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fut mis dans VIndex du concile de Trente. Reuchlin se retira à Ingolstadt, oii ses amis lui procurèrent une pension de 200 écus d'or pour enseigner le grec et l'hébreu. Ses ennemis voulurent l'envelopper dans l'affaire de Luther, mais ils n'y purent réussir. Il persista à demeurer dans la communion catholique, et il mourut à Stuttgard en 1522, à 67 ans, épuisé par des études pénibles et constantes. Reucnlin avait beaucoup l'érudition, et écrivait avec chaleur. L'Allemagne n'avait alors que ce seul homme qu'elle pût opposer aux savants d'Italie. On a de lui un grand nombre d'ouvrages imprimés en Allemagne, parmi lesquels on distingue son traité De arte cabalistica, 1317, in-fol., et dans Artis cabalisticœ scriptores , 1587, in-fol. Cet ouvrage fut attaqué avec succès par le P. Hochstrat, qui publia Destructio cabalœ, seu cabalisticœ perfidiœ, adversus ReuclUinum, Anvers, 1518, m-k\ On a encore de Reuchlin: De verbo mirifico libri très. Ces deux ouvrages ont été condamnés à Rome. On lui attribue les lettres connues sous le titre de Litlerœ obscurorum virorum : satire amère contre les théologiens scolastiques; mais il n'est pas sûr que cet ouvrage soit de Reuchlin, et on l'attribue avec plus de raison à Ulric de Hutten ; d'autres disent qu'ils y ont travaillé en société. Voy. Guatils. La Vie de Reuchlin a été écrite par Jean-Henri Maius (ou Mai), 1687, in-8°. Voyez Contra dialoguiil de causa Reuclilini. et Apologiœ contra Reuchlinum, par le P. Hochstrat.
REUTER (Jean), né dans la province de Luxembourg, en 1680, se fit jésuite à l'âge de 26 ans. Après avoir enseigné les humanités et la philosophie, il fut huit ans professeur de théologie morale dans l'université de Trêves. On a fait imprimer ses Leçons à Cologne en 1756, 4 vol. in-8°. Il a encore donné Neoconfessarius praclice instructus, livre trèspropre à former le^ jeunes ecclésiastiques à une sage administration du sacrement de pénitence. Il partagea son temps entrela prière, l'étude et les œuvres de charité. C'est (lans ces exercices qu'il mourut à Trêves en 1762.
REVERS (Loius-François) , chanoine de Saint-Honoré à Paris, naquit à Carentan, au diocèse de Coutances, vers 1728, et vint à Paris faire ses études au collège de Navarre. 11 s'appliqua à la théologie, et y obtint des succès. Les connaissan(?es qu'il y avait acquises engagèrent M. de Juigné, évèque de Châlons-sur-Marne, à rap{)eler près de lui. Ce prélat se proposait de faire imprimer un nouveau Rituel pour son diecèse. 11 chargea l'abbé Revers de le rédiger, et lui donna un canonicat dans sa cathédrale. Le Rituel parut en 1776, 2 volumes in-V°. M. do Juigné ayant été transféré sur le siège de Paris, en 1781, l'abbé Revers le suivit ; il demeuiait à l'archevèché, et fut dédounnagé par un canonicat (le Saint-Honoré, de celui qu'il i)erdait à CliAlons. Il était question de revoir et de refondre le Rituel tle Paris, et l'abbé Réveils fut encore chargé de ce travail, dans lequel il fut aidé par l'abbé Plunkett, docteur de Sorbonne, et pur l'abbé Gharlier, secrétaire et