NAL
rets , allait jusgu'à déroger aur considi'Tatioris les plus (ioiicntes. Lorsque M. de Rnncé pensart h se défaire de ses bénéfices cl à se consaiTcrh Dieu(Janslasoliluded('laTra()pe, Tillerncut lui conseilla de les garder pour en diflribucr 1rs rcvenits à ceux r/ui étaient dans In pers&ulion : sollicitation fjiii ne fit pas sur l'esnril de M. de Rancé une impression favo rab'e aux disci[)les de Jansénius. « Je ne puis « comprendre, dit-il, que des gens qui vou- « Inicnl passer pour Ctre entièrement déla- « chés de.toutes les choses d'ici-bas, fussent « ca|)ables de faire paraître un sentiment « aussi intéressé que celui-là. »
NAIN (doni Pierre Le], frère du précédent, né à Paris en ICiO, fut élevé dans la maison de son grand-père. Il y reçut une sainte éducation sous les yeux de madame de Brage- .'ogne, sa grand'mère, dame vertueuse, dirigée anciennement par saint François de Sales. Le désir de faire son salut loin du monde le fit entrera Saint-Victor, à Paiis , et ensuite ù la Trapf)C, où il fut un exemple de pénitence, d'humilité, et enfin de toutes les vertus chréticnncset monastiques. Nommé sousprieur de cette abbaye , il gagna tous les cœurs par son atiabilité. 11 y mourut en 1713, à 73 ans. Quoique l'abbé de Rancé fût ennemi des études monastiques, il permit sans doute à dom Le Nain d'étudier et de faire part de ses travaux au public. On a de lui : Essai de l'histoire de l'ordre de CîfeauT, Paris, 169G etann. suiv., 9 vol. in-12. Le style en est simple et négligé, mais touchant. Les faits y sont mal choisis, et le flambeau de la critique n'a pas éclairé cette histoire, qu'on doit plutôt regarder comme un livre éditiimt que comme un ouvrage profond; f/omc'li-s -ur Jérémie, 2 vol. in^S°; une Traduction française de S. Dorothée , Père de l'église grecque, in-8°; la Vie de M. de Rancf, abbé et réformateur de la Trappe, 2 vol. in-12. Cette Vie, revue par le célèbre Bossiiet, n'a point é'.é publiée telle queD. Le Nain l'avait fa . te, et qu'elle est sortie des mains du prélat réviseur. On y a inséré des traits satiriques fort éloignés du caractère de l'auteur. Helations de la vie et de la mort de plusieurs relif/ieux de la Trappe, G vol. in-12: ouvragi' plein de touchants exem[ les, et dont les détails ont néanmoins prêté k la critique; quelques personnes y ont cru voir des excès d austérité et une espèce de dérogation à la loi qui ijrescrit la conservation de soi-même. C'est sans doute ce qui a lait apporter (judques adoucissements à la rigueur de la réforme, telle q l'elle était dans les premières années; deux petits traités, l'un de l'état du monde après le jugement dernier, et l'autre sur le scandale qui peut arriver même dans les monastères les mieux réglés , etc. , Paris , 1715, in-S", édités jiar Arnaudin, moine et docteur de Sorbonne , qui lit précéder ces deux opuscules d'une Vie de l'auteur; des Elévations à Dieu pour se préparer d la mort : elles insi)ireiit cetie jiiété tendrez et pallié-^ ti(iue que le bel esprit ne saurait contrefa m;.
NAIRONI ( Antoine-Fauste) , savant ma-
ronite et professeur en langue syriaque au collège do la Sapience, à Rome, depuis 16G6 jusipi'en 169i ; né au Mont-Liban , neveu d'Abraham Ecchellensis, par sa mère, mort h Home, i resi[ue octogénaire, l'an 1711, est auteur de ileux ouvrages intitulés, YunEvoptin fidei catholicœ ex Syrorum :nonumenlis adrersns (rvi noslri noralores , Rome, 169'i., in-8°; l'autre. Disscrtatio de origine, nomine ac religione Mrrronilarum, ibid., 1679, in-S". Il s'efl'irce dans ces deux ouvrages de prouver que les maronites ont conservé la foi depuis le temps des apôtres, et que leur nom ne vient pas de Jean Maron, moiiolhélile , moit en 707, mais de saint Maron, célèbre anachorète, qui vivait à la fin du iv siècle. Ses raisons n'ont pas paru péremptoires à tous les savants ; mais elles font honneur à son érudition, et sont appuyées d'une réflexion très-simple, mais solide, savoir, que si le nom de Maronites était un nom de secte, ces peuples l'eussent quitté au moment qu'ils sont revenus à la vérité, et qu'ils se sont attachés à l'Eglise romaine, à laquelle ils sont fermement unis, au moins depuis 1182.
NALDl (Aî«ToiNr:),théatin, natif de Faenza, mort à Rome en 16i5, est auteur des ouvrages suivants : Qucrstiones practicœ in fora interiori usu fréquentes, Bologne , 1010; Resolutiones practicœ casuum conscientiœ, in quibus prœcipue de justitia contractus , libelli vuUjo nuncupati, et de cambiis agitur, Brescia, 1G21 ; Adnotaliones practicœ ad varia juris ponti/icii loca, Rome, 1C32; Summa theologiœ moralis, seu resolutiones practicœ notabiliores casuum fere omnium conscientiœ , Brcscia, 1623; Bologne, 162S.
NALIAN (Jacques), patriai'che arménien à Constaulinople, né vers la fin du xvir siècle h Zimara, village de la petite Arménie, près de l'Euphrate , parvint par son mérite au patriarcat dans des temps difficiles, et gouverna son église avec tant de sagesse qu'il y maintint la tranquillité. Il était en correspondance avec le pafie Clément XIII, et d'autres personnages illustres, soit d'c l'Asie, soit de l'Europe. En 1764, il se démit de la digniti' patriarcale , et se fit donner un successeur de son choix. Deux mois après il mourut à Constantinople (le 18 juillet I76i), laissant divers ouvrages pleins d'érudition. Les principaux sont : Kandsaran ou le Trésor des notices, Constantinople, 1758, 1 vol.
in-4». Ce livre lui a a*
signé
un rang distin-
gué parmi les littérateurs de sa nation ; il y a l'ait passer en revue ce que la morale a de plus instructif, la physique de plus curieux, l'histoire et la géographie de son pays de plus intéressant. L'arme spirituelle, ouvrage mêlé de vers et de prose turque et arménienne; Le Fondement delà foi, 1 vol. in-i"; Commentaire sur Nareg, livre célèbre parmi les Arméniens, et composé par un de leurs l)lus illustres docteurs; Des sept sacrements de l'Eglise , resté manuscrit ; La doctrine chrétienne à l'usage des Arméniens , Constantinople, 1757, 1 vol. in-12; Recueil d'un grand nombre dii Lettres familières et instructiics; Recueil de chansons et d'anecdotes écri-