‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 16 sur 341 · NAR · texte numérisé non relu

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mentaire sur les Epîtres de saint Jean ; et quelques autres ouvrages , dans lesquels il y a plus (le fanatisme que de goût et de raison. Cet homme emporté mourut en 1578.

NAPOLÉON BONAPARTE, empereur des Français et roi d'Italie, né à Ajaccio , le 15 aoôt 1169, mort le 5 mai 1821 à l'île Sainte- Hélène, d'où ses restes ont été transportés en France , pour être déposés aux Invalides le 15 décembre 18i0. On comprend qu'une notice suflisanuuent développée serait ici un véritable hors d'œuvre. Relativement à ses rapports avec l'Eglise et la papauté, nous ne pouvons que renvoyer aux articles des prélats et ecclésiastiques de son temps, et surtout des papes Pie VI et Pie Vil. Nous le mentionnons cependant ici à cause du livre suivant : Sentiment de Napoléon sur le christianisme, conversations religieuses recueillies à Sainte-Hélène , avec des documents inédits et des lettres du cardinal Fesch, de MM. de Montholon, Hudson Lowe et Marchand, par M. de Beauterne, 1 vol. in-8°; et 5' édit., 1 vol. grand in-18.

NARCISSE (saint). passait depuislongtemps pour un des plus vertueux prêtres du clergé de Jérusalem, lorsque l'évoque étant venu à mourir, il fut choisi pour son successeur : il avait alors 80 ans. Son grand Age ne l'ompècha pas de faire toutes les fonctions d'un bon pasteur. Un jour l'huile de l'église manquant, il fit remplir les lampes d'eau, et après qu'il l'eut bénie, elle se trouva changée en huile. Trois scélérats accusèrent le prélat d'un crime énorme, conlirmant leur calomnie par une horrible imprécation. Narcisse leur pardonna généreusement cette calomnie, ((ui lui servit de prétexte pour suivre le désir qu'il avait depuis longtemps de vivre dans un désert. Peu de temps après, ces malheureux moururent de la mort qu'ils s'étaient eux-mêmes désirée. Dieu tit connaître à ce saint vieillard qu'il devait reprendre le soin de son église : il obéit. Ayant supplié le Seigneur de lui marquer son successeur, afin de se décharger sur lui, dans sa caducité, d'une partie du fardeau pastoral, il eut révélation que ce serait saint Alexandre, évêque de Flaviade. Dès le lendemain , celui-ci arriva comme par hasard à Jérusalem, et fut fort surpris de s'entendre nommer coadjutcur de saint Narcisse , lequel prolongea encore de quatre ans une vie qui avait été une leçon continuelle de toutes les vertus. Il fut enlevé à ses ouailles vers l'an 216, ;1gé de 116 ans, après s'être trouvé, vingt ans auparavant, au concile de Césarée en Palestine, assemblé pour décider quel jour on devait célébrer la pfique. Un autre événement remarquable de son épiscopat, c'est d'avoir élevé un grand homme au sacerdoce, dans la personne d'Origène.

NARDI (Louis), né à Savignano le 17 août 1777, mort à Rimiiii le 5 juin 1837, était chanoine de la collégiale de Sainte-Lucie, et avait été l'un des principaux fondateurs de l'académie du Rubicon. Il pa-sa la plusgrande partie de sa vie à Riinini, où il était bibliothécaire de la bibliothèque Garabalunghi, et

où il exerça longtemps le Diinistèrn des Ames «Iniis In poroissc de Saint-Jean rEvan^i'liste, dont il était prévôt. Son savoir dans les mfltif'resd"('Tiidilion et (ranti(piit(''s parut dans plusieurs opiiscnles, recueillis dans \cJo(irnal (les Àniidrs. Pie VIll lui coidera un béiiélli-e dans la Marche d'Aucune cl encouragea ses travaux par un Ijref lionorable. J/abbé Nardi avait principalement étudié l'Écriture sainte eU'anliipiité ecclésiastique, et il écrivit pliisii'urs traités et dissertations, parmi lesquels nous citeions la Défense du litre de r^f/lise crilhédrale de Rimini . son grand ouvrage des Curés, et celui qu'il avait annoncé sous le titie (ÏOpinion sur le (jrand nombre des rn/linlitiues adultes qui seront sauvés. Il combattit la plnIoso|)lne du xviir siècle par plusieurs articles insérés dans la Voix de la Raison, cidans le recueil dos Calohil/liopfiiles. 11 s'appliqua aussi à la jirédication avec un grand succès.

NAIlKCr (Grkgoire de), célèbre écrivain ascétifiue de l'Arménie, né l'an 951, était fds deKIiosron, évèque de la |irovince d'Andsevatsi, dans le Vasboiu-agan. 11 passa toute sa vie dans le monastère de Nareg, où il avait été ('levé so\is la conduite de l'abbé Ananias (|ui était son parent. Grégoire y mourut le 27 fi'vrier 1003 : l'église d'Arménie le révère comme un saint. On cite de lui : un Recueil de pières , écrit d'un style tiès-éloquent et très-élevé, mais parfois obscur : on distingue Ls éditions de Constantinople, 1774, in-12, et de Venise, 1789, in-12; des Homélies; des Hymnes; un Commentaire sur le Cantique des cantiques, composé sur la demande de fiourgen, roid'Andsevatsi, à l'Age de 2G ans.

NAIŒS (Edmond), docteur en droit canon, né l'an 17t)2, à Londres, termina ses études à l'université d'Oxford, et oblint |iliis tard la cure de Saint-Pierre. En 1797, il épousa la troisième lille du duc de Slarlborough , et peu après il fut nommé recteur de Biddenden, emploi qu'il occupa jusqu'à sa mort arrivée vers 1816. Indépendamment de nombreux Sermons , on a de lui : Essais pour prouver combien les idées philosophiques d'une pluralité de mondes sont en harmonie avec le langaqc de F Ecriture, 1802, in-8<'; Thinhs I to mysrif, nouvelle, 1811, 2 vol. in-12, 9' édil.,1813. A la dernière convocation, Nares avait été chargé de représenter le clergé du diocèse de Cantorbéry, et, en 1814, le prince régent le choisit pouf la place di' professeur d'histoire moderne.

NAiU (CoKNEiLLE), prèlre catholique irlandais, né en ItjGO dans le comté de Kildare, lit ses humanités h Naas, petite ville de ce (onité, recul la prêtrise en 168'i, dans la ville di' Kilkenny, el l'année suivante il partit pour Paris, où il acheva ses éludes au colli'gc il landais, dont il devint ]iroviseur. En 1094 il se lit recevoir docteur en droit civil i-l canon. Deux ans après, il fut chargé de l'éducation du comte d'.Vntrini , seigneur catli()li(]ue avec IchjucI il voyagea. II retourna ensuite en Irlande, et fut pourvu de la cure •le Saiiil-Miehan dans la ville de Dublin. 11 continua de jouir, dans ce nouveau poste,

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