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bibliothécaire de M. de Juigné. Le Rituel ])arut en 1785,3 vol. in-4°, sous le titre 'le Pastorale Parisiense. On accusa les auteurs d"y avoir fait des changements qui n'étaient iioint nécessaires, d'y avoir introduit de nouvelles formules pour l'adminislration des sacrements, d'avoir mis de la recherche dans le style, etc. Il déplut surtout aux jansénistes, et bientôt il fut attaqué dans une foule d'écrits par Maultrot, Larrière et Clément, depuis évoque constitutionnel de Versailles. Robert de Saint-Vincent, conseiller de grand'chambre, déféra le Pastoral au parlement, les chambres assemblées, le 19 décembre 1786, et il ne tint pas à lui que la distribution n'en fût arrêtée, séance tenante. Un avis plus modéré prévalut, et la dénonciation n'eut pas de suite. Voy. Joigne, archevêque de Paris. On a en outre de l'abbé Revers, Pocmc de la Religion, par Racine le fils, Iraduil en vers latins (publié avec beaucoup de changements par l'abbé Charlier) , Paris, Barbou, 1804, in-12. Revers était mort en mars 1798, et par conséquent avant cette publication.
REVIUS (Iacqles), né à Deventer l'an 1586, parcourut presque toute la France, fu< ministre en divers lieux de son jiays, principal du collège théologique de Leyde en 1642, et y mourut le 15 novembre 1658. 11 assista au prétendu synode de Dordrecht, et fut nommé réviseur de la Bible qui porte le nom de cette ville. Il était versé dans les langues savantes et entendait pre que toutes les langues vivantes de l'Europe. On a de lui : Belgicarum Ecclesiarum doctrina et ^ordo, grec et latin, Leyde, 1623, in-12 ; Epîtres françaises des personnages illustres et doctes à Scaligcr, Harderwyck, 1634, in-12 : le principal mérite de ce recueil est sa rareté ; Historia pontificum romanorum , Amsterdam, 1632, in-12, qui n'est pas estimée même chez les protestants: Suarez repurgatus, Leyde, 1644, in-4". C'est la métaphysique de Suarez qu'il prétend corriger ; on a beaucoup ri de cette présomption de se mesurer avec le plus profond raétaphysicien de son siècle. Il lui reproche des erreurs théologiques ; mais elles consistent en ce que Suarez n'a pas été calviniste. Histoire de Deventer, en latin, 1651, in-4°, et quelques ouvrages de peu d'importance.
REY (Pierre-Joseph), évêque d'Annecy, né l'an 1770, dans la petite paroisse de Megorette, ancien diocèse de Genève, professait la philosophie à ïhonon, en attendant que son âge lui permit de recevoir la prêtrise, lorsque l'invasion de l'armée française en Savoie l'obligea de passer en Suisse, oii il reçut, en 1793, la consécration sacerdotale. Deux ans plus tard il retourna dans sa jiatrie, et y exerça en secret les fonctions du saint ministère. Enfin, en 1798, il put rouvrir les portes de son éjilisc, qui fut la première dans laquelle retentirent de nouveau les louanges du Seigneur. En même temps qu'il s'appliquait à tous les exercices de son ministère, il réunissait autour de lui et préparait au sacerdoce un certain nombre de jeunes sujets. En 1803, l'abbé Roy fut nommé vicaire de la callié-
drale de Chamnery. Mgr Dessoles, successeur tie Mgr de Mérinville, le prit pour son secrétaire ; il accompagna ce prélat dans la visite de son diocèse, et il publia ensuite, sous 'e titre de Lettres à un ami, les douces et aimables impressions qu'il recueillit dans, cette tournée. L'occasion qu'il eut de voir le sa'ut-père à son passage par Chambéry en 1810 augmenta encore sa vénération pour le vénérable pontife : aussi, lorsque plus tard rem|)ereur eut intercepté toute communication entre le pape et les cardinaux noirs, l'abbé Rey se dévoua pour faire parvenir la correspondance de ces derniers à Pie VII, détenu à Savone. Il réussit dans cette entreprise ; mais un autre ^ait lui attira des persécution*. Un billet écrit de sa main,^ et qui pouvait éveiller des défiances, tomba sous les yeux de la police impériale, et l'abbé Rey fut enfermé au séminaire par ordre du gouvernement. Après onze mois de captivité, il put reprendre, en 1812, ses fonctions dé secrétaire de l'évêquo de Chambéry. Le même prélat le nomma chanoine titulaire de la cathédrale ; mais le gouvernement refusa de ratifier celte noiirnation. En 1815, l'abbé Rey se démit de son emploi par suite de quelques dissentiments politiques : il se livra à la prédication, et obtint de nombreux succès dans celte nouvelle carrière. No[i content de prêcher la narole de Dieu dans les diverses pariies de la Savoie, l'abbé Rey se fit entendre à Paris, à Lyon, à Bordeaux, à Belley, et dans beaucoup d'autres villes de France. Sa réputation engagea Louis XVIII à lui proposer, en 1823, l'évôché d'Angoulème ; mais le roi de Sardaigne le réclama comme son sujet , et réleva sur le siège de Pignerol, dont il prit possession en 1824. A peine arrivé dans son diocèse, le nouveau prélat eut à ])rononcer dans la basilique de Turin l'oraisua funèbre de Louis XVIII ; déjà, en 1819, il avait été chargé do rendre le même hommage à Charles-Emmanuel. Le roi Charles- Félix, après avoir entendu son nouveau discours, lui fit remettre une ma.^nifiipie croix pastorale en diamants. Appliqué tout entier à l'administration de son diocèse, Mgr Rey introduisit dans sa ville épiscopale les sœurs de Saint-Joseph pour l'éducation des enfants pauvres, et l'institut des Oblats pour la conversion des pécheurs. Son attention se porta aussi sur les derniers représentants de l'hérésie vaudoise ; mais il obtint peu de succès de ce côté, et le petit nombre de ceux qu'il parvint à ramener dans la bonne voie retombèrent pour la plupart dans leurs anciennes erreurs. Mgr de Tbiollaz, évêque d'Annecy, étant mort en i832, Mgr Rey fut choisi pour lui succéder. 11 parcourut les montagnes du Chablais en 1834, et y retrouva les pieux et doux souvenirs de saint François de Sales. Les religieuses de la Visitation prirent possession, sous ses auspices, du monastère de Thonon ; il encouragea et développa la congrégation des missionnaires de Saint-François de Sales, et, en 1838, malgré sou âge et "ses intirmitos, il
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alla donner une reiraite au clergé du dioci'se do Besançon, qu'il (édifia \m- sa parole et par ses ex(^raph's. M,i:^r Key succoiiiha :ipr('S une longue malailio, ^ Annecy, k; 31 j.iiivier If^'rl, Agé di' 72 ans. Son coms fut transporté, le 3 février suivant, dans l'église des missionnaires de Saint -François de Sales , où il avait préparé depuis deux ans et bénit lui-même sa tombe.»— Dijon a eu de notre temps un évêque cio mémo nom , Mgr Claude Rey, né à Aix en Provence, en 177.3.
HEYHEU (Samuel), né à Sclileusuigen, dans le comté de Henneberg, le 19 avril 11)35, mort en ITl'i., à Ri; 1, où il prolessa les matliématiques et ensuite la jurisprudence, était conseiller du duc de Saxe- Gmlia, et meudire de la société royale des sciences de Bci'lin. Il a traduit en allemand les ouvrages d'Eiiclide. Ou a encore de lui, en latin, un livre savant intitulé : Mathesis biblica: et une Dissertation fort curieuse sur les inscri[)tioiis do la croi\- de Jésus-Christ et sur l'heure de -on cruciliement , etc.
UEY! OF (Olivier), tiésor.er île la ville de Cand, où il était né vers 1670, mort le 13 avril t7V2, cultiva avec succès la poésie latine et en fit un usage fori lon.ible. Nous avdus (le lui : Pocmatiiix lihri très : cotUinent, lîffeetas mirabiles divini amoris, Qucrelum anima' in inferis delentœ, etc., Gand, 1711, iu-8" ; l'ocinatum lihri très : continent, Edo- (jus sacras et profanas ; Dissertationem de piscibus et de ranis, (îaud, 1732, in-8°. On a recueilli ces d.tl'éreiites |)roductions sous le titre de Opéra poelica, Gand, 1738. 11 y a de la v.iriélé et de lélégance, beaucoup do clarté.
KEYMOND (Henki), évêque constitutionnel de l'Isère, puis évêque de Dijon, naquit le 21 novembre 1737, à Vienne eu Dau[)liiné. 11 lit ses études ilans le collège de cette ville, prit ses degrés en théologie <lans l'université de. Valence, et fut, lors de rex|)ulsion des jésuites, professeur de philosophie. Ayant ([uitlé l'enseignement, il devint C(né clo Saint-Georges à Vienne. De 1770 ?i 1781, il publia divers écrits qui le mirent en opposition avec le haut clergé. Ayant embrassé, à ré|)oque de la révolution, les opinions nouvelles, il l'ut élu second évêijuo de l'Isère et sacré à Grenoble le 15 janvier 1793. Pendant la terreur, il ne déshonora pas son caiactèro par l'apostasie, et il fut même (pielque temps emprisonné à Grenoble. Rendu à la lihené, il se joignit aux autres constiluti(umels jinur faire revivre leur église expirante. Ouoicju'il eût assisté au concile (le 1797, et pris part h queli]ues actes du comité dit des Réunis, il s'altir.i ciîpendant les reproclK^s des Annales de la rcliijion de Doshois, conuiie peu zélé pour soutenir les intérêts de l'Eglise. Nommé îi l'évêclié de Dijon, il signa la formule de rétractation demandée par le saint père, (^ii îi prétendu cepemlanl qu'd ne l'avait pas fait, lit sa conduite |iOstérieure n'a pas dé- Hieuli cotte asserlion. Son udministiation se rcss(jDlit constamment des opinions qu'il
professait; dans des temps plus heureux, on n'eût pas souffert qu'un évêque fit enseigner dans son séminaire des doctrines condamnées, et s'écartAt de la disciiiline reçue de l'Eglise. A la rentrée du roi Louis XVIII, il refusa, malg é la délibération du conseil municipal, d'ordonner qu'il serait chanté un Te Denm : mais ijuand l'empereur revint de l'île d'Elbe, il présenta, dans une Lettre pastorale , son retour comme un bienfait de la ProviiJence. Le sens de nos textes sacrés, disait-il, s'applique par la droite raison au rétablissement inattendu de r illustre Napoléon. Après la seconde restauration, Reymond fut mandé à Paris, où il demeura quelque temps, et il chercha à se justifier dans un Mémoire qm fut inséré dans la Chronique religieuse. De retour à Dijon, il fit parait, e, le 14- décendjre 1818, une Circulaire |)Our permettre (je faire gras tous les samedis, et même les vendrez
dis iiendant la vendange Reymond, (pii
avait vécu sans ini'Titer l'estime, mourut subitement le 20 février 1820, sans exciter de regrets. On a de hii queffues ouvrages : Droite des curés et des paroisses sous leur double rapport spirituel et temporel, Paris, 1778, iii-8", et 1791, 3 vol. in-f2 : cet écrit fut supprimé par arrêt du parlement de Grenoble; Mémoire à consulter pour les curés à portion congrue du Dnuphiné, 1780 ; Droits des paui-ires, 1781, in-12; Analyse des principes constitutifs des deux puissances, avec une adresse aux curés ; Mandements et Lettres pastorales.
REYNA (Gassiodore), né à la fln du xvi" siècle, a traduit toute- la Bible en espagnol sur les originaux. Cette traduction calviniste est devenue si rare, que Gallarel, (lui la vendit à Carcavi pour la bibliothèque clu roi de France, lui fit accroire que c'était itne ancienne Bible des Juifs. Mais, outre que le Nouveau Testament y est traduit aussi bien que le Vieux, on connaît aisément, par la figui'e de l'ours qui est à la première page du livi'e, qu'elle a été imprimée à B;Ue, et ([ue l'auteur a caché son nom sous ces deux lettres C, R., qu'on voit à la fin du discours latin qui est au commencement. Elle est intitulée : La biblia que es los sacros libros del viejo II nuevo Testantento, transladada en espaiiol, ioG9, m-k". 11 y a à la tète un long discours on espagnol, pour prouver qu'on doit traduire les livres sacrés en langue vulgaire ; sentiment bien opposé h celui d'un des illustres compatriotes du traducteur (le cardinal Ximé-nès ), « qui croyait, dit Flé- « (hier, que dans ces siècles, si éloignés de « la foi et de la docilité des premiers chré- « tiens, rien ne convenait moins que de met- « tre indill'éremmenl entre les mains de tout « le monde ces oracles sacrés, ([ue Dieu l'ail <( concevoir aux Ames |)ures , et que les « ignorants, selon ra[)(')lre saint Pierre, cor- « rompent à huir projjre [uu1e ; qu'il était (( bol de publier dans la langue du pays des « catéchismes, des prières, des explications <( solides et sim[ilos de la do(':trin(! chr('.- « tienne, des recueils (i'exemples édilianls,
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« et autres, écrits propres à éclairer l'esprit « des peuples et à leur inspirer l'amour de « la religion; mais que, pour plusieurs en- « droits de l'Ancien et du Nouveau Tosta- « ment, qui demandaient beaucoup ,d'atten- « tion,d'mtelligence et de |)ureté de cœur et « d'esprit, il valait mieu\ les laisser dans les « trois langues que Dieu avait permis qu'on « eût comme consacrées sur la tête de Jésus- « Christ mourant ; qu'autrement l'ignorance « en abuserait, et que ce serait un moyen de « séduire les hommes charnels qui ne com- « prennent pas ce qui est de Dieu, et les pré- « somptueux, qui croient entendre ce qu'ils , « ignorent. On eût dit qu"il prévoyait dès « lors l'abus que les dernières hérésies dece vaient faire des Ecritures. »
REYNAUD (Marc-Antoine), curé de Vaux au diocèse d'Au\erre, et prêtre appelant, naquit vers 1717, h Limoux, au diocèse de Narbonne, et non à Brive-la-Gaillarde. Il entia jeune en qualité de novice à l'abbaye de Saint-Polycarpe, même diocèse. Elle avait été longtemps gouvernée par le pieux La Fite-Maria, qui y avait établi la réforme, et l'avait préservée de diverses tentatives faites pour y introduire le jansénisme. Depuis sa mort, elles avaient été réitérées avec plus de succès ; et les choses en étaient venues ail point que la cour en avait pris connaissance, et défendit d'y admettre aucun novice à la profession. En conséquence de cet ordre, Reynaud fut obligé de se retirer, n'étant encore que simple clerc. M. de Caylus, évèque d'Auxerre, l'accueillit , lui fit achever ses études dans son séminaire, et l'ordonna rirètre. La cure de Vaux, près d'Auxerre, à laquelle était unie la desserte de Champ , ayant vaqué en 17V7, M. de Caylus y nomma l'abbé Revnaud. 11 avait du talent. 11 consacra s<i plume à la défense de son p;n'ti,sans pourtant tomber dans les excès et les absurdités de quelques-uns, qu'au contraire il prit h tâclie de signaler et de combattre. 11 a publié : Le philosophe redressé par un curé de campagne, ou Réfutation de l'écrit de àWlemberl, intitulé : Sur la destruction des jésuites en France, 17Go, in-12 de .'i-3 pages , qa'il ne faut pas confondre avec celui de Mirasson, barnabite ; Traité de la foi des simples, mo, i\\-l2; Lettres aux auteurs du Militaire philosophe et du système de la nature, 1769, in-12, 66 pages, et 1792 ; Errata de la Philosophie de la nature, par un R. P. Picpus, 177o, in-12; Lettres aux cordicoles, 1781, in-12; Histoire de V abbaye de Saint- PoUjcarpe, de l'ordre de Saint-Benoît, 1779, ln-12 : celle de dom Labat est de 1783. L'auteur y loue beaucoup l'esprit qui régnait dans cette maison. Est-ce l'esprit qu'y avait introduit La Fite-Maria, esprit de réforme et de régularité? ou celui qui s'y introduisit après lui, esprit d'obstination et d'orgueil ? Cinq Lettres suc les secours violents, ou les convulsions, dont la quatrième, du 11 novembre 1685, est suivie de quelques réponses de ses adversaires : ces cinq lettres, avec les pièces qui les accompagnent, forment B21 pages. L'auteur y combat le secourisme,
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en démontre l'absurdité et les dangers, et révèle les folies, les cruautés et les turpitudes d'un parti qui se couvrait, du manteau de la rigidité. Le P. Lambert entra dans la controverse et chercha à réfuter Reynaud. Le ct'-é de Vaux a encore publié sur la môme matière trois autres écrits : Le secourisme détruit, le Mystère d'iniquité dévoilé, et Lanu^itations amères et derniers soupirs des écrivains secouristes : cette dernière brochure est du 23 septembre 1788. L'abloé Reynaud fut bientôt entraîné dans une controverse beaucoup plus terrible : la révolution éclata, et (pioiqu'il eût dans les rangs de ses amis de nombreux exenqiles d'une honteuse défection, il s'ojiposa constamment aux innovations, et publia sur ces matières quatre écrits de peu d'étendue. On le dépouilla de sa cure, et il fut renfermé pendant deux ans. Rendu à la liberté, il se trouva réduit à une telle misère, qu'il se retira dans un hospice. Il mourut en 1796, dans sa 79° année. On trouve sur cet écrivain une notice très-détaillée et très-intéressante dans l'Ami de la religion, tome XXXV, page 59.
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REYRAC ( François-Philippe de Laurens de), 'hanoine régulier de Chancelade, prieurcuré de Saint-Maclou à Orléans, né au chftteau do Longeville en Limousin, le 29 juillet 1734, mort à Orléans le 10 décembre 1782, s'est distingué par plusieurs ouvrages qui respirent les bons principes , les bonnes mœurs et le zèle pour la religion. Il se fit d'abord connaître par un Panégyrique de saint Louis, prononcé dans les chaires de Toulouse et de Bordeaux, et qui décelait un grand orateur. Le dernier de ses ouvrages, celui qui lui a fait le plus de réputation, est une Hymne au soleil , écrite en prose poétique , qu'il donna dabord comme une traduction du grec, et plusieurs fois imprimée depuis 1777. « Si celte prose, dit un « critique, sur la source de la lumière et « du leu , est dépourvue de verve et de « chaleur, elle ne l'est point de clarté, de
grandes et noble-
« correction et
d'images
« ment exprimées, et célèbre dignement ce « bel astre, l'ornement et l'âaie du monde « physique, appelé si justement dans l'Ecri- « criture : Vas admirabile opus Excelsi.v Ce petit ouvrage est précédé d'un discours préliminaire qui renferme d'excellents principes de morale et de goût. On a encore do lui : Epitre à M. le comte de Vareilles sur le vrai bonheur de l'homme, 1758 ; Ode sur la vertu, à M. le duc de Mortemart, 1759; Lettres sur l'éloquence de la chaire ; Les charmes de la vie privée, épître à un ami, Paris, 1761, in-12 ; La philosophie champêtre, ode, traduite de l'italien, avec des réflexions sur la foésie, 1762, in-8" ; Discours prononcé dans église de Pompignaii ; Manuale clericorum; Odes sacrées, 1737, in-12 ; Discours sur la poésie des Hébreux, 1760 ; Poésies tirées des Saintes Ecritures, dédiées à madame la dauphine, 1770. La poésie de cet auteur est en général assez froide ; le langage sublime et tiguré des prophètes n'a que faiblement