‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 164 sur 341 · ROTI · texte numérisé non relu

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quelque personnage profane, tel que Alexandri', liésar ou Jupiter. Le récit de ses actions n'ollre du reste rien de saillant, bien que sa \ ic ait été écrite par (labriel Palerne, sieur du Sardnii, Paris, 1G!i5, in-12.

ROUSSY (Jean de), aumônier de la cathédrale de La Rochelle, né au Vigan en 1705 , mort à La Rochelle en 1777, a laissé : Aurelian, OH Orléans délivrée , poème latin, trad, en français, 1738, in-12. Quoi qu'en dise le titre, ce poëme n'a pas éié composé en latin, mais bien en prose pr)étique française. Mais Charbuy a depuis traité le même sujet en latin, sous le titre d' Aurélia liberata, vuhjo Jeanne il' Arc, 1782. On a encore de Roussy : Le Cantique des cantiques, idylle prophétique, le Psaume xliv et la célèbre prophétie d'Emmanuel , fils de In 'Vierge, aux chapitres \u, VIII et IX d'Isaie, interprétés sur l'hébreu, dans le sens littéral, La Roih lie, 1747, iu-8'. On a quelquefois confondu ce Roussy avec Jacques-Bruno Roussy de Caseneuve , qui fut doyen du cha;iitre de La Rochelle.

ROUSTAN ( Antoine- Jacqles) , ministre protestant, né à Genève en 1734 , mort dans la même ville en 18J8, fut successivement régent d'une des premières classos du collège de cette vi'le, et pasteur de l'église lielvélique à Londres. On a de lui : Abrégé de Vnistoire universelle ancienne et moderne , Londres, 1770, 9 vol. in-S" ; Genève, 9 vol. in-12, qui n'a pas eu de succès; Défense du christianis7ne considéré du côté politique, où il réfute quelques-uns des nombreux paradoxes de Jean-Jacques Rousseau dont il était néanmoins l'admirateur et lami. Discours sur les moyens de réformer les mœurs; Examen des quatre beaux siècles de Voltaire; Dialogues entre Brutus et César aux Champs-Elysées : ces quatre opuscul s furent réunis en 1704, sous le titre d'Offrande aux autels et à la patrie; des Lettres sur l'état présent du christianisme, Londres, 1708 ; Réponse aux difficultés d'un déiste, ibil., 1772; Examen critique de la 2' partie de la profession de foi du vicaire savoyard, ouvrage publié en 1776 : ce fut surtout à cause de cel examen que Rousseau fut persitlé jku- Voltaire dans ses Remontrances du pasteur du Géraudan, etc.

ROUTH (Bernard), jésuite irlandais, né le 11 février 1095, s'est distingué par les ouvragf'S suivants : Vers sur le mariage du roi; Lettres critiques sur les Voyages de Cyrus (par Ramsa^'j ; Lettres critiques sur le Paradis perdu, et reconquis, de Milton, Paris, 1731, in-12; Lettres à l'abbé Tirrasson sur l'histoire de Séthos ; liecherches sur la manière d'inhumer chez les anciens. 11 a travaillé aux Mémoires de Trévoux [teidant les années 1739-1743. et a donné un vo urne de l'Histoire romaine, après la mort des Pères Catrou et Rouillé. Cimime irètre et d.i'ecteur des Ames, il jouissait de la conliance de beaucoup de monde; Montesquieu etd'aulres hnmmescélebrissont morts entre ses bras. Après la destruction de la sociéié en France, en 1762, il se retira à Mons, (jù il uioui ut i onfesseur de la princesse Cliariolte do Lcrraine, le Irf janvier 1768.

KOUV.ER. Vo'ij. IVoviEK.

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ROY

RO^'t:RE (JÉRÔME DE La) , archevêque et canlinnl, ou du Rouvre, en laliu Ruvereus ou Roboreus, était de la famille de La Uovère de Turin, oh il dl^M né. 11 fut évoque de Toulon en 1559, ensuite archevô(|ue de Turin, et entin il obtint la pourpre romaine, en 15&4. 11 n'avait que 10 ans lorsqu'un imprima à Pavie, en 1540, un recueil de ses Poésies latines, qui, étant devenu fort rare, fut réimprimé ;i Katisbnnne en 1G83, in-8". Ses vers respirent la faciilé et rimaginiition d'un homme heureusement né pour la poésie. On ne peut lui passer quelques pièces de galanterii- qu'en faveur oe son extrême jeunesse. 1! mourut au concl ive où Clément Vlll fut élu pape, le 26 février 1592. à 02 ans.

ROVÈRE (Julien de La). Fo//. Jules II.

IIOVIER (Pierre), jésuite, éa latin lioverius, né l'an 157.3, à Avignon, professa la phiiosoi>hie dans sa ville natale, enseigna la théologie et FEcriiure sainte, et fut pendant vingt-cinq ans préfet des éludes l^ Paiis, où il mourut leSjuilIel 1649. On a du P. Kovier: Henrico llll, Franciœ cl Navarrœ rcgi augustissimo , in instauiulione Godranii soc. Jesu collcgii panegijricus, dictus Divione, etc., Paris, ICO't, in-V; Anvers, 1610, in-S" ; Reomaus, seu Historia monasterii Stmrli Joannis Reomaensis in tractuLingoncnsi, Paris, 1637, in-V° ; De vita et rcbus geslis Francisci de La Rochefoucauld S. R. E. cardimilis, libri très, Paris, 1645, in-8"; De vita patri Pétri Cotonis e soc. Jesii, libri très, Lyon, 1660, in-8", dont le manuscrit, dune très-b lie écriture, se garde à la b bli.ithèqiie de Lyon, in-f".

ROY (l'abbé Jean) , écrivain moraliste et religieux, né l'an 1744 , à Bouiges, devint chanoine de l'église colléoiale de Dun-le-PiOi , prolonotiiie aijostolique, censeur royal , secrétaire du comte d'Artois et historiographe de ses ordres. L'abbé Kny était docteur-èsarts de runiversit<' de Bourges, licencié en droit de la faculté de Paris, avocnt au parlement, et raembie de plusieurs sociétés littéraires. 11 mourut pendant la révolution, mais nous ignorons en quelle année. On cite de lui : Essai de philosophie morale, 2 vol. in-12; Discours sur l'étude pour un pasteur des âmes, 1776 , in-12 ; Discours en vers sur la servitude abolie, 1781, in-8" ; Vami des vieillards, présenté au roi et d la famille royale, 1783, § vol. in-18 , faisant partie de la collect'on des moralistes modernes ; Le Mentor universel, Paris, 1784-1785, dix numéros formant 2 vol. in-12 : c'était un journ;il d'éducation mensuel ; Le petit Voyageur, suite du Mentor, Paris, 1785-1786, quelques numéros in-18 ; Histoire des cardinaux français, Paris, 1786-1788, 6 vol. in-S" et in-V", avec ligures; Le crime des suppôts de justice , 1790, in-8°. Dans cet écrit de huit pages, l'auteur raconte l'inpiste incarcération de sa sériante, qui mourut de chagrin en prison. L'abbé Roy composa en outre : des Fragments hisiori-

ues; des Pièces fugitives en vers et en prose; a Folie du sexe, roman ; les Gentillesses françaises; Voilà le ton, comédie en trois actes et en vers ; Les Mœurs, comédie en cinq actes

et on vers. Tabaraud dit qu'il ne sait si c'est à lui ou fi un iiomonyme qu'il f.iut attribuer la \ Jrilé dévoilée, ou Mémoire d'une Victime del aristocratie, Paiis, 1790. in-8''de26 pages; et \uv- Lettre importante de M. l'abbé Roy à M. Railly, maire de Paris, suivie du serment civique signé de son sang , 179J, in-8° de 32 page^:.

ROY (Henui-Marie Le), curé de Saint- Ile; blad, de Rouen, mort dans cette ville au mois de juin 1779, a laissé : les Oraisons funèbres de Jacques H et de Marie de Leczinska. qui ne sdiit |ias sans mérite ; un Eloge abrégé de Louis XV, Paris, 1774, in-12; Le Paradis perdu, do Milton, tra luit en vers iVançais , 1770, 2 vol. L;i réputation que l'abbé Le Roy s'était faite dans la chaire l'av.iit fait appeler à prêcher à la cour ; le poi'to en lui valait moins que l'orateur.

ROY iPierre Le), aumônier du jeune cardinal de Rourbon, et chanoine de Rouen, publia, en 1593, La vertu du cathoiicon d'Espagne. Cet écrit passa, assez mal à projios, pour ingénieux lorsqu'il parut ; sans le diseré iit où tomba la ligue, on ne l'eût jamais considéré que comme une platitude. 11 lit naître l'idée des autres écrits qui composent la Satire Ménippée, en 3 vol. in 8". Voy. CiiLi.oT (Jacques), Rapin (Nicolas), Pituou (Pierre).

ROY (Guillaume Le), né à Cacn, en Normandie , Tan 1010, fut envoyé de bonne Innire à Paris, où il fit ses éludes. 11 embia^sa l'état ecclésiastique, et fut élevé au sacerdoce. .Vyant peimuté son canonicat de Notre-Dame de Paris avec l'abbaye de Haute- Fontaine, il y vécut jusqu'à sa mort arrivée en 1684, à 74 ans. 11 était ami des Arnauld, des Nicole, des Pont-Chàt ■. u. On a de lui : des Instructions recueillies des Sermons de saint Augustin sur les Psaumes, en 7 vol. in-12; La Solitude chrétienne, en 3 vol. in- 12; un grand nombre de Lettres, de Traductions et d'autres ouvrages.

ROY (Nicolas), naquit le 12 mars 1726 du mariage de Claude Roy, avdcat à Langres, et depuis conseiller du roi, juge garde de \n juridiction des monuriies en Bourgogne , avec Ml!e Marguerite Taidy. Le jeune Roy fut, pendant le cours rie ses éludes, un modèle de piété et d'application. 11 était continuellement dominé par la pensée que Dieu le destinait ii [lorter le flambeau île la foi aux nat ons mlidèles. C'est dans cette vue qu'il entra dans la compagnie de Jésus, en l'année 1743. Il s'y concilia du premier abord le respect, l'estime, l'amour et la conliancc. « Il avait, dit un de ses panégyristes , un « esprit excellent , capable de toutes les « sciences, aisé, pénétrant et étendu, un « cœunlroit, généreux et compatissant. Des « manières (louces et engageantes, un air de « politesse simpL' et naturel, un abord gra- « cieux, un maintien tout angélique, préve- « naient aisément et i^agnaient à l'instant « tous ceux (]ui l'abordaient. Avait-il ou « moment au milieu des affaires et des con- « vi rsations, on le voyait aussitôt recueilli, « jouir dans une [)aix profonde de ses en-

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« (reliens avec Dieu. Aussi pesait-il dans le « sanctuaire de la Divinité les réponses « qu'il rendait si à propos, les avis et les « conseils salutaires qu'il donnait avec tant a de sagesse, qu'on les regardait avec raison « comme des oracles dictés par l'esprit de « Dieu. Quel discernement j)lus exquis t]ue le <( sien pour pénétrer jusqu'au fond des cousce ciences, pour discerner les divers mouce vements do la grâce dans ceux qu'il conc< duisait ! Car devenu maître presque en « môme temps qu'il fut disciple, la Provi- (( dence lui adressa des i^mes de choix « éjirouvées en diverses manières, à qui il « rendit des services qui ne pouvaient ve- « nir que d'un directeur très-expérimenté. « D'autres déjà à demi gagnés par les exem- « pies frappants de modestie, de régularité « et do recueillement qui paraissaient jusce que sur son visage tout angélique, vinrent <c avec empressement se livrera sa conduite ; « et quel avantage n'en ont-ils |ias retiré 1 » Le P. Roy s'emharqua pour la Chine le 29 décembre 1753. Il passa 14 ans dans les fonctions les plus périlleuses et les plus pénibles de l'apostolat, et y termina sa vie le 8 janvier 1707, à l'âge de iO ans et 10 mois. Les Lettres de ce pieux jésuite ont été imprimées pour la première fois à Lyon en 1822, chez Périsse fi ères, 2 vol. in-12. Jusque-là elles étaient demeurées en manuscrit entre les mains des parents du saint missionnaire. La publication de ces précieuses lettres est un vrai service rendu à la piété. Aussi ont-elles été accueillies avec une sorte d'enthousiasme par les personnes qui aspirent à la perfection. Tout y respire l'amour le plus pur envers Dieu, le zèle le plus héroïque pour le salut du prochain et l'abnégation la plus entière et la plus parfaite à l'égard de soi-même. Ces lettres, écrites à dillerentes personnes, rendent l'ouvrage intéressant à toutes les conditions, aux deux sexes et à tous les âges.

ROY (Le). Voy. Gomberville et Lobi-

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