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baye de Lobbes, suivit en Italie Hilduin, qui avait été dépouillé de Tévêché de Liège ; Rathère y obiint l'évôché de Vérone, dont il fut dépossédé quelque temps après. Il remonia sur son siège épiscopal ; mais il en fut encore chassé par Manassès, archevêque de Milan, qui, contre toutes les lois, avait été ordonné évêque de Vérone. Saint-B, unon, archevêque de Cologne, dont Uathère avait été précefitear, le fit nonuuer à l'évêché de Liège après la raorl de Hilduin ; mais il essuya le même sort qu'en Italie. S'élanl élevé, peut-être avec trop de véhémence, conire les vices dominants, un parli puissant parvint à le faire déposer. 11 re|iassa en Ital.e, et fut de nouveau rétabli par le crédit de l'empereur Olhon sui- le siège de Vérone : ma s s'étant livré, couimeà Liège, à toute l'ardeur de son zèle contre les désordres qui y régnaient , il en fut chassé une troisième fois, ce qui donna lieu à ce vers :

Veronx prxsul, sed 1er Railierius cxul.

II vint alors en France, y acheta des terres, et obtint les abbayes de Saiiit-Am.uid d'Aumont et d'Aine. Selon plusieurs auteurs, 1 mourut à Aine , ilaiis l'iiutrc-Sambie-et-Meuse , l'an 97i; et son corps fut traisporté à Lobbes. On a de lui : des A/iologies, des Ordonnances synodales, des Lettres ( t des Smaons, qui se trouvent ilans le tome 11' du Spicilege de dom Luc d'Achery ; six livres de Discours (Prœlofjuiorum) dans le tome IX de YAmplissima collectio des PP. Alartène et Duiaud. Pierre et Jérôme Ballerini, frôr-es, ont donné une édition des Oeuvres de Uathère à Véroni>, en 1705, in-fol.

RATHSAMHAUSEN ( Caslmir -Frédéric de), ué à Strasbourg I • 17 Janvier 1098, dans le sein d'une famille noble, qui venait de rentrer au giron de l'Egnse, lit (irofession de l'ordre monastique de Saint-lJenoit, le 24 aviil 1718, dans la célèbre abb:iyepririciôre de Murbach. D'abord grand-prieur de Lure, puis élu coadj .leur de iMin'bacli le 26 aoilt 1737, il succéda le 26ju:n 17515, dans la dignité abbatiale, au cardinal Fi'anyois-Armand de Rohaa-Soubise. Son abbaye, transférée, en 1759, à Gebwiller, fut sécularisée et changée en chapitre èquestral le 11 août 1701, par le pajie (élément XUl. C'est particulièrement aux soins de ce vertueux ])rélat que l'église de Gebwiller, un des plus beaux édiiiees de l'Alsace, doit son existence; elle justilie aux yeux de tous les connaisseurs rinseription placée au haut du fcontis[)ice : Opusnamqiie grande est : neqac cnim lioinini prœparalur Italtitatio, sed Deo (I Par. 29j.

RATHMAN (Hekmanj, ministre protestant à Dantzig dans les premières années du xvn' sièiîle, fut persécuté par suite de l'accusation portée contre lui par son collègue Jean Corvin, de s'écarter en plusieurs points de la doctrine de Luther. Cette accusation avait pour prétexte l'attachement qu'il montrait pour les principes de Jean Arndt, et un livre sur le roi/aume de grâce de Jésus-Christ, qu'il publia en 1021. Rathman, DicT. DE Biographie relig. 111.

mort en 1028, ne vit point la fin de la controverse qui s'engagea à ce sujet parmi les luthériens.

RATIER (le P. Vincent), prédicateur, et religieux de l'ordre de Saint-Dominique, naqu't à Langres en 103V. Après avoir fait profession dan-s le couvent de Provins, il s'adonna à la prédication avec beaucoup de succès. En 1094-, il fut élu supérieur général de l'ordre en France, dignité qu'il conserva quatre ans. Il alla reprendre ensuite ses travaux èvangéliques à Provins, et mourut dans cette ville le 2 février 1699. On a du P. Ratier : Discours sur lerétaltlissement de l'église roi/ale de Saint-Quirian de Provins, Orléans, 1060, in-12; Octave nngélifjne de saint François de Sales, renfermée dans le discours du P. V. Ratier, son septième panégyriste, donnée au public par l'un de ses àrnis, ibid., 1607, in-8" de k3 pages : cet opuscule est en vers de huit syllabes ; Oraison fnn'hre do madame Jeanne-Galnielle Dauvct des Mar.;is, ahbessc du Mont-Notre-Dame jjrès de Provins, ibid., 1091), in-V" de 27 pages.

RATRAMNE, moine de l'abbaye de Cor- J)i(! eri Picardie, liorissait dans le i\' siècle. Il était conteni]iorain d'Hincmar, contre lequel il [lublia deux IJrrcs sur la prédestination dans lesquels il montre que la doctrine de saint Augustin sur ta gi-àce est la seule doctrine catholique : ce qui doit s'entendre des assertions 0|)[iosées aux erreurs des pélagiens, et point de diverses questions incidentes que l'Eglise, comme Célestin I" et Innocent XII l'ont déclaré, n'a pas prétendu décider. On les trouve dans les Vindiviœ prœdestinationis de Gilbert Mauguin, lOoO, 2 vol. in-4-°. On a encore de lui plusieurs autres Traités : De l'enfantement de Jc'sus- Ciirist, dans le Spicilége de D. d'Achéry ; de l'Ame; un Traité contre les Grecs, en k livres, dans lequel il justilie les. matins : il se trouve dans le Spicilége; un Traité du corps et du sang de Jésus-Christ, contre Pasclinse Rulbert. Le docteur Boileau le jrublia en 1080, in-12, avec une traduction française et des notes. Le tiaducteur l'orna en même temps d'une préface dans laquelle il démontre, contre les calvinistes, que lo traité de Ratramne n'est nullement favorable à leurs ojjinions, comme ils le prétendent ordinairement. L'autenrdela Perpétuité de la foi -d déuw'ilvé également que cet ouvrage obscur est bien plus favorable aux catholiques ([u'auxsacraraentaires ; mais Mabillon a porté cette preuve jusqu'à l'évidence dans la préface au xiV Siècle des Bénédictins. Ratramne entreprend d'y prouver deux choses : la prernière, que le cor[)s et le sang de Jésus-Christ, qui sont reçus dans l'Eglise par la boucha des hdèles, sont des figures, si on les co''sidère [lar l'apparence visible et extérieure du pain et du vin, quoiqu'ils soient véritablement le corps et le sang de Jésus-Christ, par la puissance du Verbe divin ; la deuxième, que le corps de Jésus-Christdans l'eucharistie estdilTèrent, non en soi, et quant à la substance, mais quant à la manière d'être du corps de Jésus-Christ tel qu'il était sur la terre et tel qu'il est dans le

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