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SOUS so!i iiora sa Confession, dans laquelle 01 lui pi'tHa bien des extravagances, mais rien qui uiérilAt le dernier supplice et surtout un supplice cruel et infAnie. 11 mourut avec constance à l'Age do \ii ans. Pic de La Mirandolo, auleur de la Vie dont nous venons de parler (pul)li(5e par lo Père Quélif, avec des notes et qui'li]ue3 é(u-ils du jacobin do Ferrare, Paris, i()"i, 3 vol. iu-t2), en fait un saint. Il assure que son cœur fut trouvé dans la rivière, qu'il en [)ossèdr! une par ie, et qu'elle lui est d'autant plus chère, (pi'il a éprouvé qn'elleguérit les nirdadies et (pi'i'lje chasse les démons. Il observe qu'un grand nombre di> ceux qui pers 'cnlèreut ce dominicain, moururent niisérabioraent. Il met de ce nombre If pape Aloxaadi'e VI. Savonarolaa trouvé bien d'autres apologistes. Les plus célèbres sont, après le PèreQuétif, Ambroise Catharin, Hzovius, Baron, Alexandre, Néri , religieux dominicains, auxquels on doit joindre Marsile Ficin, Matthieu Toscan, Flaminius, etc. Il a laissé des Sernims en italien, un Traité intitulé Triumphits criicis, des Commentaires sur l'oraison dominicale et sur quelques ;)sa«mp«, un Traité De simpliciCnte christiana , publiés par Balesdens , Leyde, 1C33, 6 vol. in-12.
SAXANUS. Voi/. S4IX (Antoine du).
SAXI (Pierre), chanoine de l'église d'Arles, morten 1637, s'est acquis une réputation bien fondée par plusieurs ouvrages, entre autres : Ponli/iciiim Arclatense, sive Uistoria primalum Arelatensis Ecclesiœ,- Aix. 1G29, in-i°; Kntrce (la roi (l.ouis Xill) dans la ville d'Arles, le 9 octobre 1032, Avignon, 16-23, in-fol., rechn'chée à cause des faits historiques.
SAXI ou SASSI (Joseph-Antoine), né à Milan en 1675, enseigna pendant quelque temps les belles-lettres dans sa patrie, remplit ens lite avec zèle les fonctions de missionnaire, fut fait docteur au collège Ambrosien en 1703, et huit ans après directeur de ce collège et de la riche bibliothèque qui y est altach'e. Il mourut le 21 avi'il 1751, et fut enterré dans régliso du Saint-S'pulcre à Milan. On a de lui : Disserlatio apologetica ad vindicandain Mcdiolano sanctorum corporum Gervasii cl Prolasii possessioncm, Bologne, 1719, et Milan, 1721, in-i°. Cette Dissertation est contre le Père Papebroch, qui avait soutenu que les corps de saint Gervais et de saint Protais avaient été transférés h Brisach en Alsace. Le Père Pa))ebroch, alors Agé de 89 ans, en lit remercier l'auteur |)ar le Père Janning srci confrère, et se rétracta dans le S'ipplcincnt d(! juin des Acla sanctorum; Vie desuinl Jean Nc'pomncène, Milan, in-12, en iln\i(!n;Epistola<ipoloçjclica pro identitotc corports sancCi Auf/uslini rcprrli in Covfessione Sancti Pétri in cœlo nitrco Pnpiip, ann. 1695, Milan, in-folio; Destndiis Mediolanensiiimantiquis et novis prodromus adtiistoriam litterario-lijpof/rapliicnm. Milan, 172», in-8'; Epislold pro i}indicanda formula in Anibrosiano canunc ad niissœ sacrum pnvscripla : ('.orpus luuui frangilur, Cluiste, 1731, in-8"; Epistola adriird. Quirinum. de litlerntura Mediolanen-
siuni, in-i" ; S. Caroli Borromœi llomiliœ, prœfatione et notis J. A. Snxi illustratœ, Milau, 17V7, o vol. in-fol.; Noctes vaticanœ seu Sermones haltiti in academia a sancto Carolo Borronuro Ronue in palalio vaticano institula cum notis et prirfatione J. A. Saxi, in-fol.; Vindiciœ de adventu Mcdinlnnum sancti Birnab'V apnsloti ; Archirpiscoporum Medinlancnsium séries critico-chrunoloç/ica. Milan, 1756, in-'i°; des Editions de divers auteurs, qu'il a enrichies de notes,- entre autres : de V Uistoria (iothornm dd Jordanès ou Jornandès ; les Actes du Concile de Pavie de l'an 876; ûi^VHistoria Mediolanensis de Landidphe ; de VHistoria rcrum Lodensium de .Morena, etc. Muratori a in>éré ces productions avec les notes de Saxi, dans sa collection Reruin italicarum. Saxi écrit avec autant de modéi-ation et de sagesse que d'érudition. Il n'a jamais le ton d'un horn aie qui, à tout prix, veut avoir raison, mais bien celui que donne un désir sincèie de trouver et ae dire ce qui est vrai.
SCACCHI. Voy. Schacci.
SBARAGLIA (le P. Jean-Hyacinthe), religieux de l'orJre des mineurs conventuels, natif de Bolognr", mort en 1770, a laissé : Disputnlio de sacris pravorum ordinationibus, Florence, 1750.
SCALIGER (Joseph-Juste), célèbre philologue, lils de Jules-César Scaligerqui fut luimôme un savant philologue, naquit à Agen l'an 15'+0, embrassa le calvinisme J» l'Age de 22 ans, et vint achever ses études dans l'université de Paris, où il fit des progrès dans la chronologie, les belles-lettres, le grec, sans même négliger la langue hébraïque. Appelé à Leyde, il s'y occupa à écrire divers ouvrages pendant 16 ans et y finit ses jours en 1609, h 69 ans. Il légua sa bibliothèque à Tuniversiié de Leyde, dont la plupart des ouvi'ages grecs et latins sont commentés et enrichis de notes de sa main. Joseph Scaliger, semblable à son père, avait la vanité la plus déplacée, et l'humeur la plus caustique et la plus insupportable. Ses écrits sont un amas de choses futiles, et d'invectives grossières contre tous ceux qui ne le déclaraient point le phénix des auteurs. Ebloui par la sottise de quelques compdateurs, qui l'appelaient « abîme d'érudition, océan de science, chef- « d'œuvre, miracle, dernier effort de la na- « ture, » il s'imaginait bonnemmit qu'elle s'était épuisée en sa faveur. C'était un tyran dans la littérature. Il se glorifiait de parler 13 langues, c'est-à-dire qu'il n'en savait aucune h fond ; mais il les connaissait a-ssez pour y trouver des termes insultants et grossiers. Aideurs morts et vivants, tous furent également immolés à sa critique. Il leur prodigua plus ou moins les épithètes de fou, de sot, d'ornueilleux, de b^te , d'opiniâtre, de plagiaire, de misérable esprit, de rustique, de mécluinl, de pédant, de grosse béte, iVétourdi, de conteur de sornettes, de pauvre homme, de fat, de fripon, do voleur, de pendard. Il appell' tous les lutlu'riens, barbares, et tous les jésuites, unes... Origène n'est qu'un re'ceur, selon lui ; saint Justin, un imbécille
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saint JerAine, un ignorant ; Rufin, un vilain maraud ; saint Chrysostomc, un orgueilleux vilain; saint Basile, un superbe; et saint Thomas, un pédant. On prétend que c'est clans ce répertoire d'injures que Voltaire a puisé les siennes. Une si grande déi'aison faisait dire «qu'assurément le diable était auteur « de son érud'tion. » Il uK'ritait de rencontrer quel([irun encore plus emporté que lui. Le champion qu'on désirait se présenta.
Joseph Scaliger ayant donné, en 139i, une lettre sur l'ancienneté etsurlasplendeurdela race Scallgérienne , De origine gentis Scaligerœ, m-k", Scioppius, indigné du ton de hauteur qu'il prenait, publia les bissessos et les infamies vraies ou [irétendues de sa famille, et on sent bien que Scaliger ne se tut pas sur celle de Scioppius {Voy. ce nom). On peut voiraus-i les Menagiana, pag. 326, tom. II, édition de Paris, 1715. Scaliger se mêla de poésie, comme son père : mais le plus grand service qu'il ait rendu à la littérature, est d'avoir travaillé avec succès h trouver un fil dans le labyrinthe de la chronologie, et des principes pour ranger l'histoire dans un ordre méthodique. Ses ouvrages sont : des Notes sur les tragédies de Sénèque, sur Varron, sur Ausone, sur Pompéius Festus, etc. 11 y a souvent trop de finesse dans ses commentaires, et en voulant donner du génie à ses auteurs , il laisse échapper leur viTitable esprit. Des Poésies , 1G07, in-12; un traité De emendatione Temporum, savant, quoiqu'il y ait des inexactitudes. La meilleure éditioii de cet ouvrage est celle de Genève , KiOO, in-fol. Le P. Petau le redresse souvent dans son livre De doctrina temporum; la Chronique d'Eusèbe, avec des notes , Amsterdam, 1038, 2 vol. in-fol. ; Canones Isagogici ; De tribics sectis Jiidœorum, Delft, 170;J, 2 vol. in-i", édition augmentée par Trigland ; Epistolœ, Leyde, 1(>27, in-8°, i)ubliées par Daniel Heinsius ; Annolationes in Evangelia, etc., dans hs Critiques sacrées de Péarson ; De veteri anno Romanorum, dans le Trésor des antiquités romaines de Grévius, tom. VIII ; De re nummaria, dans les Antiquités grecques de Gronovius ; De notitia Galliœ, avec les Commentaires de César, Amsterdam, 1661, et dans le recueil des écrivains français de Du Chesne ; divers autres ouvrages, dans lesquels on voit qu'il avait beaucoup plus d'étude, de critique et d'érudition que Jules- César Scaliger, son père, mais moins d'esprit. Les Scaligeriana , imprimés avec d'autres nna, 174-0, en 2 vol. in-12, ont élé recueillis des conversations de Joseph Scaliger.
SCALKjF.R DE LIKA (Paul), marquis de Vérone, Croate de nation, descendait, si on l'en croit, des princes delà Scala. Elevé à la dignité du sacerdoce, il fut peiidant quelque temps aumônier de rem|)ereur Ferdinand ; il alla ensuite faire jtrofessiun du calvinisme en Prusse; oblint par des voies iniques un canonicat de l'église de Munster, s'y montra catholique et réfuta lui-même ce qu'il avait écrit contre le pape. S'étant insinué dans les bonnes grâces d'Albert, duc de Prusse, et s'étant emparé de toute sa confian-
ce, il l'engagea à casser son conseil pour en former un nouveau; mais Albert, duc de Mecklembotirg , beau-frère du prince de Prusse, (it bientôt changer la face des atfaires. Quatre des nouveaux conseillers furent mis à mort le 28 octobre 1366, et Scaliger ne trouva son salut que dans la fuite. 11 vécut depuis dans l'obscurité, de manière qu'on ne sait rien de plus de sa vie. On a de lui : plusieurs Opuscules contre la religion catholique, pleins de fiel, B;lle, 1559, in-4"; Judicium de prœcipuis seetis nostrœ œtntis, Cologne; Miscellaneorum tomi ll,sire catholici h'pitemonis, contra depravatam Encgclopediam, Cologne, 1572, in-4.°. C'est la réfutation d'un ouvrage qu'il av dt fait étant protestant,intitulé: Encyclopedia, scu orbis disciplinarum tam sacrarum quam profanarum Epitemon ; Satgrœ philosoph. et gcncalogiœ prœcipuorum rrgum et principum Europœ, Kœnigsberg, 1563, in-8°. 11 y a dans lout cela une certaine dose d'érudition, mais peu de jugement.
SCALIGER (Pacifique), de l'ordre des mineurs conventuels, né vers l'an 1640, passa comme missionnaire en Orient, d'où il rapporta le Diplôme testamentaire de Mahomet, où, dit-on, il accordait aux chrétiens établis dans ses Etats la liberté de conscience, et l'entière jouissance de leurs possessions etde leurs avantages temporels. On éleva des doutes, peut-être bien fondés, sur ce fameux diplôme. Il fut publié en arabe et en latinà Paris, 163.); en lalin, parHabneiry,cn 1638 ; et par Hinckelman en 1669. Cette version est très-estimée, et elle passe pour exacte.
SCANDELLARI (Ignace-Augustin), général desBarnabites,né vers 1757, k Bologne, avait pris l'habit de son ordre à 17 ans, et professa tour à tour la plnlos(jphie, la théologie et l'Ecriture sainte; il devint général de sa congrégation. Il était également estimé des savants pour ses connaissances, cher à ses amispoursesexcellentes qualités, etàl'Eglise pour ses grandes vertus. L'amour de la retraite et de l'étude lui faisant désirer de quitter le poste de général, le souverain pontife y consentit, et le P. Scandellari se retira à Bologne, où il partagea dès lors son temps entre les exercices de piété et des travaux littéraires. Il est mort dans cette ville, à 75 ans, le 19 décembre 1832.
SCAPPI (Antoine], célèbre jurisconsulte, né h Bologne vers l'an 15V0, d'une famille noble dont les aînés étaient encore sénateurs en 180!), sous le nom de Quaranta. Scappi fit ses cours de droit à Ferrare, où il reçut le bonnet de docteur, et exerça pendant quelques années sa profession à Bologne. Appelé à \iome, il y enseigna les lois, et se concilia la bienveillance du cardinal Boncompagni, qui le chargea, en 1577, d'aller prenilre possession du marquisat de Vignola, que le duc de Ferrare venait de céder au saint-siége. Il y demeura plusieurs années en qualité de gouverneur. Il revint à Rome, et fut auditeur de Jérôme Melchior, évêque de Macerata. Scappi occupa plusieurs places
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iniportantes h la cour pontifirale, et jouit crtiistauiment de la prolortion (les papossous lescjnols il vécut. L'excès du travail lui causa uuf; maladie grave, et après avoir lan:;ui longtemps, il su{cnml)a vers l'an 1610. ()!i a d^i lui : Tractotus jurh non srn/)^'. Verni se, 1586, in-fol.; Dr pirsonis et rrbii.i errlrsinatirin, ibid., 1586; Trarintus de bireto rithro dando cardinnlibus regularibus, Rome, 1572, 1604. in-V°.
SCAHDEONE (BEnNARDiN), célèbre Italien, né à Padouc en li78, embrassa de bonne heure l'état ecclésiastique, et fut pourvud'un canonicat fi la cathédrale de cette ville. Il avait du goût pour les recherches historiques, et il en fit le principal objet de ses études. Il con)posa un ouvrage intitulé : De antif/ailnlc itrbis PcUavinip,cl rlarisrjus civibus; Appcndix de srpnlcris insignibus exterorum Pntdvii jacentium, I?;Ue, 1560, in-fol. : livre curieux, plAn de recherches érndites, quoique non exempt de fables, comme tous les ouvrages qui traitent de l'origine des peuples et des villes. Malheureusement il ne fut point imprimé sous les yeux de l'auteur, ce qui fait qu'il est plein d'incorrcclions et de fautes, et exécuté avec des caractères usés. Malgré ces défauts, ce livre, devenu r-ire, est très-recherclié et d'un nrix élevé. Van-der-Aa l'a réimprimé en Hollande, et inséré dans son célèbre recueil intitulé Corpo degli scrillori délie cosc italiane. On a en outre de Scardéone : De castilate libri VII, Venise, 15'i-2, in-4° ; la Nave evangelicn, Venise, 1351 ; Leltera colin Iraduzione dèl Dics irœ,diesilia, etc., indirizzataalle monache del monastero di San-Stefano di Padova. Scardéone était le directeur de ces religieuses. Aivcrtimenti monacali dello Scardéone e d'allri,Ven[sc, 1376. Scardéone mourut en 1374-, à l'âge de 96 ans, et fut inhumé dans l'église de Saint-Etienne. Les écrivains italiens parlent de kd avec élosçe.
SCARFANTONI (Jean-Jacques), ecclésiastique et jurisconsulte, né à Pistoie le 12 septembre 1674, fit ses premières éludes dans sa ville natale, d'oii il passa h Pise, pour y faire ses cours de droit civil et canoniciue. Après avoir reçu le bonnet de docteur, il se rendit à Lucques et h Florence, pour y conférer avec les savants de ces deux villes, qui passaient pour les plus habilesdans la science deslois. Il se montra lui-même, pendant son séjour à Florence, si profondément versé dans les matières canoniques, que les personnages qui ai)prochaient du grand-duc, Corne 111, pai-Jèreut de lui à ce ])rince comme d'un des ecclésiastiques de ses Etats les plus propres à remplir un siège épiscopal en Toscane. Mais son humilité le |)orta plus d'une fois h refuser cette dignité. Revenu ii Pisloie,il y fut pourvu d'un canonicat il la cathédrale, et, peu de tempsai)rès, de la dignité (h." |irévôl. A|)rès lui séjour de cinqannéosqu'U lit il Rome, Cortigiani, évoque de Pistoie, l'emidoya dans le gouvei nenicnt du diocèse, en qualité de chanoine vi- .sili'ur, (lignite qu'il conserva, avec celle de vicaire général, sous les prélats successeurs
de cet évoque. Il mourut le 27 décembre 1748, Agé de 74 ans. On a de lui : Dissertalio an cuncti regulares non hnbentes indultum sedis aposlolicœ post editionem sacri concilii Tridentini, possint, extra Cemporaa jure statHta,s(irris ordinibusinitiari, Lucques, 1716; Animadversiones ad lucubrationes canonicales Franrhci Ceccoperii, Lucques, 1737, 3 vol.,ouvr;<ge im|ior:ant et regardé comme capital. Il fut réimprimé à Venise, et Benoît XIV le cite avec éloge dans son bel ouvrage De aynodo. Apologia disscrtationis, etc., Pistoie, 1747. L'abb- Scarfanloni a laissé d'autres ouvrages inédits, que la Sior/a Ictterariad'ItaJia, tomelll, [iage312, a mentionnés honorablement.
SCARFO (Jeas-Chrysostome), moine de l'ordre de Saint-Basile, florissait vers 1730. Il était bon théologien, avait de l'érudition et des connaissances étendues en philosophie et en antiquités. Heureux s'il s'en fût tenu à cela, et s'il eût su se borner à se faire, par ses propres écrits, une réputation qu'il aurait pu obtenir. 1! voulut plus : il désira dépasser pour poète; et, trouvant plus commode de s'approprier l'ouvrage d'autriii que de tirerquelque chose de son propre fonds, il se rendit cou[)able du plus insigne plagiat. Se persuadant que les tragédies et les comédies latines de Martirano de Coseiiza, ira- ''. primées à Naples en 1556, et devenues fort rares, étaient oubliées, il les fit réimprimer Ji Venise sous ce titre : Poésie latine cvolgari, con in fine akune nolizie storiche, 1737, in-4°, et les publia comme étant de lui. Il y joignit quelques autres poésies dérobées au Navagero, au Flaminio, et à d autres bons poètes, avec la seule précaution d'en changer l'ordre et quelques vers, et il eut l'audace ou la maladresse, d'en envoyer un exemplaire au célèbre Antoine Volpi. Ce savant s'aperçut bii.'ntôt du vol, et n'en garda pas le secret. 11 eut soin même de faire pré- I venir Scarfe de ladécouverie qu'il av;iit faite. | Celarcinn'échappa point à d'autres savants, en sorte que biei;tôt il fut connu de tout le monde. On a de Scarfo, à lui appartenant légilimement : // Neosopho, dialogo ove vicn slabilito un nuovo sisteina (ilonofico, Venise, 1740,in-4°; Lettera in oui vengono dilucidati varj unlichi mouumenli, Venise, 1739, in-4", tig.; Due opuscoli, l'uno de SS. Basiliani, Vallro e la chroniclietta délia chiesa regina, Naples, 1721, in-S"; Sermones Geographici : on les trouve diuis la Prima raccolla calogeriana, t. XIV, p. 141.
SCAKGA (Pierre), jésuite polonais, né en 1536, moit il Craiovie en 1612, fut recteur du collège lie Wilna, et [irèdicateur auliiiue de Sigismond HI. On a de Jui un Abre'gi' |ieu connu des Annales deBaronius, et un grand nombre d'ouvrages théologiques imprimés en 4 volumes in-folio.
SCATI (le Pèie Léopold), naquit à Acqui, en 1750, de la famille des marquis Scali. Décidé à se consacrer à la vie religieuse, il entra dans la congrégation des clercs réguliers de Sainf-Paul, et se rendit ;\ Monza, où il trouva le pieux Fontaua, depuis cardinal.
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• Tous deux du même Age, ils firent ensemble leur profession, en 1766. Le Père Scati étudia la rhétorique et la |)hilosophie à Milan, et la théologie à Rome; il fut ensuite professeur de philosophie et de géométrie à Final et à Lodi, et passa à Novare, où il remplit l>endant cinq ans la chaire d'Ecriture sainte, A'ictor-Amédée III l'appela à Turin, et le nomma, en 1791, recteur du collège des Nobles, que ce monarque confia aux Barnabites. Son successeur, Charles-Emmanuel IV, conféra au Père Scati le titre de conseiller. D'après les vœux de ce prince, qui s'était retiré à Rome, il se présenta comme témoin des vertus de la reine Marie-Clotilde de France {Voy. ce nom), dans les procédures pour la béatification de cette pieuse princesse. Devenu provincial des collèges de Piémont et de Savoie, il fut postulant dans les causes ayant pour objet la béatification du vénérable Anloine-.Marie-Zacharie, fondateur des Barnabites, et la canonisation du B. Alexaidre Sauli, religieux du même ordre. En 1800, il fut nommé à l'évêché de Pignerol; mais cette nomination n'eut pas d'effet, à cause de l'invasion du Piémont par les Français et de l'expulsion du roi. Il rendit les plus importants services au vertueux cardinal Gerdil {Voij. ce nom), lorsque ce prélat fut contraint de se i»jtirer en Piémont, après la prise de Rome, en 1798. Le cardinal accorda au Père Scati toute sa conliance, le choisit pour son confesseur, l'emrneija au conclave h \'enise; à sa mort, en 1802, il le fit son légataire, et lui confia ses manuscrits. C'est par les soins du Père Scati que parut à Venise, dans cette même année, l'apfiendix à V Examen des mariages, qui avait déjà été publié à A'enise et à Rome. L'année suivante, il fil imprimer dans cette dernière ville le Traite' du mariage, et, en 1805, la Vie du B. Alexandre Sauli, précédée de l'éloquent Discours sur In divinité de la religion de Jésus-Christ. Il présida ensnitoàl'édition complètodes OEuvres du cardinal Gerdil, commencée à Rome en 1800, et dont il fut publié 15 volumes, jusqu'à ceque l'occupation de Rome par les Français vint interrompre cette entreprise. A[)rès que le pape fut rentré dans Rome, le P. Scati retourna dans son couvent; et le cardinal Fontana, qui avait conservé le titre de général des Barnabites, le nomma son vicaire. Pie Vil le choisit pour examinateur des évoques, sans que ces fonctions l'empêchassent d'assister avec assiduité au confessionnal. Le P. Scati mourut le 10 décembre 1816, âgé de près de 67 ans.
SCHAAF (Chaules), né en 1046 à Nuys, ville de l'éleclorat de Cologne, était fils d'un major dans les troupes du landgrave de Hesse-Cassel. Il perdit son père dès l'âge de huit ans. Sa mère l'accompagna à Duisbourg, où il enseigna les langues orientales. Trois ans après il fut appelé à Leyde pour y exercer le même emploi II y mourut en 1719 à 73 ans d'une attaque d'apoplexie. Ses principaux ouvrages sont : Grammaticachaldaica et syriaca, 1680, in-8°; Novum Testa-
mentum syriactim, Leyde, 1708, in-4.°, avec une traduction latine; Lexicon syriacum, concordantiale, Leyde, 1708, in-i"; Epitome grammaticœ hebrœœ, lil&, in-8°.
SCHACCI, ou plutôt SCACCHI (Fortunat), religieux augustin, né à Trau en Dalmatie vers 1573, enseigna la théologie, l'hébreu et l'Ecrituce sainte dans plusieurs villes d'Italie, avec beaucoup de réputation. Il devint ensuite maître de la chapelle du pape Urbain VIII, qui lui ôta cette charge, parce qu'il s'en acquittait mal. Le Père Schacci en conçut tant de chagrin qu'il vendit sa nombreuse bibliothèque, et se retira à Fano, où il mourut en 1643. On a de lui un livre intitulé Mirotlipcium, Rome, 1625, 1627 et 1637, en 3 vol, in-'i-°, et Amsterdam, 1701,1 vol. in-fol.; ouvrage savant. 11 y traite de toutes les onctions dont il est parlé dans l'Ecriture sainte, comme de celles des rois, des prêtres, dps prophètes, et des choses saintes, et même de l'huile des lampes et de l'huile des parfums. On a encore de lui : une Traduction latine de la Bible, faite sur l'hébreu, le grec des Septante et la Paraphrase clialdaïque, Venise, 1619, 2 vol. in-fol.; De cultu sanctorum, Rome, 1639, in-4°; des Sermons italiens, Rome, 1636, in-4°. La vie de Schacci fut fort agitée, il était naturellement bilieux et inquiet. La vivacité avec laquelle il s'éleva contre les abus qui régnaient dans son ordre, et le peu de ménagement avec lequel il reprenait la conduite de ses supérieurs, lui attirèrent des chagrins cuisants. Il avait d'autant plus mauvaise grâce de censurer les autres que ses mœurs n'étaient point irréprochables.
SCHALL nE BELL (Jean-Adam), né à Cologne en 1591, d'une bonne famille, se fit jésuite à Rome en 1611, s'appliqua avec succès aux mathématiques, et s'embanjua pour les niissionsdela Chine en 1620. 11 fit construire une belle église à Siganfu par la lifjéralité des payens mêmes, dont il avait gagné la bienveillance par sa science dans les mathématiques, et fut appelé ensuite à la cour de Pékin, [lour travailler à corriger le calendrier chinois. Il mérita les bonnes grâces de l'empereur, et fut fait chef des mathématiciens, et mandarin, emploi qu'il exerça pendant 23 ans. L'empereur Xum-Chi le décora du titre de maître des secrets du ciel, et l'honora d'une telle confiance, que, contre les premières règles de l'éticpiette chinoise, il lui laissa un libre accès auprès de .^a personne, et lui renditchaqueannéeciuatre visites. Le Père Schall profita du crédit qu'il avait auprès de ce prince, pour le bien de la religion. 11 en obtint un édit par lequel il était permis aux missionnaires de bfitir des églises, et de prêcher l'Evangile dans ce vaste empire; et, dans l'espace de 14 ans, les missionnaires tirent plus de 100,000 prosélytes; mais après la mort de ce prince, les choses changèrent bien de face. Les administrateurs du royaume, pendant la minorité de son successeur, jaloux du crédit dont il avait joui, le firent juter dans un affreux cachot, et condamner enfin, comme chef de ce au'ils nommaientla
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secte infâme, et pour avoir omis les rites chinoise lasépultured'iinfilsde l'empereur, à être haché et découpé par morceaux : sentence et genre de mort qui contnistent étrangement avec la prétendue humanité chinoise, tant exaltée par des philosophes ignorants ou de mauvaise foi. Le feu ayant consumé le palais impérial, et di'S tremblements de terre ayant renversé un grand nombre do maisons, le peuple regarda ces événements commedescliAtimentsduciel, eldema'nlarélarsisseineni du PéreSchall, et celui des autres Pères qui étaient renfermés avec lui. Il sortit de prison; mais il ne tarda pas h y être renfermé de nouveau. Enfin, consuni'' de soulfrances etde travaux, il mourut le 15 août 166G, anrès avoir exercé pendant 4fi. ans les pénibles fonctions de missionnaire. On a de lui un très-grand nombre d'ouvrages en langue chinoise sur l'astronomie, lagéométrie et les mathématiques, faits en société avec le Père Jacques Hho. Le PèreProsper Intorcetta en a apporté quatorze vol. in-l°, qu'il présenta, en 1671, au ape Clément X, et qui furent placés à la libliothèque du Vatican. Outre les ouvrages déjà indiqués, le Père Srhall a publié aussi en chinois les traités de Lessiiis : De providentin Dii et De octo beatituflinibus: une Explication des inmqes représentant la rie de iVo<re-Se/!7npi<r.Maximilien, duc de Bavière, avait envoyé ces images h la Chine pour être présentées à l'empereur. C'est princinalement sur ses Lettres qu'on a rédigé YHistoire de la mission de la Chine, puijliée en latin à A'iennc en 16C5, in-S°.
SCHANNAT (Jean-Frédéric), d'une famille dcFranconie, naquitle 23juillet 1083, h Luxembourg, d'un père de médiocre fortune, étudia la jurisprudence à Louvain, et fut avocat au conseil de Matines. Le succès (ju'eut son Histoire du comte de Mansfeld, imprimée à (.uxembourg, en 1707, l'attacha à ce genre d'étude. Il embrassa l'état ecclésiastique. Constantin , prince et abbé de Fulde, ayant entrepris d'éciire l'Histoire de FiUde, Schannat, pour lui faciliter ce travail, publia plusieurs ouvrages, dont il lira les matériaux des archives de ce monastère : Vindemiœ litlerariœ, hoc est, veterum moniimrntorum ad Germaniam sacram prœeipue spectantitim, collectio prima, Fulde et Leinzig, l'âS, in-fol. ; Corpus traditionum fuidensium, 172i ; Recueil d'anciens documents, pour servir à l'histoire du droit public national des Germffins, en allemand, 1726, infdl. ; Diœcesis Fuldensis cutn annexa liierarchia, 1727, in-fol. Ce dernier ouvrage fut attaqué jiar J.-G. Eckhart dans ses Animadvcrsiones historicœ et criticœ, Wurtzbourg, 1727. Schannat opposa à cette critique, Yindiciœ quorumdam archiri Fuldensis diplomatum, 1728, in-fol. Un autre ayant pris la plume pour soutenir quelques droits des landgraves de Hesse, Schannat lui répondit dans VHisloria fuldensis in très partes divisa, cum codice probationum annexo, 1729 , hn-fol. Après la mort de Constantin, abbé de Fulde, François Georges, électeur de Trê-
ves, et évèque de Worms, de la maison des comtes de Schœnborn, invita Schannat à écrire l'Histoire de Worms, qui parut l'an 1732 (Ml 2 tomes. La même année, l'archevôquo de Prague, comte de Mandi'rscliied- Blanckenheim, souhaita que Schannat écrivit sur l'histoire ancienne d'Ritfel, qui est en partie dans l'archevêché de Trêves, et en partie dans le duché de Julims. Il se chargea de cotte tAche ; et il aurait été en et it de faire imprimer riiistoire de 22 familles de ce pays, au printemps de l'an 1739, si la mort ne l'eût prévenu, étant décédé à Heidelberg le 6 mars de cette année-là. Il avait aussi formé le dessein de donner la collection lies conciles de rR,j,lise d'.MIemagne, et avait amassé des matériaux qui le con luisai(Mit jus([u'au iir siècle. Voy. Hartzueim. On a imprimé à Francfort-sur-le-Mein, en 17V0, son Histoire abrégée de la inaison palatine. La Barre de Beaumarchais y a joint l'L'lofje historique de l'aut nir. L'abbé Schannat était lié avec les cardinaux Albani,Ouirini et Passionei, et avec plusieurs autres personnages illustres.
SCHARD (Simon), Schardius, né l'an 1535, en Saxe, assesseur de la chambre impériale à Spire, mourut le 20 mai 1573. On doit à cet auteur: un recueil des Ecrivains de l'histoire d'Allemagne, 1574, en atomes in-f ; Vidée d'un conseilier, trad. de l'italien de Fréd. Ceriolani; Dictionnaire du droit civil et canonique; des Harangues, des Elégies, etc. Tous ces ouvrages sont en latin.
SCHATTEN (Nicolas), jésuite, célèbre historien de la Basse-Allemagne, qui mourut en 1676, à l'âge de 08 ans, composa les ouvrages suivants : Historia Wcstphaliœ, Neuhaus, 1690, in-fol. ; Annales Paderbornenses, Neuliaus, 1093, in-fol. : « ouvrage, selon un « critique peu suspect, fort estimé, exact, « plein de grandes recherches. » Carolus Magnus romano-catholicus, Neuhaus, 1674, in-4°. Dans cet écrit Schatten réfute victorieusement Nifauius, autour luthérien, qui prétendait que Chai lemagne avait établi dans l'Eglise des usages que Luiher n'y fit que rétablir par sa prétendue n'-formalion.
SCHAUEMBOUKG ou ScnAvvENBinn (Adolphe, comte de), d'une illustre famille de Cologne, fut prévôt de l'église de Liège, chanoine de celle de Cologne et coa Ijuteur d'Adolphe Herman de Wède, archevêque d(! Cologne, qui fut déposé en 15V6 , à cause de son attachement aux nouvelles erreurs. Sehawenburg, élu à sa place, fut inauguré le 24 janvier 1547. Son premier soin fut de rétablir ranti(iue religion dans tous ses droits, ;?l de lui rendre son lustre primitif. Il travailla avec beaucoup de zèle à la réforme do son clergé, assista avec éclat au concile de Trente en 1551 . De retour dans son diocèse en 1552, il ratfermit dans la foi calholique trois de ses évêques sutfragants, qui paraissaient chanceler, et mourut le 20 septembre 1550. On a les Actes, imprimés en 1544, de huit synodes qu'il tint pour remédier aux maux que l'hérésie avait causés dans son diocèse. Voy. Gropper,
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SCHEELSTRATE (Emmamîdl), successivement chanoine et chantre d'Anvers, sa palf ie, gard.' de la bibliothèque du Vatican, clianoine de Saint-Jean de Latran et de Saint- Pierre h Rome, mourut dans cette deinière ville en 1092, à kk ans. 11 y jouit do la considéraiion que méritaient ses talents et l'usaye qu'il en faisait. On a de lui un grand nombre d'ouvrages. Les plus connus sont : Antiquitates Ecclesire illustrulœ, Rome, 1092 et l(i97, 1' vol. in-fol. ; Ecclesia africana sub primate Carlhnijincnsi. Aiwers, 1679, in-V' ; Acta constanlicnsis concilii, in-l" ; vigoureusement défendu conire Maimbourg et un anonyme, par dom Aiatthieu Petit-Didier, dans "sa Dissertai ion historique et théoloqiquc sur le concile de Constance ; Acta Evclesiœ orientalis contra Cakini et Lutheri hœreses, Rome, h vol. in-fol. ; De disciplina arcani ; Disscrlalio de auctorltate patrlarcltall et mctropolltana. 11 avait une grande connaissance ilc l'antiquité ecclésiastique, une sévère orthodoxie, des vues saines et pures. Scheelstrate a aussi publié sur l'assemblée du clergé de France en 1082 un écrit dont la 2' éd tien de llkO est particulièrement recherchée.
SCHKFFMACHER (Jean-Jacques) , jésuite do la jirovince de Champagne, naquit à Kientzheim en Haute-Alsace, de parents distingués, le 27 avril 16C8. 11 fut nonnné en 1715 h la chaire de conlrover>e fondée dans la cathédrale de Strasbourg, par Louis XIV. Par les talents et le zèle ([u'il y déploya, il parvint h réunir au giron de l'Eglise grand nombre de luthériens. Les écr-ls qu'il publia successivement depuis 1710 jusqu'à sa mort, et surtout ses douze savantes Lettres, procurèient la conversion île c[uantité d'autres. Pfalf, chancelier de l'université de Tubingen, et Armand de La Chafielle pasteurs à La Haye, tâchèrent d'y répondre; mais il parait que leurs réponses ne tirent point fortune. Celle du premier est moins mauvaise que celle de l'antre, quoique plus mal écrite. Les lettres du P. Schetlmacher parurent d'abord successivement et séparément; mais (m les réunit, et on en fit trois éditioi s en 2 vol. iu-k" ; la 1" en 1733, la 2' en 1747, et 11 3= en 1750 et 1751. 11 y en a aussi une en 3 vol. in-12, Rouen, 1759, à laquelle l'éditeur a ajouté une treizième lettre sur la [irésence léelle contre les calvinistes. On a donné un Ahrége'de ces lettres, 1 vol. in-8°. Le P. Sihelfmacher mourut k Strasbourg, recteur du colli'go royal et de l'université caiholique de cette ville, le 18 août 1733. — Ui.e de ses jilus importantes productions est son Catéchisme de controverse, quei\L l'abbi' Migne a inséré dans le tome l",col. 499 à 574, de son recueil de Catéchismes philosophiques, polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, liturgiques, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques, et vvjstiijues, ParisfiVIontrouge], 1842, 2 vol.ui-4°.
SCHEGIv ou SCHEGKIUS (Jacques], né en 1511 à Scliorndoif , dans le duché de Wurtemberg, professa pendant treize ans la médecine à Tubingen, après y avoir enseigné
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pendant quelque temps la philosophie. 11 devint aveugle, et fut si peu sensible à la perte de sa vue , qu'un oculiste lui en promettant la guérison, il le refusa pour n'être pas obligé de voir tant de choses qui lui paraissaient odieuses ou ridicules. Cet accident ne l'empêcha pas de continuer ses occupations jusqu'à sa mort , arrivée en 13S7. On a de lui : un dialogue Deanimœ principatu, an oordi, an cerebro </"J&i«eH(fo, Tuhingen, 1342, in-8'; un traité De una persona et duabus naturis in Christo , adversus anli-trinitarios; Refutatio errorum Simonii, Tubingen, 1575, in-fol., et beaucoup d'autres liviesde philosoiihie, de médecine et de théologie.
se HElNER(CHRisTOPHE),astronome jésuite, né en 1573 à Wald, près de iVlundelIn-im. en Souabe, mort à Neiss en Silôsie , le Sjudlet 1650 , fut mathématicien et confesseur de l'archiduc d'Autriche. 11 soutint , ainsi que Longomontan, un système moyen entre celui de Copernic et de Tycho , et prélendit que la terre, parune révolution journalière, produisait le jour et la nuit , tandis que le soleil, par son<ours annuel , caus.iit la vicissitude des saisons. 11 observa le premier les taches du soleil {Voy. son ouvrage, ad M. Velscrum de macuiis solaribus très Epistolœ, Augsbourg, 1012, in-4°, réimiirimé à Rome, 1613, in-4") : découverte que d'autres attribuent sans fondement à Galilée. Scheiner publia en 1630, in-tol., son ouvrage intitulé: Rosa rtrsina sivesol ex admirando facularum et macularum suarum phœnomeno varias, dans lequel il traite de ces tachi'S , ainsi que des points pailiculièreinent brillants qu'on remaïque dans le soleil. Lorsqu il communiqua cette décou\erte à son provincial, celu,-ci, craignantqu'il ne se donnât un r.dicule, lui conseilla démettre de la prudence et de la lenteur dans .a publication d'un écrit qui frondait les idées reçues ; mais il ne tint pas le discour> impertinent et imbécille qu'on lui fait tenir ordinairement. Censuerunt supcriores mei, d:t Scheiner luimême, procedendum esse caute et pedetentim, donec phœnomenum, ipsa aliorum quoque experientia accedente, corroboraretur , neque a tritis philosophoruni semitis sine eridentia contraria reccdcndum , Rusa Ursina , lio. i, cap. 2. 11 fallut donc que Sclieiner tint pendant quelque temps sa découverte secrète : il la communiqua cepemlani à Welser , qui la publia longtemps avant que Galilée eu eût parlé; et loisque Scheiner, devenu jilus libre ou plus haidi, revendi juasa découverte, Welser eut l'honnêteté de ne | as la lui contester. On a encore de ce jésuite : Oculus, hoc est , fundamentum opticum , Inspruck , 1619, in-4". Cette description de 1 œil est exacte, surtout quant aux nerfs optiques. Le célèbre Wolf faisait grand cas de ces deux ouvra.es do Scheiner. Il appelle le premier un chef-d'œuvre : Opus de macuiis solaribus absotutissimum , e. il conseille la lecture du second à tous ceux qui veulent apprendre ce qui a rapport à la vision drecte. 11 est faux que Scheiner se soit donné pour accusateur de Galilée. L'abbé de Lignac a fait à et- su-
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jul un coule du roman, que M. Bergicr a incoiisidéréaient ri'pi'U'. (>o(/. \ti Journalliisl. et littéraire, i" in;ii 1782, pag. •'J2.) Le jt-suile loiiib-ittit le syslèiiie <le l'astronome llorenliii, comme les autres qu'il ne trouvait pas d'accoril avec ses opinions, (îtiaisait en cela ce f|ue font tous les écrivains.
SCHENCK(Fkki>éhic), Schcnlàus, archevêque , baron de Tautenburch , né dans les Pays-Ba<, en 1503, conseiller intime de Charles-Quint, président de la chaïuhre impériale de Spire, quitta le barreau , embrassa l'état cccl6siasti(]ue, devint chanoine et prévôt du chapitre de Saint-Pierre à Utrecht , et enfin archevéi[ue de cette ville. Toute son application l'ut de remédier aux maux de son diocèse. Il tinta cet etl'et deux synodes, l'un en 15G2, l'autre en 1565. Dans le second , il sollicita l'acceptation du concile de Trente; mais ce ne l'ut qu'en 1368 qu'il vint à bout de le faire accepter. Le chagrin qu'il eut de voir les progi es que l'hérésie faisait tians son diocèse abrégea ses jours. 11 mourut le 23 aoilt 1380. On a de ce respectable [irélat : De veluMissimo sacrurum iinagiiium usa, Anvers, 1567, in-12, solide et savant; Envliiridion veri prœsulis, Aiiver.* ; Acla concilii provincialis trajectcnsis, et plusieurs ouvraj^es sur la jurisjjrudence.
St^HEKLOCK. Voy. Sherlock.
SCHICrZEL , ScUliTZELON ou SCHETZELIUS,
ermite célèijre, habitait au xii' siècle la forêt de (irunwald, [nès de Luxembourg, dans laquelle on voit une grotte et une fontaine (pii poitent son nom. L'anleur de la Vie de saint Atliard, disciple de saint Bernard , en raconte des choses admirables, et plusieurs do ces singularités qui sortent des règles ordinaires des vertus chrétiennes, mais qui, dans l'ordre de la Providence, ti(!nnent aux circonstanceselà lanaturedesteinps. [Vot/. saint Patrice, saint Suiéon Styeite, etc.). Le Martyrologe belgique en fait mention au 6 août, sous le nom de Gisilain. Berth. Uist. de Luxeinb., tom. IV, p. 97.
SCHEUCHZEK (.Ieam-Jacques), docteur en médecine, et [irolesseur de iuatliéiaati(pics et de physique à Zurich , luuiuit dans cette ville en 1072, et y mourut en 1733. Le czar Pierre l" avait voulu l'attirer en Russie; mais le conseil de Zurich le retint par sa générosité. Scheuchzer laissa à sa famille une bibliothèque bien choisie, un beau médailler et un riche cabinet d'histoire naturelle. On a de lui un tiès-graml nombre d'ouvrages; le princi|ial (^sl sa Phys^iiiuc sacrée , ou Histoire naturelle de la liibte, en 4- gros vol. infoiio, qu'on rehe souvent en huit. L'édition originale de ce livre e^t île 1723, en alli'iiiand. La traduction en latin [)arut à Augsbourg , 1732-1735, en k vol. ou 8 vol. in-folio: elle est de l'auteur même. Sa latinité est élégante, éiiergi(pie, abondante, qnoii|u'i'lle ne soil pas toujours correcte. On en pulilia une version française à Amsterdam, 173V, 8 vol. in-folio. L'édition allemande est préfi'i'ée à tOLtles les aiites, à cause de la beauté des 6pi cuves de 75u [ilanches, dont elle est ur- Jiée, ut l'édilion latine est préférée à la fran-
çaise. Cet ouvrage savant, curieux et d'une lecture attachante , est trop dilTus, et contient deschoses qu'on eùtjiu retrancher sans consé(inence ; mais c'est blesser les règles d'unie crilique décente et raisonnable, observe Felhr, qui- de dire, avec Butl'on, que ce livre n'e^l fait que pour amuser les enfants. On y trouve plus de faits constatés et moins d'idées purement systématiques que dans l'éloquente Histoire naturelle. Un des grands partisans de Bullon (l'abbé Giraud Soulavie) a rendu plus dejustice à Scheuchzer : Ses descriptions, dit-il, véritables copies de la nature, dureront autant (pic la nature même. On a encore de lui : Itinera alpina , Leyde , 1723, k tomes en 2 vol. in-i", avec figures. C'est une description de ton! ce que les Alpes offrent de curieux aux yeux d'un habile observabîur de la nature; Piscium querelw, 1708 , in-V", figures; Uerbariumdiluvianum, Zurich, 1709, in-folio; Leyde, 1723, in-folio. On a ajouté à cette édition un catalogue des plantes dont les emi)reintes se trouvent sur différentes pierres. Cet ouvrage est disposé selon la méthode de Tournefort. Musœum dituvianum, Zurich, 1716, in-8"; Homo diluvii testis, 1726, in-i°. On trouve dans ces deux ouvrages des monuments incontestables du déluge, et liiverses observations (|ui détruisent le roman physique intitulé : Les Epoques de la nature. Historiœ Hclveticœ naturalis prolegomena, 1700; Sciagraphia lithologica, seu lapidum jiguraturum nomenclator, Dantzick, 1740, in-i", avec ligures ; Nova litteruria helvclica. C'est un journal de la littéraluie suisse, depuis l'an 1701 jusqu'à l'an 1714-. Un ouvrage sur les eaux minérales de la Suisse, en allemand, Zurich , 1732, in-i". C'était un homme modeste, [uiisible et droit, ami des catholiques, qui s'exprimait fian chemenl sur jikisieurs jjréjugés de sa secte, quoique ses yeux ne se soient jamais entièrement ouverts à la vérité. Nous citerons pour exemple la manière dont il s'exprime sur les cérémonies du culte catholique, d'à* bord si brusquement rejetées, et ensuite si sagement legrettéts [lar les protestants. Verbis et geslibus nullas esse vires persuasi sumus, et tamen legimus reteris Testameniiprophetas usas esse miris gcsliculationibus, quas derideremus hodie et superslitiosis adscriberemus ritibus. Hic in resuscitatione tilit unici Sareptani admensus est sese Elias ad pueruin ter. Ita et maximi prophctœ maximus discipulus Eliswus Sunamilidis filium , etc. Phys. Sai ., tome IV, |iag. 189. — Son tils , Jean- (jaspard Scueucuzer, mort assezjeune ^Londres en 1721), a donné une traduction en anglais de l'Histoire du Japon de Kaempfer, 1727, 2 vol. in-l'ol. L'oncle de celni-ci , frère de .Ii^an-Jacques, Jean Scheuchzer, |iremier médecin du canton de Zurich, morl dans cette ville en 1738, a publié : Agroslograpliia seu graminum , juncorum, etc., /ii.s<o/t((, Zurich, 1719, in-i", avec lig., recherché.
SCHEUKER (Samuel), écrivain bernois, fut appelé à occuper la chaire d'éloquence de Berne en 1709. Il voyagea en Allemagne, ibi Hollande et en Angleterre aux frais de sou
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gouvernement, en 1717 et 1718, et obtint à son retour, en 1718, une chaire de théologie qu'il conserva jusqu'à sn mort, arrivée en 174.7. On a de lui un grand nombre lit: Dissertations, une entre autres de Miraculis, qui renferme l'histoire d'un jeûno observé pendant une longue série d'années ; celle De litterurum potius littcratorum nœvis, Berne, 1728, 1730; quelques écrits ascétiques.
Scheurer avait entrepris une Histoire ecclésiastique de Berne, qu'il ne init terminer, et dont faisait partie son Mausolée bernois, en allemand, Berne, 17i0-1741, 2 vol. in-8% qui renferment les Vies des auteurs de la réforme de l'église de Berne au xvi' siècle.
SCHIARAouSCIARA (PiE-l'HOMâs), savant dominicain, naquit à Alexandrie le29janvier 1691, et se distingua dans son ordre ])ar ses vertus et par son savoir. 11 était bibliothécaire de la Casanate et secrélairo de l'Index. Pie \l, qui connaissait son mérite, l'éleva à la charge éminenle de maître du sacré palais, dans laquclli» il avait eu pour prédécesseurs le cardinal Orsiet le P. Ricchini; mais il ne jouit pas longtemps de cet honneur, n'y étant parvenu qu'à IVige avancé de88 ans. Il mourut en 1781, en ayant alors près de 91. 11 avait dans ses dernières années perdu ses facultés mentales. On a de lui : Parère sopra il iibro inlitolato : VindiciœMaupertuisianœ, dirctto al padre Cûsto Innocente Ansaldi, dello stesso ordine de predicatori, Venise, 1736, in4' '. Une contestation qui s'était élevée entre Zanotti et le P. Ansaldi, sur un point de philosophie, donna lieu à cet ouvrage. Schiara s'y range du côté de Zanotti , contre Maupertuis. Il y a du nom de Schiara un autre dominicain (Ântoine-ïhomas). On a de lui : Theologia belgica , omnes fere difficultates ad mititiam tum terrestrcm, tummaritimam pertinentes complectensct dilucidans, atque in oclo libros distrihuta , Augsbourg , 1707. et Rome, 1715, 2 vol. in-fol.; Romanus pontifex omuiumjurium dispositione propugnanaus christ ianœ reipublicœ ejchibetur,Kome, 1712, in-fol. ; Raggionamenti sacro-rcgali intorno al purgrUorio , Rome, 1706, in-4°.
SCHIAVO (Michel), frère de l'abbé Dominique Schiavo.qui se lit une grande réputation en écrivant sur l'histoire et la littérature de la Sicile, naquit à Palerme en 1703, et embrassa également la carrière ecclésiastique. Il devint chanoine de la cathédrale, puis inquisiteur provincial, enfin évcque cle Mazzara en 1766, et mourut le l"décenibre 1771. L'académie du Buon gusto se l'était agiégé, et il avait lu dans celte société une disseitation, en forme de discours, sur la question de savoir si la Sicile n'avait pas pendant quelque temps reconnu l'autorité du patriarche de Constaiitinoiilè au lieu de celle du souverain pontife. L'auteur traduisitlui-même ce mémoire en latin, et le publia à Palerme, 1737, petit in-!|.°. On a en outre de Schiavo une Vie de la vénérable sœur Benoîte Regio, Palerme, 1742, in-4", el une Dissertation histor\co-dogmatique sur la patrie, la sainteté et la science du saint pontife Agathon, Palerme, 1731, petit in-4°.
SCHICKARD ( Guillaume ) , professeur d'hébreu tians l'université de ïubingen, ne en 1592, à Herrenberg, mort de la peste en 1635, à 43 ans, est auteur d'un petit abrégé de grammaire hébraïque, intitulé : Horologium Schickardi,m-S", et de quelques autres ouvrages, où l'on trouve beaucoup d'érudition. Les plus estimés sont : De jure regio Judœorum, Strasbourg, 1625, in-4°; Leipzig, 1674, in-4°; et Séries regum Persœ, Tubingen, 1628, in-4°. Voy. sur ce savant, Schnurrer, Notice biogr. sur les hébraïsants de Tubingen, Ulm, 1792, in-8".
SCHILDER ( Louis de ) , né à Bruges en 1606, entra chez les jésuites en 1636, enseigna à 19 ans la philosophie et la théologie, et mourut dans sa patrie en 1667, après avoir publié un traité sur les sacrements, infol., et un petit ouvrage judicieux et utile, De principiis formandœ conscientiœ. Les auteurs de la compilation informe et calomnieuse, in{\in\étj Extraits des assertions, etc., lui reprochent le iirobabilisme, tandis qu'il enseigne formellement le sentiment contraire. Voy. EscoBAR, La Croix, Wedina, Moya.
SCHILTER (JEA'i), jurisconsulte, né à Pégau en Misnie, l'an 1632, exerça des emplois honorables à léna. Il obtint les {ilaces de conseiller el d'avocat de Strasbourg, et de ]irofesseur honoraire de l'université de cette ville, où il mourut en 17) 5. On a de lui : Codex juris allemanici fcudalis, 1696, 3 vol. in-4" ; Thésaurus antiquitatum teutonicarum, 1727, 3 vol. in-fol. ; des Institutions canoniques, 1721,in-8% dans lesquelles il se propose d'accommoder le droit canon aux usages des églises protestantes ; Analyse de la vie de Pomponius Atticus, imprimée à Leipzig en 1654, in-4"; Jnstitutiones juris pubiici, 1696, 2 vol. in-S°, onvi'age savant et méthodique ; Z)ejBflfe religiosa, in-8°, petit traité judicieux, où il ne parait pas être fort zélé pour sa secte, qu'il ne croyait sans doute point enseigner l'unique et indivisible vérité.
SCHIOPPALALBA (Jean-Baptiste), d'abord aumônier à l'école de Sainte-Marie de la Charité, puis l'un des deux présidents des grands séminaires fondés par le sénal, à Venise, naquit dans cette ville en 1721, et y mourut le 23 juillet 1797. Lalande vante son savoir comme helléniste ( Voyage d'Italie , tome Mil, p. 5'i4). Shioppalalba est auteur de divers ouvrages, parmi lesquels nous citerons une dissertation intitulée : In perantiquam sacram tahulam grœcam, insigni so~ daiitio Sanctœ Mariœ Charitatis Veneliarum, a cardinale Bessarione dono datam, Venise, 1777, in-4°. Cette dissertation est divisée en dix • chapitres , dont le premier offre des éclaircissements sur l'origine de ces monuments chez les premiers chiétiens. qui s'en servaient pour v enfermer des reliques.
SCHLEIERMÀCHER ( Frédéric - Da-niel- Ernest), un des plus savants théologiens et philologues de l'Allemagne, naquit h Breslau en 1768. Après des éludes solides, il embrassa l'état ecclésiastique, se consacra à l'enseigHement, se fit d'abord connaître par
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des traductions, puis, entre autres ouvrages, par ses célèbres Discours sur la religion , adressés aux gens insiruils qui lu dédaignent, 1799, '*' édition, 1831. Kn 1802 il entreprit, de concert avec Frédéric de Sclile^el, une Traduction de Platon, dont il fui chargé seul dans la suite, et dont six volumes parurent del80fi-à 1810. Cette traduction ne fut terminée qu'après .sa mort. C'est jieut-ôtre le plus beau travail nu'on ait fait sur ce philosophe. V'irs celte epoque.il commença aussi l'impression de ses Sermons. .Vprès avoir professé dans plusieurs villes principales de l'Allemagne, il se fixa ;i Berlin en 1810, lors de la fondation de l'université de cette ville, et y dé()lova une éloquence encore plus briflante que du haut delà chaire de vérité. Une multitude d'écrits sur des matières religieuses el de controverse, où l'on retrouve partout le génie de l'écrivain, furent publiés par lui à diverses époques, et les Mémoires de I académie de Berlin , dont il était membre, contiennent depuis 1811 plusieurs morceaux imporlants sortis de sa plume, sur l'histoire de la philosophie ancienne. Sehleiermacher mourut à Berlin , le 12 février 1831.. Indépendamment des écrits déjà mentionnés, nous citerons de Schleiermacher : Esquisses d'une crili/iue de la morale telle qu'elle a été systématisée jusq'ïà présent , 1803; 2' édition, 183i ; La veille de Noél, dialogue, 1806; 3' édition, 1837; Exposé succinct de la science théologique, 1810; 2' édition, 1830 ; La[oi chrétienne exposée dans son ensemble, d'après les principes de l'Eglise évangélique, 1821-1822, 2 vol. in-8° ; 2' édition, 1830 ; deux Dissertations, l'une sur la pri'destination, l'autre sur la Trinité ; deux Lettres i\ M. de Liicke, dans des Revues théoiogiques ; une Dissertation sur la première épitre de saint Paul à 'i'iinothée, 1807, in-8" ; une autre sur les écrits de saint Luc,
SCHLEZ (Jean-Ferdinand), pasteur à Schliz , dans le grand duché de Hesse- Darinstadt, né le 27 juin 1739, à Ippesheim, aujourd'hui cercle de La Rezat, en Bavière, où son père exerçait aussi les fonctions du pastoral, mort le 7 septembre 1830, à Schliz, est auteur des ouvrages suivants : un recueil de Poésies mêlées, 1793, qui ne s'élèvent guère au-dessus de la médiocrité ; Sermons précités à la campagne , Heilbronn, 1794, 2 vol. 11 avait déjà fa t paraître un volume de sei mons à Nuremberg, en 1788 ; L'ami du peuple, pour 1798, 1799 el 1800, Nuieniberg : Grégoire Frappcfort et Laurent /ifc/iarrf, Nuremberg. 1791; 2' et 3' éditions, 1803 ; Petits romans populaires , Hoilbronn, 18j2; Histoire du village de Traubcnlieim, 3" édit., 1817; L'ami des enfants, k' éditioii, Giessen, 1834- ; Oswald entre ses amis et ses enfants , Darmsladt, 1826; Dialogue entre le forestier Oswald et ses amis, 1837 ; Paraboles, Giessen, 1837 ; Petite histoire naturelle, 2' édit. , Heilbronn, 1820, 2 vol. ; Manuel pour les instituteurs des écoles populaires, 2' édition, 1837, 6 volumes; La morale en exemples, 4" édition, Giessen, 1824.
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SCHLICÎÏTING (JoNAS de Bukowiec), écrivain socinien, né en Pologne 1 an 1396, exerça le minislèrejusqu'à ce qu'il fut chassé, eh 1647, (lar la diète de Varsovie, où l'on fit brûler sa Confessio fidei christianœ. Il se relira en Moscuvie, parcourut plusieurs villes d'Allemagne, et se fixa enfin à Zuliichau, où il mourut en 1661, à 6oans. C'était un homme inquiet, remuant, toujours en guerre avec les catholiques et les protestants. Son attachement au socinianisme lui attira de fâcheuses alfaires. On a de lui plusieurs productions. La plupart sont des commentaires sur divers livres de l'Ecriture sainte. Ils ont été imprimés à .\msterdam, en 16ii6, in-fol. , et ils se trouvent dans la Bibliothèque des Frères Polonais.
SCHiMID ( SÉBASTIEN ) , professeur en langues orientales, à Strasbourg, mort en 1697, ne doit i)us être confondu avec J. -A. Schmid, abbé de Mariendal, et professeur luthérien en théologie, mort en 1726. L'un et l'autre ont enfanté un grand nombre de livres reu connus. On distingue, parmi ceux du dernier : Compendium historiœ ecclesiaslicœ , 1704, in-8" ; De bibliotheris, 1703, iu-4"; Lexicon ecclesiaslicum minus, 1714, in-8°.
SCHMID ^François d".\ssise), né à Vienne en 1764, de parents res|>ectables et aisés, lit sa philosophie et sa première année de théologie chez les franciscains. Les temps étant devenus peu favorables aux ordres religieux, son supérieur l'engagea à entrer dans le clergé séculier; Schmid suivit ce conseil et quitta son couvent. Aprf's avoir été employé dans le ministère p;iroissial , il fut chargé par rarchevé(jue de Vie'^ie de la direction spirituelle d i séminaire diocésain , qu'il conserva pendant douze ans. \'ers 1808 , il commença une nouvelle carrière. En même temps qu'il remplissait 1 s fonctions les (dus l)énibles du m'inistère, visitant les hùpitiux et les jirisons, assistant les criminels, même les condamnés à mort, il se livra à la composition de nombreux ouvrages d'édification. L'empereur le nomma, en 1823, chanoine <i'e la calhédiale de Vienne ; et en 1838, Schmid, qui venait de célébrer ses cinquante années de prêtrise, reçut les insignes de chevalier de l'ordre de Léopold. Sa réputation s'étendit au loin, et plusieurs archevêques de Vienne lui confièrent l.i direction de leur conscience. La faiblesse de sa poitrine lui interdisait la prédication ; il voulut y suppléer par les livres, et son humilité choisit le genre le plus humble, mais non le moins utile. Si-hmid puisait l'ardeur de son zèle dais l'amour de Dieu, qu'd eiitrelenait par l'habitude de l'oraison. 11 avait choisi saint François de Sales pour modèle, et s'efforç.ul de l'uihler. 11 avait une grande connaissance des voies intérieures; on s'adressait à lui par lettres pour le consulter, et il y répondait toujours avec facilité et onction. Il termina, le 10 janvier 1842, une carrière si pleine de bonnes œuvres, ajirès avoir reçu toutes les consolations de la religion. Parmi les livres destinés à l'amusement et à l'instruction de l'enfance, il n'en
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est pas qui soient plus connus que ceux du chanoiae Schmid, dont le nom est devenu en ce genre l'un des plus [>opu1aires de notre époque. Ses charmants récits , composés pour les enfants conliés à ses soins, n'étaient jias destinés à la pidilicilé ; ce fut l'admiration publique qui le força à les livrer à l'iraprcssion : encore l'humble prêtre n'y avait-il jws même mis son nom ; longtemps il ne fut connu que sous celui d'auteur des OEtifs de Pdqucs. Ses ouvi-ages furent bientôt traduits dans toutes les langues et répandus dans toutes les contrées. Malheureusement, observe un biographe, ce succès dut, un moment, lui être iiréjudicial)le en un sens ; car il provoqua la spéculation, la contrefaçon, et les contrefacteurs en firent, surtout en France, de mauvaises traductions ou imitalions, des éditions erronées, où l'esimt de secte et de parti, autant que l'ignorance, supprima ou ajouta à son gré, sans i'es|)ecter le texte original et les principes mêmes du Conteur allemand; à tel })oint, qu'en France particulièrement, bi'auuoup de personnes ont cru, d'après ces traductions infidèles et ces imitations , que le chanoine Schmid n'appartenait point h l'Eglise catholique. Le cligne ecclésiastique, informé de ces méprises, les dément en ces tertnes, dans une lettre du 9 octobre I8il : « C'est « une grande eri'eur de croire que je suis « protestant ; je me fais gloire d être catiio- « lique , d'êti-e mémo prêtre catholique. » Aussi pouvons-nous dire que tout ce qui est réellement du chanoine Schmid est bon ; que tout ce qui est imitation est généralement suspect et exige plus de réserve. Ces petits contes sont en général pleins de charme, de naïveté, de sinjplicité. Pour donner un gage de la pureté de sa foi et de ses doctrines, le célèbie conteur allemand lit imprimer sous ses yeux, en Allemagne, une nouvelle et dernière édition de ses œuvres, qu'il revit avec soin. Elle est précédée d'un avertissement dans lequel l'auteur indique les motifs et le plan de sa nouvelle édition, ainsi (]ue l'ordie dans lequel la lecture de ses récits doit être faite pour être plus utile. Parmi les nombreuses éditions qui ont été faites des OEuvrvs de Schmid, nous mettons en nremièie ligne celle qui a été publiée par les soins de Micliaud. L'édition et la traduction ont été faites sur la dernière édition allemande, de 18'tl, revue et corrigée par l'auteui-. Celle des Maine, de Tours, en 2i vol. in-18, mérite aussi une recommandation particulière. L'édition des frères Gaume, e 1 90 petits vol. in-32, est entremêlée d'imitations, et la traduction n'est pas toujours 0!(acte. Schmid n'a pas seulement écrit pour la jeunesse et pour certaines conditions, il a composé des livres destinés à toutes les classes, et qui sont moins connus, tels que : la Vie de Jésus et des suints; le Retour à Dieu; Manuel de prières ; le Compagnon de voyage : la Dévotion à Marie.
SCHMIDLIN (Jacques;, controversiste luthérien, de la secte des ubiquitaires, né l'an 15'28 à Waiblingue, dans le duché de Wur-
DiGT.de BlOGIUPHIli UELIG. 111.
temberg, mort à Tubingen en 1H9Ô, s'employa avec beaucoup d'activité h la propagation de la réforme protestante. Il avait été recteur de l'Université de Tubingen. On a dit qu'avant sa mort Schmidiin était revenu à la vérité catholi(iue, mais cela ne pai'aît pas bien prouvé. Ses écrits, oubliés aujouid'hui, s'élèvent à plus de cent cinquante; celui qui fit le plus de bruit est le livre de la Concorde, |)ublié en 1579, qui avait pour objet de combattre le grand argument que les catholiques tiraient contre les protestants de leurs divisions intestines. Il fut attaqué avec beaucoup d'acrimonie dans la réforme, où l'on reprocha à l'auteur d'y avoir confondu Jésus-Christ et Bélial, la lumière et les ténèbres. C'est assez ordinairement, observe Tabaraud , le sort des conciliateurs en matière de doctrine.
SCHMIDT (Benoit), célèbre publiciste catholique allemand, né le 21 mars 172G à Vorchkeim, dans l'évèché de Bainberg, professa le droit public à Bamberg, puis à Ingoktadt, et mourut le 23 octobre 1778. Parmi ses nombreux ouvrages, (jui donnèient lieu à de vives contestations de la part des protestants, nous citerons : La juridiction ecclésiastique revendiquée en faveur des Etats d'empire catholiques sur leurs sujets protestants, Francfort, 175Ï, in-4" ; Preuve que la puissance ecclésiastique souveraine de l'empereur s étend sur l'Eglise protestante, soumise à des princes séculiers, Francfort, 17oi, in-!i° ; De punctis comitialibus calholicos inter et protestantes ugitutis, pace flubcrtoburgica et capilulatione Josephi II determinatis, ibid., 1764.
SCHMIDT (Jean-Eunest-Chrétien), théologien allemand, né l'an 1772, dans un village de Hesse, fut nommé, en 1793, professeur de théologie à l'université de Giessen ; en 1803 il eut la place de bibliothécaire de cette université et le titre de conseiller ecclésiastique, fut ensuite nommé historiographe de la Hesse, et prit le degré de doctenp en théologie à l'université de Halle. En 1813 il eut la direction du séminaire philologique, à Giessen, et en 1820, lors de l'introime représentatif, il fut reprélat, et appelé dans la chambre haute, où il prit une part active aux délibérations pendant une dizaine d'années, le plus souvent dans le sens des intentions Ju gouvernement, toutefois sans prendre une couleur politique bien décidée, ce qui l'a fait accuser do flotter entre les divers partis. Schmidt mourut à Giessen, le k juin 1831. On lui a reproché de s'être souvent livré à son penchant pour la boisson ; toutefois ce vice ne l'empêcha pas d'acquérir des connaissances solides. En sa qualité d'historiographe de son pays, chargé de continuer un ouvrage commeneé par Wencke, il aima mieux publier, en 1818 et 1819, les deux premiers volumes d'une nouvelle Histoire de la Hesse, moins étendue que la précédente. Ce fut probablement à cause de ces deux ouvrages, restés incomplets, que les Etals du grand duché de Hesse, après la mort de Schmidt, supprimèrent la placo
cluction du l'ég vêtu de la dignité de
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d'historiographe, et en a|>pliquèrent leâ appointeinciils àl'augmenlation des fonds pour la bil)liolhùque. Nous cilerons de Schiiiidt une (li.sserlalion philologique iatilulée : Obnervata in Scxti Aurclii Propcrtii ([wvdam loca, Giessen, 179i, m-'*'; Une des plus anciennes et des plus belles idylles de l'Orient, I Moise, W, traduite de tioureau arec des remarques, Giessen, 1793; une CUfphiloloiiique et exéijHique du Nouveau Testament, Giessen, 1795-1797, 2 vol. .ehacun en 2 [jarties, dont la dernière ne parut qn en 1803, par les swins de \Velcker;un recued théologique, sous le titre de liibiiotlieque pour la critique et l'exégèse du Nouveau Testament et dt: la plus ancienne histoire ccclé- Éiastique : un Traité de la morale, eu égard principalement aux préceptes moraux du christianisme, ITù'; Avis au puiflic non instruit, concernant l'athéisme de Fichte ; VEsprit de la littcratare tiiéolugique de l'année 1797 ; une Esquisse de l'histoire de l'Eglise cliré- <îcnne,([ui fut refondue dans uiu^ nouvelle rdition qui parut sous le titre de Manuel de l'histoire de l'Eqlisc chrétienne, 1803 ; 3" édition, 1823. L'auteur développa le méuic sujet dans un ouvraire plus considérable, qui parut sous le môme Vitre, de ISOl à 1820, eaO volume^. Beaucouji de professeurs des facultés pioteslantes de théologie adoptèrent ces ouvra- .jos, pour leur servir de iJ,uides dans leurs tours. S;'.'imidlfut en outie un des collaborateurs de la Bibliothèque de la littérature maderne théologique et pédagogique; du Journal pour éclaircir les droits et les devoirs de l'homme et du citoyen, etc.
SCMMITH (Nicolas), né à Oedenbourg en Hongrie, se lit jésuite, enseigna les belleslettres (-1 la théologie avec distinttio'i dans SOI! ordre, et mourut recteur du collège de Tirnau en 17G7, aimé et estimé pour l'égalité et la douceur de son caractère. On a de lui : plusieurs Traités de théologie; Séries archiepiscoporum slrigonicnsium , Tnnau, 175V, 2 vol. in-8"; Episcopi Agrienses, fide diplomatica concinnali, Tirnau, 17G8, in-8'; Imperatores ottomanici a capta Constan!inopoli, cumrpilome principum Turcarum ad annam 1718, Tirnau, I7o0, 2 vol. in-fol.Ces ouvrages, pleins d'érudition, sont écrits d'un style pur, aisé et souvent élégant. On estime sur:out son Histoire des empereurs ottomans, qui est peut-être la meilleme que nous ayons. C'est une suite de celle du P. Kéri. (Voy. ce nom.) Nous n'avions pas encore une hisioiro turque complète. Celle de Cant^hnir passe pour être assez exacte ; mais elle est trop [)eu étendue pour l'espace de temps qu'elle embrasse. Celle de l'abbé Mignot ne p.mt être considérée que comme une compilation. lUcaut en a donné une histoire en anglais ; mais elle ne comprend que le xvii' siècle. L'histoire des Turcs ne peut être connue que par celles de leu^s ennemis. Ces relations peuvent ètie sus|)ecses; mais elles n'ont pas un caractèi'e de fausseté connue les annales turques. Les Turcs, si on veut les en croire, ont été des conquérants invineiiiles. La
Porte, dans ces actes, représente les princes chrétiens implorant <>i genoux la clémence du vainqueur. On retrouve dans l'histoire, dans les diplômes turcs, le faste oriental, qui n'est qu'un étalage ridicule.
SCHNITTER [moissonneur], nom latinisé en celui d'AouicoLA. Voy. ce nom.
SCHNORUENBEKG (Anne), chanoine prémontré, né à Cologne l'an 1GG7, fut fait ])rieur du monastère de Steinfeld, docteur en théologie en 1GJ8, examinateur synodal à Cologne l'an 1707, et mourtit le 11 décembre 1715. On a publié après sa mort : Institutiones juris canonici cum brevi commentario in «ff.j'aris, Cologne, 1729, in-'i-°. Mais les religieux de Steinfeld désavouèrent cet ouvrage, et dans une édition qu'ils donnèrent du véritable ouvrage de leur confrère , à Cologne en 17i0, in-4-% ils montrèrent combien U avait été défiguré dans la 1" édition.
SCHNURIIER (Christian-Frédéuic), théologien et orientaliste, chancidierde l'université de Tubingen, né le 28 octobre 174-2 à Canst.idt, dans le royaume de Wurtemberg, embrassa la carrière du ministère évangéliqu-. Un vif besoin de s'instruire l'ayant déterminé à voyager, il quitta en 17GG le séminaire protestant de Tubingen, visita jiresque toute l'Euro.ie, et ne revint qu'au bout de 5 ans. Nommé à son retour professeur à l'université de Tubingen, il fut admis quelques années après ;i la faculté de philosophie avec le titre de professeur ordinaire, et 1 lacé en 1777 à la tête du séminaire de théologie. Schnurrer rem; lit ces dernières foncions pe.idant 29 ans, après lesquels il devint chancelier de l'université de Tubingen (1806). La même année il fut installé dans la première chaire de théologie et dans la prélature de Lo.ch. Au commencement des troubles politiques qui agitèrent le Wurtemberg, il se |)rononga |,our la monarchie ; plus tard il changea d'opinion, et se déclara en faveur de la réforme, il lit partie des états du royaume en 1815, et ayant déjilu au nouveau souverain (1817), il fut privé de ses places. Schnurrer se retira k btuttgard, et y mourut en 1822. Cet habile professeur a composé un assez grand nombre d'ouvrages dont les jirincipaux sont : Bibliotheca arabica, imprimée à Halle en 1811, iii-S". Cet ouvrage bibliographique comprend la liste des livres publiés en langue arabe, et de ceux qui ont été faits pour facilite] l'étude de cette langue, ilepuis la grammaire im[)rimée h Grenade en 1505, jusqu'à celle de M. Sylvestre de Sacy, 1810. Oa regrette de n'y pas trouver une table alphabétique des auteurs pour la facilité des recherches. Le môme défaut existe dans l'ouvrage suivant : Eclaircissements sur l'histoire de la réfornuUion ecclésiastique et de la littérature dans le Wurtemberg, 1798, in-8°, en allemand, ouVragi; plein de recherches bibliographi(iues ; yindici(r vcritatis christianœ revelatw ab iitsullibus libclii, 17G5, in-4°; de Codicum hebrœorum V. T. Mss. œtate difficultcr dctcrminanda, Tubingen, 1772, in-i°; plusieurs Disseriulions philologiques sur les
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Proverbes, sur Job, sur divers psaumes, etc., in-4"; de Pentateucho arabica - poUjglotto , 1780, iii-i"; Dksertallones pliilolo(/ico-critk(P, Gotha, 1790, in-8°; Notices biographiques et littéraires sur les hébraisants de Tuoingen, Ulm, 1792, iu-8", en alleuiaud, où l'on trouve des détails curieux sur Reuchlin et Scliickard. On a encore de lui plusieurs autres ouvrages aussi curieux que savants. Schnurrer élail zélé pai'tisan di; la révélation, et en cela il était loin de partager les écarts de plusieurs de ses compatriotes. Comme orientaliste, il est au premier rang parmi ceux de l'Allemagne. Sa critique est d'une justesse et d'une sûreté qui peuvent servir Vie modèle. On trouve quelque chose de Schnurrer dans le Répertoire delà littérature biblique et orientale de M. Eichhorn, et dans le nouveau Répertoire pour la littérature biblique et orientale de M. Paulus.
SCHOENFELD (François), né à Prague, en 1747, d'une famille distinguée, entra chez les jésuites, y enseigna les sciences et les belles-lettres, et s'occupa en même temps de la composition d'un grand nombre d'ouvrages en allemand et en français, où régnent la saine raison , l'esprit solide, quelquefois brillant, le zèle pour la religion et les sentiments d'une vraie piété. On dislingue le traité De amoreveritatis et veritate amoris, Prague, 1770 ; et quatre discours qui ont pour titre : Rcligio catholica ferventer est prœdicnnda, propugnanda prudenter, 1783. Parmi ses ouvrages allemands il se trouve des poésies oii il y a de l'élévation et de la chaleur, et quelques dissertations théologiques et d'érudition, entro lesquelles Ylnfluence des bvns et des mauvais esprits sur rhomme a eu beaucoup de vogue. Après la destruction de la société, il devint doyen de UeischtaJt, dans le cercle de Bunzlnu. H vivait encore en 1784-. On ignore l'époque de sa mort. — Il ne faut pas le confondre avec Malhias Schoenfeld, jésuite de la province de Bavière, écrividu aussi fécond que judicieux, dont les ouvrages, la [)lupart écrits eu allemand et d'une jolie impression ont produit de grands fruits dans la plupart des provinces de l'empire, particulièrement son Abrégé historique de la Bible, destiné à l'instruction publique, avec des figures, très-supérieur au sec et ennuyeux Uoyaumont; tes Vérités fondamentales de la religion, exposées dans leur ordre naturel et leur dépendance réciproque ; le Philosophe chrétien dans l'adversité; lu Vraie parure de la jeunesse, etc.; Règles puisées dans la religion et la raison pour conserver la santé, etc. Tous ces ouvrages sont écrits élégamment, d'une manière naturelle et attaciiante , et tous empreints des beautés aimables et convaincantes de la vertu. Il vivait encore en 178t).
SCHOLARIUS (Geokges), l'un des plus savants Grecs du x\' siècle, fut juge général des Grecs, secrétaire de l'empereur de Constantinople, et son prédicateur ordinaire. Il embrassa depuis l'état monastique , et prit le nom de Gennade. N'étant encoi e que laïque, il assista ou concile de Florence, od il se
déclara hautement en faveur de l'union des Grecs avec les Latins ; il lit, à son retour à Constanlinople , une excellente Apologie des articles contenus dans le décret du concile de Florence. 11 y dépeint, avec l'éloquence la plus touchante, l'état où cette malheureuse ville de Constanlinople se trouvait ; mais Marc d'Kphèse l'ayant depuis fait changer de sentiment, il devint un d:>s plus grands adversaires de la réunion. Après la prise de Constanlinople par les Turcs, en 1453, Gennade fut élu patriarche do cette ville. Le sultan Mahomet II lui donna l'investiture, suivant la coutume des empereurs grecs , et lui mit en main le bAton pastoral ; mais voyant les troubles s'augmenter, sans espérance de pouvoir les apaiser, ce patriarche abdiqua en 1458, et se retira dans un monastère de Macédoine, où il mouri.t vers 14G0. Ses principaux ouvrages (qu'on trouve dans les Conciles du P. Labbe et dans la Bibliothèque des Pères) sont : une Lettre adressée aux évèques grecs touchant l'union ; trois Discoxirs, prononcés daiis le concile de Florence , sur les moyens de procurer la paix ; un Traité de la procession du Saint-Esprit contre Marc d'iiphèse ; un de la prédestination, tiaduit en latin avec de bonnes notes, par Charles Libortinns, Prague, 1673, in-8"; et plusieurs autres, dont l'ablié Renaudot nous a doinié le catalogue dans la Créance de l'Eglise orientale sur la transsubstantiation. Ce savant a publié aussi une Homélie de Scholarius, dans laquelle il reconnaît la transsubstantiation. Quelques critiques ont prétendu que Scholarius, patriarche et zélé schismati:[ue, était différent de celui qui avait défendu si vivement l'union avec l'Eglise romain(;.
SCHOLASTIQUE (sainte), vierge, sœur de saint Benoit, née à Nursie, ville d'Italie, sur la fin du \' siècle, suivit la vie asci'liqae, et établit une communauté de religieuses. Elle allait visiter son frère tous les ans ; la dernière année qu'elle lui rendit ce devoir, elle prédit sa mort prochaine, qui arriva vers l'an 543. Rien de plus intéressant et d'une naïveté plus touchante, que la relation que fait saint Grégoire d'une de ces entrevues de la sainte avec son frère, où Benoît fut obligé, par une pluie survenue à la demande de Scholastique , de passer la nuit avec elle dans des entretiens animés de tout le feu d'une charité céleste. Elle mourut trois jours après.
SCKOLL (Herman). Voy. Hartzheim.
SCHOMBERG (Pierre), né à Wurtzbourg d'une ancienne et noble famille, fut chanoine de Bamberg, ensuite évoque d'Augsbnurg et cardinal en 1439. Le pape Eugène IV et l'empereur Frédéric III faisaient beaucoup de cas de ses lumières, et le consultaient dans les affaires importantes. Il fut chargé de plusieurs négociations qui avaient pour objet la paix entre l'Angleterre et la France, et la pacification dos quer: Iles élevées entre les piinces allemands. Il mourut h Dillingen en 14(j7. — îl ne faut j>ûs le co:ifondre avec Nicolas de Schomberg, aussi car-
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dinal, issu de l'ancienne maison de Scliomberg, dans la Misnie. Ayant éludié 1<' di'oii à Pise, il fut si touché d'uu discours de Savonarole, qu'il se mit sous sa conduite et entra dans l'ordre de Saint-Dominiciue en 119". Son mérite le fit élever en 13-20 sur le siège de Capoue. Envoyé en France par Clément VII, il contribua heaucoup h faire conclure la paix de Cambrai entre Charles-Qai'it et François I". Paul III le décora de la pourpre en 1535. Peu s'en fallut qu'il ne fût élu pai>e dans les conclaves où furent proclam s Adrien VI et Clément VII. On a de lui cinq Sermons qu'il prononça devant Jules II en 1505, et quelques Lettres dans le Recueil de celles des princes. Il mourut à Rome le 9 septembre, à l'âge de 63 ans.
SCHOMER (Just-Chuistophe), né à Lubeck en 16't8, mort en 109G, était professeur de théolo.i^ie à Rostock. Il publia en 1690 sa Tfteologia inoralis sibi constuns. Le titre lait allusion aux révolutions que la morale connue le dogrue avait essuyées clicz les protestants, et que l'auteur tâchait d'arrêter. La meilleure édition de cet ouvrage est celle do 1707. On a encore de Schomer des Commentaires sur les Epîtres de saint Paul, en 3 vol. in-.'i.°.
SCHONiEUS ou DE ScnooNE (Corneille), né en 13H à Gouda en Hollande, poëte latin, a com{iosé des Elégies, des Epigrammes, etc. Mais ce qui l'a fait connaître, ce sont des Comédies sacrées, dans lesquelles il a saisi le style de Térence ; ouvrages plus estimables encore par l'intention de l'auteur et la sagesse de ses vues, que par l'élégance et la pureté de l'expression. Ceux qui savent, dit Feller, quels tlégàts l'histrionisme ancii'U et moderne a faits dans les mœurs ne peuvent qu'eslimer un travail qui donne à l'esprit et au cœur des jeunes gens une espèce de change qui les attache à des objets innocents, et prévient la recherche ou les legrets des .speclacles licencieux. La réputation que Schonœus acquit, jointe à la régularité de sa conduite, lui procura le rectorat du l'école de Harletrj, emploi qu'il exerça avec beaucoup de succès pendant 2a ans. Il y mourut le 23 novembre 16 1, ayant conservé lui attachement inviolable h la religion de ses pères, dans un temps où les nouvelles hérésies agitaient toutes les tètes. Schunœus a été loué par les meilleurs écrivains de son temps. On a donné un grand nombre d'éditions de ses Comédies s.icrées, sous le titre de Terentius christianus. Les plus otimées sont celles d'Amsteidam, 1629, Cologne, 1652, et Francfort, 1712, 2 vol. in-8°.
SCHOOCKIUS (Martin), né à Utrecht en 1614, fut successivement professeur de lan- Sues, d'éloquence et d'histoii-e, de physique et de logiijue, à Ulrecht, à Devenler, à (.roningue, et enlin à Francfort sur l'Oder, où il mourut en l(i69, à 55 ans. Ou a de lui un nombre prodigieux d'ouvrages de critique, de philosoi)!iie, de théologie, de littérature, d'histoire, etc., iii-12 et in-8", dans lescpiels il n'a fait que compiler. Les (irinci})aux sont: Exercilaliones varia; 1663, ia-'i% qui ont re-
paru avec ce titre : Martini Themidis exercitationes, 1688, in-i° ; des Traités sur le beurre ; sur l'aversion potir le fromage; sur l'œuf et le poulet; sur les inondations; De harengs, seu hnlecibus ; De signaturis fétus ; De ciconiis ; De scepticismo ; De strrnulatione ; De cerevisia ; Tractnius de truffis ; De stntu reipublicœ fœderati Belgii ; De iinperio tnaritimo : De natura soni ; De nihilo ; De lingua hellenistica ; Admiranda methodus novœ philosopliiœ, contre Descartes ; des écrits de controverse, qui prouvent qu'il entendait mieux les matières de beurre et de fromage que celles de la religion, ^■ossius, offensé de so'\ humeur satirique, l'appelle impudentissima bestia.
SCHOPP. Voy. Scioppius.
SCHORUS (Antoine), grammairien, natif d'Hoohgstraten en Brabant, embrassa la religion protestante, et mourut à Lausanne en 1532. Ou a de lui plusieurs l;)Ons ouvrages de grammaire, dont les humanistes venus après lui ont souvent profité sans les citer. Les principaux sont : Thesavrtis ciceronia- 71US, Strasbourg, 1570, in-4°; Phrases linguœ lalinee e Cicérone collectœ, in-8°, Râle, 1550, et Tubingen, 1728; Ratio disccndœ, docendceque linguœ latinœ ac grœcœ, in-8°; une comédie latine, intitulée : Eusebia, site Reli~ gio, qu'il fit représenter par ses écoliers en 1350 à Heidelberg, où il était professeur de billes-lettres; 1 1 comme dans cette pièce satirique il voulait prouver que les grands méconnaissaient la religion et qu'elle n'était accueillie que par le peuple, 1 emjtereur le fit chasser de la ville. — On croit que Henri ScHORis, mort vers l'an 1590, connu aussi par divers ouvrages de grammaire, imprimés à S rasbourg, était le fils d'Antoine Scliorus.
SCHOT ou SCOTT ( Réginald ), gentilhomme anglais, est auteur d'un livre où il a entrejiins de piouver que tout ce que l'on dit des magiciens ei des sorciers est f.ibuleux, ou se peut expliquer par des raisons naturelles. Ce livre, écrit en anglais, est iatilulé : La sorcellerie et la magie dévoilées, 15S4, in-i°, et tut condamné au feu en Angleterre. Voy. Delrio, (le Haen, Mead.
SCHOTANUS (Christian), ministre protestant, né il Scheng, village de Frise, en 1603, fut professeur de langue grecque et d'histoire ecclésiastique, ei prédieant à Franeker. 11 y mourut l'an 1671, ajjrès avoir ilouné : Description de la Frise, avec lig., 1655. in-i°; Histoire de la Frise jusqu'en 1638, in-fol. Ces deux ouvrages sont en tlamand. 11 y parle des catholiques avi c la partialité si ordinaire aux prolestants. Continuatio Mstorice sacrœ Suipilii Severi, Franeker, 1638, in-12 ; Bibliolhcca histo'iœ saci'œ Veteris Testamenti, sivc exercitationes sacrœ in historiam sacram Sulpitii Severi et Josephi, 1064, 2 vol. in-fol. A voir le titre, on croit que c'est un commentaire po r éclaircir le texte de ces historiens s.ivant les règles de la critique; et dans la réalité ce n'est que le résultat informe des leçons de l'auteur. — Scholauus eut un tils nouuné Jean, qui fut jirofesseur do philosophie à Franeker, et qui mourut en
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1699. 11 a fait des Paraphrases en vers sur les Méditations de Descartes, où il entre en lice avec le savant Huet, et attaque, mais bien faiblement, l'ouvrage de ce prélat sur la philosophie cartésienne.
SCHOTT (André), né à Anvers en 1552, fit ses études à Louvain, puis à Paris, où il fut lié d'amitié avec Busbecq et plusieurs savants. Il alla on Espagne, et emporta au coucours une chaire de langue grecque à Salanianque. Antoine Augustin, archevêque de Tarragone, voulut l'avoir auprès de lui : il vécut quelque temps avec ce prélat, se lit jésuite en 1586 et fut nommé professeur d'éloquence à Rome. 11 retourna à Anvers, où il enseigna le grec avec réputation jusqu'h sa mort, arrivée en 1629, dans .'■a ^7'' année. C'était un homme laborieux, franc, généreux, poli, oflicieux. Les hétérodoxes l'ont autant loué que les catiioliques. On a de lui : Traduction de Photius, imprimée à Paris, en IGOC, in-folio ; elle manque d'exactitude et de précision ; la premirre Edition de VHistoria Aufjusta de Sextus Aurelius, 1579; des Editions de Cornéiius-Népos, Francfort, 1600, in-fol.;ile Pompoiius Mêla, Anvers, 1582, in-i° ; de Sénèque l'orateur, avec des Suppléments où il y avait des lacunes, Paris, 1606, in-fol. ; do saint Basile le (jrand, avec des notes, 1616, in-fol.; dos Commentaires sur le Pentateuque, de saint Cyrille, grec et latin ; des Epîtres de saint Isidore de Peluse, grec et latin, Rome, 1629, première édition ; des Antiquités romaines, de Rosin, avec des additions, Cologne, 16i5, ii-i°; des Epilres de Paul Manuce, Cologne, 162i ; des OEurres de Louis de Grenade, lb28 ; de la Sicilia, Maf/na Grœvia, etc., de Hubert Goltzius, avec des notes, 1617, infolio ; des Fasti romani, du mèmn auteur, 1618, in-fol.; des OKuvres d'iùuiodius, de Claudien Mamert, avec des notes, etc.. Tournai, 1610 ; Vitw comparatœ Aristotelis et Deviosthrnis, Augsbourg, 1603, in-4°; Elotje fulùbrc d' Antoine-Augustin, archevêque de Tarragone, 1586, avec les Dialogues de ce prélat, publiés avec des notes par Etienne Baluze ; De b'ino silentii rcligiosorum et sœcularium ; De sacris et calholicis sanctœ Scriptarœ interpretibus, Cologne, 1618, in-V" ; Adagialiu sacra Novi Testamenti grœc et latine, Anvers, 1629, in-4"; Litterœ japonicrv; Tubulœ rei nummariœ, 1615, in-8°. Cet ouvrage est tiré de Budé, Agricola et Ciaconius. Hispania illustrata, seu rcrum urbiumque Ilispaniw, Lusitanix scriplorcs, Fi'ancfort, 1606-1608, i vol. in-fol.; De prisca religione ac diis gentium, dans l'édition qu'il a donnée des Dialogues d'Antoine-xVugustin, Anvers, 1617, in-folio, etc. On lui attribue encore la Bibliothèque d'Espagne, m-k°, en latin ; mais cet ouvrage a été fait seulement surses Mémoires. Tous ces écrits sont remarquables par un grand fonds de savoir. — François Schott, son frère, membre de la régence d'Anvers, mort en 1622 , est connu par son Itinerarium Italiœ, Germaniœ, Galliœ, Hispaniœ, Vienne, 1601, in-8''.
SCHOTT (Gaspar), physicien et jésuite,
né à Kœnigshoten, dans le diocèse de Vurtzb lurg, en 1608, entra chez les j:^'!uites en 1627, et fut envoyé pour enseigner la physique et les mathématiques à Palerme on Sicile; ce qu'il lit [lendant plusieurs années avec un succès éclatant. Il alla ensuite à Rome, et se lia avec le célèbre père Kircher, d'une amitié que la conformité des goûts pour les sciences rendait intime. Il retourna dans sa iialrio, où après avoir enseigné les mathématiques, il mourut le 22 mai 1666. On a de lui divers ouvrages qui prouvent beaucoup d'érudition. Les plus connus sont : sa Physica curiosa, sive Mirabilia naturcc et artis. Cet ouvrage curieux est en 2 vol. m-k\ L'auteur y a compilé beaucoup de singularités sur les hommes, sur les animaux, sur les météores. On y trouve des recherches sur les monstres et sur les divers phénomènes où la nature semble s'écarter de ses lois. L'auteur montre dans quelques endroits autant de crédulité que desavoir; il dit que les animaux qui ont peuplé l'Amérique, y ont été vraisemblablement transjiortés jiar h's anges. La partie qui contient les mirabilia artis est la plus estimée. Magia naturalis et arti/icialis, 1677, 7 vol. in-i", | lein de recherches et de connaissances i)hysi(|ues et stati(]ues; Technica curiosa, Nuremberg, 166i , in-i° ; Machina hijdraulico-pneumutica , 1657, in-i°; Pantometrum hirchcrianum, sive instrumentum geometricum novum, 1660 ; Itinerarium staticum kircherianum, 1660 ; Encyclopedia, 1061. C'est un cours de mathématiques.
Mathesis Cwsarea, 1062, 2 vol. in-4" ; Anatornia physico-lnjdrostulica fontium, et fluminuin, 1063, in-S" ; Arithmetica practicn generalis et speculaliva, 1663. in-8' ; Schola steganographica, 1664, in-V' ; Organum mathcmaticum, 1668, in-'i-". La physicpie usuelle et expérimentale fut le [)rinci|ial objet de ses recherches et de ses travaux. On fait, dit Feller, peu d'expériences maintenant dont on ne trouve la marche, le résultat et l'application dans les écrits du P. Schott; cependant il n'est presque cité nulle part : on en sent facilement le motif. M. Mercier, abbé de Saint-Léger do Soissons, a donné une Notice raisunnc'e des ouvrages du P. Schott, Paris, 1785, 1 vol. in-8'. 11 y démontre que ce savant s'est occupé ou plutôt amusé de ces découvertes qui font aujourd'hui tant de bruit : telles que les têtes parlantes, l'instructidn des sounds et muets, la palingénésie des plantes, la marche sur les eaux, les écrituns cachées, etc. L'ignorance où l'on est généralement de ces secrets dans un siècle où on ne lit que les brochures du jour, a enhardi des écrivains trop confiants à se les attribuer. En restituant ces larcins au vrai projiriétaire, si M. Mercier a excité les plaintes des charlatans modernes, il n'a pu manquer d'obtenir les suffrages du public juste et impartial. Le célèbre Ba.vie, plus honnête et plus vrai que ces plagiaires, avoue cjne le P. Schott lui a donné les premières idées de sa machine pneumatique.
Voy. Kircher (Athanase).
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SCHOTT (Henri-Auguste), savant théologien protestant de l'Allemagne, né le 5 septembre 1780 à Leipzig, où son père était à la fois assesseur au tribunal supérieur et professeur do digeste à l'université, étudia d'abord la philologi»; fit la philosophie, puis s'adonna à la théologie. Et 1805, il fut nommé professeur extraordinaire de philosophie, et trois ans aprt'^s il passa avec le même titre à une chaire de théologie. Kn 1810, la quatrième chaire de théologie lui fut confiée à Wittenberg, et en 1812, il fut un dos deux professeurs nommés à léna par le grand duc Charles-Auguste après la mort de (îriesbach et de Schmid. A la même é[ioque il fonda dans cette ville une école normale de prédication, qui servit de modèle à tl'nutrcs établissements de même genre. Scholt s'était fait une grande réputation comme prédicateur et comme professeur, lorsqu'il mourut, le 29 décembre 1835, au retour des eaux d'Ems. Ses principaux ouvrages soat : Ts~/yn fnropr/.-n (jnœ vulgo intégra Dionysio Halkarnasscnsi Iribuitiir , etc., avec traduction latine et commentaire, Leipzig , 1804 ; Esquisse d'une théorie de l'éloquence, etc., Leipzig, 1807; 2° édition, 1815 ; Théorie de Véloquence et son application à l'éloquence de la chaire, Leipzig, 1815 (18U), 182i., 1827, 1828, 3 vol., dont le second est subdivisé en 2 toiies ; 2* édition des deux [iremiers volumes, 1827 et 183i. Le tome I" pose les principes généraux tant philosopliiques que religieux de l'éloquence de la chaire ; le tome II est consacré h l'invention ; la première partie du t. III à la disposition, et la secontle à l'exposition et au style ; Epitome theologiœ christianœ dogmaticœ in iisum scholarum academicarum adornala, Leipzig, 1811 ; 2" édition, trèsauginentée et modifiée, 1822 (1821) ; Opuscula cxegetica, critica, dogmatica, etc., Leipzig, 2 vol. 1817, 1818 ; Isagoge historicocritica, in libros novi fœderis, léna, 1830 ; Libri sacj-i antiqui fœderis ex scrmone hebrœo in lalinum translatif etc. (eu société avec Winzer), Alloua et Leipzig, 1816, 1" volume : lesauties n'ont pas paru. Plusieurs exemplaires de l'ouvrage portent ce titre : Pentateuchus ex scrmone hcbrœo in latinuni translatus. Schott donna aussi avec Winzei' : Commentarii in libros apostolicos Sovi Testamenti, Leiiizig, 1833, 1" volume. Nous citerons encore de lui : Discours chrétiens et religieux prononcés à diverses fêtes et dimanches, Leipzig, 1812 (1811) ; Prédications et homélies, la [ilupart relatives aux événements du temps, lénu, 1815; Nouveau recueil de prédications et d'homélies prononcées à l'église de l'académie et à In nonrelle église de la ville, léna, 1822; Nouveau choix d'homélies et autres prédications, Neustadf, 1830 ; Exposés religieux des passaqes usuels et de textes choisis. Gotha et Erlurt, 1810 (!S18), 2 vol. ; Feuille des prédicateurs, ou Recueil pcriodiaue pour entretenir le sentiment religieux dans les fonctions pastorales, Leipzig, 18i 1-1812, 3 vol., chacun de trois livraisons. •Le» ouvrages dont nous avons donné les ti-
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très en français sont écrits en allemand, SCHRANK (François de Paile de), né le
21 aoiU i7'i7 h Varnbach-sur-l'Inn, mort à Munich le 23 décembre 1835, dans sa 89' année, devint successivement docteur .en théologie, conseiller du roi de Bavière pour les alfaires ecclésiastiques, chevalier do l'ordre du mérite civil, membre de plusieuis académies. Il a conservé jusqu'à la lin une ardeur infatigable pour le travail, et d.uis les dernières années de sa vie il publiait encore de nombreux articles de critique sur les ouvrages nouveaux dans la Gazette littéraire du Kers. On a de lui : Hcxameron, ou Eclaircissements physiques et théologiques des six jours de la création, Au;;sbourg, 1820; Commentaire littéral sur la Genèse, Salzbach, 1835, in-8° ; Histoire succincte des esprits éminents de la Grèce et de liome, Augsh'iurg, 1781 ; La Fête du Seigneur, ou Le livre d'édification, etc., Landshut, 1811. L'auteur s'y attache à montrer que l'histoire de ch ujue fête éclaircit et raconte le fond de chacune des cérémonies ecclésiastiques que l'on y prati(iue ; La nature annonce Dieu, Munich, 1826 ; Pensées sur l'éducation de la jeunesse des campagnes, discours, Hur;-,liausen, 1779 ; Discours en commémoration du docteur en philosophie et en théologie Paul Ilupfauer, Landshut, 1808; Une religieuse peut-elle être membre de l'académie des sciences? Mnuuh , 1819; un assez giand nombre d'ouvrages sur l'histoire naturelle, la botanique, l'agronomie, etc.
SCHROECKH (Jean - Mathias), historien allemand, naquit à Vienne en 1'733. 11 était petit-lUs de Mathias Bel, auteur de l'Apparatus ad historiam Hungariœ, et, comme lui, il se consacra exclusivement à l'étude de l'histoire. Après avoir fait ses études à Lei[)zig, il devint professeur surnuméraire de philosophie dans celle même ville : il obtint, en 1775, à Wittenberg, la chaire d'histoire qu'il remplit avec distinction pendant pi. sieurs années. 11 mourut dans cette ville le 1" août 1808. On a de lui beaucoup d'ouvrages, dont les plus remarquables sont : Biographie universelle, où l'on distingue les Vies de Sixte V et de la reine Christine ; Histoire universelle à l'usage de la jeunesse^ 4 parties en 6 vol. 1779-178'*-17y()-I80'i. : cet ouvrage est très-répandu ; il a été traduit en français; Histoire ecclésiastique ; le premier volume parut en 1768, le ti entecinquième linit à la réformatinn, Leipzig, 176S-1803 ; Histoire de l'Eglise chrétienne depuis la réformation, S vol., Leipzig, 1804- 1819. Le style de cet auteur est noWe, simple, sans pédantisme et sans alfect.ition.
SCIiUDT (Jean-Jacql'es), théologien et ministre protest.uit, né à Francfort-sur-le- Mein, le 14 janvier 1664, était tlls u'un pasteur de cette ville, qui no négligea rien pour l';iire do lui un savant. Schudt étant à Wittenberg en 1080, y soutint des thèses avec beaucoup de sucrés. En 168V, il alla à Hambourg, où Edgardi professait avec réputation les langues orientales ; Schudt les étudia sous lui et v devint fort habile. De
1048 ses
retour h. Fraticforf , il se livra îi la [irédication. En 1691, il fut nommé premier précepteur du collège, associé au rectorat eu 1G95, et enfin recteur en 1717. Il mourut le 14 février 1722, dans sa 59' année. Ou a de Schudt : Trifolium hehrœo-philologicitm ; Compendium historiœ judaicw ; Dcliciœ Hrbrœorumph ilologicœ ; il ta Jephtw ; Funiculas grœcus ; Judœus ChrisUcida ; Genius et Indoles linguœ sanctœ : Commenlarius in psalmos ; Mcmorabilia judaica ; Monita patcrnn ad filium ; De probahiti mundonim plnralitatc; Vita Huç/onis Grotii; Elias corvorum in deserto aiumnus.
SCHULTENS (Albert), le restaurateur de la littérature orientale dans le xvin' siècle, né en 1G8G à Groningue, montra beaucoup de goût pour la littérature arabe. Il deviut ministre de Wassenaar, en 1711, et deux ans après professeur des langues orientales à Franeker. Enfin on Fappela h Leyde, où il enseigna l'hébreu et les langues orientales avec réputation jusqu'à sa mort, arrivée en 1750, à l'Age de soixante-quatre ans. On a de lui un grand nombre d'ouvrages qui sont aussi remanjuables par la justesse de la critique que par la profondeur de l'érudition. Les pi'inei|»aux. sont : un Commentaire sur Job, 2 vol. in-V"; nu Commentaire sur les Proverbes, in-k° ; un livre intitulé : Vttus et reqia via hebraïsandi, \n-'i-° ; une Traduction latine du livre arabe d'Hariri ; un traité des Origines hébraïques ; plusieurs écrits contre le système de Gousset. Il y soutient que, pour avoir une parfaite intelligence do l'hébreu, il faut y joindre l'étude de l'arabe. La Vie de Saladin, traduite de l'arabe, Leyde, 1732, in-fol. ; Animadversiones philologicœ et crilicœ ad varia loca Yeteris Testàmenti ; une bonne Grammaire hébraïque ; De palma ardente, Franeker, 1729.
SCHULÏET (Daniel-Se vérin), fils de Joachim Schultet , minisire de l'Evangile à Hambourg, naquit dans cette ville vers lGi5. Il y étudia les belles-lettres, et s'appliqua aux langues savantes, sous la direction du docte Esdras Edzardi, qui les professait dans cette ville. Après avoir donné trois ans à cette étude, il parcourut les principales universités d'Allemagne, telles que celles de Wittenberg, de Leipzig , d'Iéiia, de Giessen, de Strasbourg, et y suivit les leçons des célèbres professeurs qui y enseignaient la théologie. De retour à Hambourg, il refusa tout emploi pour se livrer plus librement aux sciences, et particulièrement à son goût pour la controverse. Il attaipia toutes les communions, écrivit contre les catholiques, les réformés, les anabaptistes, les sociniens, etc. ; et eut atfaire, en même temps, à Bossuet, à Jurieu, à Piclet de Genève, etc. Il avait aussi conçu riiiée d'un i lan de réunion entre les églises luthériennes et réformées, projet qui s'est elfectué de nos jours, pour quelques-unes, et qui vraisemblablement n'aurait pas eu lieu si l'on eût emplo.yé le moyen que Schultet proposait. C'était de soumettre les points controversés à une dis-
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pute publique, avec la condition que le vaincu embrasserait la croyance du vainqueur. L'expérience prouve qu'alors chacun se retire plus alTermi dans sa propre opinion. On a de Schultet un grand nombre d'ouvrages, dont les suivants sont les principaux : Antididagma qno probatur doetrinam a Jacobo lienigno Bossueto , rpiscopo Condomensi, expositam, et ab Innocenlio, pontifice romano, egregie Inudatam, admilli non posse, Ole, \iS9i':,'\\\-h°\Epicrisis adarliculos argenlinensrs nuperos unionem Ecclcsiœ evangelicœ et ronmno-cnlholicœ cnncrrnentcs, 1G86, in-8' ; Diagraphice rrrum jidei intcr cvangelicos reformatos et romano-CfUholieos controt'crsaruin, 1686, in-8° ; Animadvrrsio- 7ies ad nuperum scriptum Pétri Jnriœi theologi, professnris Roterodamensis, unionem, Eccirsiœ evangelicœ et reformatas concernentes, 1687, iii-8° ; Judicium svprenmm a Dca luculctitissime algue ubcrrimc factum in scripturis prophetarum algue apostolorum, de causa evanyelicam inlcr reformatamqne Ecclesiam disccplata, ad denionstrandam doctrinœ evangelicœ veritatem, et ad promovendam piam protcstantium harmonium ex hebrœo, grffcoijue fonte, exhitrilum cl D. Phil. Jac. Spenero inscriptum, 1G8'J, in-B" ; Panoplia sacra, 1C9I ; Stereoma doctrinœ evangelicœ, 1G92, in-8° ; Iterata Ecclcsiœ rcformatœ invitatio ad pinm in doctrina fidei consensum, lo97 ; Disccptatio aniica cum Benrdicto Picteto. Ihcologo Genevensi, 1699 ; Assertio amplissima dirinw gratiœ, 1701 ; Universalissimi reformati discnssio, 1703 ; Paraplirasis continua in Novmn Testainenluin, a Yen. Mich. Boreholto, gt/mnasii Lunebrigensis professorc, cum observalionibus, 1720, in-folio, etc. Schultet est auteur de beaucoup d'ouvrages en allemand. Il monrui ?i Hambourg le 29 décembre 1712, âgé de 68 ans. C'était un homme d'une vaste érudition.
SCHULTING (Corneille), né àSteenwyck, dans l'Over-Yssel, vers l'an 15'tO, chanoine de Saint-André à Cologne, mort le 23 avril ICOi, a donné plusieurs ouv.ages, dans lesquels il montre beaucoup de savoir et assez de critique pour le tonifis où il vivait. Les princijiaux sont : Confessio Hieronymiana ex omnibus germants B. Hieronymi operibus, Cologne, 1585, in-fol.; Bibliotheca ecclesiastica, seu commentaria sacra de expositione cl illustralione missulis et breviarii, Cologne, 1599, k vol. in-fol. Il y fait voir l'antiquité des offices de l'Eglise, et combat les liturgies des protestants. Cet ouvrage, qui a demandé des recherciies infinies, n'est pas commun. Bibliotheca catholica contra iheologiam calrinianam, Cologne, 1602, 2 vol. in-.V°; Hierarchica anacrysis, Cologne, 160i, in-fol. Il y donne une liste raisoiiiiée des colloques que les ditlerentes sectes des protestants ont tenus entre eux, et montre combien ils sont différents des synodes de l'Eglise catholique.
SCHIJRMANN (Anne-Marie de) , née à Cologne eu 1607 de parents calvinistes, montra un génie précoce. Ses parents allèrent en Hollande pour y faire fréquenter les éco-
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les de leur religion à leurs enfants. Elle s'npi)liqua à la musique, à la sculpture, €\ la peinture, à la gravure, et y rt'mssit parfaitement. Bile était surtout habile à i>eindre en miniature, et à faire des portraits sur verre avec la pointe d'un diamant. Le latin, le grec, l'hébreu, lui étaient si familiers, que les plus habiles en étaient surpris. Elle [larlait facilement le français, l'italien, l'anglais, et savait la géographie. En 1666. Lal)adie s'étant insinué auprès d'elle, lorsqu'elle était à Utrecht, lui inspiratoutes ses rêveries. Elle vendit ses biens, abandonna les lettres et se retira à Wyvert, où elle mourut en 1678, à l'Age de 71 ans. Jamais les protestants ne purent la ramener h leurs principes ; elle voulut être l'architecte de sa foi, comme Luther et Calvin. Contre l'esprit de la secte dans laquelle elle avait été élevée, elle avait fait vœu de chasteté ; cependant quelques auteurs lui font épouser Labadie, mais il paraît que c'est sans fondement. On dit qu'elle aimait beaucoup à manger des araignées. On a d'elle divers ouvrages, qui ne justifient pas l'enthousiasme qu'elle inspira. Les principaux sont : des Opuscules, dont la meilleure éditioa est celle d'Utreclit, 1652, in-8° ; deux Lettres, que madame de Zonteland a traduites du flamand en français, Paris, 1730, in-12 : l'une roule sur la prédestination, l'autre sur le miracle de i'Aveugle-né; des Poésies latines; une Dissertation latine sur cette question : Si les femmes doivent étudier, Leyde, 1641 , in-8°, trad. en français par G. Collctet, Paris, 16i6, in-8°. O'i comprend qu'elle soutient l'affirmalive : mais sa conduite et l'état de sa tête sont une preuve de fait en faveur de la négative. Elle avait connu à Wyvert, dans la Frise, le fameux Guillaume Penn, qui parcourait alors l'Europe, et lui inspira la plus grande admiration pour ses talents et ses pratiques religieuses, assez conformes à celles liu quaker. Mademoiselle Schurmann sculpta, en bois de jialniier, son buste et ceux de ses ])èro et nièie. Le peintre Hontorst oll'rit deux mille llorins pour le premier. Elle en lit un modèle en cire, au bas duquel on lisait ces vers :
Non milii proposituni est hiimanam cliidcrc sorlem .•\ui viiliiissolido scnipere in xrc meos :
H;cc nijslra elligies, qiiani cera e.vpi'essimus, ecce Mali'iia fiagili, inox penlura, danius.
SCHL'KTZFLEISCH iConrad-Samuel), philologue allemand, né au mois de décembre lOiLà Corbach, dans le comté de Waldeck, fut attaehé comm.' [)rofesseur extraordinaire d'histoire, h l'académie de Wittenberg, en 1671, succéda, quiitre ans après, à Carpzow da:is la chaire de poésie, et occupa en 16781a Chaire d'histoire, h laipielh' iijoignit bientôt celledugrec.il visita les bibliothèques publiques des Pays-Bas, de l'Angleterre et de l'Italie, recueillant partout de riches trésors philologiques et littéraires, eton 1700il passade lachau-e de grec à celle d'éloquence, remettant celle d'Listoire à son frère cadet, Henri- Léonard, qui fut aussi un philologue et un historifii distingué. Conrad mourut le 7 juillet 1708, après avoir été nommé conseil-
ler du duc de 'Weimar et garde de sa bibliothèque, laissant sa collection de livres, ses manuscrits et soncai)inet de médailles <i son frère. On a delui un grand nombre de thèses, de dissertations, de compositions historiques et philologiques, en latin.Nous ne citerons que les deux ouvrages suivants, qui rentrent plus directement dans la spécialité de ce Dictionnaire : 1° Srhurtzlleischiana ex scholis illius collecta, Wittenberg, 1729, 3 tomes in-8°, compilation faite par Wagener, qui s'est caché sous les noms d'Irénée Sincerus. Cet ouvrage reparut en 1736 sous ce titie : Introductio in notitiam scriptorum variorum, artium atrjue scientiarum, etc. On trouve à la suite : Commentationesin historinm ecclesiasticam Gothanam, speciatim in quinque priorapostC. N. sœcula. 2° Historia ecclesiastica, in qua Ecclesiœ status, imperatores, pontifices PT/}oni(H/Mr, Wittenberg, ilVt-, \u-k°. C'est encore une compilation que Wagener a tirée des Dissertations de l'auteur. On trouve dans les^c^n eruditoi-um lips., 1708, p. 482 et suiv., VEloge de Schurtztleisch.
SCHURTZFLEISCH (Henri-Léonard), dont nous avons déjà parlé dans l'article précédent comme ayant remplacé son frère, en 1700, dans la chaire d'histoire de l'académie de Wittenberg, lui succéda plus tard dans la charge de bibliothécaire du duc de Weimar, et mourut en 1723, en laissant à la bibliothèque dont le soin lui était confié les livres et les manuscrits que son frère lui avait légués. Outre les éditions publiées avec des notes, de la Dissertation chronologiqued' Antome Pagi, du Commonitorium d'Orientius, des OEuvres de Hrosvita, des Notes de son frère sur Longin et sur Juvénal, des. Lettres du même, etc., on a de Henri-Léonard plusieurs dissertations, entre autres : Commodiani adversus gtntiuni deos, Wittenberg, ilOo, m-'*" ; Annus Romanus Julianus, ibid., 170'i, in-4°. L'objet de celte dissertation est la réforme du calendrier exécutée par Jules- César. On cite encore de lui : Historia Einsiferorum ordinis Teutonici Livonorum ,\\'ittenlierg , l'iOl, in-8", pleine de recherches curieuses; Epistola qua inter se conferuntur raliones Eusebii et marmores Arundelliani, ibi I., 1705, in-i"; Notitia bibliothecœ principalis Vinariensis , 1712, in-4°, et avec des additions, léna, 1715, in-/i-°; Acta lilteraria quihus anecdota, animadversionum spicileç/ia, e codd. mss. eruta comprehenduntur, ibid., 1714, in-8°.
SCHWAllZEL (Charles), théologien allemand, né en 1746, était fort attaché aux réformes de l'empereur Joseph JI, et ayant été nommé successivement professeur de théologie à Inspruck et à Fribourg en Brisgau, oii il était en même temps curé, il ne tint pas à lui de faire prévaloir la môme doctrine dans son école. 11 refusa le serment ordinaire sur l'immaculée Conception de la sainte Vierge et encourut le lilàme des personnes sages et pieuses. 11 était, au reste, alors soutenu par la courde Vienne, qui désirait et favorisait les nouveautés. En 179811 donna, sur la validité des sacrements administrés en Al-
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sace par des prêtres assermentés, une consultation qui fit du bruit. Elle favorisait les constitutionnels, et les mettait h l'aise. Il fallait bien néanmoins qu'on ne pût [las en tirer une conséquence fort avantaj^euso en leur faveur, puisque les Nouvelles ecclésiastiques, qu'ils avaient pour eux, y trouvèrent beaucoup à reprendre. Le gouvernement, de son cùté, dont le système était bien changé depuis la mort de Josc|ih II, blAma la consultation, et fit réprimander Scliwarzrl. On a de cet ecclésiastique : Elenchns sanctorum Patrum, 1779; Prœlcctiones theologico-polemicœ, 1781; Introduction à la thcoloijie pastorale; une Catéchctique ; une Traduction des psaumes en vers allemands; une Traduction latine des Actes de l'assemblée de Florence, en 1787, 6 vol. Vo)/. Ricci (Scipion); une Traduction de \ii \cïtre pastorale de l'arclievéque de Tours, Rastignac, sur la justice chrétienne par rapport aux sacrements de pénitence et d'eucharistie. {Voij. Cn^PT deRastignac.)Sch\varzel mourut en 1812, à Fribourg.
SCHWENCKFELD (Gaspar de), né l'an 1190, dans son chAteau d'Ossing, au duché de Lignitzen Silésie, soutint d'abord le parti des ]irotestants; mais peu après il les attacpia dans un Traité de l'abus cjuon fait de VEvangile en faveur de la sécurité charnelle. Cet ouvrage l'engagea dans une conférence avec Luther en 15'25. Ses erreurs particulières le firent également rejeter des catholiques, des luthériens et des calvinistes. Devenu odieux à tous les partis, il tut chassé de la Silésie, où il avait déjà fait un grand nombre de partisans. 11 erra d'un endroitdansuu autre, sans être presque mille part en sûreté, et mourutà Ulm enlSol, ii71 ans. Toutes ses OEuvres ont été recueillies et imprimées en 156'i., in-fol., et en 1592 en 4 vol. in-V. Luther disait que c'était le diable qui les avait vomies. On trouve encore aujourd'hui dans quelques villages de Silésie des schwenckfeldiens. Son \.va\\.& De statu, officia et cognitione Christi, 15iG, in-S° de 22 pages, est très-rare et recherché des curieux. Jean Milan a publié un excellent ouvrage sur les erreurs de ces sectaires, et siirles moyens de les ramener, sous ce titre : Quinque dcmonstrationes ex principiis a quolibet chrisliano admissis, ncmincm sanœ mentis et salutis amantem in secta scliwenclifeldiana persevcrarc posse, Neiss, 1720, in-8', avec la Défense de cet ouvrage, Prague, 1721.
SCiOPPIUS (Gaspar Schopp, plus connu sous le nom latin de), né dans le Haut-Palatinat en 157C, étudia dans les universités de sa patrie, avec tant de succès, qu'à l'âge de 16 ans il avait déjà la réputation d'un bon auteur. Son cœur ne répondit pas à son esprit; il était naturellement emporté et méchant. 11 abjura la religion protestante, et se fit catholique vers l'an 1599, mais sans changer de caractère. Il devint l'Attila des écrivains; il avait tout ce qu'il fallait pour bien jouer ce rôle : de l'imagination, de la mémoire, beaucoup de littérature, et une présomption démesurée. Les mots injurieux
de toutes les langues lui étaient connus, et il les employait fréquemment. Il joignait à cette belle érudition une ignorance complète des usages du monde; il n'avait ni décence dans la société, ni respect pour les grands. C'était un frénétique d'une espèce nouvelle, débitant de sang-froid les calomnies les plus atroces. Joseph Scaliger fut surtout l'objet de sa fureur et de ses satires. Cet homme vain ayant donné une prétendue histoire de sa famille, alliée selon lui h des princes, Scioppius détruisit toutes les prétentions de Scaiiger qui, à son tour, découvrit toutes les taches de lafamille de son adversaire. Son libelle, intitulé -.La Vie et les parents de Gaspard Scioppius, nous apprend la généalogie de ce Cerbère de la littérature. Mais les horreurs publiées sur la famille de Scioppius ne lui semblèrent qu'une invitation h mieux faire. Il ramassa toutes les médisances, toutes les calomnies répandues contre Scaiiger, et il en fitun gros volume, sous lequel il s'efforça do l'écraser. Raillet dit que Scioppius y passa les bornes d'un correcteur de collège, et d'un exécuteur de la haute justice. Personne n'entendait comme lui les représailles. Il traita avec le dernier mépris Jacques I", roi d'Angleterre, dans son Ecclesiasticus, Harbourg, 1011, in-4° ; et ses deux plus zélés partisans, Casaubon et du Plessis-Mornay, j)arce qu'ils l'avaient contredit sur un point d'érudition. On fit brûler publiquement son libelle à Londres. Son eflîgie fut pendue dans une comédie représentée devant le monarque, qui lui fit donner des coups de bâton ]iarle moyen de son ambassadeur en Espagne, et porta la vengeance au point de balancer les sottises de son adversaire. On sait que le roi d'Angleterre, ([ue Henri IV' appelait maître Jacques, aiuait pardonné plus facilement un crime de lèse-majesté que la moindre attaque contre son savoir. Dans ses démêlés avec les jésuites, Scioppius publia contre la société plus de trente libelles niffamatoires dont on a la liste. Il s'occupa sur la fin de ses jours de l'explication do VApoca'ypse, et mourut à Padoue en 1G49, âgé de 73 ans. On a de lui lOi ouvrages, dans lesquels on reraarcfue de la littérature et quelque esprit. Les principaux sont : Ve- 7-isimilium libri /F, 1.'j9«'), in-8° ; Commentarius de arte crilica, 1062, in-8°; Dr sua ad catholicos migratione, 1000, in-8" ; Notationes criticœ in Phedrum, in Priapeia, Padoue, lOO'i., in-8°, qu'on peut joindre aux Yariorum; Suspectarum lectionum libri V, IGGV, in-8" ; Classicum bclli sacri, 1019, in-i"; Co'llyrium rerjium , 1011, in-8", bon ouvrage, qui aurait pu efTectivement dessiller Tes yeux du roi Jacques I", si l'humeur dogmatisantenel'avait empêché delesouvrir àlu lumière ; Grammatica philosophica, 106V, in-8° ; Relatio ad rcges et principes de stratagematibus, etc., societatis Jrsu, lOil, in-12. Il publia ce libelle sous le nom d'Alphonse de Vargas. 11 avait été d'abord très-lié avec les jésuites; mais ces pères n'ayant pas été favorables à une requête qu'il avait présentée à la diète de Ratisbonne en 1630, j)onr
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obtenir une pension, requête renvoyée aux jésuites, confesseurs de l'empereur et des électeurs, Scioppii:s tourna toute son artillerie contre eux. Bellnrmin avait copendanl loué en lui Pcriliam Scriplurarum sacrnrum, zelum conversionis hœreticnntm, librrtntcm in Thuano reprchendciuh, etc. ; mais Scioiipins oublia ces éloges, pour ne s'occuper que du relus qu'il leur attribuait.
SCOKBIAC (Bruno -Casimir de), ecclésiastique et instituteur, né à Monlauban d'une famille noble et riche, le '* mars 17!)G, avait d';ibnrd fait toutes les études qui ouvrent l'entr/e del'école polytechnique, lorsqu'il prit toutà coupla résolution d'embrasser le sacerdoce. Après avoir été fait iirêtre, il entra en 1820 dans la maison des missionnaii'es, fondée par l'abbé de Rauzan. Ses succès daiisia chaire sacrée engagèrent M. Frayssinous, ministre de l'instruction publique, h créer pour lui l'emploi d'aumônier de l'Université, spécialement chargé de donner des retraites dans les collèges. Scorbiac, en exerçant ces fonctions pendant la durée du ministère de Frayssinous, produisit des fruits abondants et durables d'édification dans lajeuno génération qui s'élevait alors. Il ouvrit aussi chez lui dans son appartement de la maison de Sorbonne, des espèces de conférences religieuses et philosophiques auxquelles prenaient part lies médecins, des avocats, des professeurs, etc. lùi 1828, il prit avec l'abbé deSalinis la direction du collège de Juiliy qui prospéra entre leurs mains; mais ils ne la conservèrent que jusqu'en 18'»1. L'abbé de Scorbiac fut alors nommé vicaire général de Bordeaux, fut chargé de la direction d'une maison religieuse de cette ville, et reprit ses prédications et ses conférences, auxquelles accourait l'élite de la société. M. de Salinis et lui avaient fait auparavantun iièlerinage h Rome, et avaient reçu du pape Grégoire XA'l un accueil distingué. L'abbé de Scorbiac mourut le 1" octobre 18'i-G à Montauban, où il s'était rendu pour donner ses soins .\ son frère, dangereusement malade. 11 a laissé des Sermons qui n'ont point été imprimés, mais qui, au jugement de ceux qui les ont entendus, mériteraient devoir le jour. Il avait composé avec son associé une Histoire de la philosophie, Paris, 183i, in-8% sans nom d'auteur; 2' édition, avec les noms des deux auteurs, 18'i-l, in-8°. Les deux amis avaient aussi contribué à fonder VUnivcntité catholique, recueil religieux, philosojihique, scientifique et littéraire, paraissant a Paris par livraisons mensuelles. L'abbé de Scorbiac avait les titres de vicaire général de Monlauban, et de chanoine honoraire do Meaux. .M. l'abbé Melcliior-Dulac lui a consacré une Notice dans la livraison de janvier 1847 .iu recueil que nous venons de nommer.
SCOT (Ji;a\). Voy. 1)l\s.
SCOT (Jka>), ap[)eli'' aussi Eriqène, du nom d'Erin ((ue portait anciennement l'Irlande, sa pallie. A pi es avoir fait quelques progrès dans les belles-letires et la philosophie, il [tassa en France sous le règne do Charles le Chauve; ce prince, qui aimait les
sciences, conçut pour lui une grande estime. Il goùla son caractère enjoué, au pointde l'admettre à sa table et de s'entretenir familièrement avec lui. Erigène, appuyé de la protection du roi, se crut tout permis. Un jour ([ue Charles lui demanda quelle était la dis- (Uiee qui se trouvait entreunScot(F,cossais) et un sot : « Seigneur, répliqua-t-il. il n'y a entre eux d'autre distance que celle de la table. » C'était un esprit vif et hardi, mais peu versé dans les matières de religion : malgré cela, il voulut se mêler de questions théologiques ; et en se livrant à son génie sophistique, il fronda l'Ecriture et la tradition, et tomba dans plusieurs erreurs. Ses écrits ne tardèrent pas à soulever tous ceux qui étaient attachés à la religion. Le pape Nicolas 1" en porta ses plaintes au monarque prolecteur de ce téméraire écrivain : on ne sait pas si elles firent effet sur l'esprit de Charles le Chauve ; ce qui paraît constant, c'est que Jean Scot termina ses jours en France quelques années avant ce prince, qui mourut 0!) 877. Ainsi c'est une erreur de dire qu'il soit retourné en Angleterre, et qu'il ait été tué, l'an 883, à coups de canif par ses écoliers. Nous n'avons plus le Traité qu'il composa sur l'Eucharistie contre Paschase-Ralberl. Cet ouvrage qui contenait, à ce qu'on prétend, le premier germe de ce qui a été écrit depuis contre la transsubstantiation et la présence réelle, fut proscrit par plusieurs conciles, et condamné au feu l'an 1030 par celui de Rome. Mais nous avons le Traité de la prédestination divine, qu'il lit k la prière de Hincmar de Reims et de Pardule de Laon ; il se trouve dans les Vindiciœ prœdestinationis et (/ratiœ, 1630, en 2 vol. in-i". Ceux qui voudront avoir des renseignements plus détaillés, et savoir quel jugement on doit porter de Jean Scot, pourront lire les Acta Sanct. ord. S. Bened., in praefat., sect. IV, Paris, 1680.
SCOTT (Thomas), théologien anglais, né dans le comté d'York, mort vers 1815, était un fougueux presbytérien. Etant chapelainadjoint de rhô[iital Lock, oii il avait remplacé le Révérend .Martin Madan, obligé de se retirer pour avoir défendu la polygamie, il eut avec M. de Coéllogon, son collègue dans ce poste, des disputes très-vives sur divers points (le doctrine. Les anciens de l'église ne voulurent point prononcer entre les deux contendants, et on finit la querelle en les envoyant l'un et l'autre dans des paroisses séparées. Successivement vicaire d'Olney cl recteur d'AsIon-Sandford, Thomas Scott fut ensuite curé à Weslon, Underwood et Ravenstoke. Outre des Sern'oiis qui n'ont pas été l'éunis^ et une édition du Pèlerin de Bunyan avec des notes et une Vie de l'auteur, 1801, in-8°, on cite de lui : La Bible de famille, avec des noies, 1700, k vol. in-4°, 3' édition, 1810; Tables chronolor/iques de la Bible avec dea cartes, 181 1, in-i° ; Essais sur les stijets religieux les plus importants, 1793, in-12; V' édition, 1800, in-8° ; Traité sur l'accroissement de l'étal de grâce, in-S"; De l'inspiration; de
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