REC
en ce genre sont : Vfli.itoire de la conqréiiatioii des Filles de l'Enfcmce de Jésux-Christ, 173'i-, 2 vol. in-I2. Ses anciens confrères lui en fuu^n^ont les nuhnfiires. Beaucoup de (icrsoimes oiif dit que Reljoulet n" lait pas l'a'iteiu- de celle histoire, puisciue, dit-on, le ni.iiiuserit avait été vu î\ Paiis avant cju'il fût imprimé. La seconde parlie de cet e ailégatioii peut èlre vraii' ; mais la première i st absolument fausse. L'abbé Juliard attaqua cet ouvrage; Rebouiet lit une Réponse pour en défendre la vérité; mais le marquis de Gardoui-lie, neveu de mailanie de Mon onvil e , jiigea que l'autorité v lait mieux (|ueles raisons, e( il obtint on 1738 un arrêt du pr.rlemeiitde Touloise qui condaunia celle ISépnnsi' et l'HUtoire au feu : genre de réfutation qui n'atl'aililit pis toujouis la vogue d'un oiivrag", et qui (il rechercher davantage celui-ci, écrit avec art et d'iine nianiè e intéressante. L'on ne peui. cependani s'empêcher de croire qu'il n'y ait de l'exagéi'atioii d.nis queiipies récils, et tle regarder les moyens employés pour dévoiler l s s. crets de la maisiin c(jmmepeu conformes à la candeur et à la simplicité chréii nnc. En vain dirait-on qu'il est permis de combattre la fraude par la fraude, de découvrir par rni mensonge utile et commandé des inii)OSturcs funestes et odieuses; ce peut bien êtie là un principe lie [i.dtiqae ruondaine, mais ce ne sera jama's la morale de l'Evangile. \Yoy. JuLiARn et Mo>DONviLi.E.) Mémoires du chevalier d-- Forbin, 'i vol. in-12, rédigés sur les manuscrits de ce célèbre marin : ds sont pleins de faits cui-ieux dont quel(iues-Uiis sont hasardés; Histoire de Louis XIV, Avignon, n/i'i-4i, eu 3 vol. in-k", et en 9 vol. in-12, écrite avec trop de sécheresse. En beaucoup d'endroits, elle ressemble à une gazette : il y en a de plus ornés, et en gêné, al cetie histoire se fait liri' avec plus de plaisir gue celle de Larrey et de La .Martinière. On y trouve quelques faits altérés, parce (jue l'auteur écrit souvent d'a|)rès des mémoires peu sûrs, mais plus encore parce que l'esprit national a s.'duit l'impartialité de l'autiur. Les succès des Français sont toujours exagérés, et ceux des ennemis [)rcsq.ie réduits à rien. Histoire de Cléwrnt XI, 2 vol. in-4°, supprimée en France à la prière du roi de Sai'daigne, iiont le père (Victur-Amédée), J était maltiaité. Ce prince avait persécuté h s jésuites, et l'ex-jésuite Reboulei ne pouvait le peindre qu'avec des couleurs désagréables. Celte hisioire est écr te d'ailleurs avec netteté et dans un assez grand détail. Lalltau a traité le même sujet, mais d'une manière moins déveloiipée. Ontiouve des détails sur Reboulet d,:ns les Mémoires de littérature de i'al>bé d'Ariigny.
KEBUFFEou REBUFFI (Pierre), jurisconsulte, né à Bailiargaes, à deux lieues de Montpellier, en 1487, enseigna le droit avec beaucoup de réputation ii Montpellier , à Toulouse, à Cahors, à Bourges, et entiu à Paris. Soii mérite engagea le pape Paul 111 à lui oll'rir une place d'auditeur de rote à Rome. On vuuliil aussi lui fa;re accepter une charge
de conseiller, puis de président au grand conseil, et successivement une do conseiller aux [)arlements de Rouen, de Tctulouse, de Bordeaux et de Paris; mais il préféra le repos h toutes les places. Son amour pou ■ la vertu l'avaMt engagé dans l'état ccclésiasti- (|ue en lo't7, il fut élevé au sacerdoce h Và§e lie 60 ans. Cet habile homme mourut dix ans après, ?i Paris, en 1557. il no^sédait le la' n. le grec, l'hébr.u. Sa modestie relevait son savoir. On a recueilli ses ouvrages à Lyon en 5 vol. in-f l , 158G et années suivantes, les principaux siint : Praxis beneficiorum ; un Traité de la bulle In cœna Domini {Voy. Pie V); des Notes sur les rèf/lrs de la ehaneellerie ; Commentaires sur les édits et les rois de France, sur les Pandectes, etc. Tous es ouvrages sont en latin, fort savants et sagement écrits, dans les bous principes de jurisprudence et de morale chrétienne.
RECCO (l'abbé Joseph), publiciste et théologien italien , né h RIpatransone, le 21 mai 17'i3, d'uiuî famille noble , fut fait prêtre à Rnme. Pie VI lui lénioi ,na une estime particulière, ell acadéin e des Forti se 1'. grég^a le 20 mai 179i. L'abbé Recco mourut en 1801 à Castel-Madaiiia, où il s'était rendu dans l'espor de fortifier sa santé, depuis longtemps altérée p ir l'excès du travail. On a de lui : DelT esistenza d'iina (linrisdizione netla chiesa cattolica stabilita nelT autorité del Pontifwe romano, e délia sua sede, Rome, 1791, iii-8°; Dissertazione epistolare intorno alla célèbre controversia del battcsimo degii erctici fra S. Slcfano e.S. Cipriano, Rome, 1791, in-8° ; Discussione délie due podestà spirituale e temporale, Rome, 1793, in-8" ; Discorso politiro intorno ail' occultazione délie moncte neU.o stato pontificio, ed intorno ai inodi di rimetterle in giro, Rome, 1795, in-8° , sans nom d'auteur; Discorso sulla riprovazione dclla sinagoga, e sulla tocazione dclle genti, Rome, 1790, in-V°. L'abbé Recco a laissé en luanu-ci-it : .1° le plan d'un ouvrage intitulé Lo Spirito délia socielà, qui d<vait avoir cinf{ volumes ; 2° Dubbio se.il pontefwe romano passa dirsi successorc nel Irono de' SS. Apostoli Pelro e Paolo ; 3" .4»jalisi e confulazione dei Diriiti detf uomo, di Niccola Spidalieri, dont l'imiircssion en était h la 2i;8" (lage lorsijn'elle fut suspendue par suite de la moit de l'auteur.
RÉCHAC DE SALNTE-MARIE (le P. Jean- GiFFRE de), religieux dondnicain, né l'an 1010, mort en 1660 à Saint Syinpliorien, près de Lyon, ( si auleur de nombreux ouviages, entre autres des suivants : La Vie et actions mémorables des trois plus signalez religieux en saincteté et en vertu, de l'ordre des Frères Prescheurs de la province de Bretagne, du P. Malujeuc, d'Alain de La Roche, du P. Quintin, Paris, 16il, in-12; ibid., 16ti4, in-12; Los Vies et actions mémorables des saintes et bienheureuses, tant du premier que du tiersordre de Saint-Dominique, Paris, 16 ,5. 6 vol. in-'i° ; Vie du bienheureux Reynault de Saint- Gilles, doyen de Saint-Agnan d'Orléans, et depuis religieux de Suint-Dominique (mort en
703 ttEE
1-220), Paris, 1646, in-S" ; La fondation de lôus les coitvents des frères Presctieurs de l'un t'I de l'autre sexe dans toutes les provinces du royaume de France et dans les dix-sept prorinces des Pays-Ras, pièce impiiraûe av(>c la Vie de saint Douiinique, Paris, KiiS, -2 vol. in-4" ; Vies, (/estes et actions mémorables des saints, bienheureux ri outres personnes illustres de l'ordre des frères Presclieurs, Paiis, IGoO, -2 vol. in-V°, avec figures.
RLCHENBERG (Ad\m), lhéolo;ien protestant, né à Mei^seu dans la Haute-Saxe, en lCi2, lut professeur en langues, en histoire, puis en théologie à L ipzig, où il mourut en 1721, après avoir été marié quafe foi-s. On a de lui : qu Iques Lit^res de controverse; dos Editions d'Alhénagor -, des EpHrcs de Uolaiid des Marcts, à»' \ Obsletrix animarum du docteur Edmond Richi-r, Leipzig, 1708, in-12, et de VHistorice nummariw scriptores, ibid., 1692,2 vol. in-i"; Fundamenta religionis prudentiuin, dans le Syntagma dissertationum piiilologicarum, Rotterdam, 1699, in-8°, et t70S, in-i2. — Sm lils, Chailes-Otton Reciienberg, né l'an lGs9 à Leipzig, professeur de droit en 1711, l'ut décoré du titre de conseiller, et mourut en 1751, laissant plusieurs ouvrages de droit.
lŒCL.VM (FuÉDÉiiic), ministre protestant, né dans les Etats pi-ussiens, descendait d'une des familles françaises que la révocation de l'édit de Nantes obligea de s'expatrier. 11 devint pasteur de l'église française de Berlin, oCi il mourut dans les premières années du XIX' siècle, âgé d'environ 60 ans. On cite de Reclam les ouvrages intitulés : Des penchants , traduit de 1 allemand de Cochius, 1769, in-8"; Mémoires pour servir à l'histoire des réfugiés français dans les Etats du roi de Prusse, en sociéiéavec le pasteur J. -P. Ernim, Berlin, 1782-99, 9 vol. m-S° ; jMémoirc historique sur la fondation des colonies françaises dans les Etats du roi de Prusse, publié à l'occasion du jubilé du 20 octobre 178a, Berlin, 1783, in-8". — Sou épouse, Maric-Henriette- Chai lotte Reclam-Stosch, tille du |)asteur de Liiio, cultiva la poésie allemande et la ])oésie française d'une manière reiuar([ual)le. Elle publia notamment un Recueil de poésies fugitives, en fiançais, qu'elle dédia à Bitaubé, Berlin, 1777, 1 Vol. in-12.
RECOLLÉ (l'abbé Louis-Félix'), natif de CliAteaimeuf dans le diocèse d'Orléans, mort plus (|ue septuagénaire le 2')- janvier 1837, en .\ngloterre, où il était depuis 1791, époque où le refus du serment à la constitution civile du clergé le força de quitter sa patrie, exerça d:m> ce pays les fonctions île chape- 1 lin d'une dame catholique, madame Brand, dans rV'orkshire. Son exil durait deimis plus di! trente ans, lorsqu'il eut l'idée de faire un poém^ en vers français. Cette composition intitulée : Le Triomphe de l'Eglise, est en dix chants, et fut imbliée à P.iris , chez Bétliune, 1826, iii-8". Ce poëme n'obtint aucun succès. On peut voir à ce sujet ï'Aini de la Religion, livraison du 23 novembre 1826, l"m. L, pag. 63.
KKEVE (Joseph), prêtre catholique anglais.
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entra fort jeune dans la société des jésuites, et y professa les humanités avec distinction. 11 i'iit ensuite envoyé en Angleterre pour y exercer les fonctions de missionnaire, et 1evirt chapelain de lord C ilford dans li faradle duquel il passa plus de 53 ans, parlagc'ant son tem \s entre l'étude et les travaux du saint ininistè e. 11 l'exerça avec le plus grand zèle jusqu'à l'âge de 73 ans, époque où il jierdit entièrement la vue, et mou ut le 2D mai 1820, étant <lgi^ de 87 ans. On lui doit: lin Abrégé de la Bible, en 2 vol. in-12, (pii n'était qu'une tra ludion libre de VAbrégé de RoyaMmont; mais dans une seconde édition, il re'ond t entièrement l'ouvrage qui de(>uis a été très-souvent réimprimé; des i Sermons, 2 volumes, [dus recoinmandables ' ])our la solidité que pour l'exécution; un 2'a- j Oleau abrégé de l'histoire de l'Eglise, 3 vol. i in-12. Beeve s'est attaché particulièrement, dms cet ouvrage, à ce qui regarde l'Angleterre, et cà réfuter les assertions inexactes des historiens protestants anglais ; des Poésies latines et anglaises sur divers sujets profanes.
BÉEVES (sVilliam). Voy. Daillé.
BEGIN.\LD (V'alère), jésuite, qu'on trouve nommé aussi Renaud et Regnauld, né en 1513 dans la Franche-Comté, mourut à Dole le 14 mars 1623, après avoir enseigné la )ihilosophie à Bordeaux, à Pont-à-Mousson et à Paris, et la théologie à Dùle. On a de lui : Praxis fori pœnitenlialis ad direclionem confcssarii in usu sacri sui mtineris, Lyon, 1620; Cologne, 1622, 2 vol. in-folio, corrigée et augmentée. Saint François do Sales en recommande la lecture dans son Avertissement aux confesseurs; De prudentia et ca'tcris in confcssario requisiiis, Lyon, 1610, in-8"; réimpr. plusieurs fois ; trad. en français par Etienne La Plonce-Kichete, chanoine de Grenoble, Lyon, 1618 ou 1619, in-S" ; Traciatus de officia pœnitenlis in usu sacramenti pœnilentiœ, Lyon, 1618; Mayence, 1619, in-12, que l'auteur a refondu avec le traité précédent dans son grand ouvrage; Compendiaria praxis difficiliorum casuuin conscientiœ, Lyon, 1618, in-12; ]5lasieurs lois réimpr. ; trad. en français parle P. Jacques Jacquet, religieux carme, Lyon, 1623, in-12. Pascal a pris au P. Beginald plusieurs de ses exemples de morale relâchée.
REGINALD (Antojxe), dominicain, mort ?i Toulouse eu 1676, se distingua par ses ouvrages. Les principaux sont : un petit Traité théologique sur la célèbre distinction du sens composé et du sins divisé; un gros volume De mente Concilii Tridentini, circa gratiain per se efficacem, in-fol., 1706. 11 s'y niontre un des iilus ardents défenseurs de la'doclrino, qu'il regarde comme celle de saint Thomas et de saint .Vugustin.
RÉGINON, abbé de Prum, de l'ordre de Saint-Benoit, mort l'an 913 dans le nionastèie de Saint-Martin à Trêves, comme il résulte de l'ouverture de son tombeau faite l'an 1381, a mérité par son savoir que son nom fût consacré dans les fastes de l'Eglise. On a de lui : une Chronique, utile pour l'Histoire de l'Aileniagne , publiée pour la premièi* fois à
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Mayence en 1521. On la trouve dans [es Historiens (T Allemagne, de Pislorius, tome I", édition de Frandort, 1583. La chronique de Reginon commence à Jésus-Christ, et finit à l'an 907; elle a été continuée jusqu'à l'an 972. Un recueil de canons et de règlements ecclésiastiques, intitulé : De disciplinis ecclcsiasticis, et de religione chrisliana libri duo. 11 composa cet ouvrage à la sollicitation de Ratbode, archevêque de Trêves, dans la ville duquel il s'était retiré après avoir été obligé de quitter son abbaye en 899. Baluze a donné en 1671, in-8°, une excellente édition de ce recueil, avec des notes pleines d'érudition. On conserve dans la bibliothèque de Bi'ènie une Lettre de Itéginon à Ratbode, sur l'institution du chant; à la suite de cette lettre il y a une partie de Tolfice divin avec les notes du chant de ce temps-là. Oi trouve la Vie de liéginon au tome VI de VUist. litte'r. de Planée.
REGIO-MONTAN. Votj. Muli.er (Jean).
RÉGIS (saint Jean-François), né d'unefamille noble de Languedoc en 1597, entra chez les jésuites. Ayant demandé plusieurs fois inutdement la permission île passer chez les sauvages du Canada, il s'attaclia à convertir les hérétiques , à ramener à Dieu les pécheurs et à diriger les âmes dans les voies du salut. Son zèle fut couronné des plus grands fruits dans le Languedoc et dans les
Erovinces voisines, où il forma plusieurs étalissements de piété. Consumé de travaux et d'austérités, il mourut à la Louvesc, village du Daupliiné, en IGiO. Clément XII le canonisa en 1737. Sa Vie a été écrite en français par le P. Daubenton, 1 vol. in-12. On y trouve à la lin la copie des témoignages authentiques qui réfutent la fable imaginée sur sa prétendue sortie de la société des jésuites. On peut consulter aussi Les saints enlevés et restitués aux jésuites (saint François-Xavier et saint François-BégisJ, par Jean-Joseph Petit-Didier, Luxembourg, 1738, iîi-12.
RÉGIS (PnîRHE-Sïi.vAi.Nl, [)hilosophe cartésien, né à la Salvetat de iûanquei'ort dans le conUé d'Agenois, en 1032, vint achever ses études à Paris, et fut disciple de Uohault. Il alla ensuite à Toulouse, où il établit des conférences j)ubli(iues sur laphilosopliie. Il parlait avec facilité, et avait surtout le don de mettre les matières abstraites à la jioitée de ses auditeurs. L'ancienne philosophie fit bientôt place à la nouvelle, et les Toulousains, touchés des instructions et des lumières <|ue Régis leur avait apportées, lui firent une pension. Le marquis de Vardes, exilé en Languedoc, passa do Toulouse à Montpellier en 1G7I. Hégis,qui avait en lui un disciple zélé, l'y accompagna et y fit des conféreni;es qui obtinrent tous les sulfrages. Régis vint il Paris en 1680, et y e\it les mêmes a|iplaudissements qu'à Montpellier et à Toulouse. Après avoir soutenu plusieurs coml'jats pour Descartes, il entra dans l'académie di.'S sciences en 1099, et mourut en 1707 chez le duc de Rohap, qui lui avait donné un appartement dans son hôtel. Ses ouvrages sont: Système de philosophie, contenant la logique, la métaphysique et la morale, 1690, 3 vol.
in-i". C'est une compilation judicieuse de différentes idées de Descartes, que Fauteur a développées et liées ; mais ces idées n'étant plus à la mode, cet ouvrage ne peut être aujourd'hui que d'un très-petit usage. Unh/re intitulé : Usage de la raison et de la foi, in-h°; une Réponse au livre du célèbre Huet, intitulé : Censura phUosophiœ cartesianœ, in-12 {Voy. Huet) ; une autre Réponse aux Réflexions critiques de du Hamel, i691, in-12; des Ecrits contre le P. Malebranche, pour montrer que la grandeur apparente d'un objet dépend uniquement de la grandeur de son image tracée sur la rétine ; une Dissertation sur cette question : Si le plaisir nous rend actuellement heureux? 1691, in-4".
RÉGIUS ou LE ROY (Urbain), né à Langenargen, sur le lac de Constance, étudia à Ingolsladt et y enseigna avec succès. Plusieurs genlilshonnnes lui confièrent la conduite de leurs enfants, sans en excepter le soin qui reganlait la dépense ; mais ces jeunes geiiss'endeitèrent. Comme R''gius était
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tion, il fit une espèce de bai ^ ute, et fut obligé de s'c nrôler. Son jn-oïesur Eckins le dégagea et le réconcilia avec
leur ca routi se
les Mues. Il recul à Ingolsladt la couronne d'orateur tt de poète, de la main même de l'empereur Maximiben; quelque temps après, il fut fait professeur de rliétoriqne et de poésie. Son penchant pour le luthéranisme l'obligea de se retirer à Augsbourg, où il fonda une église protestante. 11 fut quelque temps zuinglien, ensuite fougueux luthérien. Régius s'attacha en 1530 au duc de Brunswick, qui le fit surintendant des églises de Lunebourg. Il mourut à Zell en 15îtl . Ses Ouvrages ont été imprimés en 3 vol. in-fol. Les deux premiers sont consacrés aux écrits latins, et le dernier aux écrits allemands. Il y a de l'érudition dans les uns et dans les autres, mais peu de justesse et de modération.
RÉGNAULT (Noël), jésuite, né à Arras eu 1083, mourut à Paris en 1702. L'étude de la philosophie ancienne et moderne remplit ses soins et sa vie, après les devoirs delà |)iété. On a de lui : Entretiens physiques d Arisle et d'Eudoxe, ou Physique nouvelle en dialo gués, Paris, 1755, 5 vol. in-12 : c'est la meilleure édition de cet ouvrage, qui eut un trèsgrand succès, mais qui, comme on le pense bien, n'est plus au courant de la science. L'ouvrage fut traduit en anglais, par Thomas Dale, médecin, et en italien. Origine ancienne de la physique nouvelle, Paris, 1734, 3 vol. in-12. L'auteur, dans cet ouvrage, enlève h plusieurs physiciens fameux la gloire de beaucoup de découvertes physiques, fait voir qu'elles sont i)lus anciennes, et que, par une suffisance ingrate, nous nous parons des dépouilles de nos aïeux en les déprisant. Georges Paschius et M. Dulens ont démontré la même chose, l'un dans son tiaité De novis inventis quorum accuratiori ciiltui facem prœtulit antiquitas, l'autre dans ses Recherches sur l'origine des découvertes attribuées aux modernes; Entretiens mathémati' ques , in-12 , trois volumes , 171.4. ; Logi-
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qur en forme d'entretiens, in-12, 17/^2. Elle n'a pas en '-lutanl de succès que ses Entretiens physiques.
J5EGNAULT (N.), prêtre, est auteur d'u'ie Instruction pour In première communion, iii- 8°, iniprùnée d'abord e-i 1759, etdc|)uis trèssouvent réimprinif''o. UegnauU a écrit en outre une Instruction pour la confirmation, 1707, in-18.
RÈGNAUT ( Charles-Douin ) , curé du village de Bezannes près de Reims, où il était lié sur la lin du xvir siècle, devint par nominaiion royale chanoine de la collégiale de Sainl-S mpliori n, et composa les ouvrages suivants : Histoire des sacres et couronnements de nos rois, faits à Bcims, à commencer par Clovis jusqu'à Louis XV, avec le recueil du formulaire le plus moderne qui s'observe au sacre, etc.; une Dissertation historique touchant le pouvoir accorde aux rois de France de guf'rir des écrouellcs, accompagnée de preuves touchant la vérité de la sainte ampoule ; et une Relation exacte de la cérémonie du sacre et couronnement du roi Louis XV, Reims, 1722, 1 vol. iu-12. On a encore de Régnant, un Recueil d epita,'lies des hommes qui se sont distingués uans l'Etat vl dans la robe, ainsi que dans les .^rts libéraux et mécaniqurs, auquel il a joint un abrégé des faiis qui les ont rendus recsinmandables : ce Recueil n'a poiit été imfirimé.
RE..N1ER-DE>MAUA1S ou pi tôt DESMA- RETS (FiiANçois-SÉUAPUiis), naquit à Paris, en 1C32, d'une fnniile noble, originaire de S.;int(jnge. Il lit sa philosophie avec distinction d-uis le collège de Aiontaigu. Ce fut pendant son coui's qu'il traduisit en vers burlesques \a Ratrachonnjomachie d'Homère, ouvrage qui parut un prodige dans un jeune bonnue de 15 ans. Le dLicdeCiéqui, charmé de son esprit, le mi'ua avec lui à Rome, en 1062. Lr séjour de l'Italie lui fut lUile ; il apprit la langue itabeiine, (kius laquelle il lit des vers dignes de Pétiar([ue. L'aradénne de la Crusca de Florence prit une de ses odes pour une production d ■ l'amant de Laure, et lorsque cette société f .t désal)usée, elle ne se vengea lie son erreur qu'en accord. mt une place d.nis son sein à celui ipii l'avait causée. Ce fut en 1007, qu'on lui lil cet honneur, et trois ans après l'acadéiuie fraiic^aise se l'associa. Mézirai, secrétaire de ce le cumpagnie, étant moilen 108Y,s.i |)lace fut donnée h l'abbé Rég lier. Il se signala dans les démêlés de l'acadéiiiie contre Furetière,et comjiosa tous les ûiémoires qui ont | ai u au nom de cecor^is. L'abué Kégineieui pl.isieurs bénélircs, entre autres labbayeiie Saiut-Laon de 'l'IiDUars. On prétend qu il au. ail été évéque, sans sa tiaducli lU d'une scène volu|)tueuse (iu l'astor jido. \\ mourut à Paris, en 17l;î, à SI ans. Ses talents étaient reh vés par une l)robilé, une droiture et un amour du vrai généralement reconnus. Son amitié faisait luuuuui- à ceux qu'il ap|)Ciait ses vrais amis, parce qu'il ne la leur donnait (|ue quand il rcieonnaissait en eux les qualités qui formaient bon caractère. Nous avons de lui: luie Orammaire française imprimée en 1676,
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en 2 vol. in-12. La meilleure édition est celle de 1710, in-4°. On trouve dans cet ouvrage, un |)eu diti'us, le fond de ce qu'on a dit de mieu.v sur la langue. Une Traduction en vers ita'iens des odes d'Anacréou, in-8% qu'il dédia, en 1692, à l'académie de la Crusca : la simplicité et le naturel y S'uit jonits à l'élégance et à la noblesse ; des P.iésies françaises, latines, italiennes et espagnoles, réunies, en 1708, en 2 vol. in-12. S.^s vers français oIJr;'nt de la variété, de la gaieté, des moraliu^s heureusement exprimées : mais son style est plus noble que vif, et plus pur que brillant. Ses vers italiens et espagnols ont plus de coloris et plus de gr.lce. Les poésies françaises ont été augmeniées dans les éditions de 1710 et de 1750, 2 vol. in-12. Une Traduction de la Perfection chrétienne de Rodriguez, entreprise à la prière des jésuites, et plusieurs fo s réimprimée, en 3 vol. in-i°, et en 4 in-8". Cette version, ecdte avec moins de nerf que celle de Port-Royal, est d un style plus pur et plus coulant ; elle est aussi plus fidèle, car les tra lucteurs de Port-R val font dire souviuit à l'auteur espagnol tout le contraire de ce ipi il dit e:i ell'oi. Voy. Rodui- GCEz. Une Traduction des deux livres de la Divination de Cicé.on, 1710, iii-12 ; une autre Version des livres de cet auteur. De finibus bonorum et malorum, avec de bonnes remarques, in-12 ; l Histoire des démêlés de la France avec la cour de Rome, au sujet de l affaire des Corses, Paris, 1707, '\n-k°.
RÉGNIER (Clalde-Frani ois), nél'anl7l8, en Auvergne, mort en 1790, lit des études ecclésiastiq'jes au séminaii-e de Sa nt-Sulpice à Paris, et reçut le bonnet de docteur en Sorboiine. Il s'agrégea à la congrég.ition des Sulpiciens, et devint un oes directeurs du séminaire de Paris. On a lie l'abbé Régnier: Certitude des principes de la religion contre les nouveaux efforts des incrédules, Paris, de 1778 à 178i, 0 vol. in-12; Tractatus de Ecclesia Christi, Paris, 1789, 2 vol. in-8". Ces ouvrages so..t estimés. — On a d'un autre RÉGNiEB (dom), bénédictin de la congrégation des Exempts, des Sermons, publiés en 176!, 3 vol. iii-12.
RÉGNlEU-Dr.STOURRET ( François-Hip- POLYTEJ, homme de 1. ttres, naqu t à Langres (riaute-Aiarne) en 18tl4.. Elevé par ses paient-i dans des principes religieux, il songea d'abord ù embrasser l'élat ecclésiastqiie; mais diveises circonstances! empêchèrent de réaliser ce projet, et, ajirès avoi. terminé ses études, il lit son cours de droit. A l'.lge de 2i ans, il [iublia une biocliuie intitulée .Les Jésuites en. France, 18:.5, in-8", oiiuseule dans lecpiel il répondait aux accusations dirigées coiilre cet ordre. En 1828, il lit |iaiaît e une Histoire du Clergé de France pendant la ré vululion, 3 V(]l. 111-12, dans laipielle on remaiipiait la même pureté de doeliiiies; mais cet ouvrage est un |)eu superliciel. La dern.ère (lariie surtout est négligée. Le même écrivain a encore composé une Histoire abrégée de la constitution civile du Cierge, 1828, in-8". L'esprit religieux enqireint dans (!el (mvrage fait pardonner à l'auteur les er-
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reurs et les omissions qu'on y rencontre. Régnier-Destourbet a |)uiili(^ ;iussi quelques romans , et un petit nombre d'ouvrages po- ]iti(iues. Dans ses Septembriseurs, il met en scène des jacobins qui, par leurs entretiens, font connaître l'esprit de l'époque révolutionnaire. Parmi les autres jiro aidions du même auteur, on remarque le roman de Louisel, 1830; un Bal de Louis-Philippe, 1831; Charles II et VArriant espagnol, 1831, 4 vol. in-12. Dans son roman de l'Abbé Tiberge, Régnier-Destourbet parut malheureusement démentir les doctiines (ju'il avait soutenues dans ses premiers ouvrai^es, en présentant sous un jour défavorable un corps que jusqu'alors il avait fait profession do respecter. On a aussi de lui quelques pièces de théâtre, telles que Napoléon à Sehœnbrunn, Charlotte Cordaïf, etc., itquelcjues morceaux insérés dans la Revue de Paris et dans le livre des Cent-et-un. Le jeune Régnier étant tombé mala le au lommencemenl du mois d'aoi\t 1832, son premier soin fut de (Jemander à la religion les recours qu'elle prodigue à ceux qui revienn 'Ut sincèrement à elle. Il témoigna un vif i-ejientir des écarts dons lesquels il était tombé, et mourut dans des sentmienis ciiréiiens, le 23 septemlire 1832. Kégnier- Destourbet >'élait démis, après la révolution de 183i), de la place d'auditeur au tribunal de Chàlons-sur-Marne, qu'il occupait depuis quelque temps.
REGOUKD (Alexandre) , jésuite, né l'an 15^5 h Casteinaudary, [irofessa la philusophie et la théologie dans plusieurs collèges, et se fit entenure avec succès dans la chaire sacré/, s'applii|uaiit particdièrement à la conversion des |>rot stants. Il eut des conférences avec })lusieurs ministres, notamment à Lectoure, en 16 8, avec le célèb.e Daniel Charnier, qui avait préparé l'édit de Nantes. Le P. Regourd devint recteur du collège de Caliors, et mourui à Toulouse le 26 mars 1635. Alegauibe l'ait de lui cet éloge : Y'ir fait singulari eruditione ac pietale, Dei gloriœ salutisque hominum amantissimus. On doit au P. Regourd plusieurs ouvrages de controvei'se , VAnti-Calvin catholigiie, le Ministre injidèle, etc. On cift; encore de lui des Démonstrations catholiques, ou ÏArt de ramener les hérétiques à la foi orthodoxe, Paris, 1635, in-8° ; un recueil d'œuvres tiiéologiques sur des matières de controverse, en 3 vol. Selon Jol v, dans ses llemarques critiques sur le Dictionnaire deBayle, 17i8, in-fol., p. 276 à 377, l'écrit intiti.lé Les désespoirs de Charnier, par le P. Timolhée de S.iint^-Foy, Caliors, 1018, in-8", serait du P. ISegourd (jui se Sciait cac'ié sous ce nom. Le P. Alegambe dit que c:' religi ux avait publi:; une Apocarieresis Chutnerii, (lont il n'nidique ni le lieu u'impressioii, ni la date, en réponse à unpamphli't intitulé la Jésuitomanie, de Daniel «.liamier.
RÈtUJiS, curé dans le diocèse de Gap, a )>.blié en 1760 la Voix du Pasteur, discours familiers d'un curé à ses paroissiens, pour tous les dimanches de l'année, 2 vol. iii-12, Irès-souvent réimprimés. Cet ouvrage, l'un
des meilleurs en son genre, reraarquab'e pai la simplicité et l'onction qui y régnent, a encore été perfectionné par im pasteur animé du même esiirit que l'abbé Ré-uis, sous le l'tre (instructions familières, imprimées d'abord en 5 vol., puis en 6, et eidin en 8 vol. iu-12. La septième édition a j^aru en 1821. Ces instructions courtes et adaptées aux cireonstancis ne peuvent fatiguer l'attention du lecteur, et sont bien pro[ires à ranimer 1 ■ zèle trop éteint pour les intérêts de la ielis<ion, à comhalirerindid'érence des chrétien» et leur lâcheté à en observer les préceptes.
REHBERG (Auguste-Guillaume de), écrivain allemand, né d'une famille noble en 1757, mort en 182i, étudia à dœitingue, à Leipzig, et devint conseiller de la régence à Hanovre. Ses fonctions politiques ne 1 empêchèrent |>as de s'occuper de liltérature et d'histoire ; on a de lui une Vie de Rodolphe de Habsbourg, estime e ; des Remarques pour servir ù l'histoire des armées 1805, 1806 et 1807, publiées à Francfort, et d'autres nombreux ouvrages dont la liste se trouve aans Aleusid. 11 avait publié dans sa jeunesse un Traité sur la tolérance, qui contenait des maximes d: nt l'expérience le désabusa; il se [imposait de les rétracter, lorsque la mort le surjirit.
RiilFFENBERG (Frédéric de), de l'illustre famdle des barons de ce nom, dans le pays de Trêves, oiî il naquit en 1719, entra chez les jésuites, et se fit connaître par des pièces de littérature. 11 étudia la théologie 5 Rome, et, de retour eu Allemagne, il s'appliqua à former lesjeunes jésuites à la bonne lat.nité. Ou a de lui : la Traduction latine de l'ouvrage it;dien du célèbre Sci) ion MalTei, sur la grâce, le libre arbitre et la prédestinaliou, divisé en seize livres; les Réponses de ce savant aux réfutations que les jansénistes ont prétendu fa:re de son ouvrage, et une Dissertation sur ces matières, que le P. de Reiffeiiberg y a ajoutée, Mayence et Francfort, 1751), in-fol. On trouve au commencement de cet ouvrage la Vie deMalfei, et l,i liste de ses ouvrages, dont les titres occupent deux pages. Un Recueil de poésies latines de toute espèce, avec une Dissertation sur le stylo lapidaire, 1 vol. in-8° ; une Apologie, en allemand, in-8% en faveur des jésuites; des Préceptes latins et grecs, et Exemples tirés des meilleurs auteurs anciens et modernes, pour les collèges du Bas-Rhin et de Westpliafe, 5 vol. in-;-;°; rédigés avec beaucoup de méthode et do chois; Vllistoire des jésuites de la province du Bas-Rhin, depuis 1530 jusqu'en 1626, Cologne, 1764, 1 vol. in-fol. On y désirerai plus ue criliijue, un style plus précis, plus no.de. La mort qui l'enleva en 176'i., à Và^e de 45 ans, l'empêcha île la continuer.
REIFFENSTUEL (Anaclet), savant théologien allemand, était de l'ordre des frères mineurs léfonurs de Saint F>ançois et fiorissait au commencemei t du xviii' siècle. 11 appartenait à la province de Bavière. Il y avait professé la thé'ologre, exercé divers emplois. Quelques-uns de ses ouvrages de théologie, recommandables non-seulement
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„ar ),■ lo!i>l, mais encore par la clarté et la u'.thodoqui V rùiînent, et la solichté du raisonnement, cuent un grand succès et achevèrent sa réputation. Lepruicipal est un traité Deprobabilisino, eu 2 vol. in-i°. Il rerut l'accueil le plus favorable quand il parut, et eut plusieurs éditio'is eu Allemagne. Il lut réimprimé pins de vingt fois en Italie, ou oti chercha à lui donner toute la pertection possible, en le revovant h chaque édition, et en l'améliorant par'des corrections et des augmentations laites avec soin. On compte, parmi ceux qui le revirent, les PP. Matlei, Kreslinger et Dalmase Kirch, savants tliéolosiensdu môme ordre. Le P. .Mansi, de l'ordre de la Mère de Dieu, l'enrichit d'un supplément. Une nouvelle édition en avait été donnée à Trente en 1765: l'ouvrage fut revu de nouveau par le P. Flaviano Ricci, mineur réformé, commis à cet etfet par le P. Pascal de Varèse, commissaire-général de l'ordre, qui le dédia au cardinal Léopold-Ernest dt liirmiano. Outre cet écrit, on a du P. Reiffenstuel : Jus canonicuin universum , . cum traclnla de regulis juris et répertoria qenerali, C vol. in-fol. ; livre qui eut aussi beaucoup d'éditions en Allemagne et en Italie, que les théologiens estiment, et dont ils font beaucoup d'usage.
REIHING (Jacques), né à Augsbourg en 1579, entra chez les jésuites, et enseigna les humanités, la philosophie et la théologie a Ingolstadl avec réputation. Il combattit avec zèle pendant plusieurs années les erreurs de Luther; mais ayant, par vanité ou par corruption du cœur, perdu l'esprit de son état, il perdit encore sa foi, se retira à la cour de "Wurtemberg, se lit luthérien et se maria. Oa lui donna une chaire de théologie à Tubingen et la direction du collège. 11 mourut en 1()28 méprisé des deux partis, qui ne voyaient en lui qu'un homme lâche qui avait abandonné sa religion pour une femnîe. Ou a de lui plusieurs "ouvrages de controverse, dont iadocirine esldiderente, selon lesdiU'érents tem|)s dans lesquels il les écrivit.
REIMARUS (Heumann-Samuei.), savant philologue, né à Hambourg, le 22 décembre 1G9V, s'appliqua, dans sa jeunesse, à l'étude des langues, et acquit une connaissance (irofoudi! du latin, du grec et de l'hébreu. 11 obtint une chaire de philoso|)hio à Hambourg, en 1727, et épousa une tille du savant J. Alb. Fabricius, qu'il sectndadans ses travauxphilologiques sur la lin de sa vie. Reiinarus consacra ses loisirs à l'étude de l'histoire naturelle. 11 moui'ut le 1" mars 17(18, et était iiieiubre de l'académie impériale de Saint- Pétersbourg, et de la plupart des sociétés littéraires de l'Allemagne. On a de lui : Priinitia Wismartensid, Weimar, 1723, in-4". On y trouve;, entre autres choses, une Dissertalion dans laquelle l'auteur prouve que le génie de Socrale n'était autre cVoso que la prévoyance (aiiiini prwsagitio) dont ce sage était doué, et une réfutation des principes irréligieux de l'auteur de la Fable des Abeilles (Maudeville) ; De vita et script is J. Alb. Fabri-
cius commentarius, Hambourg, 1737, in-8"; Traite des principales vérités de la religion naturelle (en allemand), Hambourg, 1754, in-8', et 1772, in-8' ; Observations plii/stqucs et morales sur rinstinct desanitnaux, leur irdustrie et leurs mœurs, Hambourg, 1760, 2vol. in-12. Cet ouvrage, qui obtint un grand succès en Allemagne, a été traduit en français, sur la seconde édition, parReneaume de La Tache, avec un appendice et des ne tes du traducteur, Amsterdam, 1770, 2 vol. in-12. Reimarus v combat les systèmes de plusieurs philosophes modernes sur les animaux, tels , que Cudworth, Descartes, Leibnitz, .Malebranche, Bulfon, et soutient contre Condillac que l'industrie des animaux est innée, et crue leurs opérations ne se perfectionnent point par l'exercice. On a encore quelques ouvrages de Reimarus, à qui l'on attribue aussi les fameux Fragments publiés en 1// + et 1777, dans les n" 3 et 4 des Mémoires liist
et liti., tirés des trésors de la Ribhoth. ducale de Wolfenbultel, et qui excitèrent une si grande fermentation dans la théologie protestante d'Allemagne. — Son fils Jean-Albert- Henri Reimarus, né à Hambourg le 11 novembre 172i), fut reçu docteur en médecine à Leyde, en 1753, nui°s se rendit à Edimbourg, o\x il fut un des londateurs de la société médicale. De retour dans sa patrie, il y exerça son art avec succès et devint professeur de physique et d'histoire naturelle au gymnase de'Hambourg. Il mourut à Hanzau en 1813, laissant plusieurs écrits : Sur la foudre et les moyens naturels, offerts par l'expérience, de la détourner des f'rf//if es, Hambourg , 17G8, in-8'; Langensalza, 1770, in-8" ; Deannnalium intcr naturœ régna stntionc et gradibus, oratio, Hambourg,' 1796, in-'*' ; Sur la formation dti globe cl la théorie de M. Deluc, 1802, in-8'", etc. Reimarus avait donné , à Hambourg, en 1798, une quatrième éJition des Observations de son père sur l'instinct des
animaux. , , „ „
REINBRCK (Jean-Gustave), né à Zell en 1682, mort à Berlin en 1741, Agé de 58 ans, fut pasteur des églises de Werder et de la Ville -Neuve, premier pasteur, prévôt de Saint-Pierre, inspecteur du collège de Coin (quartier de la ville de Berlin), conseiller du consistoire et chapelain de là reine et de la princesse royale de Prusse. Nous avons de lui: Tractatus de redemplione. Hall, in4°; La nature du /nariage et la réjection du concubinage, in-4", en allemand, contre Clir. Thomasius, qui avait eu l'impudence d'écrire en faveur de ce dernier état; Considérations sur les vérités dicines contenues dans la Confession d'Augsbourg, en allemand, 4 vol. in-'i-", ouvrage qui ne persuada pas même ceux de sa communion ; car ils ont bien de la peine it croire à cette divinité de la confession d'Augsbourg, à laquelle ils ont tant de fois dérogé et dérogent encore tous les iours. Plusieurs volumes de 5er/«o/is dont qudquesuns ont été traduits en français : on n'y remarque ni l'orateur éloquent, ni l'homme de goiU ; plusiiuirs Traités de métaphysique sur l'optimisme, la nature et J'iiumni-talité
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