‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 17 sur 341 · NAT · texte numérisé non relu

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de l'estime générale, môme de la part des prolestants , qui rendaient justice à son mérite el à sa modération. Il avait de la piété, du zèle, du talent et toutes les vertus ecclésiastiques. Il est auteur des écrits suivants : Etat modeste et fidèle des principaux points controversés entre les catholiques romains et les protestants , Anyer? el Londres, 1090, in-4°; des Prières et des Méditations, 1703, in-12; une Traduction du Nouveau Testament , en anglais , avec des notes marginales, Londres, 1705-1708, in-12; Rèf/le et pieuses instructions composées pour l'avancement spirituel d'une dévote veuve, etc., Did)lin, 1716, in-16; Réponse h une brochure intitulée : Conférence entre M. Clayton, préliendaire de l'éçiUse de Saint-Michan à Dublin, et le docteur kari, prêtre romain, Dublin , 1722, in-4°; Lettre de controverse au curé de Naas, Dublin, 1722, in-4"; Lettre à mylord Edouard, archevêque de Tuam , en réponse à son Avis charitable il tous ceux qui sont de la communion de l'Eglise de Rome, Dublin, 1730, in-8°; Histoire abrégée du purgatoire de saint Patrice et de ses pèlerinages , en faveur de ceux qui sont curieux de connaître les particularités de ce fameux endroit et pèlerinage, tant célél>rés dans l'antiquité, Dublin, 1710' On lui attribue en outre la Traduction des OEuvres de M. Papiu, converti par Bossuet, Paris, 1723, 3 vol. in-12, avec la Yie de l'auteur. Nari mourut le 3 mars 1738. Il était excellent controversiste.

NARO (Benoît), cardinal , préfet de la congrégation de la discipline régulière , et archiprôtre de Sainte-Marie-Majeure, né à Rome, le 26juillet 1744, d'une famille noble, s'éleva en peu de temps, par son mérite et ar ses vertus, aux |ilus hautes dignités de 'Eglise : d'abord chanoine du Vatican , il fut aussi camérier secret de Clément XIII. Pie VI le déclara prélat domestique et référendaire des deux signatures; plus tard , le saint Père lui donna place parmi les ponents du bon gouvernement el de la Consulte.

Pie Vil le nomma, en 1800, clerc de la chambre, el, en 1807, majordome et préfet des palais apostoliques. Devenu cardinal le 8 mars 1816, sous le titre de Saint-Clément, Naro se distingua par son zèle pour la splendeur du culte divin el par les dons qu'il fit à l'église de son titre , à la basilique de Sainte-Marie-Majeure et à d'autres églises et pieux établissements, dont il était le protecteur. Le cardinal Naro est mort à Rome le 6 octobre 1832, après avoir reçu les secours de la religion.

NATALl (Martin), clerc régulier des Écoles pies, naquit dans le diocèse d'Albenga, État de Gènes, en 1730, el lit profession à Rome en 1749. Chargé d'enseigner la théologie dans le collège Nazaréen, il s'y fit de fâcheuses alfaires, sous Clément XIII , par une thèse où l'on crut remarquer des opinions répréhensiblcs. Il fut piivé de sa chaire; mais le ludtif qui le mettait en di.sgrAce à Rome devint pour lui un sujet tle mérite à Pavie, où l'on cherchait à introduire un nouvel enseignement. Il y fut appelé el pourvu d'une

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place de professeur. Il y afficha des senti- [iients qu'à Rome il avait été oljligé de dissimuler, et ne cacha plus son penchant pour la doctrine de Jansénius. Le catéchisme de Bellarmin ayant été (présenté à son approbation, en sa "qualité de censeur, il refusa de l'approuver, à moins qu'on n'y fit des changements. II sut si peu se contenir, que l'évêque de Pavie lança sur lui une sentence d'excommunication, en date du 5 mai 1775. En vain le pape demanda qu'il fût destitué de sa place de professeur; le système de l'empereur Joseiih II prévalait dans les États de la maison d'Autriche en Italie, et c'était une raison pour que Natali fût soutenu. Non seulement on ne le destitua point, au contraire on bannit un dominicain qui l'avait attaqué. Il mourut à Pavie It^ 28 j lin 1791. Il a publié: Sentiments d'un catlioli(/ne sur la prédestination, llSi; Prières de rEqlise pour obtenir la (/race, 1783; Complexiones auf/ustinianœ, de gratta Dei,2 vol.; Traité de l Èocislrnve et des attributs de Dieu, de la Trinité, de In création et delà grâce, 3 vol. ; Lettre au P. Mamachi sur les limbes ; Lettres contre la théologie tnoralc de Collet, etc. Voij. Mamachi. SiNATALIS. Yoy. Hi:nvK le Breton.

NAÏALIS (Jéhome). jésuite tlamand, mort en 1583, connu seulement par un ouvrage assez médiocre , mais qui est recherché à cause des figures dont il est orné. H est intitulé : Meditaliones in Ëvangelia totiusanni, in-fol., Anvers, 1391.

NATHAN, prophète qui parut dans Israël du temps de David, déclara à ce prince qu'il ne bâtirait point (le temple au Seigneur, et que cet honneur était réservé à son fils Saloraon. Ce même prophète reçut ordre de Dieu, vers lan 1035 avant J.-C, d'aller trouver David après le meurtre d'Urie, pour lui reprocher ce crime et l'adultère qui y avait donné lieu. Nathan lui rappela son péché sous une image emjiiunlée, en racontant à ce prince l'histoire feinte « d'un homme ri- « ctie qui, ayant plu.sieurs brebis, avait en- « levé de force celle d'un homme pauvre « qui n'en avait qu'une. » David ayant entendu le récit de Natlian lui répondit : « L'homme qui a fait cette action est digne « de mort, il rendra la brebis au quadruple. « —C'est vous-même qui êtes cet homme « (répliqua Nathan.) Vous avez ravi la femme « d'Urie Héthéen; vous l'avez prise pour « vous; vous l'avez fait périr lui-même par « l'épée des enfants d'Aramon. « Ces paroles furent un trait de lumière qui pénétra David de la plus vive componction; ses regrets lui méritèrent le pardon de sa faute.

NATHAN ou RABBI- ISA AC -NATHAN, rabbin du xv° siècle, s'est rendu fameux par sa Concordance hébraïque, à laquelle il travailla pendant 10 ans. Cette concordance a été traduite en latin, et depuis perfectionnée par Buxtorf, et imprimée àBàle, 1632,"in-fol. Il est certain que Nathan composa sa Concordance d'après celle qu'Arlot, général des cordeliers, a composée en latin. Cet ouvrage a été unprimé suus le titre de Meirnetiv, Lumière des sentiers. Ce rabbin est appelé tan-

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tôt Isaac, et tantôt Mardochée', selon la coutume des Juifs de changer de nom dans les maladies extrêmes ; s'ils viennent à guérir, ils retiennent le dernier comme un signe de pénitence et du changement de leurs mœurs: usage qu'il ne serait point absurde d'introduire parmi les chrétiens , qui avertirait de leur infidélité ou de leur hypocrisie tant d'hommes lâches et faux qui, dans des temps de souff'rance et d'angoisses, abjurent leurs iniquités pour les reprendre au moment de leur convalescence.

NATHANAEL, disciple de Jésus-Christ, de la petite ville de Cana en Galilée. Philippe l'ayant rencontré, lui apprit qu'il avait trouvé le Messie, et l'amena à J.-C. Le Sauveur en le voyant dit de lui, que c'était un vrai Israélite, sans déguisement et sans fraude. Nathanaël lui ayant demandé d'où il le connaissait, le Sauveur lui répondit qu'il l'avait vu sous le figuier avant que Philippe l'appelât. A ces paroles, Nathanaél le reconnut pour maître, pour le Fils de Dieu et le vrai roi d'Israël. Plusieurs écrivains ont soutenu que saint Barihélemi était le même que Nathanaël ; le Père Robcrti, jésuite, dans Nathanael Bartholomwus, Douai, 1619; Alphonse Tostat, Cornélius à La[.ide, Henri Hammond, Gavantus, Fahricio Pignaiel i, jésuite napo litain,dans De apostolutu li. Na'tltanaelis Bartholomœi, Paris, 1060, et le Père Slilting dans les Acta sanctorum, aoilt, tom. V, ont adopté ce sentiment. Saint Jean ne nomme jamais Barthélemi parmi les apôtres; mais aussi on ne trouve poii.it le nom de Nathanaél dans les trois autres évangélistes. Ceuxci joignent constamment ensemble Philippe et Barthélemi; et saint Jean dit que Philippe et Nathanaël vinrent ensemble trouver J.-C. On voit aussi que Nathanaël était avec les apôtres, lorsque le Sauveur leur apparut sur le bord de la mer de Galilée, après sa résurrection; et s'il n'eût point été dès lors membre du sacré collège, pourquoi n'aurait-il point été proposé pour remj)lir la place vacante par la mort de Judas ?

NATIVITÉ (Jeanne Le Royer, sœur de la), née le 24 janvier 1732, au village de Beauloi, à deux lieues de Fougères, d'une famille de laboureurs, entra comme domestique, à l'âge de 18 ans, chez des religieuses de l'ordre de Sainte -Claire, appelées Urbanistes, établies à Fougères. Quoiqu'elle n'apportât ■ rien en dot, elle obtint dans la suite d'être reçue sœur converse, et fit de grands progrès dans la vertu. La sœur de la Nativité crut avoir des apparitions et des révélations dont elle fit part à ses confesseurs successifs, qui cherchèrent à l'éclairer sur des points aussi délicats. Cependant un nouveau directeur du couvent, M. l'abbé Genêt, s'éloignant de la route de ses prédécesseurs, confirma la sœur dans sa pieuse croyance : elle lui dictait ce qu'elle prétendait avoir vu ou entendu ; mais la révolution les sépara. La sœur, forcée de quitter son couvent, se réfugia che/ son frère, puis auprès d'un charitable habitant de Fougères, où elle mourut le 15 août 1798, âgée de 6(i ans. Pendant son séjour en An-

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