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règne de Constantin le Grand, se distingua dans les armées par son courage et sa vie clirélicnne. Les Gotlis ayant euibi'assé l'arianisme, il demeura ferme dans la fui catholique. Athanaric, roi des Gotlis, qui était païen, ayant donné un édit contre les chrétiens, S'abas fut arrêté, en 372, et noyé après plusieurs traitements cruels.

SABAS (saint), abbé et supérieur général des monastères de Palestine, naquit, en 439, à Mutallosque, bourg situé près de Césarée en Cappadoce. Des querelles domestiijues le dégoûtèrent du monde ; il se conlina dans un monastère, à une lieue de sa patrie, et il en fut l'ornement. Il défendit avec zèle la foi du concile de Chalcédoino, sous le règne d'Anastase, et mourut en 531, h 0-2 ans, plein de vertus et de jours. Sa Vie a et''; écrite avec beaucoup d'exactitude jiar Cyrille, moine de Palestine, et publiée par ISollandus, sous le 20 janvier. La Vie du même saint, donnée par Métaphraste, est interpolée.

SABATAI-SEVL Voy. Zabatiiai.

SABÀTIEK DE (Castres (l'abbé Antoine), littérateur, né à Castres, en 17V2, termina ses études à Paris, et prit l'habit ecclésiastique; mais il ne fut jamais que clerc tonsuré, il le quitta pour se ranger, sous la protection d'Helvétius, parmi les philosophes. Il abandonna ensuite leur parti, et obtint plusieurs pensions du ministère. A ré|)oqiie de la révolution, il émigra et habita successivement l'Angleterre et l'Allemagne, où il publia quelques écrits. S'il faut en croire plusieurs biographes, les profits qu'il retirait de ses ouvrages auprès des libraires n'auraient pas tous été avoués par l'honneur. Il n'obtint rien de Bonaparte, à qui il adressa ses flatteries, et ne put rentrer en France qu'en 1814. Une pension de 3500 francs, qui lui fut accordée, lui paraissant trop modique, il se mit à déclamer contre le pouvoir. Sabatier de Castres est mort à Paris le 15 juin 1817, chez les sœurs de la Charité do la paroisse Saint- Etienne, dans un état voisin de la misère, et dans un oubli auquel ne devait pas s'attendre un auteur qui avait quelque temps occupé la renommée. On reconnaît en lui du savoir, de l'esprit et une prodigieuse facilité pour le travail. Sa polémique et ses autres écrits formeraient une collection considérable. Le Journal de la librairie a donné, en 1817, une notice détaillée de ses écrits, qui comprennent trente-et-un articles. Nous citerons : les Trois siècles de la littérature française, ou Tableau de l'esprit de nos écrivains depuis François I" jusqucn 1772. Une édition porte jusqu'en 1801, quoiqu'elle offre peu d'articles nouveaux, 3 vol. in-8°, et 4 vol. in-12, 6' édition. Cet ouvrage eut d'abord un grand succès, qu'il méritait à quelques titres. Sabatier n'y ménage pas les coryphées du philosophisme, et il les juge avec sévérité. 11 saisit toutes les occasions de les combattre, et manie quelquefois avec avantage l'arme du ridicule; mais son ton est trop déclamatoire, son style recherché, plein d'all'élerie, et semé d'antithèses qui fatiguent le lecteur. Plusieurs articles semblent avoir été dictés par

DiCT. DE BlOGRArmii RELIG. 111.

la passion ; hors ces cas-là, ses jugements littéraires sont, en général, conformes aux lois du lion goût. Quand l'abbé Sabatier fit paraître les Trois siècles littéraires, on publia qu'ils n'étaient jias de lui, mais d'un abbé Martin, vicaire de Saint-André-des-Arcs, et quelques biographes ont |>ersévéré dans ce sentiment. Les Eaux de Bagnères , comédie en prose, 17(53, in-8"; Lettre d'une dnme de province à une dame de la cour, 17G3; L'Ecole des pères et des mères, ou Les trois infortunés, 17G7, 2 vol. in-t2; 17G9, 2 vol. in-12; La Ratonianie, ou Le sonrje moral et critique d'un jeune philosophe, par madame . . . , 17G7, in-8"; Betsi , ou les Bizarreries du destin, 2 vol. in-12, 17G9, 1788, 18i)0 ; Dictionnaire des passions, des vertus et des vices, ou Recueil des meilleurs morceaux de morale pratique, tirés des auteurs anciens et modernes, étrangers et nationaux, 1760, 2 vol. in-12; Dictionnaire de littérature , dans Irquil on truite de tout ce qui a rapport à l'éloquence, à la poésie et aux belles-lettres, 1770, 3 vol. in-S'; Abrégé historique de la rie de Marie- Thérèse, impératrice, reine de Hongrie, et de Chartes - Emmanuel LLL, roi de Sardaigne , 1773, in-8" ; Derniers sentiments des plus illustres personnages condamnés à mort, 1775, 2 vol. in-12; Les siècles païens, ou Dictionnaire mi/thologiqne, héroïque, politique, littéraire et géographique de l'antiquité païenne, 178'i., 9 vol. in-12; Journal politique national, 1789, 19 numéros, en sociéié avec Rivarol. Cinq autres numéros furent publiés par Itivarol aîné, sous le nom de Salomon, et le tout a été réimprimé sous le titre di- Tableau historique et politique des travaux de l'assemblée constituante, depuis l'oucnture des étatsgénéraux jusqu'après la journée du G octobre 1789, Paris, 1797, in-8" ; Lettre sur les causes de la corruption du goût et des mœurs, et sur le charlatanisme du xviii' siècle, Aix-la-Chapelle, 1790, in-12 de 50 pages ; des Lettres dans les journaux sur ditlërcnts sujets; Le Tocsin des Politiques, 1791, in-18, 2 éditions, ouvrage qui le fit appeler par l'eiiipereur Léopold à Vienne, où il resta quatre ans; Apologie de Spinosa et du spinosisme, Alloua, décembre 1805, in-8° de 122 pages, où l'auteur ne craint pas de justifier le panthéisme ; cette production fut suivie de l'ouvrage suivant, où l'auteur l'avait d'abord fait entrer dans les notes et éclaircissements : Traité de la souveraineté, ou Connaissance des vrais principes du gouvernement des peuples, Altona, 180G, 2 vol. in-8". L'édition en passa presque tout entière en Russie, de sorte que li>s exemplaires en furent très-rares en France. Sabatier en avait préparé une nouvelle édition, augmentée de plusieurs chapitres ; mais le ballot renfermant le m:nuscrit, qu'il envoyait en Fiance, fut saisi à la l'iO-itière et vraisemblablement détruit. C'était le livre de prédilection de l'auteur. Voyez , pour ses autres écrits, dont quelques-uns sont condamnés par le bon goût comme par la morale, tels que sa traduction des contes de Boccace, et ses Quarts-d'heure d'un joyeux solitaire, ou Contes de M. ***, La Haye, 17GG, in-12,

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d'une cinquantaine de pagesfarcies d'obsoc'^nités, le Journal de la Librairie, année 1817, p. i2') et 53a.

SABBATHtER (dom Pieriie), bénédictin de la congrégation de Saiiit-Maiir, naquit h Poitiers, en 1GS2, d'une famille originaire de Languedoc, et vint faire ses études à Paris, au collège des Quatre-Nations. Il prit l'habit de Saint-Benoît dans l'abbaye de Saint-Faron, diocèse de Aïeaux , et prononça ses vœux le 30 juin 1703, étant l'igé de 18 ans. Ses supérieurs l'envoyèrent àSaint-Germ:;indos-Prés faire si s cours de pbiloso[)hie et de théologie. Les disi)Ositions qu'il annonçait, et les succès qu'il ava't eus dai.s ses études, le faisant paraître propre aux travaux dont on s'occui*iùl dans la congrégation, domSabbathier fut associé à la composition du tome V des Annales bénédictines, d'abord par dom ];uinarl, et, lorsque ce savant mourut en 170!), par dom Massuet. Un plus grand projet l'occupait: il souhaitait mettre au jour Fanciennc version de l'Ecriture sainte, appelée italique ou commune, que saint Augustin préférait à toutes les autres. Les querelles du jansénisme l'ayant fait exiler à Saint-Nicaise de Reims, il y poursuivit et termina son travail, dont il avait déjà annoncé la publication. Ce nefut néanmoins que longtemps après, et par la générosité du duc d'Orléans, relire alors à Sainte-Geneviève, queFouvrage fut imprimé. L'abbé Sallier, garde de la bibliothèque du roi, parla avantageusement de Fauteur et de son livre à ce prince pieux et éclairé, qui chargea un libraire de Reims de le pulïlier, en lui remettant une somme considérable. DomSabbaihier n'eut point la satisfaction de voir achever Fimpression. Le 2° volume était près de paraître, lorsqu'il fut attaqué d'une maladie aiguë, suite d'un travail forcé, et peut-être des austérités auxquelles il se livrait. Il expira après quinze jours de soulfrances , dans de grands sentiments de piété, à l'abbaye do Saint-Nicaise, le 2'i. mars 17V2, à l'âge de 60 ans. Il avait travaillé à la Bible pendant plus de vingt ans. La congrégation envoya à Reims dom Vincent de La Rue, qui, aidé de dom Charles-François Ballard d'InviUi^, acheva l'ouvrage, et le tit paraître sous ce titre : Bibliorum sacrorum latinœversiones antiquir, seu vêtus Italica et cœterœ quœcumque in codicibiis manuscriptis et antir/Horum libris reperiri polueruut, quœ cum Yulguta lalina ac cum tcxlu grœco coinparanlur : accédant prœfutiones, obseri-ationes et notœ, indexquc noms ad Ynlgatam e regione editam, idemque locupletissimus, opéra et studio doniini tetri Sabbathier , ordinis Sancli Bencdicti c conejregatione SanctiMauri, Reims, a|iud Reginoldum Florentini, 17V3, 3 vol. in-fol. L'ouvrage, comme il était juste, est dédié à S. A. S. iMgr le duc d'Orléans, à la muniticence duquel la publication en était due. L'Evttre dédicatoire est de la composition de dom Clémence. Les deux premiers vol'.unes contiennent FAncien Testament : le TSouveau Testament se trouve dans le IIP volume. On doit h dom Sabbalbier un autre travail oui mérite d'être mentionné : c'est le

Catalogue de la bibliothèque de Saint-Nicaise de Renns, qu'il dressa avec un soin particulier, de concert avec dom Loyau, son confrère. On y trouvait, non-seidcment les diffi'rents articles rangés par ordre alph;d)!'iique, mais encore le nom des auteurs, une liste chronologique de leurs ouvrages, et le dépouillement général de toutes les matières qui v étaient traitées ; en sorte (juc, quelle quefiit celle sur laquelleon voulait travailler, on avait, pour ainsi dire, s ais la main et dans leplusgranddélail, toutce qui y avait rapport.

SABBATHIER (dom Jean), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né, vers 1670, à MontpeUier, fit sa profession dans !e monastère de Daurade à Toulouse, en 1091. Ce n'est point par l'érudition qu'il se distingua, mais par un autre genre de mérite, que la science et le travail ne sauraient pas toujours dou'ier. Nous voulons parler du courage vraiment chrétien avec lequel, pendant la |ieste qui ravageait la Provence en 1721, il alla, avecdom Raymond de LaGoréeet quel- ([ues autres bénédictins, offrir ses services â M. de Vintimille, archevêque d'Aix, pour prendre soin des pestiférés. Ce prélat leur fit ouvrir les infirmeries, où ils se livrèrent à ces dangereuses fondions avec un zèle que ja religion et la charité peuvent seules inspirer. Dom de La Corée et deux autres religieux en furent victimes : dom Saljbalhier échajipa. Madame d'Orléans , abbesse de Chelles, frappée d'admiration pour cet héroïque dévouement, désira voir tlom Sabbathier. Il lit le voyage de Paris pour satisfaire cette princesse. Elle entendit avec intérêt le récit de tout ce cjui s'était passé |)endant cette désastreuse époque, et exigea de dom Sahliathier qu'il en dressAt la relation. Elle fut imprimée h Aix, en Provence, 1722, iii-12, et à Paris chez J.-B. Samson, 1723. On y lit que, le 21 mars, fête de saint Benoît, fut le seul jour, depuis le commencement de la peste jusqu'au mois de juin, que ce P.éau cessa, oij il ne mourut aucun malade dans les infirmeries, et où l'on n'y en apporta point de la ville. Ce n'est jias pour un aiiiacle i[ue dom Sabbathier doinie ce fait, mais comme une chose qui lui a paru singulière et digne de remarque, et c'est sous le même rapport que nous en faisons l'observation. Ce charitable et pieu\ religieux mourut le 9 janvier 173i, à Nîmes, oiî il était prieur du monastère de Saint-Bauzil.

SABBATHIER (Fka>çoi3), littérateur, né en 1733, à Condom,iu.t professeur, pendant 16 ans, au collège de ChAlons-sur-.^larne. Cette ville lui doit la création de son académie, dont il fut le secrétaire pendant trente ans. Cet écrivain avait des idées pliil'jsojihiqiies, ce qui lui attira la bienveillance du roi de Prusse. 11 mourut en i807, dans les environs de Chàlons. Il était associé de l'institut et membre de plusieurs académies. On a de lui les ouvrages suivants : Essai historique et critique sur l'oriç/ine de la puissance temporelle des papes, 176i, in-12. Cette première production de Sabbathier fut couronnée par l'académie de Prusse, autant sans doute à

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cause des principes de l'auteur que du mérite de l'ouvrage. Manuel des enfants, ou Les Maximes des Vies des hommes illustres de Plutai-que, nG9, \n-l'2\ Beeuril de dissertalions sur divers sujets de l'histoire de France, 1770, in-12 ; Les mœurs, coutumes et uswjes des anciens peuples, pour servir à l'éducation de la jeunesse, Chiloiis, 1770, in-4° ; 1771, 3 vol. iii-12; traduit en allemand, Prague, 1777, 2 vol. in-8°; Les Exercices du corps chez les anciens, Paris, 1772, 2 vol. in-8° ; cette compilation est assez renherchée ; 7?^ciieil de planches pour l'intelligence des auteurs classiques; Dictionnaire pour rintelligence des auteurs classiques grecs et latins, tant sacrés que profanes, contenant la géographie, l'histoire. In fable et les antiquités, Ch;'ilons, de 1766 à 18U, 37 v. in-8' et 2 v. de planches. Cette grande collection est surchargée de beaucoup d'articles inutiles, et est trèspeu étendue dans les derniers articles. La révolution a suspendu l'exécution de l'entreprise ; on en resta au XXXVl" volume, qui n'allait qu'à la lettre R. Sabaticr de Castres, qui d'abord avait loué cette com|iilation, la censura dans la suite, et en fit paraître, dans ses Siècles païens, une critique rai-^on-née.

SABBATINI (Julien), évèque de Modène, né ù Fano le 7 janvier 168'i-, fit ses études chez les jésuites, puis il entra chez les clercs réguliers des écoles pies, k Florence, et s'y distingua par sa piété, son assiduité à l'étude et l'étendue de ses connaissances. 11 y fut chargé de divers emplois im.oortants, et la manière dont il les remplit lui fit une réputation de sagesse et d'expérience qui lui valut l'estime d'illustres personnages, parmi lesquels on compte le grand duc deTiiscane. Il avait le talent de la parole, et prèdia avec beaucoup de succès dans les principales villes d'Italie. Il ne réussissait pas moins dans la poésie, de sorte que les plus célèbres académies de Home s'empressèrent de se l'associer, sous le double titre de poëte et d'orateur. En 1723, Renaud I", duc de Modène, l'envoya à Vienne en Autriche, avec le caractère de conseiller du prince Jean Frédéric, son fils puiné, qui se rendait dans cette ville. Sabbatini sut si bien s'y concilier les bonnes grâces do l'empereur Charles VI, que le duc le déclara son ministre près de cette cour. Benoit XIV, en 1726, le nomma évèque d'Apollonie. En 1739, François III, qui avait succédé au duc Renaud, son père, rappela Sabbatini à Modène, et ie Ht son conseiller ])rivé. En 17.'i-l, il l'envoya en ambassade en France. Sabbatini y resta jusqu'en 1745. Celte même année, il fut nommé évèque de Modène. Pendant douze ans qu'il gouverna cette Eglise, il y donna l'exemple de toutes les vertus épiscopales. 11 y mourut le 3 juin 1757 (1), avec la réputation d'un pasteur aussi sage et aussi pieux qu'il était savant. Il a laissé des Sermons, des Panégyriques, des Homélies, et divers

(Ij Le Diciionnaire universel (Prti lliomme) dit en 17t)7. On a préféré la date du Dizzioiiario stcrko di lUissano.

Opuscules en vers et en prose, qui ont été imprimés en divers lieux, et recueillis après sa mort en 5 vol. in-.'i°. On trouve dans les Annali letlerari dltalia, un long éloge de cet évoque, en langue latine. Une cojiie en fut enfermée dans son cercueil.

SABBATINI (Joseph), savant religieux augustin, né à Ravenne, professa la théologie dans les principaux couvents de son ordre, et fut bibliothécaire à Rome de la bibliothèque Saint-Ange. Il mourut vers la fin du XVII' siècle, laissant : Monachatus D.Aurelii Augustini , et originis familiœ ercmitarum vindiciœ. Vienne en Autriche, 1630; Reguesenius ad examen, seu contritio et attritio, pro Lupo libellus apologeticus, Aquilœ, 1675, sous le nom {VAnania Cainet ; Vita Christiani Lupi, Louvain, 1682, et à la tète des OEuvres de cet écrivain, Venise, iT2ï.

SABELLIUS, fameux hérésiarque du m* siècle, né à Ptolémaide en Libye, disciple de Nnëtus de Srayrue, était aussi entêté que son maître. Il ne mettait d'autre dilférence entre les personnes de la Trinité que celle qui est entre les différentes opérations d'une même chose : lorsqu'il considérait Dieu comme faisant des décrets dans son conseil éternel, et résolvant d'appeler les hommes au salut, il le regardait comme Père ; lorsquece mômcDieudescendaitsurlaterre dans le sein de la Vierge, qu'il souffrait et mourait sur la croix, il l'appelait Fils; enfin, lorsqu'il considérait Dieu comme déployant son elTicace dans l'âme des pécheurs, il l'apjjelait Saint-Esprit. Selon cette hypothèse, il n'y avait aucune distinction en'freles personnes divines. Les titres de Père, de Fils et de Saint-Esprit n'étaient que des dénominations empruntées des actions différentes que Dieu avait produites pour le salut des hommes. Saint Augustin remarque que la condamnation de cette hérésie, ainsi que celle d'Arius, est admirablement contenue dans ces paroles de Jésus-Christ : Ego et Pater UNUM suMus. « Non dicit, Ego et Pater unum « sum; setl Ego et Pater unum suntus. Ouod « dico unum, audiat Arianus ; quod dico su- « mus, audiat Sabellianus: non dividat Aria- « nus unum, non deleat Sabellianus sumus.n Les erreurs de Sabdlius, anathématisées dans plusieurs conciles, et en particulier dans celui d'Alexandrie, en 2C1, no laissèrent pas de se répandre en Italie et en Mésopotamie. Saint Denys d'Alexandrie composa d'excellents Traités contre Sabellius, dont les sectateurs furent apj elés Sabellicns. Saint Jérôme a ex})rimé énergiquement la nature de cette hérésie, en disant dans une doses épîtres à Marcelle : NosPatrem et Filium et Spiritum sanctum in sua unumquemque persona ponimus ; ilUTrinitatem in unius personœ angustias cogunt. Comme l'esprit d'erreur se jette toujours dans les extrêmes, il enfanta quelque temps après l'hérésie des trithéisles, diamétralement opposée à celle de Sabellius. Fo?/. Faydit et Jean Philoponos.

SABEO (Fau.ste), Sabœus, né près deBrescia, dans l'Etat de Vi-nise, se fit connaître dès sa jeunesse par son talent pour la poé-

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sic lalino. Un voyage, qu'il fit à Rome dans la maturité de l'iige, lui inspira le goût des aiitiquités ecclésiastiques. Il s'appliqua à l'étude des Pères, et ne regarda plus la poésie que comme ini délassement. On a de lui un Recueil d'épigrammes latines, imprimé à Rome en 1536. On en trouve un grand nombre qui sont pleines de sel. L'ouvrage qui lui a fait le plus d'honneur est YEdition d'Arnobe, Rome, 15V2, in-fol. : elle est recherchée |)ar les bibliomanes. Henri II, auquel il dédii ses épigrammes, lui fit présent il'une chaîne d'or. Il mourut vers l'an 1338, âgé de 80a-is.

SABINIEN, diacre de l'Eglise romaine et nonce de saint Grégoire le Grand à Conslantinople, auprès de l'empereur Maurice, succéda à ce pontife le 13 septembre 604, et mourut le 22 février 606. 11 avait, quoique dans \m degré moins éclatant, les vertus de son prédécesseur. Quelques-uns lui attribuent l'usage des cloches; mais il paraît qu'ils se friimpent, et que cette invention se fit avant lui, à Noie en Campanie. Cejiendant les grandes cloches ne sont guère plus anciennes ; car, en 610, Louji, évêque d'Orléans, étant à Sens lorsque Clotaire assiégeait cette ville, ré|>andit la terreur dans le camp et mit en fuite toute l'armée, en faisant sonner les cloches de l'église de Saint- Etienne : ce qui prouve que ce n'était pas une chose fort connue. Quoi ([u'il en soit, si Sahinien n'inventa pas les cloches, il ordoima qu'on distinguât les heures canoniales, et qu'on appelât le peuple à l'église par le son des cloches.

SABLIÈRE (Mme Hasselin de La), reçut une brillante éducation dirigée par son père, qui lui donna pour précepteurs Sauveur et Roberval, savants distingués de l'académie des sciences. Elle épousa fort jeune Antoine Rambouillet de La Saldière, Uls d'un riciie financier. Cette union ne fut point heureuse; les nombreuses infidélités dont le mari se rendit coupable amenèrent celles de la femme. Belle, riche, aimable, Mme de La Sablière fut vivement recherchée ; savante, elle ne cherchait point à faire briller les connaissances étencfues qu'elle possédait en mathématicfues, en physique et en astronomie ; spirituelle et amie des plaisirs, elle tint toujours sa maison ouverte aux beaux esprits et aux grands seigneurs. Un événement, qui a beaucoup de ressemblance avec celui qui décitla la conversion de Mme de La Vallière, vint changer la conduite peu édifiante de Mme de La Sablière. La douleur que lui fit ressentir l'abandon du marquis de La Fare, fut la cause de ce changement. Mme de La Sablière fit un retour sur elleracme. Revenue à la religion, elle se retira aux Incurables, oîi elle mourut le 8 janvier 1(393, au milieu des occupations de charité chrét enne, qu'elle s'était imposées en expiai on de sa vie |>assée. La Fontaine, qui, pendant près de vingt ans, trouva dans sa maison un asile |iaisible,r-a céléorée uans ses vers. Quelques Pensées chrétiennes , qu'elle avait écrites, ont été imprimées plusieurs fois

à la suite des Pensées de La Rochefoucauld.

SABLON (Vincent), littérateur, natif de Chartres, qui vivait dans le xvu' siècle, a laissé une traduction en vers de la Jérusalem délivrée, Paris, 1671, 2 vol. in-12, qui est tombée dans un profond oubli. On a aussi de Sablon une Histoire de l'Eglise de Chartres, Paris, 1677, 1 vol. in-12. C'est un abrégé de celle de Roulliard. Plusieurs fois réimprimé dans le xvii' et le xviir siècle, ce livre Ta encore été en 1808, in-12, et en 1835, in-18.

SABOUREUX DE La Bonneterie (Charles-François), à qui la Bibliothèque historique de la France donne les prénoms de Charles-Louis, naquit vers 1725, et se fit recevoir avocat au parlement. Il fut agrégé à la faculté de droit de Paris en 1753 ; mais il s'adonna presque exclusivement à la littérature. Saboureux est principalement connu par sa Traduction d'anciens ouvrages latins relatifs à l'agriculture et à la médecine vétérinaire, avec des notes, Paris, 1771-1775, 6 vol. in-8°. Plusieurs exemplaires portent la date de 1783. 11 publia à part la traduction de l'excellent livre de Columelle, sur l'économie rurale. On a de lui deux autres traductions, savoir : des constitutions des Jésuites, avec les déclarations, 17tj2, 3 vol. in-S" et in-12, et du livre Institutum societatis Jesu, imprimé à Prague, en 1757. C'est par erreur que quelques biographes lui attribuent le Manuel des inquisiteurs, avec des notes, 1762, in-12, qui est de l'abbé Morellet. Saboureux mourut à Paris au mois de juillet 1781.

SABRAN (saint Elzéar de), issu de l'une des plus anciennes et des plus nobles familles du midi de la France, naquit sur la fin du xm' siècle, suivit d'abord la carrière des armes, et épousa Delphine de Signe, des comtes de Marseille, dame de Puyraichel. Il mourut le 27 septembre 1323, à Paris, où il avait été envoyé en ambassade, et fut inhumé dans l'église des Frères Mineurs, à Apt, qui reçut aussi les restes ujortels de sa femme, en 1369. Elzéar avait donné à cette abbaye une antique relique venant du reliquaire des rois de Sicile, seule récompense que Frédéric eût pu lui faire accepter pourses services. On peut consulter, à ce sujet, un opuscule du P. Borely, cordelier du couvent d'.Vpt, intitulé : La dévotion du saint enfant Jésus au berceau, pratiquée par saint Elzéar et sainte Dauphine, Paris, lti6i. L'Eglise célèbre la fête de saint Elzéar le 27 septembre; les BoUandistes ont inséré sa vie dans le tom. VII de leurs Acta sanctorum. C'est en souvenir de ce saint que les Sabran ont joint à leur nom celui d'Elzéar. — Le comte Elzéar-Louis-Marie de Sabran, de la même famille que le saint, né le 18 niai 1774, mort au mois de sejitembre 1846, était fils d'un de nos marins les plus distingués, et fut très-lié avec madame de Stacl, ce qui lui valut les honneurs de la persécution sous l'empire. On cite de lui ; un Dithyrambe sur la mort de M. le duc de Berry, et les dangers de l'Europe, {)ublié en 1820 ; Notes critiques,

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remarques et réflexions sur le Génie du chris- ■ tianisme, Paris, 1803, in-8° ; Le Repentir, poëme en sept chants, Paris, 1817, qui eut peu de succès ; quelques Notes , accompagnant la première édition du poëme de Vlmmjination, par Delille. Sa sœur avait été mariée au jeune marquis de Custine, qui périt sur l'échafaud révolutionnaire le 3 janvier i79i.

SACCHI (Barthélemi de'). Yoy. Platina.

SACCHINl (François), jésuite, né en 1570, à Paciono, près de Pérouse, mort à Rome en 1625, à 55 ans, fut professeur de rhétorique dans cette ville pendant plusieurs années, et pendant sept ans secrétaire de son général Vitteleschi. Ses principaux ouvrages sont: la ContinuatioiiÛQV Histoire de la société des Jésuites, eu .'•■ vol. in-folio, écrite avec une grande pureté de langage, un style noble, élevé et sonore, plein de vivacité et d'intérêt : elle rei»rend sur celle d'Orlandini, en poursuivant le généralat de saint François de Borgia, et comprend celui d'Everard .Mercurien, et une partie de celui de Claude Aquaviva, achevé par Jouvency ( voyez ce nom). De ratione libros cum profectu legendi, in-12,à la fin duquel on trouve un discours : De vitanda librorum moribus noxiorum lectione, que le P. Sacchini prononça à Rome, dans sa classe de rhétorique, en 1603. Ces deux traités olfrent des rétlexions sensées et utiles. Sa Parœnesis ad magistros est pleine d'excellentes vues pour l'instruction tie la jeunesse, bien propres à réunir les leçons de religion, de sciences et de vertu ; moins étendue (jue le traité du P. Jouvency sur le même sujet, elle est écrite avec plus de rapidité et de nerf.

SACHEWEJ\ELL (Henri), théologien anglais, né vers Tan 1672, à Marlborough, fit ses études sur les mômes bancs que Addison, au collège de la Madeleine, à Oxford, où il fut agrégé et où il prit le bonnet de docteur, en 1709. Pl.icé en qualité de ministre dans le comté de Strafford, et nommé prédicateur de Saint-Sauveur dans Soulhwark, il prêcha deux Sermons qui firent du bruit, et furent exaltés dans le parti de l'opposition ; car Sacheweiell y tournait en ridicule Burnet et d'autres prélats, et surtout le lord-trésorier (Godolphin), désigné sous le nom de Wolpone. On les im[)rima au nombre de plus de quarante mille exemplaires, et on les répandit partout. Ces sermons donnèrent lieu, dans la Chambre des communes, à une accusation dont le résultat fut pour Sachewerell la suspension de ses fonctions pendant trois ans, outre que ses deux discours furent condamnés au feu. Il subit celte peine, et il employa le temps de sa suspension à se faire des partisans et à acquérir de la popularité. Les trois ans étaient à peine expirés, qu'il fut nommé à un liénéfice près de Shrewsbury, et |>resque aussitôt au riche rectorat ile Saint-Andié, à Holborn. 11 mourut l' 5 juin 172i. Voici le portrait que fait de Sachewerell le dOi;teur Burnet : « C'était un homme audacieux et « insolent, sans instruction, sans bon sens, « également dépourvu de piété et de reli-

« gion ; ses railleries contre les dissidents « et le clergé du second ordre, dans des li- « belles sans pudeur, lui procurèrent une « popularité passagère et une grande for- « lune. » Swift et la duchesse de Marlborough ne le traitent pas avec moins de sévérité. Quel que fût son caractère, dit un biographe anglais, il est évident qu'il ne dut sa célébrité qu'aux poursuites peu judicieuses et aux violences qu'on exerça contre lui. Sachewerell avait fait imprimer, en 1716, une préface en tête de quinze Discours prononcés devant l'université d'Oxford, par W. Adams. Le reste de sa vie ne fut marqué que par de fréquentes querelles avec ses paroissiens.

SACK (N.), ministre protestant, n'est guère connu que par des Sermons prononcés devant le roi de Prusse, etquifurent traduits en fiançais par la reine Elisabeth, Berlin, 1777, in-S".

SACONAY (Gabriel de), ecclésiastique qui se rendit célèbre par un zèle extrême contre le protestantisme dans le xvi' siècle, était né sur le territoire de Lyon, d'une famille nobJe, originaire du pays de Gex, et dont une branche s'est établie dans le canton de Berne. Il fut reçu chanoine de Saint-Jean, et parvint aux premières dignités de son chapitre, dont il avait ftiit confirmer les privilèges par le roi Henri II. 11 fut aussi chargé des fonctions de censeur à Lyon. Saconay mourut dans un âge avancé, au mois de décembre 1580. Indépendamment de la traduction de trois Sermons du P. Louis de Grenade, et de quelques Traités de controverse , on a de Saconay : De la Providence de Dieu sur les rois de France très-chrétiens , par laquelle sa sainte relifiioii ne défaudra dans leur royaume. Lyon, 1568, in-i°. L'auteur y pousse Charles IX à employer les voies de rigueur contre les hérétiques obstinés ; Traité de la vraie idolâtrie de notre temps, Lyon, 1368, in-8°; Discours des premiers troubles advenus à Lyon (en 1362), avec l'Apologie pour la ville de Lyon, contre le libelle intitulé : la Juste et s inte défense de la ville de Lyon, Lyon, 1509, ui-S"; La Généalogie et la fin des Hûguenaux, et Découverte du calvinisme, etc., Lyo i , 1372, in-8°. Saconay ayant publié une édition de l'ouvrage de Henri Vil! contre Luther, avec une préface pleine de traits piquants contre les réformateurs, Calvin lui répondit |)arun opuscule intitulé : Congratulation à vénérable prêtre messire Gabriel de Saconay, touchant la belle et mignonne prélace doiit il a remparé le livre du roi d'Angleterre. Mais le zèle de Saconay n'en fut nullement refroidi.

SACBATO (Paul) , Sacratus, chanoine de Ferrare, sa patrie, et neveu du cardinal Sadolet,fut un des meilleurs écrivainsduxvrsiècle. Oiiadelui un vol. in-î2 de If//reslatines écrites avec élégance et dans le style cicéronien.

SACKOBOSCO (Jean de), appelé aussi Holywood, d'un bourg d'Angleterre de ce nom, qui était le lieu de sa naissance , dans la province d'York, étudia dans l'univirsité d'Oxfurd. Il alla à Paris, où il s'aciiuil un nom célèbre par ses talents pour les m;ithéaiatiques. Il mourût en 12,36, laissant dcux^

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ouvrages estimables, surtout dans son siècle : l'un De sphœra tnundi, divisé en quatre parties , dont la première traite de la sphère et de la forme de la terre; la seconde, dos cercles; latioisièrae, du niouvemeiit annuel de la terre, du lever et du couclier des astres , de l'accroissement et de la diminution lies jours et des nuils, de la division par climats ; enûn la quatrième , duf mouvement diurne de la terre et de la cause des éclipses. Ce traité de Sacrobosco est , après le poëme de Manilius, le pi'emier ouvrage d'astronomie qu'on ait imprimé. La première édition estdeFerrare, 1472, ia-4-° de 24 feuillets. Souvent réimprimé, cet ouvrage a été traduit dans presque toutes les langues. J. Muller ou Regiomontanus , George Purbach, Elle Vinet, et d'autres savants astronomes, l'ont éclairci par des notes ou des commentaires. On cite encore de Sacrobosco: De anni ratione, sive de compato ecclesiastico,

aue Mélanchthon publia à la suite du Traité e la sphère, Witteaberg, 1538, in-8°. Ces deux ouvrages se trouvent réunis en un seul volume, Paris, l.'iGO, in-8°.

SACY. Yoy. Maistre (Le) SACY (le baron Antoine-Isaac-Sylvestre de), célèbre orientaliste, naquit à Paris le 21 septembre 1758. Orphelin à l'âge de sept ans, il fut élevé sous les yeux, de sa mère, et acheva ses études sans fréquenter aucune école publique. En 1781, il obtint une place de conseiller à la cour des monnaies, et, quatre ans après, il fut élu associé libre de l'académie des inscriptions et belles-lettres. Louis XVI le nomma, en 1791, un des commissaires généraux des monnaies ; mais il se démit de cette place l'année suivante. Pendant les orages révolutionnaires, il vécut à la campagne, dans une retraite absolue, et y composa ses beaux Mémoires sur les rois sassanides. Appelé à faire partie de l'Institut , lors de sa formation. Sylvestre de Sacy donna sadémission pour ne point prêter le serment de haine à la royauté que l'on exigeait alors. Le même serment lui ayant été demandé en 1795, en sa qualité de professeur d'arabe à l'école des langues orientales vivantes , il déclara qu'il ne le prêterait pas. Comme il était difficile de le remplacer, on le laissa continuer ses leçons. Lors de la réorganisation de l'institut ,°sous le gouvernement impérial, il y entia déiinitiveraent , et fut attaché à la classe d'histoire et de littérature ancienne. Peu après, une chaire de persan fut établie pour lui au collège de France. Nommé, en 1808. membre du corps législatif par le département de la Seine , il y siégea jusqu'au retour du roi. Ilailhéraen 1814 h la déchéance de Napoléon , et prit une part très-active à la discussion des projets de lois présentés à la chambre pendant cette session. Le 3 octobre, il défendit éloquemment les émigrés; et, le 28 du même niois , il pi\rla en faveur du projet de loi sur la restitution h faire de leurs biens non vendus, et soutint, contrairement à l'opinion de qm hpies-uns de ses collègues, que la conliscation ayant été injuste, le mot restitution devait être main-

tenu dans la loi. De Sacy ne fit point partie de la Chambre de 1815. Il fut nommé parle roi, en 1814, censeur royal, devint, en février 1813, recteur de l'iuiiversité de Paris, et, au mois d'avril suivant , membre de la commission de l'instruction publique, puis du conseil royal qui succéda à cette commission. Il se démit de ces fonctions le 1" décembre 1822, par un motif de santé. De Sacy avait été créé baron en 1813 , membre de la Légion-d'Honneur dès l'origine. Il reçut du roi, on 1814, le grade d'officier, et en fut nommé commandeur le 18 décembre

1822. Lors de la dernière organisation de l'Institut, en 1816, il fut maintenu dans l'acaiiérnie des inscriptions et belles-lettres, et au mois d'octobre de cette année , le Journal des savants ayant été rétabli par une ordonnance royale, il en fut nommé un des directeurs. Les travaux de Sylvestre de Sacy avaient étendu sa réputation dans tout le monde civilisé. Il était membre de la société des sciences de Gœttingue, de la société des antiquaires de Londres, des académies royales de Copenhague, Berlin, Munich et Naples , (le l'académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg, tle la société asiatique de Calcutta, de l'université de Casan, de la société royale asiatique de la Grande-Bretagne et d'Irlande, etc. C'est à lui que l'on doit la fondation de la société asiatique de Paiis, dont il fut élu chaque année président. Une ordonnance du roi , du 30 décembre

1823, le nomma administrateur du collège de France, et par une autre ordonnance , il succéda en 1824 à Langlès dans la place d'administrateur lie l'école royale des langues orientales vivantes. Toutes ces fonctions ne l'empêchèrent jamais de faire avec autant de zèle que de succès ses cours de persan et d'arabe dans ces deux établissements, où ses leçons formèrent un grand nombre de savants dont les noms sont devenus célèbres. Plusieurs de ses élèves étrangers, et entre autres M.M. Freytay , Kosegarten , Rasmussen, Haughton, ont occupé depuis des chaires de littérature orientale en Allemagne et en Russie. Parmi les savants français qui lui doivent leur science et leur illustration, nous citerons les Chezy, les Remusat, les Quatremère, les Jaubert. Ce fut à la recommandation de Sylvestre de Sacy que le gouvernement créa, en 1814, au collège de France, la chaire de sanskrit, celle de chinois, et , en 1828, celle d'indostani. Sylvestre de Sacy était aussi un des administrateurs de la Bibliothèque royale, et, après la révolution de 1830, il fut appelé à la Chambre des pairs. Parvenu à une vieillesse avancée , il avait conservé toute l'activité de son zèle aussi bien que toute l'énergie de ses facultés. Dans sa quatre-vingtième année , âge oii l'on peut à peine compter sur le londemain, il publiait un de ses plus beaux ouvrages, un livre qui suffirait à fonder une renommée, le Traité de la religion des Druzes. Le jour de sa mort, arrivée subitement le 23 février 1838, il avait fait sa leçon accouturuée au collège de France; il s'était rendu à la Bibliothèque royale où

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il avait examiné des manuscrits orientaux, avait pris part aux travaux de l'académie des inscriptions , et, enfin , avait siégé et pailé dans la Chambre des pairs. Depuis longtemps ils'élait fait une habiluile de commencer sa journée par entendre la sainte messe. Onadit deSylvestre de Sacy qu'il [lOiivnit être proposé comme oirrant le double modèle du savant et de l'iiomme de bien. On a de lin : Mémoires sur diverses antiquités de la Perse et sur les médailles de la dynastie des Sassanides, suivis {l'une Histoire de cftledijnastie, traduite du persan de Mirkond, 1793, in-i", avec neid' planches et un supplément imprimé en 1797, exti'ait da Journal des savants ; ces différents mémoires avaient été lus par lui à l'acadédémie des inscriptions et belles -lettres; Principes de grammaire générale, 1799, 1801 et 1815, in-12 ; Lettre au cit. Chaptal au sujet de l'inscription égyptienne du monument trouvé à Rosette, 1802, in-S°, avec deux planches ; La colombe messagère plus rapide (fue l'éclair, plus prompte que la nue, pur Michel Snbbagh , traduite de l'arabe en français, 1805, in-8°; Chrcstomnthic arabe, 18, io, 3 vol. in-8'; 2" éditiou lorl augm., 1823-1827, 3 forts vol.in-8". Cetouvra.^e contient divers morceaux inédits, oll'rant les exemples de toutes les difiicultés, pour en donner la solution. On y trouve h la fois exactitude, correction, critique historique et littéraire, tradition, analyse grammaticale, et l'explication d'un grand nombre de mois- ou d'acceptions de mots négligés [)ar tous les lexicographes ; Traduction latine de l'histoire des Arabes avant Mahomet, par Aboul-Féda, avec le texte arabe, iuiprimée à la suite tlu Spécimen historiœ Arabum, de Pococke, Oxford, 1806, in-i"; Relation de l'Egypte par Abdullalif, trailuite de l'arabe et enrichie de notes, 1810, in-4" : c'est un des plus importants ouvrages de de Sacy ; Grammaire arabe à l'usage des élèves de l'école spéciidc des langues orientales vivantes, 1810, 2 vol. in-8°, avec huit planches : le premier comprend toute la théorie de la langue arabe ; le second en donne la syntaxe distribuée suivant l'ordre de la grammaire générale, et ensuite d'après le système des grammairiens arabes; Calila et Dimna, ou Fables de JJidpai en arabe, précédées d'un Mémoire stir l'origine de ce livre et sur les diverses traductions qui en ont été faites dans l'Orient , et suivies de la Moallakah de Lehid en arabe et en français, 1816, in-V; Lettre à M. ***■, conseiller de S. M. le roi de Saxe, relativement à l'ouvrage de M. Bail, intitulé : Des Juifs a» xix" siècle, 1827, in-8°. M. Matliis Mayer Dalmbert répondit à cet oimseule par une Lettre -snonyme datée d'Amsterdam, 1817 , in-8", et M. de Cologna y opposa des Relierions à M. le baron S. de S., 1817, in-8"; Opinion sur la loi relative à la liberté de la presse, 1818, in-8", et plusieurs autres opinions ou rapports faits à la Gliambre des députés ; Mémoires d'histoire et de littérature orientale, 1818, in-4°, avec deux planches. (Ces mémoires lus à l'académie et insérés dans les recueils de l'Institut son\, -. Recherches

sur le droit de propriété territoriale en Egypte ; sur les monuments de Kirmenschah : c'est une addition à l'un des Mémoires sur les antiquités de la Perse, désigné ci-dessus ; Sur des inscriptions arabes trouvées en Portugal; Sur l'origine du, culte que les Druzes rendent à la figure d'un veau ; Sur la dynastie des Assassins.) Les séances de Hariri, en arabe , avec un Commentaire perpétuel, aussi en arabe, 1822, in-folio ; Discours, rapports et opinions sur divers sujets de législation, d'instruction ])uiili(jue, de littérature, 1823, in-8°; Où allons-nous et que voulons-nous? ou La vérité à tous les pa?-tis, par un ancien membre de ta Chambre des députés, 1827, in-8°; Antltologie grammaticale arabe , ou Morceaux choisis de divers grammairiens et scholiastes arabes, avec traduction et notes, 1829, in-8°. Dans le Magasin encyclopédique de Millin , soixante-quatorze articles qui forment une des parties les plus précieuses de cette collection, et dont la réunion pourrait faire trois vol. in-8°. Nous citerons les plus im()Ortants, en indiquant par une étoile, ainsi que pour ses autres Mémoires et Dissertations, ceux qui ont été tirés à part : * Traité des monnaies musulmanes , traduit de Jiîakrizi , avec le texte arabe, 1797, in-8"; il faut y jniiidre une notice de quelques monnaies de Tunis, d'Alger et de Àiaroc; * Poids et mesures légales des musulmans, in-8"; Sur lesMoallakat; Notice sur l'histoire des rois de Mauritanie , par Aboul-Hassan ; * Relation d'une insigne imposture littéraire, et sur une monnaie ou assignat de verre fabriquée en Sicile par les Sarrasins, avec figures; *Sur quelques [)assages des Mémoires sur l'Egyiite ;

* Notice du livre d'Enoch ; * Sur la Bibliotheca arabica; * Sur les Fables de Logman ; *Sur le mont des pyramides d'Egypte ; " Sur les ouvrages de M. Hager relatifs à la Chine ;

* Notice des manuscrits laissés pardom lierthereaii ; * Sur la Géographie orientale d'iîbu Hiuikal ; * Sur la Description des monnaies de Maroc, par Dombay, et sur sa Grammutica mauro-arabica ;* Essai sur les inscriptions cunéiformes de Persepolis, par Munler ; * Sur la Chorasmie d'Aboul-Feda, traduit parDcm Alexandrides, qui lit une réponse h cet article. Vienne, 1808, in-8°; * Sur l'appréciation du monde, traduit par M. Berr ; * Sur les deux ouvrages de M. Etienne pnatremère sur l'Egypte ; * Notice des médailles arabes publiées par M. G. M. Frœlm; * Sur les anciens alphabets et hiéroglyphes de M. de Hamraer ; * Divers articles sur les Mines de l'Orient; * Sur VExportation à Constantinople, par M. de Diez ; * Sur les Samaritains ; * Sur les travaux de M. Asselin do Cherville. Dans les Annales des voyages :

* Privilèges accordés aux chrétiens et aux juifs de Cochins, par les monarques indiens ; *Sur les Gardjestan , et sur le Djouzjau , provinces de la Perse orientale. Dans le recueil de l'académie des inscriptions et belleslettres : * Mémoires sur divers événements de l'histoire des Arabes avant Mahomet; * Sur la version arabe des livres de Moïse à l'usage

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des SuDinriCains, pul)liés pr(jc(^'demment en latin, iitais nnn complel. dans VAIIgcmeine Bihliotrrl; fur hiblisrhf Ulleratur, de Eicliliorii ;

* ^v.rVOriijinc rt les ancirnu motiuments (le la lilieralure parmi les Arabes. Dans les niém. de l'insliUit (classe; d"liistoii'e et de littérature ancienne), outre les cinq mémoires indiqués ci-dessus : * Discours sur la traduction d'ouvrages écrits en langues orientales, extrait des discussions sur le rapport du jury des |)rix (iiiconnniw; * Rapports sur les recherches faites dans les archives du ^juvernenient, et autres dépôts, publiés à Gènes. Dans les Notices et extraits des manuscrits de la hibliotltè(/uc du roi .■'^Notice sur le livre Des étoiles erreintes (histoire d"I""gypte et du Caire); et sur le Livre des conseils, poëme persan; * Le Livre des perles (histoire des siècles), par Sc'hechabeddin ; ^/sj-^raiï* de Nikbi-Ben -Masoud (histoire générale de Perse, des Khalifesi; * Le livre du Secret de la créature, par le sage Behnous ; * Histoire des poètes par Douleschah ; * Le présent sublime, ou Histoire des poètes |iar le prince Sam Mirza ; * Les sept Moallakal ;

* Histoire des sept Yemencddonla Molimoud, fils de Sebecteghio, traiiuil de l'arabe en persan, par Aboul-scheref-Nassi; * Le foudre du Yemcn, ou Conquête du Yemen par les Otliomans, par Lescheikh Rothbeddin, et trois autres ouvrages sur le Yemen; * Histoire de la Mecque, par Rothbeddin ; * Notice d'un manuscrit du Penlateunue, conservé dans la synagogue des juifs de Caï Fong Fou, de deux manuscrits arabico - espagnols, et de deux syriaques; * L'ordre des chroniques, par le Cadki Beidheavi ; *Sur Vlndicateur et le moniteur de Massoudi ; '^Notice d'un manuscrit ])v\s mal à propos pour le catalogue des livres de la Djami , nommé Alkzahr (mosquée du Caire); * Notice d'un manuscrit arabe sur l'orthographe primitive de l'Alcoran, et trois aulin^s mémoires sur le môme sujet ; * Traité de la prononciation des lettres arabes, du Hamza et de la lecture de l'Alcornn ; ce morceau sert de comjilément à la Grammaire arabe ; * Notice d'un dictionnaire balaibalan (langue artificielle qui tient de l'arabe, du persan et du turc); * Notice d'un manuscrit des fables de Bidpai ; * Définition, ouvrage du seid schéril' Dzeineddin Djordj.ini ; * Livre de Calila et Dimnn, traduit en persan par Aboul-Maali-Nasrallah ; * Le parangon de la science, traduction persane du livre de Calila, par Aboul-l'Fazle ; * L'électuaire des chœurs, traduction persane du livre indien intitulé Hitoupadésa ; * Notice de l'ouvrage intitulé : Liber de Dimna et Calila ; * Pièces diplomatiques tirées des archives de la l'épublique de Gènes ; * Notice d'un manuscrit es|)agnol à l'usage des maures d'Espagne, contenant un Traité de lacroi/ance des pratiques et de la morale des mahométans ;

* Notices et extraits de divers manuscrits arabes et autres, imprimerie royale, 1814, in-i". C'est la réunion des pièces qui forment la moitié du tome II des Notices, savoir : Définitions du Seid Djorujani ; sur les fables de Bidpai , traduites en [lersan et en

latin ; sur la version persane de V Hitoupadésa- Dans les;."i<^moi?'es de l'académie de Giettingue:

* De notione vocum Feiizil et Tanvil, in libris qui ad usum Druzorum pertinent. Dans la Jlibliothèque française de Charles Pougens :

* Notice sur la njétrologie de Lespara;*et sur le Maître anglais par Cobbet et Duroure. Dans les Mines de l'Orient , sur le Gardjestan; * Traduction des vers de Mich. Subhagii;*Pend Namerh (livre des conseils), traduit du persan de Scheikh Assur, avec l'errata inséré au Magas'in encyclopédique de 1813; * Poëme d'Azcha (on arabe), avec la traduction française et des noies. Dans la Bibliothèque universelle de littérature bibl. d'Eichhorn : * Commentatio de versione samaritano-arabica Pentateuchi duobus codicibus Parisiensibus. Dans le MoH/^rur ;* Sur les Ismaéliens ou Assassins, m-9>";* Notis de l'arte di trodurne de Carrega ; * Sur les mémoires d'Et. Quatremère sur l'Egypte ; * Sur une correspondance inédite de Tamcrian avec Charles YJ ; * Ouverture des cours de sanskrit et de chinois, au collège royal de France. Dans le Journal des savants, depuis son rétablissement : '^Notice d'un manuscrit espagnol en caractères arabes ; * Sur la version persane du N. T. de Martin; * Sur le tome IV des Mines de l'Orient, 1816, in-8°; * Sur les Moullahat; * Sur la version arabe du Nouveau Testament faite au Bengale ; * Sur la Lettre d'AUerblad, relative h une inscription jjhénicienne trouvée à Athènes; * Sur les Mille et une nuits; *Sur les monnaies bulgares, etc., publiées par M. Frœhn; * Notice sur le but et les travaux de la société biblique anglaise et étrangère. Des notes et observations dans divers ouvrages, tels que les Voyages aux Indes orientales du P. Paulin de Saint - Barthélémy : le Traité de la chasse d'Oppicn ; par Belin de Ballu, à laquelle il a joint un extrait d'El. de Muy ; et le Voyage de Durand au Sénégal. II a été l'éditeur de la Chronique du P. Gaubil (en société avec M. Abel Bcmusat); du tome XVI des Mémoires concernant les sciences et les arts des Chinois, par les missionnaires de Pékin ; de la seconde édition totalement refondue, des Recherches historiques et critiques, sur les 7nystères du paganisme , par le baron de Sainte-Croix ; de VHssai sur les mystères d'Eleusis, |iar M. Ouvarolf; de la Description de Cachalik de Bagdad, ])ar Rousseau ; du Mémoire sur les trois plus fameuses sectes du musulmanisme, \)ar\Q m&me. Des notices ou. discours funèbres sur Duboy-Laverne , sur Anquelil-Duperron, Sainte-Croix, Brière-de- Mondétour, et deux sur la Porte-dn-Theil : l'une en tète du catalogue de sa- bibliothèque , l'autre dans le Moniteur. Un grand nombre d'articles dans la Biographie uni-verselle, jtrincipalement sur des poètes, litté rateurs et philologues arabes et persans. Dans le /o(()-»n/ de la sociéli; asialiijuo : un assez grand nombi'e de discours i'i do mémoires prononcés et lus dans les assemblées générales de la société, notamment des Observations, siir l'iililité de la poésie arabe; Recherches sur l'initiation des L'tmaéiiens; No-

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tice des manuscrits des livres sacrù des Druzes, mémoires dont quolques fragments ont étô insi'i'és dans le recueil de l'académie <les inscriptions et belles-lettres. Sylvestre do Sacy a traduit sur cette matière, qui feit l'objet spécial de ses recherches, quatre maàuscrits de la Bibliothèque du roi : Mémoire sur le traité fait entre Philippe le Hardi et le roi de Tunis, en 1270, pour l'évacuation du territoire de Tunis par Carmée des croisés; Observations sur l'édition des Voyages de Chardin, donnée par Langlès ; Nouveaux aperçus sur l'histoire et l'écriture du Hedjaz ; Observations sur une pratique superstitieuse attribuée aux Druzcs, et sur la doctrine des Nosairiens.

SADE [ Jacqles-François-Paul-Alpho\se de), issu (l'une ancienne iamillo de Provence, né en 1703, embrassaTétatecclésiaslique, obtint l'abbaye d'Elueuil, et fut vicaire-général de l'archevêque de Toulouse, puis de celui de Narbonne. Les Etats de Languedoc le chargèrent d'une mission à la cour, ce qui fut l'occasion de son si'jounle plusieLU's années à Paris. Il se relira ensuite à Saumane pi"ès de Vaucluse, où il mourut en 1778. 11 cultiva la littérature, et est plus particulièrement connu par ses Remarques sur les premiers poêles français et les troubadours, et par les OEuvres choisies de Fr. Pétrarque, traduit de l'italien et du latin en français, avec d'excellents Mémoires sur la Vie de Pétrarque , 1764., 3 vol. in-V'. Outre ses A'o/iVcA'relaiives au poëte italien, on en trouve de très-curieuses et très-intéressantes; à proprement parler, l'ouvrage de l'abbé de Sade est un <<(bleau ej.&cl de l'histoire civile, ecclésiastique et littéraire du xiv" siècle. Il n'y a oublié aucun événement important, et parfois il les développe avec autant de précision que de clarté ; il y rappelle aussi les hommes les plus célèbres qui lleurirent dans ce siècle ; et en critique habile il rectifie plusieurs fautes dans lesquelles sont tombés ses prédécesseurs. Son livre serait parfait s'il n'eût souvent interrompu sa narration par différentes pièces galantes de Pétrarque, traduites en assez médiocres vers, qui s'éloignent souvent du vrai sens de l'original. — Son frère aine Jean-Bapliste-François-Joseph, comte de Sade, gouverneur héréditaire des villes et chflteaude Vaison pour le pape, fut chargé par le cardinal de Fleury de plusieurs missions diplomatiques. Il abandonna les charges qui rattach;iient au pape pour se flxer en France, et fut nommé lieutenant général des provinces de Bresse, Gex, Bugey, etc. 11 mourut en 1707, laissant un recueil d'anecdotes curieuses et de documents précieux sur la guerre de 174-1 à 174-6. — Sade-Mazan (Jean-Baptiste de), mort en 1707, à 75 ans, évèque de Cavaillon, était de la même famille que les précédents. Ce prélat composa, entre autres ouvrages pieux, des Réflexions chrétiennes sur les Psaumes, Avignon, 1698, in-8".

SADOt^, fils d'Achitob, grand prêtre de la race d'Eléazar, exerça les fonctions essentielles du pontificat tour a tour, d'année eu

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