servitudes, l'esclavage « de la pensée ; alors, ou les prêtres seront « citoyens, ou l'on ne voudra plus de prô- « très. » Rabaut avait coopéré à la rédaction de la Feuille villageoise avec Cerulti, et au Moniteur iusqn'a la lin de 1792. Une é iition do ses OEuvres, précédée d'une Notice biographique, j»ar M. Colhn de Plancy, a été puliliée en 1836, 2 vol.in-B".
RABAUT-PO.MIER ( Jacques-'Astoine ) , frère i)uîné du précédent, naquit à Nîmes le 2i octobre 174'i.. Le surnom de Pomier lui avait été donné par son [lère, pour le snustraire à la vigilance de l'autorité qui l'aurait fait élever dans la religion catholique : c'est pour la même raison que ses deux autres frères s'appelèrent l'un Saint-Etienne, et l'autre Dupuis. Après avoir fait ses éludes de philosophie et de théologie à Lausanne, Rabaut- Pomier devint ministre, et desservit successivcMiuMit en cette ipialité les églises protestantes de Nîmes et de Marseille. 11 était à Miintpellier à l'époque de la révolution, et il fut uu des plus zélés partisans des innovations et des réformes politiques. En 1790, il
fut nommé memore de la municipalité de Montpellier, et,- en 1792, le déparlement du Gard le députa à la Convention. 11 eut alors quelque par! à l'établissement des télégraplies. Dans le procès du roi H vota pour la mort de Louis X\ 1 avec le .sursis et l'aiipel au peuple : il mit tant de restrictions dans son vote que, dans le recenseni-nt des suffrages, le sien ne fut point compté pour la peine d ■ mort. Ayant signé la ))rotestalion du 6 juin 1793, contre la tyrannie '}>^ la montagne, il fut un des 73 députés mis en arrestation sous Robespierre et rappelés après sa chute. Il passa après la session au conseil des anciens, où il se montra assez: modéré, et d'oii il sortit le 20 mai 179S. Après le 18 brumaire, Rabaut fut nommé sous-|)réfot du Vigiii, et lorsque l'église protestante de Paris fut réorganisée en 1803, il fut appelé par le consistoire pour en être l'un des |iasteurs. En ISlo, on lui appliqua, comme votant,les peines portées par la loi d'amnistie: nonobstant ses réclamations et ses Mémoires, il fut obligé de sortir de France. Mais il y rentra en 1818, et mourut à Paris le 16 mars 1820. Nous ne connaissons de lui que deux Discours, qui confirment cette vérité, ciue les républicains de la révolution avaient |iius de soif de pouvoir et d'honneurs que de désir de donner de bonnes institutions: Napoléon libérateur, discours religieux, in-8'' , 1810 ; Sermon d'action de grâces sur le retour de Louis XVJIl. On assure qu'il avait eu des notions sur la vaccine vers 1780, avant que Jenner en proclamât l'invention. On trouve dans V Annuaire protestant, 1821, un article sur Rabaut-Poniier. — Rabalt-Dupuis ou Rabaut jeune (**'), frère des précédents, embrassa la profession de négociant, et fut aussi partisan de la révolution. 11 remiilit [ilusieurs missions administratives. Proscrit en 1793 comme fédéraliste, il iiarvint à s'enfuir, et fut porté sur la liste des émigrés ; celte circonstance lit arrêter son père. Le département du Gard l'ayant nommé, en 1797, membre du conseil des Anciens, il parla et écrivit en faveur du Directoire, quoiqu'il n'en approuvât pas toutes les mesures. Il se prononça à la tribune pour les émigrés du département du Bas-Rhin, d'Avignon et du comtal 'N'enaissin, et s'éleva contre les jacobins du Midi. S'étant déciaié en faveur de la révolution du 18 brumaire, il entra au corps législatif en 1799, le présida en 1802, et c'est sous sa présidence que fut voté le consulat h vie. Rabaut jeune fut ensuite envoyé en mission dans le Midi ; il eut le bonheur de sauver h Toulouse, en taisant réviser le procès, un émigré (.M. de Seguy) qui allait être fusillé, en vertu du iugenient d'un conseil militaire, et sa conduite fut appmuvée de Bona|iarte.
En 1803, il reçut la décoration de la Li'gion d'Honneur, cl, en cessant ses fonctions législatives, il devint conseillei de préfecture à Nimes, charge (pi'il exerçait encoi'e lorsqu'il mourut, le 13 septembre 1808, d'une chute , de cheval. On lui doit: Détails historiques et recueil de -pièces sur les divers projets qui ont été conçus deuuis lu réformation jusqu'à