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un voyage qu'il avak fait à Genève en 1733 ; ce qu'il y a d'étrange, c'est qu'il était rjsolu d'aller vivre en Franco, dans un pavs catholique. Les pasteurs protestants ne lui surent aucun gré de ce changement ; et la protection du roi de Prusse, à qui appartenait la principauté de NeufciiAtcl, ne put le soustraire aux tracasseries que lui suscita le pasteur de Mutiers-Travers, village où il s'était retiré. Il alla chercher un nouvel asile, dans une saison rigourousp, et dans l'ile de Saint- Pierre, située au milieu du lac de Bienne; mais, au bout de quelques semaines, un ordre du sénat de Berne vint-l'arracher à cette solitude. Il prit le parti de passer en Angleterre, et il se brouilla bientôt avec le fameux Hume, qui l'aviot amené avec lui dans cette île. Nous n'entrerons pas dans le détail de cette bruyante querUe ; elle prouve, ainsi que miHe autres anecdotes, que ces gens qui se disent nés pour instruire, pacifier, rendre heuieux tous les hommes, ne sauraient vivre deux jours ensemble sans faire éclater des passions que le plus froid chrétien aurait honte de ne pas réprimer. Hume ap(iela Rousseau un serpent réchauffé dans le sein fie l'amitié; celui-ci ne manqua pas de termes pour lui lijiosler. Le pinlusophe (le Genève retourna eu France en 17G7. En passant à Amiens, il vit Gressel, qui le sonda sur ses malheurs et sur ses disputes ; il se conienta de lui répondre: « Vous avez eu « l'art de faire parler un perroquet ; mais « vous ne sauriez faire parler un oursl). » Le prince de Conti lui ayant ofl'ert un asile à son c' Ateau de Trye, près de Gisors, Jenn- Jacqups y vécut quelque temps, sous le m un (leAcnou ; mais comme il s'y crut environné d'espions, il le quitta jiour aller herboriser dans les environs de Lyon, de Grenoble, de Chambéry, et parut entin vouloir se tixer à Monquin près de Bourgoin, où il épousa sa Thérèse en 17G8. Ses [irotecteurs obtinrent, en 1770, qu'il demeurerait à Paris, à condition qu'il n'écrirait ni siu- les matières de religion ni sur celles du gouvernemi-nt : il tint parole, il n'écrivit plus. Il se c nientade vivre dans la société de quelques amis, paraissant détrompé, sans pourtant l'être, de ses illusions. Il mourut à Ermenonville, terre de M. le marquis de Girardin, à 10 lieues de Paris, le 3 juillet 1778, non sans sou|)çon d'avoir avancé ses jours en prenant du poison. Un de ses amis, Corancez, a donné à cet égard des renseignements qui semblent exacts. Sa brochure est curieuse et démontre l'état d'aliénation dans lequel le sage tombait parfois- La relation que M.VI. de Presle et Magellan ont donnée de sa moit pour dissiper ce soupçon, n'a fait que le fortitier: ils conviennent que la vie lui était à charge, et rapportent uiverses circonstances, qui annoncent que le philosophe, sans aucun mal

(I) M. de Sévelinges prétend (|ue c'est à lort qu'on alti'itiue cette réponse à Jean-Jacques. Suivant cet estimable écrivain, voici ce qu'il aurait répondu à l'auteur de Ver-Vert : < Vous qui faites si bien par- « 1er les perrotpiets, il n'est pas étonnant que vous « sachiez apprivoiser les ours. »

apparent, était instruit de sa fin prochaine. Tout cela est confirmé dans les Lettres sur les ouvraç/cs et le caractère de J.-J. Rousseau, publiées (Ml 1789 i)ar M"'° la baronne de Staël. « On sera pont-ùtre étonné, dit-elle, de ce « que je regarde comme certain que Hous- (( seau s'est donné la mort. Mais le même Gc- « nevois, dont j'ai di'jà parlé, rei;ut une let- « tre de lui quelque temps avant sa mort, « qui semblait annoncer ce dessein. Depuis, « s'étant informé avec un soin extrême de « ses derniers moments, il a su que lo matin « du jour où Rousseau mourut, il se leva en « parfaite santé, mais dit ce endant qu'il « allait voir le soleil la dernière fois, et prit, <( avant de sortir, du café qu'il fil lui-môme. « Il rentra quelques heures après, et, com- « monçant alors a soutfrir liorriblement, il <( défendit constamment qu'on appelât du se- « cours et qu'on avertît personne. Peu de « jours avant ce triste jour, il s'était aperçu « des viles inclinations de sa femme pour un « homme de l'état le plus bas; il parut <( accablé do cette découverte, et resta huit « heures de suite sur lo borJ de l'eau, dans « une nié iitalion profonde. Il me semble <( que si l'on r/'unit ces détails à sa tristesse « habituelli?, à l'accroissement extraordinaire n de S3S teneurs et de ses défiances, il n'est (( plus permis de douter que ce malheureux « homme n'ait terminé volontairement sa « vie. » Et, dans une réponse à madame de Vassy, elle ajoute : k Un Genevois, secré- « t.iire de mon père (M. Necker), et qui a pas- « se la j)lus grande partie de sa vie avec Rous- <( seau; un autre, nommé Mouton, horauie de (( beaucoup d'esprit, et confident de ses der- « nièrcs pensées, m'ont assuré ce (jue j"ai (( écrit ; et des lettres que j'ai vues de lui, « peu de temps avant sa mort, annonçaient <( le dessein de terminer sa vie. » On voit par là, comme par bien d'autres anecdotes de ce fameux égoïste, ce que c'est que la prétendue force d'espri't dont font parf-de les hommes dont l'idole est ro,>ini n publt(jue, et qui n'ont point dans eux-inèincs de quni combattre les disgrâces les idus légères, souvent i:ièmc parfaitement imaginaires. Le caractère de Rousseau, ainsi que ses opinions, était certainement original; mais la nature ne lui Cl avait donné que le germe, et l'art avait b aucoup contribué â le rendre encore plus singulier. Il n'aimait à ressembler à personne, et comme cette façon de jjenser et de vivre extraordinaire lui avait fait un nom, il manifesta beaucoup de bizarrerie, soit dans sa cnnduite, soit dans ses écrits. Tout est ilevenu problémaique sous sa plume. De là ces raisonnements p^nir et coinre le duel, l'apologie du suicide et la condamnation do cette frénésie; la fiicilité à pallier le crime de l'a lultère, et les raisons les plus fortes pour en faire sentir l'horreur. De là l'existence de Dieu attaquée par des sophismes , et les athées confomius par des arguments invincibles; la religion chrétienne combattue par des obje.ctions spécieuses, et célébrée par les plus sublimes éloges. Il lâchait de se rendre intéressant par la peinture de ses

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niallipurs et de sa pauvreté, quoique ses inl'nrtuies fussent moins grandes qu'il ne le disait et ne le sentait , et quoiqu'il eût des ressources assurées contre l'indij^ence. U était charitable, bienfaisant, sobre, se contentant du pur nécessaire, et refusant les moyens qui liîi auraient procuré ou des richesses ou di's iilacps. Ouoi([u'il allicliiU la philosophie, il n'aimait i)as les philosophes; prévenu d'abord pour eux ])ar l'emphase de ce nom illusoire, il les détesta dès iju'il les connut. « Je regardais, dit-il, tous ces graves « écrivains comme des hommes modestes, « sages , vertueux , irréprochables. Je me « formais de leur commerce des idées angé- « liques, et je n'aurais approché de la mai- « sou de l'un d'eux que comme d'un sanc- « tuaire. Entin je les ai vus ; ce préjugé pué- « ril s'est dissijié, et c'est la seule erreur « dont ils m'aient guéri. » — « Fuyez, dit-il « ailleurs, ceux qui, sous prétexte d'expli- « quer la nature, sèment dans le cœur des « hommes de désolantes doctrines, et dont « le scepticisme apparent est cent fois plus « afOrmatif et plus dogmatique que le ton « décidé de leurs adversaires. Sous le hau- « tain prétexte qu'eux seuls sont éclairés, « vrais, de bonne foi, ils nous soumettent « impérieusement à leurs décisions tran- « chantes, et prétendent nous donner, pour « les vrais principes des choses, les inintelli- « gibles systèmes qu'ils ont bAtis dans leur « imagination. Du reste, renversant, détruiu sa-nt, foulant aux pieds tout ce que les « hommes respectent, ils ûtent aux affligés « la dernière consolation de leur misère, « aux puissants et aux riches le seul frein « de leurs passions ; ils arrachent du fond « des cceurs les remords du crime, l'espoir « de la vertu, et se vantent encore d'être les «bienfaiteurs du genre humain. Jamais, « disent-ils , la vertu n'est nuisible aux « hdmmes ; je le crois comme eux ; et c'est, « à mon avis, une preuve que ce qu'ils en- « seignent n'est pas la vérité. « On ne peut l'accuser, comme tant d'autres, sophistes, d'avoir souvent répété avec une emphase étudiée le mot de vertu, sans en inspirer le sentiment. Quand il parle des devoirs de l'homme, des principes essentiels à notre bonheur, du respect cjue nous nous devons à nous-mêmes et à nos semblables; c'est avec une abondance, un charme, une force qui semble ne pouvoir venir que du cœur. Mais tout cela est mêlé d'assertions si contradictoires dans leurs principes ou d.uis leurs conséquences, que si elles jjouvaient être vraies, toute idée de devoir serait anéantie. Ses idées sur la politique étaient presque aussi extraordinaires que ses paradoxes tur la religion. Son Contrat sncùil , que Voltaire appelaitleCoH^n/^ insocialdc rinsociiible J.-J. Rousseau, est plein de sojiliismes, d'erreurs et de traits dignes d'un pinceau cynique; il est d'ailleurs obscur, mal digéré, et tellement rempli do contradictions, que les auteurs de a nouvelle constitution de la France eu ont l'Ut la base de leurs opérations, eu même

temps qu'elles y sont condamnées en cent endroits dilférents. M. Cli. Comte a signalé piusn'urs des contradictions, des inconsé- (pirncps et des absurdités du Contrat social. Et il dit : « Un jour on sera surpris qu'il se soit trouvé des peuples qui, n'étant privés ni d'intelligence ni de lumières, aient cherché des règles de conduite dans un svstème aussi incohérent, et, je ne craindrai pas de le dire, aussi insensé; mais lorsqu'on aura examiné les principes qu'ils prirent pourgu'de, on ne .-era pas surpris de les voir marcher d'excès en excès, et d'établir le plus violent despotisme en croyant fonder la liberté. » Traité de législation, liv. 1, ch. xi. On a encore de Rousseau quelques autres petiis ouvrages, qu'on trouve dans le recueil de ses Œuvres, publié tant de fois et en tant de formats. On a rassemblé les vérités les plus utiles et les plus importantes de cette collection dans ses Pensées, i vol. in-12, oii l'on a fait disparaître le sophiste hardi et l'auteur impie, pour n'offrir que l'écrivain éloquent et le moraliste penseur. M. le comte de Barruel-Beauvert a donné sa Vie en 1789, amphigouri philosophique, rempli de faits romanesques, dont quelques-uns ne peuvent avoir été imaginés que par l'auteur. 11 convient cependant que le philosophe s'est donné la mort lui-même. Rousseau avait laissé dans son portefeuille des Mémoires de sa vie, dont on a publié une partie en 1782, sous le titre de Confessions. C'est le détail le plus circonstancié , non-seulement des plus petits événements de sa vie, mais encore cle ses crimes et de ses bassesses. Extravagance inouïe, où la manie de faire parler de soi a conduit cet homme de g<'nie, devenu, selon 1 expression de saint Paul, réellement fou, en se croyant parfaitement sage. 11 é'ait parvenu à se persuader que les moindres détails de sa vie étaient des choses importantes et bien dignes d'occuper les regards de la postérité. Heureux si , au lieu de vivre un moment dans la pensée et les discours des hommes, il avait su se renfermer dons ce sentiment précieux que produit la vertu, jouir en lui-même des fruits de la sagesse, faire le bien sans ostentation, l'enseigner sans prétention, substituer à une philosophie arbitraire et contradictoire l'invariable lumière delà religion. Beaucoup d'écrivains se sont attachés à réfuter les paradoxes de Rousseau. Nous nous contenterons de ciler Bergier, le cardinal Gerdil, ianaivse des lirincipaux ouvrages de Jean-Jac(|ûes, par M. de B.irante, dans son ouvrage de la Littérature française au xviir siècle, trois articles de M. (le Boulogne, insérés dans hs Mélanges de pliiloNOjihie, etc. Les restes de ce philosophe qui avaient été déposés dans l'ile des Peupliers, à Ermenonville, en furent retirés le 11 octobre 1794, pour être transportés au Panthéon.

ROUSSE.\U (Gilbert), jésuite, né l'an 1587, à Tours, enseigna successivement les humanités, la rhétorique, l'Ecriture sainte dans les établissements possédés par son institut, fut supérieur de plusieurs collèges,

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et enfin provincial de son ordre pour ]a province d'Aquitaine. On a de lui un ouvrage à la fois historique et ascétique, intitulé : Les preuves de l'invocation des saints dans les premiers siècles de l'Eglise, Bordeaux, 162i, in-12. Il avait aussi obti'nu de nombreux succès dans la chaire sacrée. Le P. Rousseau dirig''ait en ciief les missions établies en Guyenne pour la conversion des protestants , lorsqu'il mourut le 17 janvier 1666. ,

ROUSSEAU (dom François), bénédictin de la congrégation de Saint-.iiaur, natif de Savigny dans le diocèse du Mans, mort le 1" août 1731, dans le monastère de Saint-Michel de Tonnerre, fut régent de rh('torique à Pont-le-Voy, et se distingua dans la prédication. On a de ce religieux VOraison funèbre de madame Polixi'ne de Vihraije, prononcée à Tonnerre, et imjirimée à Vendôme.

ROUSSEAU (dom Claude), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né l'an 1722, à Reims, mort à Saint-Denis le 1" mais 1787, e>t auteur dos productions suivantes, auxquelles il ne mit |ias son nnm : Le Cœnohitophile, nu Lettres d'un religieux français à un laïque, son ami, sur les préjugés publics contre l'étnt monastique, au Munt-Cassin et A Paris, 1768, in-12; Mémoire pour la ville de Reims contre le chapitre, in-4°; Recueil de lettres adressées à M. Mille, auteur de l'abrégé chronologique de l'histoire de Bourgogne (avec dom Merle), Paris, 1772, in-8'. Dom Rousseau s'était chargé de composer, en se servant des recherches de dom Baussonnet, l'hisioire de Champ.igne et de Biie ; m lis rien ne fait suppoNcr qu'il ait songé h s'acquitter de celte lAche.

ROUSSEL (dom Guillaume ), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, de Couches en Normandie, fit profession en 1680. Il alla à Paris, et son talent [lour la chaire lui promettait des succès dans cette ca|)iiale ; mais quelques raisons l'empêchèrent d'y demeurer; il su retira à Reims, et mourut à Argenteuil en 1717, Ji 59 ans. On a deiui : une bonne Traduction française des Lettres de saint Jérôme, avec d'utUes notes, réimprimée en 1713, en 3 vol. i.n-8% et 17i3, '* vol. in-12 ; un Eloge du P. Maliillon, en latin et en forme d'épilaphe, Reims, 1708, in-i"; il avait enlrei)ris l'Histoire littéraire de France-; mais h peine en avait-il Iracé le plan et recueill'i quelques Mémoires h ce sujet, que la mort l'enleva à ce travail. Son projet fut nmpli par dom Rivet.

ROUSSEL ( Charles ), docteur en théologie, pi-ieur du couvent des Frères Prêcheurs, à Compiègne, obtint quehpie succès dans la chaire sacrée, et mnuiut vers 1630. On a de lui des Sermons pour les fêtes de la sainte Vierge, Paris, 1627, 1 vol. in-8", qu'on ne recherche plus aujourd'hui.

__ROUSSEL (Claude), prèîre, né le l"juin 1720, à Vitry-sur-.Marne, de parenis sans fortune, dut à la protection de Jacobé, président du |irésidial de cette ville, de recevoir une éducation soignée. Il euseigua la pljiHosophie au séminaire deChàlons, et, six

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mois après y avoir reçu les ordres sacres, il fut mis à la tôle de la paroisse de Cheniers près Chàlons. L'année suivante, il fut nommé curé de Saint-Germain, paroisse do cette ville; il lit paraître en 1753, à Paris, la seconde édition d'un ouvrage intitulé : Principes de Religion, ou Préservatif contre l'incrédulité, dont la première avait été imprimée en 1751, à son insu, mais qu'il augmenta d'un tiers. Cette même année 1753, l'abbé Roussel fut nommé chapelain de l'ancienne congrégation de la cathédrale de ChAlons, et il reçut de la part du roi un brevet de pension sur l'abbaye de Saliva en Lorraine. Après la suppression de la cure de Saint- Germain, il fut chargé de faire des conférences aux jeunes séminaristes, l'année qui précédait leur ordination. L'abbé Roussel est mort pendant la révolution, sans avoir prêté le serment. Outre l'ouvrage cité, oti a de lui : Principes sur l'Eglise, ou Préservatif contre l'hérésie, Paris, 1759 ; un écrit Sur la loi naturelle ; un autre intitulé : VAnalyse de l'âme. Il avait lu dans la société liitéraire'de Châlons, dont il était membre*, plusieurs discours, notammeit : Sur le rétrécissement de l'esprit humain, 1760 ; Sur l'amour du travail, 1761 ; Sur le préjugé littéraire, 1763; Sur le beau, 1766; Sur l'homme social, 17G7; Sur les principes de la philosophie moderne, 1763.

ROUSSEL DE La TOUR, magistrat, avait été reçu conseiller au ])arleraent de Paris en 1739, et h la chambie des comptes en 1756, et portait le titre de conseiller honoraire, lors de la suppression des parlements et des anciennes juridictions, au mois de septembre 179J. On croit qu'il mourut peu de temps après, dans un âge avancé. Quand l'ordre des jésuites eut été détruit en France, le parlement le chargea de ditférents rapports sur les collèges de province, spécialement sur ceux que dirigeaient ces Pères : ces comptes-rendus furent iuiprimés, Paris, 1763, et années siiiv., in-4°, et insérés dans le recueil des pièces concernant l'affaire des jésuites, publié par Simon, imprimeur du parlement, en 8 vol. iii-'i-°. On peut consulter à cet égard le tome IV de la Bibliothîque historique de la France, qui en donne la nomenclature. On cite de Roussel de La four les ouvrages suivants, qui sont pour la plupart anonymes : Extraits des assertions dangereuses et pernicieuses en tout genre, que les soi-disant jésuites ont, dans toits les temps, et persévéramment soutenues, etc. (avec un abbé Minard), Paris, 1762, in-4°, et h vol. in-12 : ouvrage que l'abbé Proyart attribue à tort à dom Clémencet, bénédictin ; La Richesse de l'Etat, 1763, in-k" et in-8"; Développement du plan intitulé: Richesse de l'Etat, 1763, in-i° et m-8°; Réflexions chrétiennes sur t e saint évangile de Jésus-Christ, Paris, 1772, in-12 ; Réflexions chrétiennes sur les Epîtres et Evangiles de l'année; Réflexions moralessur lelivre de Tobie, avec une courte explication des Commandements de Dieu et de l'E- ^//sf, nouvelle édition, 1774-, in-12; Richesse du roi de France, fondée uniquement sur le zèle de ses sujets, 1775, in-i" ; Réflexions sur les avantages inestimables de l'agriculture ;

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Discoum intércssmils sur divers sujets de morale confirme au règne de la vertu, Paris, 1770, in-li; Lettres sur les spectacles; PhtlosopUie reli'/icuse, ou Dieu contemplé dans ses œuvres, Paris, 177G, iu-12.

ROUSSEL (Adkien), religieux de l'onlre des minimes, né vers l'an 159 (, hOnians, petite ville du comté de Bourgogne , se Ut estimer de ses confrères par sa |iiélé et par ses talents. Le P. Jean Lallemandet l'ajjpela à Munich, et il fut chargé d'enseigner la théologie et les mathématiques au collège de cette ville. Le P. Roussel fut ensuite nommé provincial de son ordre en Savoie, et mourut à Thonon, le 26juillet 1659. On a de ce religieux : Oplica cliristiana, sire Yerbi incarnali oculns in obscurioribus [idcidiiinœmyslçriis, Munich, IG'iG, in-i". Ce livre préseule une explication de différents passages île la vie de Jésus-Christ, par les règles de l'optique ; la Théologie mystique de sainl François de Paule ; à faire le retour de l'âme à Dieu par le cercle de l'amour dirin; plus le Portrait de saint François de Paule, en la personne du P. Balthazar d'Avila, général de l'ordre des minimes, Munich, 1053, in-16, rare, mais peu recherché. Ou peut voir sur celle production VàBibliolh. franc, de l'abbé Goujct, tome XVI, page 101 ; Musurgia sacra, sive ad Columnas Ferdinandi III, Aug. Cœsaris, immaculatœ Virçjinis conceptioni applicata , 2 vol. m-k°. Dans cet ouvrage, 'qui seconsci vaii à la bibliothèque des minimes de Besançon, l'auteur défend l'immaculée Conception, eldonne l'explication des pyramides élevées à Vienne en l'honneur de la sainte Vierge. Le P. Roussel laissa en manuscrt quelques autres ouvrages sur l'horlogerie, sur l'art de fortilier les places, et un Traité de perspective.

ROUSSELET (Georges-Etienne), jésuite, né à Vesoul en 1582, mort à Valence dans le Dauphiiié le 30 décembre lG3i, âgé de 52 ans, professa les humanités, remplit avec distinction plusieurs emplois dans son ordre, et se distingua comme prédiiuiteur. On a du P. Rousselet : Les li/s sacrés , oic Parallèle du, Ijjs de saint Louis et des autres rois de France, Lyon, 1031, in-fol. — Bolsselet (Claude-François), augustin réformé, né l'an 1725, à Pesmes, bailliage de Cray, portait en religion le nom de P. Pacifique. 11 professa la théologie dans diverses maisons de sou ordre, et prêcha avec succès. Lors de la suppression des ordres religieux , il se retira dans sa famille à Besançon , et il mourut dans cette ville le 20 août 1807. On a de lui : Histoire et description de l'église royale de Brou, élevée à Bourg-en-Bresse par Marguerite d'Autriche, entre les années lall et 1530, l»aris, 1707, in-8° de 141 pages; Lyon, 1788, i vol. iu-12, rempli de recherches curieuses.

ROUSSIER (l'abbé Antoine), né vers l'an 1585, à Saiut-ÈtiL-nne-en-Forez , exerça les utiles et laborieuses fonctions de catéchistemissionnaire , et mourut à Saint-Sympliorien-le-Chûteau, le 20 mars 1639. Lorsqu'il assistait au sermon , il avait l'habitude de se couvrir, si le préaicateur venait è. parler de

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