SAD
année, avec Achimélech,tils du grand prêtre Abiathar, de la race d'Itliamar. Lorsque Adonias voulut se prévaloir du grand âge de son père pour se faire déclarer loi, Sadoc donna, par ordre de Dieu, l'onction royale à Salomon. Ce prince le déclara seul souverain pontife ajirès la mort de David , l'an 1014avant J.-C., déjiouilla Abiathar III de sa dignité, et le relégua à Anathot. Voy. Abiathar. — 11 ne faut pas le confondre avec Sadoc II, grand pnHro des Juifs, vers l'an 670 avant J.-C, du temps du roi Manassès.
SADOC, fameux docteur juif, et chef de la secte des saducéens, vivait, suivant le Talmud, vers l'an 248 avant J.-C, et eut pour maître Antigone, qui enseignait» qu'il «.fallait pratiquerla vertu pourelle-même, et « sans la vue d'aucune réconqjense. » Sadoc en tira ces mauvaises consé(piences, qu'il n'y avait ni récompenses h espérer, ni peines à ciaindre dans une autre vie ; comme si dans cette hypothèse il pouvait y avoir des vertus. Cette doctrine impie eut bientôt un grand nombre de sectateurs qui, sous le nom de saducéens, formèrent une des principales sectes des Juifs. Ils niaient la résurrection et l'immortalité de l'âme, et ne reconnaissaient ni anges, ni es[irits ; ils rejetaient aussi toutes les traditions, et ne s'attachaient qu'au texte de l'Ecriture; mais il est faux qu'ils niassent les prophéties et les miracles , puis(ju'ils admettaient, par une inconséquence inconcevable et une contradiction manifeste avec leurs dogmes , les livres de l'Ancien Testament; qu'ils pratiquaient la loi do Moïse et le culte religieux des Juifs. Leurs mœurs, si l'on en croit l'historien Josèphe, étaient sévères; mais il est à croire que, dans la pratii|ue, ils suivaient des princqies qui les mettaient fort à l'aise. 11 est vrai c[ue Jésus-Christ, qui les reprend do ne pas ententire l'Ecriture, ne leur fait aucun reproche sur l'article des mœurs, au lieu qu'il en fait beaucoup aux pharisiens ; mais c'est que ces derniers, qui défendaient les vrais principes, afllchaient la vertu et prétendaient être irréprochables, au lieu que les désordres des saducéens découlaient naturellement de leur croyance. La mauvaise doctrine des saducéens ne les empêcha point d'être élevés aux plus grands emplois, et même à la souveraine sacrificature ; et c'est ce qui prouve mieux que toute autre chose à quel point de corruption et d'abandon le peuple juifet la synagogue étaient enfin parvenus. La secte de ces juifs épicuriens subsiste encore en Afrique ei en divers autres lieux.
SADOLET ou SADOLETO (Jacques), cardinal, né à Modène en 1477, d'un savant professeur en droit à Ferrare, eut son père jiour précepteur. Après avou" appris sous lui le •grec et le latin , il étudia en philosophie sous Nicolas Léonicène. Pour multiplier ses connaissances, il se rendit à Uome, où le cardinal Olivier Caraffe, protecteur des gens de lettres, le prit chez lui. Léon X, non moins ardent à rechercher le mérite qu'à l'employer, le choisit pour son secrétaire. Sa plume élégante et facile se prêtait à tou-