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saints P^res, et soutint des thèses latines avec les liommes les plus savants de son ôpoquc. Douée d'une beauté rare et comblée (les biens de la fortune, elle ne voulut cependant jamais se marier, et refusa les partis les plus avantageux. Félice élait extriMnement pieuse, et, voulant fuir tous les appAts des grandeurs, elle se retira dans un couvent de bénédictines dans le monastère de Saint-André. Elle y fit sa profession, y mena une vie exemplaire, et mourut en 1579, à rage de 56 ans. Elle a laissé : Délia cognizione. etc., ou De la connaissance de Dieu, discours, etc., Bologne, 1570, in-8°. Dialof/o dcU'eccellenza, etc., ou Dialogue sur l'excellence de l'état monacal et de plusieurs de ses exercices, Bologne, 1572, m-k".
R.\SP0N1 (CÉsàn), cardinal, né l'an 1615 à Ravenne, d'une famille alliée aux principales maisons de l'Italie, perdit son père de ijonne heure, et reçut par les soins de sa mère une éducation brillante. Dès l'âge de 14- ans, il l'ut admis à prononcer devant le pape Urbiin VIII, dans la chapelle du Vatican , le panégyrique du B. Louis de Gonzague, en latin, puis en hébreu ; et le pape le récompensa par une abbaye. Après s'ôtre fait recevoir docteur dans les deux facultés, il fut pourvu, à l'Age de 21 ans, d'une prébentle de la collégiale de Saint-Laurent in Damaso , qu'il échangea dans la suite contre un caiionicat de Saint-Jean de Latran, el il devint archiviste de ce chapitre. Les papes InnocL'nt X et Alexandre VU lui accordèrent toute leur confiance, et le chargèrent de diverses négociations importantes dont il s'acquitta avec honneur. Il l'ut fait cardinal en 1666, et Clément IX, à peine monté sur le trône iionti(ical,le nomma gouverneur du duché d'Urbin. Le cardinal Uasponi mourut à Rome le 21 nov. 1675, âgé de 60 ans. C'est son neveu , son héritier, qui fonda l'hospice des catéchumènes. On a du cardinal Rasponi, outre quelques opuscules : De basilica et patriarchio Lateranensi lihri quatuor, Rome, 1656, in-fol., ligures, ouvrage curieux, pour la composition duquel l'auteur a beaucoup profité des recherches de Panvinio. Il laissa aussi en manuscrit : des Mémoires de sa vie ; un Recueil de sentences extraites de la sainte Ecriture et des Pères ; le /oMr/!a/ d'un voyage qu'il fit en France en 16'i-9, pour trav liller à la réconciliation du cardinal Fr. Barberin, son parent, avec la cour de Rome, réconciliation à laquelle il eut le bonheur de contribuer ; des Harangues, etc.
R.\SSi(;OD (Etienne), jurisconsulte, né l'an 16'i0, <i la Feité-sous-Jouarre, avait été destiné ii l'état religieux, auquel la faiblesse de sa complexion l'obligea de renoncer. Il devint le compagnon d'études du fils de M. Caumartin, maître des requêtes, qui suivait les leçons de la faculté de droit, et se fit recevoir avocat au parlement. En 1692, la fnculté de droit le choisit pour être docteur agrégé d'honneur. Il fut aussi censeur royal des livres de droit, et, en 1701, M. de Pont- Clittrlraia, chancelier de France, le choisit
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pour être un des rédacteurs du Journal des savants. Rassicod mourut le 17 mars 1718. On a de lui : Notes sur le concile de Trente, touchant les points les plus importants de la discipline ecclésiastique et le poinwir des évêques, les décisions des saints Pères, des conciles et des papes, Cologne , 1706 , in-8° ; Bruxelles, 1708 et 1711, in-S". L'auteur avait tenu la plume lors des conférences sur ces matières entre (juatre conseillers d'Etat, M.M. de Caumartin, Bignon, Le Peletier et Bezons, et c'est lui qui fut chargé de rédiger les observations qui furent le résultat de ces conférences. On trouve à la suite une Dissertation sur la récption et l'autorité du concile de Trente en France, dans laquelle sont marqués les endroits qui sont contraires aux usages du royaume, et que Mylius attribue k Rassicod ; Nntœ et restitutiones ad commentarium Carolini Molinœi de Feudis, Paris, 1739, in-i°. Ce travail utile sur l'un des ouvrages les plus e>timés de Du Moulin fut publié par les soins d'Etienne Rassicod, fils de l'auteur, mort en 1755, à l'âge de 69 ans, après avoir été bâtonnier de l'ordre des avocats et censeur royal.
RASTAL (Jean) , natif de Londres, fit de bonnes études à Oxfo'rd. Il établit ensuite à Londres une imprimerie , épousa la sœur de Thomas More, qui tira de lui beaucoup de secours pour la composition de ses ouvrages, et mourut en 15.36, avec une grande réjmtation de mathématicien, d'historien et de controversiste. On a de Jean Rastal : une comédie intitulée Natura tiaturata, qui est une description dramatique de l'Asie , de l'Afrique et de l'Europe, avec des planches ; Canones astrologici; Regum Anglorum chronicon ; Dialogues sur le purgatoire, avec une Défense de ces dialogues contre Jean Fryth ; Des indulgences ; les Règles d'une bonne vie; le Rosaire des bonnes œuvres. — Son fils Guillaume Rastal, qui fut premier lecteur du roi Edouard VI, et juge de paix des plaids-communs sous la reine Marie , fut obligé par deux fois de se réfugier avec sa famille à Louvain, à cause des changements apportés à la religion dans sa patrie. 11 mourut à Louvain, le 27 août 1565, avec la réputation d'un homme aussi pieux que savant. Il laissait plusieurs ouvrages, entre autres une Vie de Thomas More. — Un autre Guillaume Rastal, qui s'était fait beaucoup de réputation par son talent pour l'argumentation, lut obligé par les mêmes causes de se réfugier à Louvain, où il s'adonna à l'étude de la théologie et à la composition d'ouvrages de controverse. On a de lui plusieurs traités contre Jewell. S'étant rendu à Rome, il fut nommé pénitencier pour ceux de ses compatriotes qui cherchaient dans cette ville un refuge contre la persécution anglicane, se fit jésuite à Augsbourg, et devint recteur du collège d'Ingolstadt, où il mourut, on ignore m quelle année.
RASTIGNAC. l'oy. Chapt de Rastignac.
RATBl-HT. Yog. Paschase.
RATHÈRE ou RATHIEll, moine de l'ab^
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