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« rait de l'injustice à gêner leur inclination. » Le B. Pierre Damien a ('^rrit sa Vie. Jean- Benoît Mit-tarelli et Anselme Costadoni, religieux caraaldules, ont donné les Annales de cet ordre en 9 vol. in-fol., Venise, 1755- 1773. On voit îi la tête le plan du monastère de Camaldoli dans une situation sauvage et pittoresque au haut de l'Apennin. Voy.

RàDOSSAVYI.

RONCAGLIA (Constantin), théologien italien, né à Lucques, en 1677, entra, jeune encore, dans la congrégation de la Mère de Dieu, et y acheva ses études, avec tant de succès, qu'une chaire de philosophie et de théologie lui fut bientôt confiée. Après avoir passé par les places les plus importantes de l'ordre, il fut élevé à celle de vicaire général, qui on était la plus érainente. Il mourut à Lucques, le 2h février 1737, aussi recommanuable par sa vertu que par son instruction. Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons : Natalis Ahxandri Historia ecclesinstica Vetcris Novique Testamcnti , notis et anima flversionibus aucta et Ulustrata, opéra et studio Const. Boncaglia, Lucques, 1734, 9 vol. in-fol. Ce commentaire de l'histoire ecclésiastique du P. Alexandre eut un tel succès que le P. Mansi en donna, dans la même ville, une seconde édition. L'ouvrage fut aussi réimprimé à Naples et à Paris (Venise), 1740, 18 vol. in-4°. Alrune convcrsazioni, esaminate co' principj délia teolo- (jia, sans nom d'auteur, Lucques, 1710, in-8°; La famiglin crisliuna istruitn nelle sue ohliç/azioni, Lucques, 1711, in-S"; Venise, 1713, in-12; Istoria délie rnriazioni drllc ehiese protestanti, Lucques, 1712, in-8°; Effeti délia pretesn riforma ai Lutero, di Calvino, e del Ginnsenismo, Lucqmvs, 1714, in-8° ; Q)((rs(7a doqmatica et moral la de SS. Eeclesiœ saeramentis, Lucques, 1713, in-folio; Universa moralis theologia, Lucques, 1730, 2 vol. infol. , et Venise, 17.36. On trouve à la tête de la seconde édition dn Natalis Alexandri,eXc., une Notice sur la Wc de l'auteur, ainsi que dans l'ouvrage intitulé -.De seriptoribus eongregationis elcricorum regularium, de Sartesehi, page 278.

RONCHETTI (l'abbé Joseph), né l'an 1738 h Bergame, mort octogénaire dans la même ville en 1838, assista au congrès de Lvon, tenu par Na|)oIéon, et, en 1811, au concile de Paiis. En 1803, il fit paraître un ouvrage remarquable : Memorie storiche délia citta c chiesa Bergamasca, et il prit part à la pul)lication du Codex diplomaticus, mis au jour par le chanoine Lupi.

RONDET (Laurent-Etienne), fils d'un imprimeur de Paris, et petit-fils de Jean Boudot, dont nous avons un dictionnaire latinfrançais qui a été longtemps en usage dans les collèges, naquit le 6 mai 1717, et niouru* le 1" avril 1785. Il s'est distingué particulièrement dans l'étude de la langue liébraïque, et s donné une édition de la Grammaire hébraïjue de Fleury, professeur royal, sous le titre de Grammaticœ hebraicœ compendiosum îxemplar, 1724, in-folio. Rondel est principalement connu par l'édition de la Bible,'

qu'il publia sous le titre de Sainte Bible en latin et en français, avec des notes, des préfaces et des dissertations, Paris, 1748-50, 14 vol. in-4*, et qui est vulgairement connue sous le nom de Bible de l'ahbé do Vence, quoiqu'il n'y ait eu aucune part, et que l'éditeur n'ait pris dans les ouvrages de ce savant docteur qu'un très-petit nombre dp dissertations Le plus grand nombre des préfaces et des ilissertations sont de dom Calmet; elles sont conservées entièrement, mais revues, corrigées, et quelquefois plus développées. La traduction, avec une paraphrase littérale, en caractères italiques, intercalée dans la traduction, est, ti peu de chose près, la même que celle du P. de Carrières. Rondct donna une nouvelle édition de cette Bible, Avignon, 1767-74, en 17 vol. in-4°; il la revit avec un nouveau soin, conféra ses notes avec celles du P. Houbigant , et ajouta beaucoup de dissertations, qui sont le fruil de son travail. Cette édition a été réimprimée à Nîmes en 17vol. in-8". Enfin il a paru une 4' édition, en 25 vol. in-8°, avec atlas in-4°, h Paris, en 1828, chez Méqui^non Havard. Rondet a publié un Dictio'inaire historique et critique de la Bible, 1776. 3 vol. in-4°; mais l'ouvrage, qui s'arrête .\ la lettre E, n'a point été continué. II a encore donné une seconde édition de la Bible traduite sur les textes originaux par l'abbé Le Gros, 175"\ 5 vol. in-12; une autre édition du Nouveau Testament traduit par Mé^enguy, 1754, in-12; deux éditions de la Bible traduite par de Sacy, 1758 et 1776; des éditions du biéviaire de Carcassonne, du bréviaire de Cahors, du bréviaire du Mans, du rituel de Soissons, etc. Toutes ces éditions et les notes qui les accompagnent prouvent l'application, les recherches et le goût de Rondet pour les sciences ecclésiastiques ; il est fAcheux, dit Feller. que, dans plus d'un endroit, on découvre des vues de parti, et des traces de ses liaisons avec les agents d'une secte qui porte le trouble dans la science théologique, en même temps qu'elle essaie de détruire la hiérarchie et l'union catholique. Un grand nombre de Dissertations, où l'auteur adofite presque toujours l'opinion la moins suivie, et la plus propre à nourrir des impressions désavantageuses au texte sacré. Celle qu'il a donnée sur les saitterelles de VApocah/pse est le fruit du fanatisme le plus forcené, d'une fureur de haine, indigne d'un chrétien et même d'un homme sensé. {Voy. le Jnurn. hist. et litt., i" juin 1784, p. 173.) On l'a refondue dans Les Sept âges de l'Eglise, ou Conjectures sur les prédictions de l'Apocalypse de saint Jean, 1783, 2 vol. in-12. On remaïque le même esprit dans la suite qu'il a donnée à la C ontinuation de l'Histoire ecclésiastique de Fleiiry, par Fabre. Voy. Fabre. Ce n'est d'ailleurs qu'une esquisse informe qui n'est bonne à rien. Son Précis de l'Histoire ecclésiastique est peu estimé. Rondet a donné encore : la Vie de M. Besogne, panégyrique d'un homme de parti, fait par un homme du même parti ; Verba Christi grœce et latine ex sacris Evan-

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geliis collecta, cum arrinmentin, etc., 1784, in-8°. On peut consulter sur los ouvrages qu'il a publiés le Jourual eccléniaslique <ie 1786. la France littéraire d'Eisch, et le Dictionnaire des Anonymes, tome IV, [lage 'i-(!0.

IIONNAT (Constance), religieux de l'ordre des Récoilots, et prédicateur, vivait dans le xTii' siècle. 11 a laissé : des Sermons pour l'octave des morts, Lyon, 1678, in-8°; d'autres Sermons pour l'octave de l'Assomption de la sainte Vierge, Lyon, 1682, iii-8°. Ces deuK r(^cuci!s ne sont plus reclicrchés aujourd'hui.

HOQUELADRE (Jean-Armand de Bessde- .loi'Ls de), archevêque de Malines, né à Roquelaure, diocèse de Rodez, en 1721, n'était jioinl de la famille des Roijuelaure d'Armagnac, mais d'u';e faiiiilli' nnbli' du Rouergne, ipii possi'dait une terre du même nom dans cette province. Destiné à l'état ecclésiastique, il fut nçu do leur en Ihéo- ]oj,ie eu 17V'i- ; il fut ensuite nomm '■ évèque de Senlis en 175i, et sacré le 26 juin de la môme année. La charge de premier aumônier du roi ayant vaqué, ses amis lui conseillaient del'acheter. Elle lui convenait ; mais la tinance était de 100.000 écus, qu'il n'avait pas. Lo'iis XV ayant été informé des motifs qui l'empêchaient de la rechercher, lui fit donner 100,090 francs, en lui conseillant de traiter, et ajoutant qu'il trouverait bien le reste dans la bourse de >es amis ; il fut revêtu de cette chiirge en 17(i'(.. Une ( ommission pour la réforme des ordres religieux avant été form(''e en 1767, SI. l'évêque de Senlis en fut nommé membre, et eut dans ses attributions l'ordre de Citeaux. Il assista au chapitre général t -nu h celte occasion. Les supérieurs et membres de cet ordre se louaient beaucoup de la bienveillance avec laquelle il s'y était com|)orté à leur égard. Peu de temps après, il fut appelé au conseil d'Etat en qualité de conseiller ordinaire (1767). L'aradémie française se l'associa en 1770, à la place de Moncrif, et le roi le nomma commandeur de 1 ordre du Saint-Esprit en 1779. Il était resté le seul prélat commandeur de l'ordre, reçu suivant les formes anciennes. A la révolution il refusa le serment avec la presque totalité des évêques ses co lègu s. Il fut cependant du petit munbre de ceux qui ne quittèrent point la France. On ignore quels motifs le portèrent à y rester; mais il y eut de grands dangers à courir. Il s'était retiré à Arras, patrie de l'abbé Beitoud, son grand-vicaire, ancien jésuite, et le comp;ignon tidèle de sa bonne et de sa mauvaise fortune. Il y fut mis en arrestation par Joseph Lebon, et destiné par ce révolutionnaire à êlre une d s victunes des fureurs di; cette désastreuse épO(iue. En attendant, il était chaque jour amei;é devant le féroce proconsul, qui publiqui nient le chargeait d'outrages. La réaction qui eut lieu à la mort de Robespierre arracba Roquelaure à une nioit certaine. Rendu à la liberté, il vint s'élabli,- <-i Cré:>y ( n Valois, p tite ville de sou diocèse. 11 y' vivait dans une pro-

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fonde retraite avec une nièce et un petitneveu, qu'il prenait lui-même la peine a'ins- Iruire. En 1797, il fit un voyage à Senlis, y officia et y donna la confirmation. Le 4 septembre 1801, il envoya la démission de son s'égc, et fut nommé," en 1802, arche\êque de Malines. Il s'a|)pliqua à rétablir l'ordre et la disci|iline er-clésiastique dans ce diocèse, et le g'uiverna jusqu'en 1808, époque où il fut lemplacé par l'abbé de Pradt. Nommé vers celte épouue chanoine de Saint-Denys, il vécut à Paris avec l'abbé Bcrtoud, jusqu'h ce que celui-ci, (jui ne l'.ivait jamais quitté, vint h mourir. Roquelaure fré(|uentait assidûment l'acadiunie, jus(jue dans ses dernières anni'cs, quo qu'il fût devenu extrêmement sourd. Sa vue aussi avait baissé au point de reconnaître diiriiileiuent les personnes avec lesquelles il avait eu des relations. Il mourut sans maladie ni douleur, comme nn s'endort, le ±k avril 1818, à l'âge de 97 ans acconqilis. Ses obsèjues eurent lieu le 27 du mêine mois à Sainl-Sulpice. Sa dépouille mortelle fut portée à Senlis, oii il avait désiré d'être inhumé. Il ava t gouverné ce diocèse pendant kl ans, et comptait à sa mort 6'* ans d'épiscopat. On a de Roquelaure : Oraison funèbre de la reine d'Espagne, 176l,iu-i"; Sermon pour la profession de madame Louise aux Carmélites de Saint-Drnys. 177.'i., in-i° ; Oraison funèbre de Louis XV, prononcée à Saint Uenys, 177'i, in-i° ; Discours de réception à l'académie française. -1\ y a en oulre de lui, étant archevêque de Malines, une Lettre à son clergi', par laquelle il ordonnait la signature d'une formule conforme aux ternes d'un rcscrit du souverain pontife, au sujet du serment de haine à la royauté. Ce rcscrit commandait à ceux qui la» aient prêté de se soumettre au jugement ilu saintsiége, qui condamnait ce serment et i>lâniait ceux qui, ne l'ayant pas prêté, regardaient les [iremiers comme sch;sniati(]ues. Le Discours prononcé à ses funérailles par M. Daru, chancelier de l'académie française, est inséré dans les Annales encyclopédiques de juin 1818, tom. III, pag. 327.

ROQUES (i'iERREj, théologien protestant, né à la Caune, petite ville du Haut-Lnnj,uedoc, en 1683, (;e pdienls calvinistes, devint, en 1710, ministre de l'Eglise française à BAle, où il s'acquit l'estime dcshunnètes gens [lar sa probit ' et par ses écrits. Il y moui ut en 17?i8. Ou a de lui un très-grand nombre d'ouvrages faits avec oindre, et pleins d'une érudition profonde, mais écrits il'uu style un peu négligé; les principaux sont : JLe Tableau de la conduite du chrétien ; le Pasteur l'cangélique, in-i", ouvrage estimé des protestants , et traduit en diverses langues ; Les éléments des vérités historiques, dogmatiques et morales, que les écrits sacrés renferment ; Le vrai piétisme ; des Serinons pleins d'une morale exacte, mais dont rélo(|uence est peu pathétique et ne se ressent pas de cette chaleur pénétrante, de cette onction douce, (|ui semblent être exclusivement attachées au langage cie la vérité tout ( utière

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[Voy. Kempis) ; Les devoirs des sujets; Traité tirs tribunaux de judicatnre ; une (édition .•tumiicnléc du Dictionnaire de More'ri, Bàlo, 1731, G vol. in-fnl. ; la proniière Continuation des Discours dn Saurin sur la Bible; la iiouvi'lle édition de la liiblc de Martin, en 2 vol. in-V"; diverses pièces dans le Journal helvétique ol dans la Bibliotltèfiue germanique. Si on exeeiile ce (]ui, dans ces divers ouvrages, lientaux erreurs de la secte de Calvin, on ne peut qu'en faiie l'éloge. La vie de Pierre Ko((uesa cté écrite' par Frey, Râle, 1781, in-i".

KOOHESANE (Jkan), ou platùlllockvsana, sectateur des hussites et chef des calixtins, fut député en l'i.;]2, avec plusieurs do ses disciples, au concile de HAle, où l'on condamna 1"S erreurs de Jean Huss. 11 montra de la docilité aux décisions du concile, souscrivit et fit souscrire ses compagnons aux décrets de cette assemblée, sous la condition tpron leur permettrait la communion sous les deux espèces; le concile y consentit, et le récompensa en le désignant pour archevêque de Prague. De retour dans cette ville, il affecta tant (!e vanité et de précipitation à exercer les prérogatives de sa dignité, (|ue l'empereui', qui en fut chocrué, lui lit refuser les Inities du saint-siége. Il s'exila lui-môme de di'^pit, et recommença à semer ii; trouble et ses erreurs dans la Bohème jusqu'à sa moi t arrivée vers 1471.

ROQUiiTTE (GAnniELDE),évèqued'Autun, 5 qui l'on a reproché d'avoir eu des sentiments et une conduite peu conformes h la sainteté de sa charge, et qui passe pour avoir fourni à Molieie le ty|)e du Tarlulfe , na(|uit à Toulouse, l'an l(J2i), d'une; famille noble et catholique, dont une branche avait endjrassé le protestantisme. 11 fut d'abord gran l-vicaire du prince de Conti.abbé de Cluny, et fut attaché à la personne de la princesse douairière de ComJé. En IfiSO, il avait fivorisé par un déguisement l'intioduclion do cette princesse dans P,:ris, où elle tenta vainement par d'humdiantes (h'-marches d'amener le parlement à informer au sujet de la détention des pnnces ses lils contre le card nal Ma.<arin. Il obtint ensuite ralil)aye de Granseive, de l'ordre de Citeaux , puis, en 16G6, l'é'éché d'Autun, dont il ne prit posse>sicin que quinze nmis plus tard. L'auteur d ■ V Histoire de l'éijlise d'Autun (M. ***, chanoine et garde des archives du chaiàtre), qui parut à Autun , en 177'i., 1 vol. in-8",lui attribue quelque^ ét;ibli>sements en laveur des pauvres et plusieurs un sures utiles; mais le prélat passait piesque tout son temps à Paris, lin 1702, il se démit de son siège en faveur de Bertrand de Senaux, l'un de ses parents, et il mourut le 23 lévrier 1707, âgé tli' plus de quatre-vingts ans. On a dit qu'il avait recours à la plume d'autrui pour composer ses sermons et ses harangues , et l'on connaît cette épigramme dont Boileau passa pour être l'auteur :

Ondil que l'alilté RoqueUe Prêche les sermons d'aiiirui; Moi qui sais qu'il les achète Je soutiens qu'ils sont à lui.

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Madame de Sévigné, dans sa Lettreh sa fille, du 12 avril 1680, raconte que la veille elle a assisté à l'oraison funèbre de la duchesse de Longueville , prononcée par l'évèque d'Autun, dont elle vante le talent et l'adresse dans cette circonstance, d tte oraison funèbre no parait pas avoir élé imprimée. Voici les titres des productions qui ont paru sous le nom de l'abbé Ro(juetle : Oraison funèbre d'Anne-Miirie lilartinozzi, princesse de Conli, Paris, 1072, in-V', que l'abbé (loujet , dans le catalogue des ouvrages de Nicole, attribue à l'auteur des Essais de morale; Ordonnances de réréauc d'Autun, ponr le re'lablissemeiit de la discipline ecclésiastique, Aiitun, 1G(J9 et 1078, in-8'; Itéponse pour Gabriel de Roquette, évéque d'Autun, au fuclum des chanoines de Verclaij, 1G08, in-'i-". — Son neveu, Henri-Emmanuel de Roquette, docteur de Sorbonne, abbé lie Sjint-tjihlis doRnis, membre de l'académie fi-ancaise, fui un ecclésiastique estimable. « A une doctrine saine et •■' des « mœuis sans reproche, dit d'Alembert, dans « son Histoire des membres de l'académie « française, morts depuis ilOO jusqu'en 1771 « (Paris, 1787, tome IV, p. 348), il joignit « un caractère vrai et une conduite suuple; « cette candeur et cetle simplicité, déjà si « eslimables par elles-mêmes, augmentaient « encore de prix par le talent distingué ([u'iî « avait pour l'éloquence, talent (pi'ii cultiva « longtemps avec succès, et qui lui valut les « bonneurs a adémiques. » L'ablié de Roquelte fut membre de- Etals de Bourgogne , et il y fut choisi plusieurs fois pour haranguer le roi. Il fut secré.a re de l'assemblée du clergé en 1705, et, en 1721 , il lemidaga Renaudot à l'académie française. Il mourut à Paris le k mars 1725, laissant, ou're son Discours de réception à rae;idémie française et la I épouse qu'il fit h J. Adam, en qualité de directeur, les productions suivantes : Oraison funèbre de Jacques II , roij de la Grande-Ùretaqne, prononcée le 19 septembre 1702, dans l'éqlise des religieuses de la Visitation de Chaillot, Paris, 1-02, in-V"; Procèsverbal de l'assemblée du clergé de France , tenue à Paris l'an 1703 , riVI gé de concert avec Jacques-Antoine IMielypcaux , Paris, 170G, in-fol. — Un autre Roquette , probablement de la même famille, ministre piotestant à Toulouse, fut condamné à mort en 17G1 , par suite de son zèle <i re|iandre les doctrines de sa secte, il fut le dernier en France qui périt pour cette cause.

RORARIO (JÉRÔME), né en 1485 , à Pordenone, dans le Frioul, nonce du pape Clément VII à la cour de Ferdinand, roi de Hongrie, s'est fait un nom par un traité intitulé : Qnod animalia bruta ratione utantur melius homine, Amsterd un, lOGG, in-12. On peut l'envisager en qu hpie sorte comme un paradoxe moral, qui reproche aux hiunmes l'abus de la raison, tandis que les brutes remplissent leur destination sans s'écarter de la route que le Créateur leur a tracée. 11 estvraiencorequerinstinct des bêtes est plus suret plus infaillible dans les opérations physiques que la raison de l'homme. Mais si les

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