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pour lui les savants, qui a fait adopter généralement les dénominations qu'il donne aux taches de lalune, et rejeter celles qu'Hévélius a ima^'inées. Le P. Uiccioli lit aussi des expériences curieuses sur la chute des corps , de concert avec le P. Glimaldi, son confrère, qui le seconda dans tous ses travaux. 11 mourut en 1671 . L'abbé Barotti a inséré une bonne notice sur la vie et les ouvrages du P. Ric~ cioli dans ses Memorie istoriche de letterati ferraresi, Ferrare, 1793, tom. 11, pag. 270 et suiv.
RICEPUTI ( Philippe ;, jésuite,^ employé comme missionnaire en Dalmatie, s'est rendu célèbre par ses travaux sur les antiquités et l'histoiredes provinces lUyriennes. Lorsqu'il revint à Rome, en 1720, le pape Clément XI, qui connaissait les richesses scientitiques rapportées par lui de ce pays, fit mettre à sa disposition tous les documents que possédaient les bibliothèques de Rome, et spécialement celle du Vatican, puis il le renvoya en Dalmatie. Riceputi, aidé dans ses nouvelles recherches par Pacifique Rizza, archevêque de Spalatro , qui raccom[)agna dans cette nouvelle mission , et par son confrère Farlati, fit une ample moisson, et à sa mort, qui arriva en 1742, à Padoue, il laissa près de 300 volumes manuscrits surTlllyrie. L'ouvrage suivant renferme le plan de son Histoire ecclésiastique de ce pays : Prospectus Jllijrici sacri , Padoue, 1720, in-folio. 11 se divise ainsi : i" Acta Ittyricoram antistitutn; 2" Colleclio sacrorum conciliorum et legalionuin apostolicarum ad ecclesiam Illyrkam spectantium ; 3° De Vita et moribus sanclorum hominum, qui ecclesiam lllyricam iilustrarunt, quique in cœlitum numeruin relati sunt ; 4° Monasticon lllyricum, seu liisloria mona^eriorum et sanctimonialium Illyricorum. Riceputi publia également à Rome , en 1732, le plan de l'histoire profane de l'illyrie qu'il se proposait de puljlier. Farlati a tiré parti de ces manuscrits. Yoy. Farlati.
RICHARD DE SAINT-VICTOK, théologien écossais, vint étudier k Paris, on il se fit chanoine régulier dans l'abbaye de Saint-\'ictor. Il fut prieur de ce monastère en 1162, et y mourut en 1173, respecté pour ses vertus autant que pour ses lumières. Son tombeau, qui était dans le cloître, jiorlait cette courte inscription : Hic quiescit B. Richurdus a Sancto-Victore , doctor ccleberrimus ; mais on lisait à côté un éloge un peu plus ample. Nous avons de lui un grand nombie d'ouvrages, dans lesquels il raisonne avecjustesse et avec métiiode. Sa dialectique est exacte , sa logique vigoureuse , et sa théologie parfaitement orthodoxe. Un chanoine de Trêves, nommé OEmbs, a osé se servir d'un de ses passages pour établir le paradoxe sacrilège , que danslexii' sièclel'Eglise avait commencé à varier sur le dogme de la Trinité, et à donner dans l'hérésie de Sabellius; mais il fut vigoureusement réfuté dans le Judicium theologorum coloniensium, 1790. Etfeciivement, peu de théologiens ont traité ce dogme avec autant d'exactitude dans la doctrine et dans le langage que Richard de baiut-Vicl£>r'.
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La meilleure édition de ses OEuvres est celle de 1650, à Rouen, 2 vol. in-fol. Ses traités théologiques sont exacts , et ses ouvrages ascétiques sont pleins des règles les plus sublimes de la vie intérieure. Ses Commentaires sur l'Ecriture sainte sont un peu ditl'us, mais remplis de bonnes et solides explications.
RICHARD d'Armagh ouRadulphe, nommé dans sa patrie Fitz Ralph, né à Dundalke en Irlande, étudia à Oxford, y devint professeur en théologie , et gagna les bonnes grâces d'EdouardlII, qui le fitsuccessivementdoyen deLichtfield, chancelier de l'université d'Oxford en 1333. Il devint ensuite archevêque d'Armagh l'an 1.3i7. Il soutint la juridiction des évoques et des curés contre les religieux mendiants qui l'accusèrent d'hérésie. 11 fut cité à Avignon, où il mourut le 16 novembre 1360, après un séjour de trois ans, sans avoir terminé les alfaires pour lesquelles il avait été mandé. Il avait la réputation d'un homme versé dans la lecture do l'Ecriture sainte et des Pères. Ses principaux ouvrages sont : plusieurs Sermons ; un écrit intitulé : Defensio curatorum adversus mendicantes, Paris, l'iOS, in-8°. Il avait déctemé ce discours à Avignon. Roger de Conway lui opposa Defensio mnidicantium. Un autre De audientia confessionum; un Traité curieux contre les erreurs des Arméniens, publié h Paris , en 1312, in-8°. L'auteur n'en est pourtant pas exempt luimême; il incline quelquefois vers celles que Wiclef soutenait en ce temps.
RICHARD (Jean), bachelier en théologie , né à Paris , fut nommé à la cure de Triel, diocèse de Rouen. Après l'avoir occupée pendant dix-huit ans, il fut arrêté et mis dans les prisons de rofficialité de Rouen , pour avoir écrit contre la signature du Formulaire. Il mourut à Paris en 1686, âgé de 65 ans. Richard avait permuté sa cure pour le [irieuré d'Avoie près Chevreuse. On a de lui plusieurs ouvrages qui furent lus dans le temps, mais qui ont été elfacés i)ar d'autres meilleurs : l'Agneau pascal , ou Explication des cérémonies que les Juifs observent dans la manducation de l'agneau de Pâques, appliquées dans un sens spirituel à la manducation de l'Agneau divin dans l'Eucharistie, iGSô , in-8"; Pratiques de piété pour honorer Jésus- Christ dans l'Eucharistie, 1683, iii-12; Sentiments d'Erasme conformes à ceux de l'Eglise catholique sur tous les points controversés. Apologie un peu trop générale, et qui ne s'accorde que bien didicilement avec ce que l'histoire et les écrits d'Eiasme nous en apprennent. [Voy. son article.) Aphorismcs de controverse, etc.
RICHARD (Jean), né à Verdun en 1639, se fit recevoir avocat à Orléans; mais ce fut moins pour en exercer les fonctions que pour avoir un titre. Quoique laïque et marié, il choisit un genre d'occupation que l'OH l)rend très-rarement dans cet état. Il se fit auteur de sermons. Il prêcha (otite sa vie do son cabinet, ou du moins il eut le plaisir de s'entendre prêcher. On a de lui : des Discourt mo'-aux. eu 5 vol. iu-i2, en forme de sermons^^