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jusqu'à la fin. Les carmes ne laissèrent pas de lui rendre les lionneurs funèbres dans tous les couvents de l'ordre. Toules ses OEiirres, imprim(''es à Lyon , IGOo-GO, en 20 vol. in-fol. , n'eurent pas d'abord beaucoup de di''bit, et Boissat , son iiiijiiiineur , mourut à l'hôpital. La |ikipnrtdes livres du P. Uaynuud avaient déjà été inipriniés sépai'émont, et il avait eu la niortilieation d'en voir nietlre qui lques-U!is à Vindrx. Ceux-ci sont jiresque tous dans le tom. 20% iititulé : Apupompcitis, c'est-à-dire le houe émissaire, et inipriiiié avec Ix souscriplion inasipiée de Craeovie (Voy. HuRTAno Tlioauis.) On trouve la liste des ouvra^'es do Kaynand dans le 2G' vol. des Mémoires de Nieéron.
RAYNArO. Voij. Uainaud.
RAYNAULI). Yoij. Rainouis.
RAYON (.Iean-Bvptistk), jésuite et prédicateur du wii' siècli' , publia à Paris, en 1668, un Octave du Snint-Sacrement , avec quelques autres pièces sur le même sujet. Il avait déjà donué deux a\itres volumes , l'un sur V Alliance des e/rmideurs et des ahuissetnents du Verbe divin au mystère de rincarnation, (|ui est un A vent qu'd avait pi'èché dans l'église de Saint-Seveiin à Paris ; et l'antre sous ce titre : ie Calvaire, ou Les entretiens de l'âme chrétienne sur la passion de Notre-Seigneur, qu'il avait jirôclié dans l'église de la maison professe des jésuites de la même ville.
RAZIAS, un des principaux d'entre les Juifs qu'on appefnt môme lePcVe du peuple, à cause de l'alfection qu'il lui poitait, fut sollicité par Nicanor {Yoy. ce nom) d'adorer les idoles. Ce y,énéral fit entourer la maison de Razias de cinq cents soldats. Celui-ci, voyant que la porto allait être enfoncée , se donna un coup d'épée pour ne point tomber entre les mains des idolâtres, et être l'occasion de leurs blasphèmes contre le Stngneur ; mais parce qu'il n'était jioint blessé à mort, il se précipita du haut d'une muraille et tomba la tête la piemière; il se releva , monta sur une pierre escarpée, [irit ses entrailles à pleines mains de son corps enîr'ouveit, et lesjeta sur le peuple, priant Dieu de le venger et de le ressusciter un jour (Il Macli. IV). Cette action a été diversement interprétée. Quelques Pères, entre autres saint Augustin, la condamnent ; d'autres la regardent comme inspirée par le maître de la vie et de la mort, pour qui toutes les manières de disposer de nos jours sont saintes et légitimes. Ce qu'il y a de certain, c'est que, sans approuver l'actio!!, on peut louer l'intention du courageux Israélite qui crut y voir un moyen d'atfermii' la foi et la constance de ses compatriotes. Un judicieux théologien remarque qu'il ne faut pas juger sur les règles communes de la morale chrétienne certaines actions extraordinaires auxquelles les saints se sont portés dans les transports d'une foi vive, d'une charité ardente, ou d'une douleur profonde à la vue de grands crimes et d'outrages faits à Dieu. Omnia sanctorum dicta vel facta ad accuratam normam exigenda non sunt. Voy. Apolline.
RAZZl (Sylvain) , religieux camaldule , dont le prénom, avant qu'il fît prolession, était Jérôme, naquit en 1527 à Mariadi dans le diocèse de Faeii/a, et prit l'habit inonisti(|ne dans le couvent de Sainte-Marie-a ;s- Aiges à FliM-ence. Il cu'tiva la liltéralure saci ée et profane, et fut coinfilé parmi lesbons écrivains de son temps. Sa | rose est claire et coneeti', et l'nu trouve dans ses vers du feu et de la facilité. Les pièces diamai ([ues qu'on a de lui et (|ui f jent jouées sur les thétltres italiens , furind cnuqiosées sans doute avant son entiéodans l'état i-eliginix. Razzi mourut à Florence en 16! 1, âgé de 84. ans, fnssant : plusieurs cnmi'dies, et tragédies (elles que la Cecca, la Balia. la Cnstanza, comédies; la Gismonda, il Tancredi , tragédies; Raccolta di orazioni a Cristo cd alla liratissima 31ndre iliarm, Florence, i^oi};Miracoli délia gloriosa Vergine Maria, Florence, 1576; Yitediquattro unmini illuslri, Furinala degii Uberti, duca d'Alcne, Silvestro Medici, e Cosimo Medici il piu vecchio, Florence, 1580; Vile di cinque viri illuslri, Florence, 1602; Vita ovvero azioni délia confessa Matildn, Florence, 1S87; Vita di Benedetto Varchi, Florence , 1590, insérée dans un recueil de Leçons de Henoît Varchi, dont Sylvain Razzi avait été l'ami , puis en tète de VLLisloire florentine de Varchi, juihliée en 1721; Vita délia ghiriosa Vergine Maria, Florence , 159/i-; Vi7e dellc donne illuslri per la santilà, Florence, 1593, 6 vol. in-4°; Vita de' santi e heoti deW ordine de' Camaldoii, Florence, 1600; Vita di l'ietro Sodnini, gonfaloniere pcrpetuo délia republica (iorentina, Padoue, 1637, in-'i.°, belle édition avec ligures; une tradi.ction italienne de la Somme des Sacrements , composée en latin par le P. Francisco de Victoria, dominicain espagnol, Florence, 1575, in-12.
RAZZI (Skraphin), célèbre dominicain, frère puîné du pré3édent, naquit à Florence le 16 déccQibre 1531, et n'avait pas encore 18 ans lorsqu'il piit, le 29 juin 1549 , l'h.ibit monastique dans le couvent de Sauit-Marc de cette ville. Il professa pendant longtemps dans divers couvents de son ordre, et prêcha avec succès. A ces avantages il joignait de la piété, des mœurs douces et du zèle pour la disci[)line régulière. On lui confia la supériorité de diverses maisons, la surintendance des études, et en 1587 il était vicaire général de sa i)rovince. 1] composa de nombreux ouvrages t)armi lesquels nous citerons : De locis theologicis prœlectiones, Pérouse, 1603, in-4" . le P. Razzi abrège ce qu'avait écrit sur ce sujet Melchiot Cano, dm teur dominicain , et y rectilie les inexactitudes qui pouvaient avoir échappé à ce célèbre théologien; JMCoronaangelica, ovvero cinque libri ne quali si traita in lingua volgare délia Sostanza degli angeti , délia loro intellezione , délia loro volonta , délia loro erudizione , e délia Iwro amministrazione , seguilando san Tomaso d'Aquino; De incarnalione, collationes habitœ in gênerait studio perusino, anno 1573; Cento casi di coscienza, i'Iorence, 1378 •et 1585, réiiuprimés iilusieurs fois à Venise et ailleurs; Summa confessorum, seu sumina
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casuum conscientiœ ; Quattro libri sopra la fferadel mondo, etc.; dcUa natura e proprieta drtl'api owero prrchie,dagraviatilori rwcotla, etc., imprimés à Liicqucs; Lezzioni sopra Tohia, Foligno, ioGO; Jps Serinons en trèsgmiid nombre; Un lihro di laudi smza poésie con 1(1 propria mtisica. Venisi', 1363; // liosario délia Madatina, in ollava rima, con le annotazioni in prosa, Florence, loS-'J. L'innario dominicano, con le annotazioni in prosa, Pérouse, 1387, in-i"; Vile dei santi dcl sacro ordine de predicatori. cosi omini corne donne, Florence, 1377, in-l"; réim irimées , ibid., 1388, in-i", ;ivec lionucoup d'augmontutions. lilh'S ont été traduites en français i>ar Je m Blauu'on de Toiiloii-e , de l'ordre des i'rèrcs mineurs , scus ce titre : Vies des saints et saintes, bienheureux et hommes illustres de l'ordre sacré de Saint-Domini(/ue, Paris, 1616, in-i". Cet ouvraj^e demai.dait des rechon:hes infinies. L'auteur raconte que dans le cours seul de l'année 1372, il Ot à [)ii d plus de 900 milles d'Iialie, et parcourut la marche d'.\ncône, la Romagne, la Lorahardie, le Piémont, pour visit. r les archives des é^^li^es et des monastères, les bibliothèques, les dépôts pub'ics, consulter les chroniques des 1 eux , et recueillir 1 s matériaux nécessaires pour composer ces vie-i. 11 en publia b 'aucoup d'autres dont nous n uis dispenserons de faire menlion. L' P. .Mittare li, d.ui^ sa f.etteruturafaventina, en donne la iioiiienclatui'e, avec une notice de la vie de lUi//.i. Ecliard , dans ses Scriptores ordinis prœdicatorum, donne aussi une liste fnrl étendue de ces mêmes écrits , à laquelle ceux qui désirent plus de dJtails peuvent avoir recoui-s. Il n'assigne point la daie de la mort du P. Sérapliin Razzi; mais il ddqu'd vivait eucoie en 1613, et il avait alors SI ans.
RKBKCGA, (ille de Bathuel et petile-fille de Nachor, frère d'Abraham. Eliézer, intendant de la maison de ce patriarche, étant allé en Mésopotamie chercher une femme pour le lils de son maître, a; erçut Rébecca qui, étant venue à la fontaine, s'en retournait à Haran, portant sur son épaule sa cruche pleine d'eau. Le serviteur d'Abraham ayant reconnu ipie c'éiait celle que le Seigneur destinait à son mailre, l'obiint de Bathuel, et l'amena à Isaac, qui demeurait alors à Béersabée dans la terre de Chanaan. Elle demeura vingt ans avec son mari sans en avoir d'eiifanis; après ce temps, les prières d'Isaac lui obtinrent la vertu de concevoir, et elle devint mère de deux jumeaux , dont le premier fut surnommé Esad et l'autre Jacob. Rébecca eut toujours jilus d'inclination et de teniJresse pour Jaitil) que pour Esaii , parce que, sachant les desseins de Dieu sur Jacob , elle réglait ses sentiments sur ceux de la souveraine et éternellejustice. Comme il lui a ail été révélé que le plus jeune de ses enfants jouirait du droit de i'iiîné, sa foi la tenait attentive à tous les événements. L'ouvrage counnenya |)ar la cession iiue lit de ce droit Esaii pour un plat de lentilles; mais il fallait l'aire conhrmer cette cession par la bénédiction de sou père.
et c'est ce que fit Rébecca dans le temps. Ouind elle sut qu'isaac se pré|)arail à bénir Esaii, elle lit couvrir Jacob des habits de ce dernier et le substitua à son fr.TC; Es'vi , d ''sespérê de se voir siipfilanté fiarsou cacst, jura de se venger quand Isaac serait mort; et Rébecca , le ciaign ni, engagea l^aac k envoyer J icob en Mésopotamie , pour y épouser une des filles de son onde Laban. J)e()uis cete:ii|is, l'Ecrilnre ne nous ('it plus lie 1 de Rébecca, sinon qu'lsaao fut mis dans le tombeau avec elle. Quoiipi'on ne (luisse pas blr'imer celte tendre et vertueuse mère d'avoir assuré à son fils les avantages de la jirimog 'nilure (|ue son frère lui av.-iit vendu';, et qui dans les vues de la ProviiJence lui étaient d'^volus, 1 on n'est pas obi gé pour cela de ju'^lilier toutes les cii'constnnces de cet événement et tous les moyens (pi'eile y fit servir. {Voij. Jéhu.) Ce|)eiidant saint Augustin l'excuse de mciisongf, parce que son dessein ne fut pas de tioinoer Isaac, mais de lui faire faire ce qu'il fallait, et qu'il se fût trompé au contrair'e en donnant la première héiiédiction à Jacob. 11 est vrai aussi que, quoique aucune es|)èce de unnsonge ne soit permise dans aucun cas, cette morale«pure et sévère n'a pas toujours été également connue. On a pusi' persuader innocemment, quoi([ue faussement , que dans des .-dfaires justes et louables il él.iit permis de n'être jias to:ijouis sincère. Si des saints Pères ont cru (louvoii- ad ipler celle opinion avant que l'Eglise eût pau la lejetei-, il re faut pas s'étonner (pie dans les temps de la première simplicité on l'ait regardée comme véritable.
REBECQUEfHENni-BHNJAMIvCONSTANTDE),
orateur et publiciste,né l'au 1767 k Lausanne, d'une famille de réfugiés français, vint, vers le commencement de la révolutimi, se fixer en France avec son [)cre, ani ien général au service de la Hollaiido. En 1793, il se rendit k Paris, et s'y lii avec les hommes du temps les plus célèbres i)ar l'éclat de leurs lai nts , comme par lei:rs Ofiinions ré|)ul)licaines. Louvet, Daunou, Chénier, étaient de ce nombre. Le premier écrit par lequel il se fit connaître et qui parut en 1796, avait pour titre : De la force du ijouvernement en France, et de la nécessité de s'y rallier. C'était une sorte d'apologie du Directoire qui venait d'accepter le sanglant héritage de la terreur. Cet écrit fut loin d'obtenir l'approbation générale , mais on y reconnut un assez grand mérite de style. Le jeune publicisle obtint plus de succès, lorsque la même année il parut k la barre du conseil des Cimi-Cents pour réclamer en faveur de tous les protestants dont les pères avaient été frappés par la i-évocation de l'édit de Nantes, le litre et les droits de citoyens français. Sa réclamation fut accueillie, et il se hâta de se faire rétablir, lui et son père, sur les registres civils de la counuune de Dùle. Benjamin Constant élendit b enlôt sa ré|)iilalion par deux écrits intilulés -.Des réactions politiques, et Des effets de la terreur. L'auteur s'y élevait contre les réactions sanglantes des partis qui n'ont