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et passa ensuite dans le séminaire de cette ca|)ilale, où il travailla sous la direction des deuv célèbres |)rofesseurs Ignarra et Martorelli. Il fit de tels |>rogrès dans la littérature classique, qu'à l'âge do vingt ans on lui confia une chaire de grec et de latin. Sa piété n'était pas moins reinarqualjle que la soliilité et rétendue de son instruction ; aussi lorsque l'archevêque de Naplos conçut le projet de relever, par une organisation mieux entendui', les écoles du séminaire métropolitain, Rosini fut choisi pour le diriger, et il s'acquitta de cette nouvelle tâche avec an zèle, une activité et une intelligence admiiables. Admis au sein de l'ticadémie archéolo,^i(]ue d'Herculanum, fondée par le roi Charles 111, et chargé de l'explication des papyrus, les recherches qu'il fit pour remphr la tâche qu'on lui avait confiée le mirent, au bout de dix ans, en état de commencer <i publier sa grande collection de pay;//r((s d'Hrrculmum, contenant \e'> Ecrits de Philodètne sur ta musique et la morale, et un Traité d'E\ncure sur la nature, qu'il enrichit d'inlerpiéiations savantes et de commentaires. Malgré la préoccupation causée par des études si difficiles et si variées, Uosini ajiprofondit les sciences sacrées avec tant de succès, que , lorsque son mailre Ignarra fut a|)pelé à la charge de préceiitear du piince héréditaire, il se vit iannédiatement désigné pour le remplacer dans la chaire de théologie que le vieux fjrofesseur occupait depuis longtemps. Nommé, tn 1792, chanoine de la cathédrale de Naples, il fut, cinq ans après, sacré évèque de Pouzzoles. A l'époque de la conquête du royaume de Naples par les Fraccais, en 1800, Uosini fut élevé à la dignité "de grand aumùnicr et de conseiller d'Etat. En 1815, lors du retour du roi Ferdinand dans sa caiiilale, il fut nommé successivement président à vie de la société royale, grand maître de l'université, directeur de l'instruction publique, et membre de la consulta d'Etat. Au milieu de ses nombreuses occupations politiques, littéraires et adiûinistratives, le vertueux, prélat ne perdit jamais de vue un seul instant les besoins spirituels et temporels du diocèse confié à ses soins. Il mourut à Pouzzoles, le 17 février 1837, âgé de 88 ans. On a de lui : Dissertatio isagogica ad herculanensium voluminum explaiiationem, ^a\i\es, 1797, in- fol. Dans cet ouvrage, considéré comme la plus importante de ses productions, il parle des anciennes éruptions du Vésuve, de celles qui engloutirent Herculanum, Pompeia et Stabia ; il remonte jusqu'à la fondation de ces villes célèbres qu'il croit d'origine phénicienne, et combat les fausses idées que plusieurs savants s'en étaient formées auparavant, entre autres celle de Cluvérius, qui place Pompeia dans l'emjilacement où se trouve acluellimient la petite ville de Scafàti. Nuovo metodo per imparare facilemente la lingua greca (traduit du français) , Naples, 178i, in-S" ; Devcro studiorum scopo, ibid., 1787, in-4.° ; De lilterarum utilitate nullo non tempore capie^nda, ibid., 1766, in-4°; Hercu-

lanensium voluminum quœ supersunt, ibid., 1793-1823, 3 vol. in-folio.

ROS.VIINI (Jean-Chari.es-Jules, chevalier de), biographie et historien, naquit le 28 octobre 1758, d'une famille noble, à Uovereto, dans le Tyrol, sur les confins de l'Etat vénitien. 11 perdit son père à l'âge de sept ans, et fut confié par sa raèro à un précepteur ecclésiastique qui, avec l'amour des lettres, lui inspira celui de la religion et de la vertu. 11 passa ensuite di ux ans à Inspruck pour y étudier le droit. Après son retour dans son pays natal, il se lia avec deux savan's. Clément Caroni et Clémentin Vannetti, qui encouragèrent ses penchants littéraires. Dès lâge de 15 ans, il écrivit sur l'opéra de Rezzonico intitulé: Alessandro e Timolco , une Lettre à Vannetti, dans laquelle il fit preuve de grandes connaissances sui' la musique ancienne et moderne. En 178C, Rosmini publia à Roveieto des Considérations sur deux opuscules de dWlembcrt, relatives à la poésie, in-8°. Cette production d'un jeune homme annonçait une vigueur de pensée qui donnait 1 s plus ; raudes espéianc s. Les troubles qui divisèrent riialie à la suite d^" la révolution française, et l'invasion de nos armées dans les Etats de Venise et dans le Tyro', interrompirent ses travaux ; il les reprit dès que les temps furent devenus plus calmes, et, en 1803, il quitta Rovei'elo pour aller se fixer à Miian, dû il trouvait |ilus de ressources pour ses recherches historiques. Rosmini vit avec joie les événements de 181i.Cet estimable auteur est mort le Ojuin 182G, à l'âge de 68 ans, laissant, outre les ouvrages que nous avons indiqués, diverses productions : la Vie d'Ovide, 1789, Fcriare, 2 vol. in-8". réimprimée à Aiilan , en 1821 ; la yie de Christophe Uarelli, qui parut à Pavie en 1792, dans la Biblioteca teologica et filosofica, recueil publié par l'abbé Zola. Cette Vie devait servir d'introduction à une Jlistoirc des écrivains de Trente et de Rovereto, que Rosmini avait projeté d'écrire ; la Vie de Sénèqae, Rovereto, 1793, in-8'' ; les Vies de Guarino de Vérone et de ses disciples, 1805, 3 vol. in-8" ; Mémoires sur la vit et tes écrits de Clément Baroni Cavalcabo, Rovereto , 1798, in-8" : ïldée d'un bon précepteur da7is la vie et les principes de Victoria de Fcltre et de ses disciples, Bassano, 1801, 4 vol. in-8" : c'est son meilleur O'ivragi' ; Vie de François Filelfo de Tolentino, Milan, 1808, 3 vol. in-8°. « Cet ouvia.;e, joint aux deux précédenis, « dit un biographe, met en lumière une sé- « rie d'écrivains qui suffisent presque pour « taire connaître quel était l'état de l'eiisei- « gnemeiit, des moeurs et de la religion dans « le xv° siècle, et combien l'Italie abon- « daità cette épo(|ue en habiles maîtres. » Histoire des entreprises militaires et de la vie de J.-J. Trivulce dit le Grand, 1815, 2 vol. in-i-° ; Vie de Guide Ubalde, duc d'Urbin , 1821,2 vol. ni-8"; Histoire de Milan, 1820, Milan, 4 vol. in-4°. Rosmini a aussi publié, sous le voile de l'anonyme, La vie et la mort exemplaire de Maric-Joscphe Repetti, Venise, 1815. Tous ces ouvrages sont pleins de re-

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cherches, do criti((ue, do jugement et de sagesse, et cjuand l'auteur est amené à parler de la religion, c'est tnujoîirs dans des termes dignes d'un écrivain qui se faisait gloire de la res|icct(>r et de la pratiquer. M. l'abbé Baraldi a inséré dans les Mémoires de la religion, imprimés à j\I )iJène, une Notice intéressante sur le chevalier Rosmini. L'Ami de la religion en a donné un extrait, tome LXII, page 1)8, et on a une Vie du môme éciivain jiar le savant Labus.

ROSlMtiLIOSl. Yoy. Clément IX.

ROSSET (Emmanuel), né à Annecy en 1785, tit ses premières éludes dans le collège de cette ville, où il donna, à l'âge de 18 ans, une traj;édie de Virginius. Après avoir pris à Jal'acultédeParisIe grade delicenuié en droit, il alla se lîxer h Grenoble en 1812, pour y exercer la pi-ofession d'avocat. Les événenii'nts de 1814 le ramenèi'ent dans sa patrie, où il soutint de vive voix et par écrit les droits du roi de Sardaigne ; aussi le commissaire extraordinaire envoyé en Savoie par l'empereur poursuivit Rosset, qui se réfugia dans la vallée de Mont-Joie, au pied du Mont-Blanc, et ne reparut qu'à la chute de Napoléon. Nommé à cette époque sousinteidant et lieutenant juge -mage de la province de lienevois, il devint successivement sous-intendant d'Aoste, vice-intendant de Maurienne, intendant de Mondovi, et entin de Saluces, où il mourut le 16 mars 1836. Sincèrement attaché h la religion catiiolique, Rossei. la défendit fréquemment par ses éciits. Au nombre de ses principales productions on cite : Lettre au peuple français sur la rentable conspiration du tnomenl , sous le noai de Natalis, Paris, 1827, in-8° ; l'auteur avoua depuis cet écrit ; le Banquet de Versailles, 1828, in-8° ; Considérations générales sur l'Europe et sur la France en particulier, 1828, in-8 ; l'auteur dénonce dans cet ouvrage les sinistres projets du parti ennemi de la religion. Théophile ou la philosophie du christianisme, Lyon, 1831, in-8". Rosset a publié aussi plusieurs po 'S es dont les plus remarquables sont : Le dix-neuvième siècle, épitre à. M. le comte Ferrand, Genève, 1819; l'auteur y signale les travers de son époque. Chant royal, à l'occasion du retour du loi de Sardaigne, Annecy, 1816. Les Moscovites ; Sophie de Mentlion, roman moral ; ces deux écrits parurent sous le nom de Valmore , l'auteur ayant craint que le ministre d'alors, M. de Chilux, ne trouvât mauvais qu'un homme en place s'occupât de littérature. Epitre à 2'ltcophile, sur la translation des reliques de saint François de Sales et de sainte Jemue-Françoise de Cliantal, Turin, 1826 ; Théodicée ou le Triomphe du christianisme, poème en 10 chants, 1833 , in-12. — Les vers suivants du vr chant de ce poëme, où l'auteur fait une peinture du divin Ré'Iempleur et de sa mission parmi les hommes, pourront donner une idée de son talent et de sa manière :

Quels sublimes élans ! où donc a-t-il appris

L'a 11 d'émouvoir les cœurs, decliarmer les esprits ?

Où donc a-t-il puisé la sagesse admirable

Qui coule à chaque mot de sa bouche adorable ? Quelle aimable douceur, quelle siiuplicilé Teiiipèieni de ses iraiis la sainte majesté ! — Qui donc initia l'humble eiilaut de .Marie A.u\ préceptes sacrés dont son ame est nourrie? Plus proton I mille fois que Socrale et Platon, Il a d'un Dieu caché le maintien et le ton. Quel autre philosophe a frappe nos oreilles De semblables discours, de senieuces pareilles? Oh ! quel autre, parlant un langage si lieau. Sema d'autant de Heurs la route du tombeau ? El quel sage avant lui sut impo er au inonde Le joug d'une doctrine en vernis si féconde? Sous le voile apparent dont ses irails sont couverts, Qui ne rec(uinaiirail le Dieu de l'univers ?

ROSSI (Jean-Uaptiste), général de l'ordre dos Carmes, naquit à Ravenne le 4 octobre 1307, de la noble famille desRossi de Parme. Il avait été baptisé sous le nom de Barthélemi ; il le changea, à sa profession, pour celui de Jean-Baptiste. Son éducalion fut soignée , et il ne négligea ni les saintes lettres ni les sciences profanes. Le P. Rossi embrassa la carrière de la prédication, et il s'y ht une grande célébrité. Paul III, qui occiifiait alors le trône pontifical, et qui s'était fait souvent un plaisir d'aller entendre le P. Rossi, le nomma, en 1564, professeur à l'archigymnase lie la Safùence. Le P. Nicolas Auiletti, général des carmes, étant mort en 1564, le P. Rossi fut élu pour le remplacer. Il résolut dès lors de faire la visite de tous les couvents de son ordre. Il commeiiçi par l'Italie, d'où il se rendit en Espagne. 11 y vit sainte Thérèse, et eut avec elle plusieurs entretiens. Elle méditait la réforme des religieuses carmélites, et ht part au P. Rossi de Sun projet, pour faire refleuiir, parmi ces pieuses hlles, la rigueur de la première obsevance. Ces deux illustres |ier.^onn<iges se quittèrent avec regret, et pleins d'estime l'un pour l'autre. Le P. Rossi passa en Portugal, et reçut du souverain, ainsi que de la première noblesse de ce royaume, l'accueil le plus distingué. Il était de ret lur à Rome en mai l,'i68. Pie V, qui régnait alors, l'adjoignit aux cardinaux Jean Morone, Marc-Antoine Amulio et Guillaume Siil ti, chargés de revoir et de confronter la Vulgate avec les textes originaux hébraïques et grecs , pour en faire, s'il y avait lieu, dis|)ar.iîire toute altération et ( n assurer la pureté. Cet ouvrage tini, Grégoire Xlll envoya le P. Rossi au duc de Ferrare, en qualité de nonce. 11 s'acquitta de cette mission à la satisfaction du pontife. Ce célèbre religieux mourut à Rome en 1578, âgé de 71 ans. 11 avait vécu sous douze (.apes, dont la plupart l'avaient honoré de leur bienveillance. Il est auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels on distingue : Thomœ W(ddensis doctrinale cum scholiis, ^'ellise, 157), 3 vol. iii-folio ; Compcndium constitutionum B. Mariie de monte Carmclo, Venise, 1568; Breviarium Curmelitarum, etc., A'enise, 1568.

ROSSI (Jean-Baptiste), ecclésiastique italien, célèbre par sa piété et la sainteté de sa vie, était chanoine de Sainte-lJarie in Cosmedin, ii Rome, où il pratiquait avec une grande odihcation toutes les vertus de son

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