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la sainte Ecriture m réponse à TAge de raison, ^/e Pnme, 1796, in-8°; Les droits de Dieu, 1793, in-12 ; La doctrine de l'Ecriture sur le gouvernement civil et sur les droits des sujets, 1792, in-12; Considérations sur les f/aranties et la nature de In foi, 1798, in-S" ; Sur les signes du temps, 1799, in-8°; Remarques sur la U(5futatio'i du calvinisme, de l'évéguc de IJncoln, 1812, 2 vol. in-S"; La force de la vérité, ou Narration merveilleuse de ma vie, 1779, in-12; 8' édition, 1811.
SCOTT (RÉr.iNALD). Voy. Schot.
SCOTTl (Jules-Clément), ex -jésuite, quoique profès des quatre vœux, enseigna la philosophie et la jurisprudence canonique a Padoue. 11 est l'auteur de la Monarchia Solipsorum, 16'*5, in-12; Amsterdam, 16i8, in-12, trad. en français par Restaut, 1721, in-12, sous le titre de la Monarchie des Solipses; livre peu lu aujourd'hui, quoique fort recherché avant les revers des jésuites. Voy. Inchofek. On a encore de lui : De jiotestale pontificis in socictatem Jesu, 1G37, in-4°; De obligatione regularis, etc., IGW, in i". Cet auteur mourut à Padoue, en 16G9, âgé de G7 ans.
SCOTUS (Marianus) , habile moine écossais, né l'an 1028, se retira en lOoG dans un monastère h Cologne, puis, en 1059, dans l'abbaye de Fulde, et mourut à Mayence, en l'an 108G , après avoir enseigné pendant quelque temps la théologie Ji Rntisbonne. Il était parent du vénérable Bède. On a de lui une Chronique qui est estimée, Illle va depuis le commencement du monde jusqu'en 1083 de Jésus-Christ, et a été continuée jusqu'en 1200 par Dodecliin, abbé au diocèse de Trêves, BAle, lao9, in-folio.
SCOUVILLE (Philippe), jésuite, né à Champion, près de Marche, dans le duché de Luxembourg, en 1622, se dévoua entièrement à l'instruction oes peuples de cette province et des pays voisins. Doué, à uu degré supérieur, des lumières, du zèle et de la mortification nécessaires à cette importantefonction, sa maxime s|)éciale était que les prédicateurs et les pasteurs des âmes ne s'apiiliquaient pas assez à frapper les esprits et îi pénétrer les cœurs de l'idée de la Divinité ; que, faute d'être appuyé sur celle base, tout l'édifice de l'instruction et de la sanctification des hommes portait h faux. « On « se fatigue, disait-il, à inculquer que Dieu « ordonne, queDieu défend telle chose , qu'il « faut craindre et apaiser son courroux par la « p.'nitence; et en môme temps on oublie de « donner au peuple une connaissance de « Dieu telle qu'il la faut pour rendre elficaces K les leçons qui doivent le rendre meilleur. » C'est de cette grande idée de Dieu, sans cessi! répétée et inculquée , gravée en tr;\its vifs et profonds, imprimée par des im;i ;es vastes et sublimes, qu'il faisait r>':in3 et le grand mobile de sa prédication, l'appui et la sanction des dogmes et de la morale chrétienne. Yoy. Moïse. Aussi ses succès furent-ils immenses, et l'époque de ces courses apostoliques devint celle d'une révolution morale parmi les peuples qui
étaient l'objet de ses travaux. Il mourut le 17 novembre 1701, après des fatigues et des peines incroyables. Ce qu'il avait de loisir, il l'employa à la com|)osition d'un grand nondire d'ouvrages solides et édifiants : nu Catéchisme en allemand, Cologne, 1085, 7 vol. in-8". C'est un abrégé de t'iéologie dogmatique et morale d'un excellent usage pour les missionnaires et les curés. Abrégé du catéchisme; il fut longtemps le catéchisme du diocèse de Trêves : c'est incontestablement un des meilleurs qu'il y ait pour la clarté, l'ordre, la dignité dans l'exposition du dogme, et surtout une judicieuse proportion avec l'intelligence des enfants et du peuple. On voudrait seulement qu'on y eût mieux distingué les choses absolument certaines de celles qui peuvent être contestées. Sancta sanctorum sancte tractanda, etc. On a publié sa Vie en latin, Coblentz, 1703, in-i° ; elle est simplement, mais bien écrite.
SCRIBANI (Charles), jésuite, né h Bruxelles en loljl,mort en 1629, fut professeur, puis recteur de Bruxelles et d'Anvers, et enfin provincial de Flandre. Pendant kO ans qu'il vécut à Anvers, on le regarda comme l'arbitre de tous les difïérenils de cette ville. C'est h ses soins qu'on a dû la maison professe d'Anvers, le collège et le noviciat de Malines , etc. Le P. Scribani parlait avec facilité presque toutes les langues vivantes. Plusieurs princes, entre autres Ferdinand II, Phili[)pe IV, l'archiduc Albert, lui donnèrent des marques distinguées de leur estime. Il a laissé plusieurs ouvrages. Celui qui a fait le plus de bruit est son Amphilliealrum honoris adversus calvinistas, Namur, 1C05, in-'i-", qu'il publia sous le nom de Clarius Bonarscius, qui est l'anagramme de son nom. Il n'est pas étonnant qu'on ait dit tant de mal de ce livre. Les artifices et les procédés des calvinistes y sont mis dans un trop grand jour, pour ne pas les avoir irrités. Casaubon dit que ce livre aurait pu être intitulé : Amphithcatrum horroris; et cela est vrai, mais dans un autre sens qu'il ne l'entendait. On sollicita vivement Henri IV^ de faire brûler ce livre ; mais quelle fut la surprise des adversaires de Scribani, quand ils surent que Henri IV avait écrit une lettre d'éloge à l'anlenr, accompagnée de lettres de naturalisation! On a encore de lui : une Histoire des guerres civiles des Pays-Bas, en latin, 1627, in-8° ; Antuerpia, 1610, in-i°. C'est un éloge des citoyens d'Anvers. Origines Antuerpiensium, in-4°, bien écrit: l'auteur s'est éloi^né des vieilles fables qui regardent la naissance de cette ville. 11 ne faut pas confondre cet ouvrage avec les Origines Antuerpianœ de Goropius. Orthodoxee fidei controversia, Anvers. Rocaberti en a inséré une partie dans sa Bibliolheca maxima pontificia, tom. VIL Ars mentiendi calvinistica : c'est la réfutation des calomnies des calvinistes contre la société, et de plus un tableau des maux causés par la prétendue réforme: on y trouve , comme il est dit dans le titre BelH civilis
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