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tes en turc et en arménien; des Livres de prières, etc. Nalian faisait beaucoup d'aumônes; il fit un fonds du produit de tous ses ouvrages, et en légua la rente aux pauvres, aux malades et aux indigents de toute espère (lo son patriarcat.
iN[ANNI ou mieux NANNING (Pierre) , Nannius , né à Alkniaër en 1500, enseigna les lumiai]ités à Louvain avec r(''putation pendant 18 ans, et obtint ensuite un canonicat d'Arras , qu'il garda jusqu'à sa mort arrivée en 1557, h 57 ans. Ses ouvrages sont : des Harangues ; des Notes sur quelques auteurs classiques , et sur des traités de quelques Pères; MisreUaneorum decas, Louvain , 1548, in-12, et dans le Thésaurus crilicus de (Iruter. C'est un ouvrage de critique , oij il montre des fautes qui se trouvent dans les éditions de plusieurs anciens, et où il tâche d'expliquer les passages obscurs. Cinq Dialogues des he'roines, 15il, in-'i°, ouvrage qui passe pour son chef-d'œuvre. 11 a été traduit en français, 1550, in-b"; des Traduclinns latines d'une partie de Démoslhènes , d'Escinne , de Sinésius, d'Apollonius, de Plularque. de saint Basile, de saint Chrysostonie, d'Athénagore, et de presque tous les ouvrages de saint Atlianase. Cette dernière version est intidèle. Une Traduction de quinze psaumes en beaux vers latins dans lis Psalmi XL rersibus expressi de Jacques Latomus, Louvain, 1558. L'auteur a su allier les grâces de la poésie à la simplicité majestueuse du texte sacré. In Cantica canticorum paraphrases et scholia, Louvain, lo5V. in-V°. L'auteur a réuni dans sa paraphrase lo sens littéral et allégorique : c'est un des meilleurs Commentaires qu'on ait sur le Cantique des canticjues. Il peut être mis à côté de celui de Bossuet. Voy. Sai.oaion. Nanni, critique habile , bon grammairien , poète estimable, n'était qu'orateur médiocre. Ses ouvrages décèlent un homme qui était versé dans toutes les sciences; ils lui firent une réputation très-étendue. L'Italie voulut l'enlever aux Pays-Bas; mais il sacrilia toutes les espérances de fortune h l'amour de la patrie. Son caractère élait modéré, ses mœurs douces, et son esprit agréable.
NAOGEORGE (Thomas), théologien de la religion prétendue réformée, né à Straubing, en Bavière, en 1511, s'appelait Kirchmayer; mais il habilla son nom à la grecque, selon la coutume pédantesque de ce temps-là. 11 se rendit célèbre dans son parti, par des vers satiriques contre l'Eglise catholique. Lo plus fameux de ses poèmes est celui qui a pour titre : Regnum papisticum, imprimé, en 1533 et 1559, in-8", sans nom de ville ni d'imprimecir; il n'est pas commun. On a encore de lui : Pamachius, iragœdia, 1538, in-S"; Incendia, sire Pyropolynices, tragœdia, 1538, in-S"; AgricuUura sacra, 1558, in-8°; Hieremias, Iragœdia, 1551 , in-8°; Merco^or, tragœdia, 15B0, in-8°. 11 y a deux éditions de la traduction française du Marchand converti, 1558, in-8% et 1561, in-12. Il y en a une troisième de 1591, in-12, où se trouve la comédie du Pape malade, de Bèze. Un Com-